Bonjour à tous !
Ça y est, on a dépassé le cap des 100 commentaires ! Merci beaucoup de participer à l'aventure On The Road ! Une petite pensée aussi pour Guest 1 et 2, Liilyee et Xiu.
Comme je vous le disais la semaine dernière, nous avons atteint la moitié de cette fiction. Il y aura un deuxième tome mais vous devrez attendre un peu avant de l'avoir. Je suis en pleine écriture d'une autre histoire qui occupe toutes mes pensées… J'espère pouvoir vous la présenter d'ici peu.
Je vous laisse lire la suite en espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture !
(_¸.•°´'`°¤,¸.•*´`*•.¸,¤°´'`°•.¸_)
Chapitre 12
J'étais en train de prendre ma douche afin de me préparer pour ma sortie avec Jasper et je repensais à la veille. J'avais encore du mal à croire que les Whitlock m'avaient inclus dans leur vie aussi rapidement. Nous avions mangé le repas que j'avais préparé et j'avais reçu les éloges de tout le monde. Emmett n'avait pas arrêté de me dire que j'allais devenir leur cuisinière attitrée, tellement c'était bon. Rosalie piqua même une crise jalousie avant de me dire qu'elle me remerciait de donner matière à corser leurs jeux.
J'avais volontairement quitté la discussion pour éviter d'entendre parler de leurs fameux jeux et aussi pour ne plus être le centre d'attention de la famille. Je détestais ça et ce n'était pas près de changer.
A la fin du repas, Jasper m'avait raccompagné chez moi et avait profité du trajet pour m'inviter au restaurant le soir, juste tous les deux. Il m'avait dit qu'il adorait sa famille mais qu'il voulait juste être avec moi, pour apprendre à me connaître. J'avais de plus en plus de mal à lui résister et je devais employer des trésors d'inventivité pour l'éconduire sans le vexer.
Je coupai l'eau de la douche et m'enveloppai dans une grande serviette puis quittai la salle de bain pour finir de me préparer. Je grimaçai en découvrant le temps pluvieux et m'évertuai à trouver ce que j'allais porter. Je ne pus que tenter de me convaincre qu'une virée shopping devenait utile. Je n'avais pas prévu de rester ici aussi longtemps et toutes les affaires que je possédais se portaient durant l'été et l'automne. Pas durant l'hiver qui approchait. L'avantage de cette ville était qu'il n'y faisait pas réellement froid mais il y faisait humide et je détestais ça, tout simplement. En plus, j'allais devoir m'équiper pour les vacances à Aspen.
Je sélectionnai un des seuls pantalons habillés que j'avais puis je choisis un petit pull blanc à col roulé. Je tentai ensuite de sécher mes cheveux puis les coiffai avec mes doigts pour les discipliner un tant soit peu. Je passai ensuite par l'étape maquillage avant de mettre mes chaussures. J'avais choisi des bottines à talon, histoire d'être un peu plus grande à côté de mon géant de patron.
Je n'eus même pas le temps de m'ennuyer car un coup fut donné contre ma porte et je me levai pour aller accueillir Jasper. Il était tout simplement à tomber comme toujours et je me mordis la langue pour garder un visage impassible.
Il portait le jean comme personne et je savais déjà que j'allais pouvoir le reluquer, fantasmer sur son cul qui méritait d'être peloté. Lui aussi portait un col roulé mais il était noir et le rendait encore plus parfait. Ses boucles blondes s'égaraient autour de son visage et j'avais une folle envie d'y passer mes mains pour dégager ses beaux yeux.
-Salut Izzy ! Tu es ravissante ...
-Salut Jasper.
Je fis exprès de ne pas rebondir sur sa dernière phrase car il savait parfaitement ce que je pensais de mon physique et j'avais appris qu'il était aussi têtu que moi. Je préférais donc me taire plutôt que de rentrer dans un débat épique. Je saisis ma veste et mon sac en lui souriant.
