Bonjour à tous. Cela fait très longtemps que je n'ai pas posté ici, mais il faut dire que je n'ai plus vraiment eu le temps d'écrire de fanfic. Il me reste quelques chapitres de L'oubliée en stock mais l'histoire n'est pas encore terminée… Donc si vous aimez cette histoire, la patience sera de rigueur. Désolée.
Mais voici un nouveau chapitre !
Roran
Beaucoup trop de personnes se trouvaient au-dessus de Keira. Instinctivement, elle fit barrage aux intrus, protégeant son visage avec son bras gauche. En étirant ses muscles, elle sentit une légère brûlure. Une grimace étira ses lèvres.
-Keira ?
La voix d'Eragon lui parvint comme un murmure lointain. Elle sentait les pierres lui broyaient le dos et le crâne, la poussière l'empêchait de respirait. Son corps entier était pris d'un malaise qu'elle n'arrivait pas à faire disparaître. Son estomac lui fit comprendre qu'elle n'avait pas intérêt à trop le brusquer. Keira avait envie de pleurer. Elle n'en connaissait pas vraiment la raison et cela fit empirer son malaise. Fenrir essayait de la calmer. Elle sentait son esprit réconfortant près du sien. Celui de Saphira était un peu en retrait mais elle s'inquiétait tout autant.
-Il faut l'emmener ailleurs, murmura Eragon. Ce n'est pas l'endroit idéal pour s'occuper d'elle, et la voir dans cet état risque d'inquiéter nos hommes.
-Mes appartements sont les plus près, mais je désirerais que les elfes n'apprennent pas cet incident. Il faut garder cela secret.
Eragon opina. Il souleva aussi doucement que possible Keira, la callant contre son torse. La jeune femme émit une légère plainte, mais se laissa faire. En quelques minutes, elle se retrouva dans une chambre qu'elle ne connaissait pas. Les deux dragons purent se faufiler dans une pièce adjacente. Une ouverture assez large y avait été aménagée pour permettre aux créatures de glisser leur tête dans la chambre.
-C'est une ancienne chambre de dragonnier. Nasuada voulait nous y installer, le temps de notre séjour, mais Orrin avait refusé. Il voulait avoir les dragonniers près de lui, dans l'enceinte du château.
-Cela ne m'étonne pas vraiment. Orrin est du genre à aimer s'entourer de personnes ayant du prestige, du pouvoir ou une influence certaine. C'est en partie pour cela que les elfes rechignent à venir au Surda.
Eragon esquissa un sourire complice, mais les gémissements de Keira le ramena aussitôt à la réalité.
-Devons-nous prévenir Angela ? Je sais que Keira n'aime pas réellement la sorcière, mais elle est la plus apte à s'occuper d'elle.
« Non, intervint Fenrir. »
Le dragonnier pivota vers le dragon, étonné par ses dires.
« Keira n'a pas besoin de soins. Personne ne peut l'aider pour l'instant. Elle s'est elle-même protégée contre une attaque mentale. Elle n'a pas voulu que je sois impliqué. Elle s'est fermée au monde extérieur. »
-Que devons-nous faire, alors ? On ne peut pas attendre qu'elle revienne à elle.
-C'est malheureusement la seule chose à faire. Keira ne laissera personne entrer dans son esprit, pas après ce qu'elle a subi. Et c'était la seule façon de l'aider.
L'impuissance se peignit sur tous les visages, et les trois jours qui suivirent ne rassurèrent pas les quatre compagnons.
Keira se rua vers la porte. Les jours qu'elle avait passé à se battre contre elle-même l'avait épuisé, mais plus encore, elle était à fleur de peau et la scène à laquelle elle venait d'assister mentalement, n'allait rien arranger. Elle ouvrit la porte à la volée et traversa la cavité où les dragons avaient habité durant sa convalescence. Elle se retrouva nez à nez avec un jeune homme qui ressemblait étrangement à Eragon. L'étranger recula devant l'accueil de Keira. Il la regarda fulminer sans pouvoir réagir.
