Hello !
Dernière confrontation avec Masaomi ! (je vous rassure, on ne revoit encore dans les prochains chapitre, il a un rôle important)
mimaii : Yes, I'll keep uptate ^^ Thanks to your support !
anytime : Ahah ^^ oui, c'est vrai. Concernant tes hypthèse, tu aura une grande partie de la réponse dans ce chapitre, donc je peux te dire que tu tu as juste sur certains points (bravo !) J'espère que cette suite va te plaire ! Merci !
Ajiahdompey : je savais que ça allait te plaire ^^ Ah, oui, le dernier chapitre était moins tire-larmes, mais contente qu'il t'ai plu ^^ Merci encore !
PS : Parution du chapitre suivant du Serpent noir aujourd'hui.
Bonne lecture !
Chapitre 12
Ils connaissaient tous par cœur le chemin pour se rendre chez les Akashi. Ils le connaissaient si bien qu'ils pourraient le faire les yeux fermés.
Midorima avait passé chaque soirée de sa semaine à faire des recherches sur la possibilité de trouver la première édition du compte-rendu d'autopsie de Seijuro. Il avait même fait jouer, dans le dos de son père, ses relations avec des médecin de Kyoto. Mais aucun ne pouvait lui fournir ce qu'il souhaitait sans risquer son poste et sa réputation. Même si Midorima leur indiquait qu'un médecin de moins dans le service augmentait leurs chances de carrières, ils refusèrent tous.
Relativement préoccupé par ces événements, Midorima était assez absent en cours, il était là, il entendait, mais sont esprit était ailleurs et il ne suivait plus vraiment les cours. Son cerveau fonctionnait à cent pour cent, mais par pour suivre le cours de physique, plus pour trouver un moyen de trouver ce fameux dossier au nom d'Akashi Seijuro dans le service d'autopsie de l'hôpital central de Kyoto.
Alors pendant toute la semaine, Takao qui avait remarqué la non concentration de son coéquipier de terrain, avait prit les cours pour lui. Heureusement, aucun contrôle n'était prévu pour les deux semaines à venir et Midorima aura tout le temps de se concentrer sur ses études une fois le dernier tournant de l'affaire Akashi Seijuro franchi.
Ce tournant, ce sera aujourd'hui.
Midorima tenait une grande enveloppe sous son bras avec tout les documents qu'ils avaient obtenus grâce notamment à Aomine, Kise et Murasakibara.
En arrivant devant la grande maison où Mayuzumi les attendait, personne ne fit de réflexion en voyant Kise prendre la main du basané, comme s'il avait besoin de son soutient à ce moment, alors que la vérité allait être dévoilée. Ils s'étaient tous préparés à annoncer la nouvelle au père de Seijuro, ils savaient tous qu'il allait réfuter cela, qu'il allait refuser de les croire. Sôseki côtoyait Masaomi depuis des années, bien avant son mariage avec Shiori et la naissance de Seijuro. Il était sur la liste des invités au mariage, il était allé voir Seijuro à la maternité. Il avait sûrement partagé beaucoup de chose avec le PDG. Mais ce n'était qu'une amitié illusoire et une confiance à sens unique. Sôseki travaillait pour Espia depuis huit ans. Mais il n'était entré en action que depuis moins d'un an, dès que l'entreprise de Masaomi avait montré un petite faiblesse avec un contrat raté.
C'était tous ça, tous ces détails, que la génération des miracles et Mayuzumi comptaient montrer.
Ils s'annoncèrent et la même jeune fille les fit entrer. Elle avait toujours le sourire aux lèvres. Mayuzumi discuta avec elle quelques minutes, puis, elle les emmena dans le petit salon. Masaomi n'avait pas changé. Il s'était cependant rasé et avait ouvert légèrement les rideaux. Mais il y avait les même cadavres de bouteilles d'alcool et les mêmes cassettes vides sur le sol. La nouveauté supplémentaire était les livres de photos dispersés dans la pièce. Toutes ces photos dataient d'il y a plus de onze ans. Elles semblaient toutes prises avant la dernière hospitalisation de Shiori.
Ils s'assirent sur les canapés, avec la même configuration que les autres fois.