-Je suis prête.
-Alors allons-y...
Comme si cela était tout à fait normal, il m'attrapa la main et nous quittâmes rapidement mon immeuble. Il m'aida ensuite à m'installer dans sa voiture puis monta à sa place. Nous quittâmes mon quartier pour aller vers Chinatown. J'avais dit à Jasper que j'appréciais la nourriture chinoise et il m'avait proposé d'aller dans un de ses restaurants préférés.
Je n'étais jamais allée de ce secteur de San Francisco et je n'avais d'yeux que pour le décor si pittoresque. J'avais l'impression de me retrouver en Chine et je trouvai ça magnifique. Je n'avais jamais quitté le territoire national mais je rêvais de voir le monde.
Jasper m'ouvrit la porte de la voiture et tendit la main pour que je puisse la saisir pour descendre. Nous rentrâmes à l'intérieur bras dessus-bras dessous et nous fûmes accueillis par une petite chinoise d'une soixantaine d'années. Elle salua mon patron en souriant puis me souhaita la bienvenue avant de nous diriger vers une table pour deux, dans une alcôve intimiste. Elle nous confia deux menus avant de retourner derrière son bar.
Je sentais le regard de mon patron sur moi mais préférai l'ignorer en me concentrant sur la carte. Je ne comprenais pas les réactions de mon corps et je commençai à flipper sérieusement. Je ne voulais pas perdre le contrôle de ma vie, surtout pas pour un homme qui allait se servir de moi avant de me balancer une saloperie qui me ferait souffrir.
-A quoi penses-tu aussi fort ?
-A rien... Je me demande ce que je vais choisir.
-Tu n'es pas obligée de me mentir...
-Tu n'es pas obligé d'être aussi perspicace !
Il passa ses doigts dans ses cheveux et soupira pour masquer son trouble puis changea de direction pour mon plus grand plaisir.
-Alors, dis-moi, que vas-tu manger de bon ?
-Je me tenterais bien pour une fondue mais ils ne la servent que pour deux.
-Alors, prenons ça.
-Je ne veux pas t'obliger.
-Ne t'inquiète pas, personne ne m'oblige jamais à rien. Si je te le propose, c'est que j'en ai envie aussi.
Il me sourit pour me convaincre et cela fonctionna - trop bien, même. Je ne pus me retenir plus longtemps et posai la question qui me perturbait tant.
-Pourquoi es-tu si gentil avec moi ?
-Je ne savais pas que tu avais besoin d'un justificatif...
-Jasper !
-Écoute, j'ai bien entendu ce que tu m'as dit la dernière fois. Je ne sais pas être un ami, je ne l'ai jamais fait. Tu veux des sentiments et je ne sais pas comme faire ça. Je ne suis "moi" qu'avec ma famille. En dehors de ce cercle, je suis un dominant propriétaire d'un Donjon et qui se fait appeler "Major". Je ne suis pas sympa avec les autres dominants et encore moins avec les soumis.
Il s'arrêta deux secondes, soupira à nouveau et attrapa ma main avant de reprendre.
-J'ai bien conscience, maintenant que je te connais, que tu ne fais pas partie de ce monde et bien que je désire ardemment de t'y faire entrer pour te montrer quel contrôle je veux exercer sur toi, je ne sais que je ne peux pas te l'imposer. Je pourrais même tenter de te convaincre mais j'aurais l'impression de t'utiliser et cela, je ne peux pas.
Sa déclaration me toucha bien plus que ce je voulais admettre car il était clairement en train d'affirmer qu'il aimerait me baiser mais qu'il avait conscience de mon état d'esprit. Il me donnait l'impression de vouloir un compromis. Il caressa mes phalanges avec son pouce pendant un long moment avant de m'emprisonner dans son regard hypnotique.