-Comment oses-tu t'adresser à eux de cette façon !
Keira essayait de se contenir, mais elle hurlait presque contre le jeune homme.
-Ce ne sont pas de vulgaires chiens de garde ! Ce sont des créatures bien plus intelligentes, bien plus anciennes et bien plus puissantes que toi !
Le monologue bruyant de la jeune femme alerta Eragon. Il apparut de la salle de bain, une serviette rapidement noué autour de sa taille.
-Que se passe-t-il ?
Keira se tourna vers lui, toujours empreinte à la même colère.
-Cet abruti n'a rien trouvé de mieux à faire que d'insulter Fenrir et Saphira !
-Je n'ai rien fait de tel, s'indigna le jeune homme.
-Eragon. Etre où ?
Le dragonnier regarda sa compagne avec une interrogation non déguisée. Elle soupira exaspérée.
-Ce sont les trois mots qu'il a prononcés pour leur demander où tu étais !
-Oh !
-Oh ! C'est tout ce que tu trouves à dire !
Eragon était épuisé. Il se passa une main sur le front, essayant de faire abstraction de la colère de Keira. Il ne lui en voulait pas. Il savait que cette colère n'était en fait tournée que vers elle-même. Elle s'en voulait, mais il était incapable d'en comprendre la raison. Frustrée, elle partit rejoindre Fenrir.
Roran fixait son cousin. Il attendait une réponse, et le plus vite serait le mieux.
-Qu'est-ce qui lui prend ?
-Tu as parlé à Saphira et Fenrir comme s'ils étaient des créatures dénuées d'intelligence. Il faut que tu comprennes que tu as eu de la chance de ne pas finir carbonisé ou foudroyé.
-Les dragons peuvent nous foudroyer.
-Non. Mais Keira, oui.
Roran ne semblait pas encore comprendre l'erreur qu'il avait faite.
-Ecoute. Nous avons eu trois jours assez mouvementés. Je n'ai pas vraiment envie d'avoir une joute verbale.
-Mouvementés. Oui, je vois ça. Dans la tenue où tu es, je comprends bien.
-Roran…
Le dragonnier s'effondra sur le lit, le visage entre les mains. Il n'avait plus la force de se battre, surtout pas contre son cousin.
-Tu vis le parfait bonheur avec la femme que tu aimes, pendant que moi, j'attends patiemment que tu te décides à sauver Katrina.
-Je n'ai pas dormi depuis trois jours. Keira a été victime d'une attaque venant d'un dragon et de son dragonnier. Aucun de nous ne pouvait lui venir en aide. Nous avons dû attendre qu'elle revienne à elle.
Il s'arrêta revivant l'angoisse des derniers jours.
-Elle ne s'est réveillée que ce matin. Elle a l'air d'aller bien, je sais, mais ce n'est pas dans ses habitudes de sauter sur les gens de la sorte.
-Est-ce que c'est grave ?
Eragon releva la tête, fixant son cousin d'un air étrange. Sa compassion n'était pas feinte. Roran posa une main sur l'épaule de son frère de non-sang.
-Je ne sais pas.
-Je vais bien.
Les deux jeunes hommes se retournèrent, découvrant Keira dans l'embrasure de la porte. Elle était beaucoup plus calme. Fenrir avait dû trouver les mots justes pour la rendre plus sereine.
-Qui est Katrina ?
La jeune femme s'approcha d'eux, s'assoyant en face d'Eragon.
-Ma fiancée. Elle a été enlevée par les Ra'zac.
-Je suis désolée.
-Tu n'y es pour rien, Keira. C'est à cause de moi que Carvahall a été attaqué par les Ra'zac et que Katrina est entre leurs griffes maintenant.
-Arrête, Eragon. Tout ça ne sert à rien. Galbatorix est le seul responsable de notre malheur. Je ne l'ai compris que très récemment, mais je n'ai plus aucun doute maintenant.
-Savez-vous où elle est détenue ? continua Keira.
-Helgrind.