-Que voulez-vous ? demanda le maître de maison. Je vais commencer à me dire que cette maison est un lieu de pèlerinage.
La tentative d'humour raté fit tout de même sourire Mayuzumi. Le cas de cet homme n'était peut-être pas désespéré. Comme lui, il avait besoin de temps.
Mayuzumi avait rencontré Masaomi un dimanche. C'était Seijuro qui avait tout organisé. La rencontre eut lieux lors du déjeuner. Au début, Masaomi avait posé des questions normales et bateau pour combler les moments de silence. Puis, il avait montré un petit intérêt pour les études de Mayuzumi et sa passion pour la littérature. Dans son coin, Seijuro observait l'échange et appréciait le fait que Mayuzumi arrive à intéresser son père. Les deux parlaient d'un auteur classique que même Seijuro n'avait pas encore lu. Mais il allait le faire.
En soit, la rencontre c'était bien passé. Mayuzumi s'était sentit accepté. Seijuro lui avait confirmé par message que son père l'avait apprécié. Il n'avait fait aucune réflexion, comme Mayuzumi aurait pu s'y attendre, sur le fait qu'ils étaient tous deux des hommes.
-Nous avons enfin toutes les preuves, commença Kuroko.
-Les preuves ?
-Seijuro a été assassiné, conclu Mayuzumi.
Un silence lourd envahit la pièce. Masaomi prit son verre, sa main tremblait mais il le cachait, et le porta à sa bouche. Il le but intégralement.
-Assassiné... murmurait-il. Et... par qui ? Pourquoi ? Je ne vois ce que... Seijuro n'a rien fait.
Les adolescent se regardèrent, se demandant qui devait parler quand que Kise ne se décide. Il tenait, dans son dos, la main d'Aomine.
-Et bien... Nous avons découvert, grâce à l'aide de Nijimura-san, qu'Akashicchi... Disons qu'il avait découvert qu'une partie de l'argent de votre entreprise, partait sur un compte d'Espia et...
-Quoi ?
-Et... dans le département de recherche.
-L'argent d'Akacorp n'a jamais quitté les comptes d'Akacorp.
-Et bien si.
Kise demanda d'un signe de tête à Midorima de sortir les feuilles, ce qu'il fit. Masaomi les lu avec une extrême attention. Le silence ce fit durant ce temps. Chacun appréhendait sa réaction. Il reposa les papiers.
-Qui ?
-Sôseki Oba.
Il fronça les sourcils.
-Ce que vous me dîtes n'a aucun sens... Sôseki n'aurait jamais pu tuer Seijuro.
Midorima lui tendis alors les relevés des compte de Sôseki et tous ce qui attestait que c'était lui qui avait commandé les quantité de drogues. Tout ces renseignement avait été affiné grâce à la mère de Kise.
-Pourquoi Seijuro ne m'avait rien dit ?
-Sans doute ne voulait-il pas vous en parler sans en être sûr à cent pour cent et pouvoir vous apporter des preuves irréfutables. Il avait suivis Oba-san, la veille de... Et il l'avait vu recevoir de l'argent d'un dealer et lui donner en échange des cartons sûrement remplit de drogue.
Masaomi restait silencieux, lisant attentivement tous les documents, comprenant au fur et à mesure la supercherie dans laquelle on l'avait plongé. À cours de boisson, il demanda à la petite servante qui avait ouvert à la génération des miracles de lui ramener une bouteille. Elle l'apporta et lui servit un verre avant de quitter la pièce.
Masaomi bu un verre. Puis deux. Puis trois.
-Je n'aurai jamais pensé à lui parmi tous les coupables possible. Ce... Il a utilisé l'héritage de Seijuro, celui de Shiori, pour son trafique. Il m'a mentit.
-Vous ne surveillez pas les comptes de l'entreprise ? Demanda timidement Kise.
-Je lui faisais confiance. Il avait un meilleur diplôme en économie que le mien. Il gérait les comptes et moi les contrats. La société fonctionnait sur ce principe depuis des années. Je surveillais un peu, mais pas trop. Pas assez. Il m'avait prévenu que nous avions des dettes, et il m'avait convaincu qu'on pouvait les combler en investissant dans la recherche. Il m'avait fait tout un exposé car j'étais sceptique. Mais je pense qu'il avait faussé les résultats et les progrès du centre de recherche. Il n'était pas si proche de faire une découverte intéressante et commercialisable apparemment.