-Je risque de commettre des impairs et de faire des erreurs mais je voudrais essayer de devenir ton ami. Tu veux des sentiments pour avancer et je voudrais tenter de te les offrir. Pourras-tu accepter que je me plante ? Mes réactions ne seront pas toujours les plus adaptées à la situation...
-Jasper...
Ma voix était devenue toute petite et étrangement peu sûre d'elle. Je n'avais pas l'habitude d'être comme ça. Je tenais toutefois à le rassurer car j'avais aussi mes problèmes à gérer et je trouvais magnifique qu'il veule essayer d'être ce que j'attendais.
-Théodore Roosevelt disait que c'est dur d'échouer, mais c'est bien pire de ne jamais essayer de réussir. Je te remercie de vouloir essayer avec moi et je te promets de ne pas trop t'en vouloir si tu te plantes. Je risque de faire bien pire, tu sais...
-Pourquoi penses-tu cela ?
-Je n'ai jamais été vraiment douée pour les relations quel qu'elles soient. Mon père ne m'a jamais apprécié à ma juste valeur, mon ex me voyait comme une femme modèle exemplaire qui allait couver ses mioches en entretenant sa maison et mon amie a tout simplement tu un fait important qui a modifié toute ma perception de l'amitié.
Je secouai la tête pour éviter de penser trop à ce que je venais de livrer et il en profita pour reprendre la parole.
-Que dirais-tu qu'on essaie d'être ami ? Tant que nous communiquons pour dire ce qui nous dérange, je pense que nous pourrons y arriver.
-Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
-Citer Montaigne ne va pas vraiment nous faire avancer Izzy...
-As-tu oublié nos premières discussions. Nous philosophons mon ami... Je suis d'accord avec toi pour essayer mais n'attends pas de moi que je te livre mon âme en quelques heures. J'ai trop peur de souffrir pour pouvoir m'investir à 100%... Ne m'en veux pas...
-Que dirais-tu que nous avancions doucement en nous aidant dans nos erreurs ?
-Ça me plait bien...
Il effleura ma joue avec son index et j'aperçus une étincelle d'espoir dans ses regards. J'espérai qu'il ne cherche pas à me mettre en confiance pour coucher avec moi. Je pensais ne pas pouvoir y survivre... Ce serait la goutte d'eau qui ferait déborder le vase.
La serveuse apporta les différents plats pour la fondue, mettant fin à notre discussion et j'abandonnai ma posture stricte pour profiter de la soirée. Jasper dut penser la même chose car il se mit à sourire franchement en attrapant ses baguettes.
-Le premier qui laisse tomber son ingrédient dans le bouillon a un gage... Ça te va ?
-Ouép !
Deux heures plus tard et une liste longue comme le bras de gages en tout genre, nous quittâmes le restaurant en riant à gorge déployée dans la rue. Il avait été le premier à avoir une faiblesse de la baguette et je m'étais clairement foutue de lui. Nous n'avions pas beaucoup plus détaillé notre relation amicale, nous contentant de vivre le moment présent et cela me convenait parfaitement. Je ne voulais pas songer aux implications d'avoir à nouveau un ami.
Il me raccompagna chez moi en me souhaitant bonne nuit et m'expliqua que nous ne pourrions pas nous voir pendant quelques jours car il avait certains rendez-vous urgents pour son cercle. Il voulait faire quelques nouveaux aménagements et devaient recevoir des professionnels, ce qui allait le tenir éloigné de moi pendant un moment car il tenait à être présent pour toutes les étapes de la réfection.
C'est donc comme cela que je me retrouvai assise à son bureau, deux semaines plus tard, pour compiler et enregistrer les différents devis qu'il avait reçu. J'aperçus brièvement des termes assez évocateurs mais tentai d'en faire abstraction, ne voulant pas avoir une image précise en tête.
La porte menant au cercle s'ouvrit sur mon patron et il était accompagné d'un homme aux cheveux noirs que je n'avais encore jamais vu. Bien que Jasper se comporte différemment avec moi, j'avais conscience qu'il avait un rôle à tenir devant les autres dominants et je respectais ça, même si je ne comprenais pas tout.