Une moue désapprobatrice déforma les traits de la dragonnière. Elle ne connaissait que trop bien les légendes qui entouraient ce lieu, et elle était bien placée pour savoir que ces légendes n'en étaient pas vraiment.
-Vous comptez y aller ?
-Oui. J'ai attendu suffisamment longtemps maintenant.
Roran se tourna vers Eragon, reprenant son discours.
-Si tu ne veux pas venir, j'irais seul. Mais ton aide me serait d'un grand secours. Ainsi que celle de Saphira.
Il appuya ses derniers mots, en regardant Keira. La jeune femme prit cela pour des excuses, et lui sourit.
-Fenrir et moi pourrons aussi vous accompagner.
-C'est hors de question.
Eragon s'était levé d'un bond devant la proposition de la jeune femme. Comment pouvait-elle agir de la sorte, alors qu'elle venait à peine de sortir d'une sorte de coma ?
-Pourquoi ?
-Qui m'assure que tu ne vas pas subir une nouvelle attaque de ce dragonnier ?
Keira ne protesta pas cette fois-ci. Elle avait tenu sa langue jusque là, parce qu'elle était encore amère de la façon dont le dragonnier et son dragon l'avaient attaquée. Mais elle ne pourrait pas garder cela plus longtemps secret…
-Je ne pense pas que cette attaque en était vraiment une.
-Je te demande pardon ?
La jeune femme soupira.
-Il n'a pas vraiment voulu me blesser. Il était plus désespéré qu'autre chose, c'est pour cela qu'il s'est servi de son dragon pour entrer en contact avec moi.
-Tu appelles ça entrer en contact ? Tu es resté dans le coma durant trois jours, Keira !
-Je n'ai pas dit que j'approuvais son geste, bien au contraire. Il n'avait pas à être aussi violent avec moi. Je suis sensée protéger les dragons. Demander à son dragon de me contacter aurait été amplement suffisant. Cela aurait coûté beaucoup moins de temps et d'énergie à tout le monde.
-Euh, excusez-moi, mais de qui parle-t-on ?
-D'un nouveau dragonnier, lâcha Eragon avec mépris.
-Il y a d'autres dragonniers en Alagaësia ? Mais c'est fantastique, non ?
Eragon fixait toujours Keira. Il ne voyait pas la nouvelle avec autant d'enthousiasme. Bien au contraire. Pour l'instant, il représentait plus une menace à ses yeux qu'un nouvel allié.
-Non, pas tout à fait. Ils ne sont pas d'ici, continua Keira.
-Oh !
Roran n'avait pas fait attention au même détail qu'Eragon. Le dragonnier, lui, voyait de plus en plus d'informations lui arriver en plein visage sans qu'il y soit préparé. Il n'aimait pas cela et le fit clairement comprendre à la jeune femme.
-Ils ?
-Oui. Ils sont deux.
-Keira ne me fait pas attendre plus longtemps.
Une nouvelle fois la jeune femme soupira. Roran avait du mal à suivre la discussion, mais il se sentait beaucoup trop privilégié pour les interrompre en posant mille et une questions.
-C'est assez compliqué. Je n'ai pu glaner des informations que par le biais des deux dragons, un mâle et une femelle.
Les ronronnements de Fenrir et Saphira se firent entendre dans les esprits des deux dragonniers. Ils n'étaient plus seuls, Keira venait de leur confirmer. L'existence même des dragons reprenait vie.
-Les deux dragons sont frère et sœur. Ils viennent tous les deux d'une même portée, mais ils ont été séparés avant leur éclosion. L'œuf de la femelle avait été volé par une tribu nomade du sud, bien au-delà de l'Alagaësia. Ils pensaient que c'était une pierre mystique, venant de l'un de leurs dieux. Selon leurs croyances, la pierre offrait prospérité et bonheur. C'est pour cela qu'ils conduisaient les enfants sur le point de devenir adulte devant leur artefact. Il y a environ deux ans, des jumeaux, Maya et Rayanir, ont été emmenés devant la pierre. Lorsque Maya s'est avancée vers l'œuf, celui-ci s'est fendillé. Les deux enfants ont été aussitôt exclus de la tribu. Ils pensaient que les jumeaux étaient des envoyés d'une force maléfique venue détruire leur peuple. Ils n'avaient que quatorze ans.
