Coucou ! Bon, ne me tapez pas, mais j'ai mit autant de temps, pour écrire... cette... chose. Court, pas soigné, nul par dessus le marché. Je vous présente mes très sincères excuses. Pour m'expliquer, on va dire que c'est un chapitre vraiment intermédiaire, et que le prochain risque d'être... Mieux (enfin j'espère). En tout cas, le chapitre suivant me demande pas mal de boulot.

Encore désolée pour ce chapitre à la taille ridicule...

Disclaimer : Rien n'est à moi.


Chapitre 12 : Un petit pont.

Sarah ouvrit péniblement les yeux. L'infirmerie était vide, et silencieuse. En dehors d'elle et de Jonathan, qui semblait dormir, il n'y avait personne. Même pas Alexander.

-Monsieur ? Chuchota-t-elle, d'une petite voix.

Pas de réponse.

-Monsieur ? Chuchota-t-elle, plus fort.

Toujours rien.

-Monsieur ! S'exclama-t-elle alors (oui, on peut s'exclamer en chuchotant).

-Il est plus de minuit. Les gens dorment, normalement.

-Vous êtes pas normal.

-Mais toi si. Dors.

Elle pouvait entendre le sourire dans la voix de l'homme. Sauter sur l'occasion ? Pourquoi pas...

-Mais j'y arrive pas !

-Eh bien tais toi. Tu y arriveras mieux.

C'était méchant, ça.

-Vos parents, ils viennent vous voir ?

C'était quelque chose qui l'interpellait beaucoup. Elle avait demandé au Joker, une fois, il avait répondu que ses parents étaient morts. Et elle ne voyait pas les autres patients alors qu'elle aurait beaucoup aimé leur poser la question.

-Si tu te demandes pourquoi les tiens ne viennent pas, fais toi à l'idée que c'est parce que tu es internée dans un asile et laisse les autres cauchemarder en paix.

-Mais je veux savoir pour vos parents !

-Non.

-S'il vous plaît ?

-Non.

-Et je me tais après.

Par précaution la fillette croisa les doigts dans son dos. Jonathan sembla étudier sa proposition, puis répondit, prudemment :

-Ils ne se préoccupent pas de moi.

-Oh... C'est triste !

Elle se sentait vraiment mal pour Jonathan, maintenant. Elle n'aurait pas supporté que ses parents n'aient rien à faire d'elle. Enfin, elle l'aurait peut être supporté, avec Alexander pour l'aider. Mais lui il avait l'air tout seul.

-Tu as pas d'amis ?

-Tu n'avais pas dit que tu te tairais ?

Elle gloussa.

-J'avais croisé mes doigts !

L'homme levait les yeux au ciel.

Laisses le un peu tranquille.

-Je fais ce que je veux ! Murmura-t-elle à l'attention d'Alexander.

-Je n'ai pas besoin d'amis.

L'homme venait de répondre. Elle sourit et glissa :

-Tout le monde en a besoin ! Et tout le monde a des amis !

-Et bien je ne suis pas comme tout le monde.

Il devait être très malheureux pour dire ça.

Ou juste crevé ! Laisses ce pauvre homme dormir !

La petite soupira.

-Bonne nuit monsieur.

-Fais de beaux cauchemars, sale gosse.


Le sourire était décidément quelque chose de... fascinant. Chacun le sien, un pour chaque sensation. Un pour chaque petite parcelle d'émotion que l'on décidait -ou pas- de dévoiler. Sourires rayonnants, polis, narquois, sadiques, larges, cruels, doux, tendres, tristes, forcés...

Tellement de sortes différentes !

Le sourire qui lui faisait face était, lui, profondément intéressant. Les lèvres s'incurvaient en un demi-sourire. Elles étaient recouvertes d'une fine pellicule d'un rouge sanguin, comme si l'heureuse porteuse du rouge à lèvres « Rouge Rubis » (oui, avec le temps, il s'y connaissait un minimum en matière de marques de maquillage. Et Rouge rubis était une valeur sûre) avait prit un pinceau pour couvrir ses lèvres d'une fine couche de sang encore chaud. Sexy. Pour lui, bien entendu.