Il m'avait expliqué lors de notre dernière soirée entre amis qu'il veillait à conserver toujours la même image froide et stricte pour ne pas perdre tout son crédit. J'avais même été jusqu'à lui demander quoi faire pour ne pas le mettre en porte à faux. Je ne tenais pas à entrer dans son monde mais je pouvais au moins me tenir à ses règles pour qu'il puisse continuer à vivre comme il le désirait.
Je continuai donc mon administratif, sans lever la tête, en attendant que mon boss s'adresse à moi. Après tout, ce n'était pas trop compliqué à faire car je le faisais déjà avant notre entente amicale.
Ils discutaient d'une de leur soirée à venir et dus m'empêcher de lever les yeux au ciel lorsqu'ils firent mention d'une punition pour une soumise. La main de Jasper sur mon épaule me ramena au présent et j'arrêtai mon classement pour le saluer.
-Bonjour Monsieur.
-Bonjour Isabella. Vous pouvez disposer.
Son pouce me caressa doucement le haut du dos, comme pour me faire passer un message et je me levai en fixant le sol. La voix nasillarde de son invité me fit sursauter.
-C'est ta nouvelle soumise ? Elle a signé ?
-Elle est exclusive.
-Quel dommage...
Je ne comprenais pas vraiment ce qui était dit et j'attendis patiemment que Jasper me lâche pour partir de la pièce. L'autre homme se planta devant moi et je levai les yeux pour le regarder. Une lueur de défit passa dans ses yeux et je levai un sourcil à son attention. Il avait une tête de pervers et je me retrouvai mal à l'aise devant lui. Je pivotai vers Jasper qui fixait l'autre homme avec un regard de mort et j'attrapai sa main pour lui dire que tout allait bien.
-Bonne fin de journée Mademoiselle.
Je hochai la tête pour répondre puis filai sans regarder en arrière vers le bar public. Je ne me souciai même pas de la gargouille qui était dans la pièce et espérai ne plus jamais le voir.
-Salut Izzy ! Tu as fini ton classement ?
Garrett m'accueillit de derrière le bar et je m'approchai de lui, légèrement perturbée. Je devais être plus blanche que d'ordinaire car il fronça les sourcils en attrapant mes mains.
-Ça va ?
-Euh... je sais pas... Je viens de rencontrer un mec flippant.
-De qui parles-tu ?
-Je ne connais pas son nom mais je peux te le décrire. Il est entré avec Jasper et il est aussi grand que lui mais il a de longs cheveux noirs et un teint blanc qui lui donne l'allure d'un malade en phase terminale.
-Oh... C'est Marcus. Il se fait appeler Dracula dans notre milieu. C'est un Maître assez sadique qui aime dominer plusieurs femmes en même temps. Il ne respecte pas grand monde sauf Jasper dans notre cercle.
-Eh bien, je dois t'avouer que je ne veux plus jamais le voir. Il me fout les jetons. J'ai cru qu'il voulait me bouffer.
Il se mit à rire en me serrant la main puis se détourna vers le bar pour attraper deux verres et une bouteille.
-Tiens, bois ça. Tu iras mieux après et rassure toi, Marcus ne pourra pas t'approcher. Jasper y veillera... En fait, nous allons tous y veiller.
-Merci Garrett.
Je vidai mon verre de whisky cul-sec avant de saisir la bouteille pour me resservir. La porte du fond s'ouvrit pour laisser apparaitre Jasper qui me semblait passablement énervé. J'eus peur que sa furie ne me soit destinée et je me ratatinais sur mon tabouret, comme une gamine.
-Ça va Izzy ?
-Euh... joker...
-Je suis désolé. Je ne sais pas à quoi il joue. Il sait pertinemment qu'il n'a pas à chasser sur mon territoire.