-Le dragon venait simplement de reconnaître son dragonnier.
-Oui. Mais cela personne ne le savait. Rayanir était dans une colère noire. Maya, elle, comprenait les craintes de ses semblables. Elle ne leur en a pas vraiment voulu. Et puis, peu après, Syria, la dragonne de Maya est venue rejoindre les enfants. Rayanir n'a trouvé son dragon que très récemment. Morwan doit avoir le même âge que Saphira ou Fenrir.
-Pourquoi n'avoir essayé de te contacter qu'aujourd'hui ?
-Je ne sais pas. Deux ans, seuls, abandonnés, ne comprenant pas la présence des dragons à leurs côtés, ni leurs transformations physiques. Je ne me suis réveillée que très récemment, peut-être que les dragons n'ont senti ma présence qu'à partir de ce moment-là.
-Ta présence ? Je suis largué.
-Keira est un aimant à dragons, si tu préfères.
Eragon avait lancé cette explication des plus archaïque avec une désinvolture et un certain agacement. Keira le regarda plus interloquée que jamais.
-Très bien, mais dans ce cas, sont-ils des alliés ou des ennemis ?
-Ils n'ont aucun lien avec notre conflit, mais étant donné les plans de Galbatorix, tôt ou tard, ils seront impliqués. Rayanir est bien trop en colère pour parlementer. Il ne voulait que des réponses. Je pourrais entrer en contact avec Syria et Maya. Je suis sûre que je pourrais les convaincre de se joindre à nous.
-Très bien. Il faudra que tu t'en charges avec Nasuada et Arya. Il n'est pas envisageable de les laisser en dehors de ça. On ne sait que très peu de choses sur eux.
-Je ne comptais pas faire tout ça seule de toute façon.
Eragon soupira. Il était sur les nerfs, à bout de fatigue. Sa main passa dans ses cheveux, malaxant son crâne comme si ce geste allait lui donner les réponses qu'il cherchait.
-Je suis désolé, Keira. Je ne voulais pas mettre en doute tes capacités.
-Oui, je comprends, ne t'inquiète pas. Nous avons beaucoup trop de choses en tête en ce moment. De toute façon, les nouveaux dragonniers peuvent attendre.
-Quoi ?
-Nous devons nous montrer prudents, tu l'as dit toi-même. On pourrait commencer par s'occuper de Katrina. J'ai peur qu'elle ne parvienne pas à survivre si nous nous éternisons au Surda. Et à nous cinq nous pouvons rivaliser avec les Ra'zacs. Je n'avance pas que nous pouvons partir en croisade sur un coup de tête, mais d'ici une journée à peine, nous pourrions être prêts à partir avec la bénédiction de Nasuada.
-Tu exploites mes propos d'une manière qui t'arrange bien, Keira.
-Oui, peut-être, mais j'ai raison. Et puis, tu as fait une promesse à Roran.
Eragon hésita. Son regard allait de Roran à Keira. Il souhaitait plus que tout aider son cousin, et le fait que Keira les soutienne le réconfortait au plus haut point mais…
-Eragon… souffla Roran.
-Orik nous accompagnera. Ce n'est pas une requête, c'est un ordre. Je veux aussi l'accord d'Arya, en plus de celui de Nasuada. Je ne tiens pas à me mettre à dos Islanzadi.
Roran et Keira sourirent comme des enfants qui viennent d'obtenir ce qu'ils avaient tant désiré. En les voyant ainsi, Eragon se remémora leur première rencontre. Il n'aurait pas cru les voir si bien s'entendre après cela, ni même voir Keira se confier aussi facilement devant son cousin. Les femmes étaient décidément bien plus compliquées à cerner que les dragons…
Convaincre Nasuada et Arya ne fut qu'une partie de plaisir comparée à l'aversion d'Orik pour les voyages à dos de dragons.