Les commissures des lèvres ne remontaient malheureusement pas assez haut pour que le sourire soit franc.

Mais il aurait dû s'y attendre.

Harleen Quinzell ne souriait jamais pleinement.

D'ailleurs... Est-ce qu'il l'avait déjà entendue rire ?

Non.

Il faudrait essayer, juste pour voir.

-Le rouge à lèvres vous va bien.

Héhéhé... Le rougissement était tout simplement appréciable. La psychiatre était toujours assise, derrière son bureau, mais ne tenait plus de calepin à la main. Un point pou lui. En fait, il n'avait fait qu'accumuler des points depuis leur première rencontre...

Lui, il était assis sur son fauteuil. La psy avait exigé qu'on lui retire les menottes, mais ses doigts étaient tout de même agités d'un tic nerveux. C'était normal. C'était de l'anticipation. L'anticipation qu'il entretenait toujours juste avant une montée d'adrénaline, juste avant un coup génial. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas préparé de coup génial, qu'il n'avait pas calculé tout ce qu'il pouvait... Bon, ce coup là n'était presque pas préparé, mais c'était un coup de génie quand même.

Le regard du docteur se fit plus sérieux. Quel dommage... Elle était bien mieux quand elle souriait.

-Je suis entrée en contact avec le docteur Russel. Celui qui s'occupe de votre codétenue.

Ah. Sarah ?

-Et ?

-J'ai appris, pour les électrochocs. Et j'ai contacté le directeur.

-Bien voilà. Votre conscience est soulagée, je suppose.

-La vôtre aussi, non ?

… Damnés soient les psys naïfs et prétendument omniscients ! Il n'avait pas parlé à Quinzell par besoin de soulager sa confiance pour l'Amour de Dieu !

-J'ai pas de conscience, Harley.

-Si, vous en avez une. Sinon, pourquoi m'avoir prévenue ?

-Parce que. Les électrochocs c'est très douloureux. Croyez-moi.

Quelle discussion sérieuse... Ennuyeux !

-Donc vous vous préoccupez de cette petite fille ?

-Je pointais juste les éléments dysfonctionnels dans votre asile. Il y en a des tas, dites moi, depuis qu'on a interné Crane.

Et il lâcha un petit sourire. Narquois.

-Le Docteur Crane était certes un excellent élément...

-Le meilleur, coupa-t-il.

La tête qu'elle faisait ! C'était excellent !

-Mais il utilisait des méthodes tout à fait douteuses, termina-t-elle, imperturbable.

-Bah, vous aussi, vous savez...

-Je ne vous drogue pas.

-Mais vous me plaisez. C'est pareil.

-Et Crane , il vous faisait quoi ?

-Pourquoi ? Intéressée ?

-Quel âge avez-vous ?

C'était quoi cette question ?

-Ben... Si je vous le disais, ça briserait un peu le mythe, alors je vais vous laisser deviner.

-Je suis votre psy. Je n'ai pas à jouer au devinettes avec mes patients.

-Et vous n'avez pas à leur poser ce genre de questions non plus.

-J'essayais juste de meubler la conversation...

-Eh bien, doc, devinez...

-40.

-Quand même pas...

-39 ?

-Un peu moins, quand même...

-37 ?

-On va dire ça...

La porte s'ouvrit, et un aide soignant entra dans la salle.

Le Joker regarda ses mains.

Elles ne tremblaient plus.

Ça ne voulait dire qu'une chose.

Le jeu commençait.

Le balafré leva ses yeux vers la psy, et sourit.


Je comprendrais parfaitement que vous ne laissiez pas de review à cette horreur ^^

A plus pour la suite !