Tout d'abord merci a Lecfan pour ses conseils ( je suis toujours preneuse!) et a Keiyner pour son travail de correction.
Ensuite, voici donc un nouveau chapitre quelque peu spécial. Celui-ci est pour tout ceux qui se poserait quelques questions sur les nouveaux ennemis des Vongola et qui se passionneraient à travers mon récit pour les déboires de notre pauvre Yamamoti que je malnene sans vergogne. Chaussez vos lunettes, prenez un profonde inspiration et... C'est partit!
Son regard dériva sur le feu ronflant dans la cheminé. De belles flammes rouge orangés qui rongeaient avec avidité les bûches sèches qui l'alimentaient. Il n'en revenait toujours pas de l'aubaine qui s'était présentée à lui. Même ses chercheurs avaient été sidérés par la découverte qu'ils venaient de faire. Jamais ils n'auraient pensé que le voyage dans le temps pouvait s'effectuer dans les DEUX sens.
Malgré les nombreuses anomalies auquel ils avaient dû se confronter, en six mois, ils avaient tenu enfin en leur main le pouvoir de voyager dans le passé. Le plus gros souci s'était révélé après le premier voyage. S'ils modifiaient quelque chose à un moment donné, il leur était alors impossible de remonter le temps à avant cette modification. Une fois qu'ils avaient changé le passé, ils ne pouvaient plus revenir dessus que la modification leur convienne ou non. Dans l'ensemble cela ne semblait pas poser de problèmes. A la condition, bien sûr, qu'ils ne commettent aucune bévue…
Un mouvement à la périphérie de sa vision lui fit redresser légèrement la tête et son sourire s'agrandit encore. Sourire qui lui fut rendu avec une certaine froideur qui le fit frémir. Cet homme n'était vraiment pas à prendre à la légère. Pas comme son fichu descendant pas capable d'en branler une. Il n'y avait pas à dire, sa famille avait vraiment dépéri depuis sa création. Contrairement aux Vongola.
A cette pensée, son poing se serra un peu plus sur son verre qui vola alors en éclat répandant son liquide ambré sur ses mains et ses jambes. D'un revers de main plein de dédain, il repoussa les bout de verre de ses vêtement et attrapa une petite serviette qui traînait négligemment sur la table pour essuyé l'alcool qui lui brûlait la main.
Ignorant le sang qui perlait sur sa main entaillée en de multiples endroits, il regarda avec indifférence du coin de l'œil le Primo, SON primo, rejoindre les double porte de la bibliothèque pour demander qu'on apporte de quoi le soigner. Pourquoi sa famille avait-elle autant changé ? Comment un homme aussi imposant avait-il pu laisser la place à ces limaces qui n'avaient fait que provoquer la chute de leur famille ? C'était à n'y rien comprendre.
Son regard se reporta de nouveau sur les flammes en même temps qu'un sourire malveillant reprenait place sur ses lèvres. Heureusement que lui était là. Il allait redresser la barre et rendre à sa famille son prestige. Et puis finalement, ce n'était pas plus mal que le gamin Vongola soit de la partie. Il allait ainsi pouvoir le voir dépérir à petit feu en même temps qu'il anéantirait ses maudits coquillages.
Lorsqu'il s'imagina son visage tordu d'impuissance et de douleur, un léger rire frôlant l'hystérie franchi ses lèvres attirant sur lui le regard du tout premier boss qu'ait connu sa famille mais il n'y prêta pas attention. Il pouvait bien paraître dérangé du moment que lui y trouvait son plaisir. Il allait les faire souffrir, les faire lui demander grâce. Oh oui, décidément, il allait bien s'amuser. La partie ne faisait que commencer et elle s'annonçait des plus divertissantes.
Allongé sur son lit, Yamamoto repensait aux derniers événements. D'abord la disparition des Simon puis le gel de son VG. Vint ensuite leur voyage dans le temps, les attaques sur les premiers gardiens et le vol des anneaux. Autant de choses qui constituaient une grande menace pour les Vongola et donc, pour Tsuna.
Sa dernière rétrospective fut pour les Giglio Nero. Après leur entretien, la chamane les avait laissés aux mains d'un majordome à l'air taciturne. Ce dernier les avait guidés jusque devant leur chambre respective. Sans un mot, il était alors reparti comme si les trois adolescents encapuchonnés n'existaient pas.
Un regard entre eux et ils s'étaient tous regroupés dans la chambre du milieu qui deviendrait plus tard celle de Tsuna. Là, à l'abri des regards, le jeune boss Vongola avait lâché un profond soupir de relâchement en repoussant sa capuche. Ce qu'il pouvait être tendu.
- Et maintenant? s'enquit-il en jetant un coup d'œil à Gokudera.
- Maintenant, il faut attendre. Comme elle l'a dit, on ressemble bien trop à la première génération pour pouvoir se balader en ville comme si de rien était. Mais ça, on le savait déjà non ? Ce n'est pas notre époque, laissons-la gérer les recherches, elle sera bien plus efficace que nous dans ce domaine.
- Oui sans doute, reconnut Tsuna avec un hochement de tête consentant. Sinon, Gokudera-kun, il va vraiment falloir arrêter de m'appeler dixième du nom et de me vouvoyer.