-Jamais ! Plutôt me couper la barbe, me pendre par les pieds et me donner en pâture aux Urgals !
Les deux dragonniers le toisaient d'un air circonspect. Ils avaient beau le dépasser d'au moins trois bonnes têtes, ils restaient prudents face à sa colère. Le nain fulminait. Il ne cessait de tourner en rond, tirant sur les poils de sa barbe, se hérissant les cheveux. Il était tiraillé entre son envie de donner une bonne leçon aux Ra'zacs et sa peur de l'altitude. Les deux dragonniers n'osaient argumenter ses protestations. Puis soudain, le nain poussa un cri de rage. Il fixa Keira et Eragon, et leur lança :
-D'accord ! Je viens.
Keira faillit en rire, mais le coude d'Eragon heurta doucement ses côtes lui faisant comprendre qu'après tant de difficultés, mieux fallait ne pas contrarier Orik. Le plus dur étant fait, les préparatifs ne mirent guère longtemps à se terminer. A la tombée de la nuit, Roran, Eragon, Saphira, Keira, Fenrir et Orik étaient aux frontières du Surda, près à décoller. Keira finissait de seller Fenrir quand une silhouette apparue derrière eux, une torche éclairant chacun des pas de l'inconnu. Roran partit à sa rencontre, reconnaissant visiblement celle qui s'approchait de la petite troupe. Beaucoup trop occupée avec ses propres préparatifs, Keira n'entendit que des murmures de la conversation.
-Vous partez ?
-Oui. Dans quelques minutes.
-Tu avais promis Puissant Marteau ! Tu devais m'emmener avec toi.
-Nous ne pouvons pas. Nous sommes déjà au complet.
-Tu dis uniquement cela parce que je suis une femme !
-Non, Birgit. Tu m'as suffisamment prouvé que tu étais assez puissante pour les combattre.
-Et elle, là-bas ! Pourquoi vient-elle avec vous ? Nous ne la connaissons même pas !
Soudain, Birgit remarqua un détail qui lui avait échappé jusqu'ici. Si Saphira brillait dans l'obscurité, Fenrir, lui était presque invisible. On avait l'impression que Keira s'affairait autour d'un spectre.
« Parce qu'elle a un moyen de transport que tu n'as pas, femme ! »
La voix de Fenrir avait été dure et froide. Ses yeux mordorés scrutaient l'intruse sans la moindre pitié. Il n'était pas d'humeur à se montrer courtois et compatissant. Ce qu'il lisait en Birgit ne lui plaisait pas. Trop de colère, trop de haine, trop de rancune. Il était impensable de la laisser venir avec eux. Il pénétra plus profondément dans l'esprit de la femme. La conscience du dragon écrasa celle de Birgit. Elle s'effondra, le regard vide, prise de tremblements.
« Il est temps de partir ! siffla le dragon. Autant ne pas s'attarder… »
Roran regarda perplexe la femme assise devant lui. Une peur légitime s'était emparée de lui en découvrant une nouvelle fois l'étendue des pouvoirs des dragons. Il frissonna en pensant à ce qu'il avait osé dire à Saphira et Fenrir lors de leur première rencontre.
-Roran ! appela son cousin.
Le jeune homme recula doucement, fixant toujours Birgit, puis accéléra le pas. Il se focalisa sur Eragon, saisissant la main de son cousin à la volée. Sentir Saphira sous lui fut une expérience assez surprenante. Il avait du mal à réaliser qu'il montait un dragon. Juste à côté de lui, Fenrir s'ébrouait, Keira et Orik essayant tant bien que mal de se positionner de la meilleure façon qui soit. Le nain ne donnait pas vraiment du sien.
-Comment diable voulez-vous que je m'installe là-dessus ! On est encore plus à l'étroit que sur Saphira !
Ce ne fut que bref, mais Roran réussit à voir l'échange de regards entre Keira et son dragon. Fenrir plia légèrement ses pattes avant et s'élança dans les airs, sous les jurons du nain. Ce dernier trouva subitement la meilleure place qui soit sur son dos.