-Métaphore pas vraiment flatteuse...
-Tu vois ce que je voulais dire... Je te promets de tout t'expliquer plus tard. Il est venu pour me donner son avis sur les travaux et je pensais que tu avais terminé...
-Ne te justifie pas Jasper. C'est ton boulot... je ne remettrais jamais ça en question.
-Tu fais quoi ce soir ?
-Rien pour l'instant.
-On se voit ?
-Si tu veux.
-Je t'appelle dès que j'ai fini.
Il ressemblait à un petit garçon quand je lui disais "oui" pour quelque chose. Il se pencha vers moi pour déposer un baiser sur la joue puis passa derrière le bar pour récupérer deux bières avant de retourner vers son bureau.
-Qu'est-ce que tu as fait à mon ami ?
Je fronçai les sourcils en me concentrant sur Garrett.
-Que veux-tu dire par là ?
-Je ne l'ai jamais vu aussi joyeux !
Je secouai la tête en riant à moitié, totalement persuadée de ne pas être à l'origine du sourire de mon patron. Je nous resservis un verre avant de le boire cul-sec puis me levai en déposant un billet sur le comptoir.
-C'est pour moi Garrett. Je te laisse, j'ai du ménage qui m'attend.
Je quittai le bar pour rentrer chez moi et remontai le col de ma veste pour tenter d'échapper à la pluie qui tombait. En voyant les magasins ouverts, je me décidai à faire un détour pour éviter l'averse et aussi pour m'acheter quelques affaires.
Une heure plus tard, je me retrouvai dehors avec pas moins de 5 sacs. J'avais finalement craqué pour plusieurs hauts allant du plus sage au plus sexy pour mon travail. Je n'étais toujours pas du genre à me planquer et j'aimais mettre à ma poitrine en valeur. J'avais également acheté quelques pièces de lingerie, ainsi que quelques pantalons et trois jupes. Bien évidemment, je n'avais pas oublié de passer par le rayon chaussures car c'était mon obsession.
J'avais acheté une paire de ballerines, des Converses montantes, des bottes et des escarpins. J'allais devoir faire des heures supplémentaires pour combler mon compte en banque. Le pire dans tout ça, c'est que je devais y retourner avec les filles. J'avais encore un manteau et quelques petits trucs à acheter.
Je posai tous mes sacs dans l'entrée de mon mini-appartement et virai mes chaussures pour marcher pieds nus. Je saisis mon panier pour y mettre mes achats et descendis immédiatement à la buanderie commune pour les laver. Je ne pouvais pas envisager de mettre des vêtements neufs sans les laver avant. Je ne tenais pas à me récupérer un champignon ou une merde dans le genre.
Je remontai ensuite les marches en courant et sortis mon aspirateur pour nettoyer le sol. J'avais mis la musique assez forte pour couvrir le bruit et je chantai, comme souvent d'ailleurs.
J'eus à peine fini que mon portable sonna pour m'indiquer l'arrivée d'un message.
"Je quitte le bar à l'instant. Je peux te rejoindre ? ~J"
Je m'empressai de lui répondre en souriant.
"Bien sûr. Passe par la buanderie, tu m'y trouveras certainement...~B"
Je quittai mon appartement en prenant ma monnaie pour me rendre au sous-sol afin de m'occuper de mon linge. La machine était terminée depuis peu et je transférai le tout dans le sèche-linge, sauf mes sous-vêtements qui ne supporterait pas la chaleur.
Je lançai le cycle après avoir mis mes pièces dans le monnayeur et récupérai mon panier pour quitter la pièce. Jasper était accoudé au mur, son sourire énigmatique en place.
-Tu n'as pas de machine à toi ?
-As-tu bien regardé la taille de mon appartement ?
D'autorité, il attrapa mon panier et m'invita à monter les escaliers. Je secouai la tête devant sa galanterie. Je n'avais jamais vécu ça, côtoyant habituellement des goujats ne pensant qu'à leur gueule.