Masaomi prit sa tête entre ses mains et souffla lourdement. Sa voix était traînante et il tremblait. Dans le noir de la pièce, on voyait à peine ses pupilles dilatées.
-Nous comptons remettre ce dossier à la police. Mais nous voulions que vous soyez au courant de tout avant.
-La police... ne vous croira pas. Elle va contester tout ce que vous aller leur montrer...
Il avait un peu de mal à parler et à articuler.
-Nous devons essayer. Sinon cela ne servira à rien et jamais personne ne saura ce qu'il s'est vraiment passé. Seijuro ne sera pas vengé de Sôseki continuera son trafique, argumenta Aomine.
-Essayez, si c'est ce que vous voulez. Je vous dis seulement que ça ne marchera pas.
Mayuzumi leur fit signe qu'il était temps d'y aller. Masaomi était peut-être à moitié ivre, il valait mieux y aller et le laisser digérer ce qu'il venait d'apprendre.
-Encore une chose, avant que nous ne partions..., entama Midorima.
Masaomi regarda son interlocuteur d'un air absent et Midorima resta quelques secondes surpris par son regard presque noir tellement ses pupilles était dilatées par l'alcool. Son visage était marqué par la fatigue. Il ressemblait à un veille homme mal en point et presque malade. Il avait pourtant l'air jeune, plus jeune que son véritable âge, quand il était en bonne santé, il y a un mois à peine. Quelque chose l'avait transformé.
-Il a sûrement été battu à mort.
Et il sortit de la pièce sans voir la réaction du PDG.
La même petite servante les conduisit à la porte de sortie et leur ouvrit le portail. Puis, une autre, plus âgé et mature, vint la chercher en lui annonçant que Masaomi voulait la voir.
-J'espère que ce n'est pas encore pour aller à la cave, dit-elle ironiquement.
La génération des miracles et Mayuzumi déambulèrent en ville, cherchant un poste de police et un plan de la ville.
-Tu habite ici depuis 20 ans et tu ne sais pas où il y a un poste ?
-Non. Je n'ai jamais eu besoin d'y aller et je ne me souviens plus où on m'a emmené quand je me suis fais arrêter.
-Tu t'es vraiment fais arrêter... comme dans les films ? Mains et en l'air et tout ?
-Non. On est venu me voir le matin. J'ai suivis les policiers jusqu'à un poste où on m'a interrogé. C'est tout. C'était ni violent ni quoique ce soit.
-J'aurai flippé à ta place.
-Je ne voulais surtout pas me retrouver accusé du meurtre de Seijuro. Si on m'avait jeté en prison à tord...
-On t'en aurait sortit, le rassura Kuroko.
Ils cherchèrent pendant presque une heure, demandant aux patients avec tellement d'insistance qu'ils leur faisaient peur. Puis, après plusieurs personnes interrogés, ils eurent enfin la réponse qu'ils attendaient.
Sur la route, ils croisèrent la domestique qui leur ouvrait la porte à la maison Akashi. Elle était au téléphone près d'une voiture. Kuroko la salua et elle sursauta. Le téléphone faillit finir sur le sol mais elle se rattrapa avant.
-Vous... Vous m'avez fait peur !
-Désolé.
-Ce n'est pas grave. Je vais m'en remettre.
Elle leur sourit, toujours aussi gentille.
-Il vous a envoyé acheter une bouteille ?
-Non. La cave est encore pleine.
-Qu'est-ce que vous faîte là alors ? Ce n'est pas vous normalement qui êtes chargée des courses. Vous êtes plutôt assignée au service.
Mayuzumi connaissait chaque domestique de la maison Akashi, cela faisait deux ans qu'il les côtoyait quand il venait. Aussi, il savait que la place de la jeune fille n'était pas là.
-Oh... En effet, j'étais assigné au service.
-Vous avez changé ?