- Enfin, vous n'y pensez pas! Se récria-t-il avec horreur.
- Oh que si. Et depuis un moment déjà, répondit-il en lui jetant un regard empli de fermeté. En plus ce n'est pas la première fois que je te le dit, mais je n'aime vraiment pas quand tu m'appelles comme ça.
- Mais le dixième du nom est le dixième du nom. Je ne peux...
- Quand on veut on peut, le coupa Tsuna d'un ton tranchant. En plus nécessité fait loi. Tu n'as pas vu la réaction Spilla quand tu m'as appelé comme ça devant elle?
- Si. Si bien sûr mais les personnes parlant japonais en Sicile, et encore plus à cette époque, sont vraiment très rares.
- Tu le parle bien toi non ? S'exaspéra alors Tsuna.
- Oui mais c'est avant tout parce que ma mère a des origines japonaises.
En entendant sa réponse Tsuna douta un instant. Pourtant, maintenant qu'il connaissait le passé de Gokudera il devait faire attention à ne pas se montrer trop laxiste. Ce dernier lui en aurait sûrement tenu rigueur. Aussi renchérit-il en se redressant avec une nouvelle volonté à toute épreuve.
- Peut-être bien mais le gardien de la pluie de primo est bien Japonais, non? Je doute que nous puissions rester à cette époque sans nous faire remarquer par la première génération. Quand cela arrivera, que se passera-t-il si tu m'appelles comme cela devant eux?
Cette fois ci, Gokudera n'avait rien à rétorquer. Son boss avait raison et il le savait. Pour autant, il ne pouvait pas tutoyer le brunet. Et encore moins l'appeler par son prénom. Pour lui, c'était un manque flagrant de respect dû a son boss.
- Très bien, concéda Tsuna en voyant les marques de son conflit intérieur déformer les trait de son autoproclamé bras droit. Passe pour le tutoiement mais au moins fait un effort pour l'appellation. Tu conviendras quand même que tu ne pourras pas m'appeler dixième du nom devant le primo non? Avec notre ressemblance, autant grimper sur les toits pour crier à tue-tête que je suis son descendant direct.
- ... Très bien, soupira un Gokudera vaincu. Je ferais attention.
- Merci, répondit Tsuna avec un immense sourire de soulagement.
Debout près de la porte, Yamamoto avait regardé l'échange entre ses deux amis sans rien dire. Toutefois, quand un sourire de connivence ourla leurs lèvres, son cœur se serra et sans raison, il se sentit soudain mis de côté. Comme s'il n'avait plus vraiment sa place dans le groupe.
Un coup léger frappé à la porte l'avait finalement détourné de ses sombres pensées. Ne parlant pas un mot d'italien, Tsuna et lui s'étaient effacés pour laisser la place au gris. Visage dissimulée sous son capuchon, ce dernier avait récupéré la nourriture que leur avait fait parvenir la boss des Giglio Nero avant de refermer prestement la porte avec tout juste quelques mots pour remercier l'homme. Finalement, ils avaient mangé sans un mot avant de se séparer, chacun rejoignant sa chambre en silence.
Repenser à tout ça chamboula Yamamoto qui sera fortement le poing avant de l'abattre avec impuissance sur le matelas de son lit qui se contenta d'émettre un léger grincement de protestation face au traitement violent de son usager. Exclu. Oui, c'était le bon mot pour définir ce qu'il ressentait désormais. Il n'avait plus aucun moyen de se battre maintenant que son VG était endormi. Il ne servait donc strictement à rien dans une époque et un pays qu'il ne connaissait pas.
Le cœur déchiré, Yamamoto amena son pendentif de glace devant ses yeux. Combien de temps cela allait-il duré ? Combien de temps devrait-il faire face à cette impuissance assommante ? Jiro et Kojiro allaient-il tenir le coup ? La chamane avait dit qu'ils étaient endormis. Qu'ils se trouvaient, comme l'âme de son VG, dans une sorte d'état similaire à celui de l'hibernation chez les animaux. Mais combien de temps tiendrait-il dans ce sommeil artificiel ? Cela serait-il sans conséquence ?
Un grognement d'impuissance franchit ses lèvres en même temps que son poing s'abattait une nouvelle fois sur le matelas qui n'avait, là encore, rien demandé. Pourquoi avait-il suivi Tsuna dans ce maudit portail? Certainement pas pour le regarder se battre sans pouvoir rien faire.
D'un bon, Yamamoto se redressa sur son séant, le regard aussi dur que la pierre. Il ne pouvait pas rester éternellement comme ça sans rien faire. Il était temps qu'il réagisse. Depuis que Tsuna l'avait sauvé sur le toit du collège, il s'était juré de protéger son ami. Et ce n'était pas dans son état actuel que cela allait pouvoir se faire. Une seule solution s'imposait alors. Il lui fallait une arme. N'importe quoi qui lui permettrait de survivre et de protéger son ami.
Le lendemain matin, quand Tsuna et Gokudera se présentèrent à la chambre de Yamamoto, cette dernière était vide.
Alors? Rassuré sur le sort de Yamamoto? Oui? Non?
Etrangement, c'est assez marrant de le malmener autant. Le pauvre avec moi a la plume, il n'est pas sortit de l'auberge. Les ennuis ne font que commencer... NIark niark niark
Review?