-Tu veux boire quelque chose ?
-Un café, si tu as.
Bien que n'ayant pas de cuisine, j'avais de quoi me faire un café et je m'empressai de servir mon ami qui s'était déjà assis sur la salle et unique chaise de mon cagibi. Je le remerciai intérieurement de ne pas s'être installé sur le lit car mes hormones me donnaient des chorées rien qu'en le voyant près de mon matelas. Ma conscience nymphomane hurlait "Prends-moi" tout en dansant sur des rythmes orientaux, voulant débuter un strip-tease hot.
Je lui donnai une tasse avant de m'installer sur mon lit en croisant les jambes pour me donner contenance et surtout pour m'occuper l'esprit.
-Tu veux qu'on aille manger ensemble ?
-Oui, ça me plairait bien mais nous devons attendre que mon linge sèche avant de partir. Je n'aime pas laisser mes affaires dans la buanderie.
-Y en a pour longtemps ?
-Une petite demi-heure maintenant. Tu arriveras à supporter de rester dans ce cagibi ?
-Je devrais m'en sortir. Pourquoi n'envisages-tu pas de prendre un appartement plus grand ?
-Et ça me servirait à quoi ?
-A être plus à l'aise...
-Pour dormir, ça, ça me suffit.
Nous continuâmes à siroter notre café en silence et je me décidai à me lever pour étendre mes sous-vêtements à la salle de bain. Je devais absolument m'occuper pour éviter de faire une connerie. Jasper resta stoïque sur sa chaise et me laissa disparaitre dans la salle de bain pendant quelques minutes qui nous emmenèrent à la fin du cycle de séchage de mon linge.
-Tu m'attends ?
-Bien sûr.
Le clin d'œil qu'il me fit déclencha à nouveau ma nymphomane intérieure et je dus lui promettre de s'occuper prochainement d'elle pour qu'elle reste sage. Je me ruai dans les escaliers pour rejoindre le sous-sol et récupérai mon linge, sans le plier. Hors de question de laisser Jasper seul chez moi, trop longtemps. Je n'avais pas peur qu'il se mette à fouiller, en fait je n'arrivais pas à envisager d'être loin de lui quand il était chez moi.
Il était toujours assis sur la chaise et regardait quelque chose sur son téléphone quand j'entrai dans la pièce. Il releva la tête en m'entendant rentrer et se contenta de me sourire.
Je pliai rapidement mon linge avant faire un passage éclair dans ma salle de bain pour me préparer. Dès que je quittai la pièce, je me plantai devant Jasper pour le prévenir de notre départ imminent.
-Je suis prête... On peut y aller.
Il se leva, passa ses mains dans ses cheveux en me décrochant un sourire qui flingua mon string en moins de deux puis attrapa mes doigts pour me diriger vers la porte d'entrée.
Les murs que j'avais érigés pour me protéger étaient en train de s'effriter pour lui permettre d'entrer dans mon cœur et cela me foutait réellement la trouille. Il dut se rendre compte de mon trouble car il passa son index sur ma joue, laissant ses yeux sonder les miens et je tentai un sourire pour le rassurer.
Il respecta mon silence et nous emmena dans un snack pour manger. Je fermai à clé la partie de mon cerveau qui ressassait mes inquiétudes et me concentrai sur mon repas avec mon ami.
J'espérais juste ne pas souffrir de mes choix dans un avenir proche.
(_¸.•°´'`°¤,¸.•*´`*•.¸,¤°´'`°•.¸_)
Je sais… vous devez me haïr du temps que Jasper et Bella prennent pour avancer … mais que voulez-vous, c'est qu'ils sont traumatisés les petits ! De vrais handicapés du sentiment.
J'attends vos avis que je lirais avec bonheur ! Passez tous une très bonne semaine et rendez-vous mercredi prochain.