-Non... Je viens de me faire licencier... Masaomi-san semblait... il n'était pas dans son état normal, comme très souvent en ce moment. Mais je ne le croyais pas capable de faire ça... Je travaillais ici depuis plus d'un an. Seijuro-san m'aimait bien... je pensais qu'il voudrait que je reste encore.
Mais ce n'était pas ce détail qui intrigua Midorima dans le récit de la jeune fille.
-Il n'était pas dans son état normal, dîtes-vous... Et ce n'est pas la première fois ?
-Non... Cela arrive de temps en temps...
Elle semblait affreusement gênée et cherchait un moyen de fuir la conversation en regardant l'écran de son portable, comme si elle attendait un appel décisif, ou un moyen d'esquiver les questions des jeunes.
Mais l'appel de la libération ne venait pas.
-Est-ce qu'Akashi n'était pas dans son état normal lui aussi ?
-Vous faîtes référence au compte-rendu psychologique du médecin ?
-Je fais référence à sa vie quotidienne.
-Alors... Cela pouvait arriver qu'il somnole, qu'il se plaigne de mal dormir, d'avoir parfois du mal à se concentrer. Il nous avait demandé de ne rien dire. Il était parfois très irritable, dans ces derniers mois. Comme si... quelque chose n'allait pas. Je sais qu'apparemment il prenait de la drogue, et son comportement pouvait le laisser penser par moments mais...
-Il n'en prenait pas, répondit catégoriquement Mayuzumi.
Elle gesticula sur place, de plus en plus gênée. Mais Midorima ne voulait pas arrêter ses questions. Elle tenta de faire diversion, envoya des messages d'un air détaché, comme si ce qu'elle envoyait n'était pas important, mais Midorima sentait que quelque chose n'allait pas. Elle répondait trop vite, elle évitait les sujets sensibles, elle essayait de partir, de les forcer à abandonner la conversation et montrant un intérêt démesuré à son portable.
-Je... je dois y aller... je...
-Quelqu'un vous attends ?
-Non... Je... J'ai un chat. Je dois rentrer lui donner à manger.
-J'ai un chat moi aussi, un chaton même et il ne mourra pas si je rentre avec cinq minutes de retard alors cessez votre numéro, la gronda presque Mayuzumi.
-Vous n'allez pas non plus me retenir éternellement ! Je dois y aller.
-Attendez...
Les passants les regardaient, comme si le petit groupe de garçon s'apprêtait à agresser cette fille.
-Je dois y aller.
Soudain, son portable se mit à sonner. Elle hésita à décrocher. Elle sortit le portable.
-C'est... c'est mon oncle, dit-elle. Je dois y aller, il... il a sûrement besoin de moi.
Faisant preuve d'une certaine perspicacité, Midorima posa une dernière question.
-C'est votre oncle qui vous a trouvé votre travail chez les Akashi ?
Elle resta silencieuse. Et ce silence ainsi que son regard, donna sa réponse à Midorima.
-Vous êtes sa nièce... soufflât-il.
-Midorimacchi, tu peux expliquer ?
-C'est la nièce de Sôseki Oba. Akashi-san l'a viré parce que c'était sa nièce, non parce qu'il est sous l'emprise de l'alcool. Et vous n'avez commencé à travailler qu'il y a un an, la date approximative de la chute d'Akacorp. De plus, Akashi avait confiance en vous.
-Non... Je... Je n'ai rien fait !
-Vous lui avez administré la drogue.
Elle tenta de fuir, traversa la rue bondée de voiture, courant à toute allure pour rejoindre le trottoir en face.
Murasakibara la suivit, les voitures s'arrêtant pour elle s'arrêtèrent pour lui aussi et il la rattrapa de l'autre côté. Le petit groupe couru en face, cherchant un passage piéton pour passer tandis que Murasakibara maintenant la nièce de Sôseki.
-Elle était trop gentille..., soufflât Mayuzumi.
Devant elle, les garçons formaient un mur infranchissable.
-Je vais appeler la police pour harcèlement !
-Nous avons des preuves contre vous, la menaça Aomine.
-Où est votre oncle en ce moment ? Demanda Midorima, la tête encore froide.
Elle sourit.
-J'aurai déjà disparu quand vous porterez plainte.
Aomine ne retint pas sa main.
Il la gifla.
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