Auteur : Asrial

Genre : cross over / POV / Angst / Drama

Base : Dragonlance / Shadowrun / Highlander / Cyber City Oedo 2808

Rating : PG-13 pour l'instant

Pour le prologue et les chapitres pairs, c'est raistlin qui parle, pour les chapitres impairs, c'est Dalamar

ATTENTION : LEMON !

Chronique d'un Retour

Chapitre 11

Un mois…. Voici un long mois que je hante cette haute tour de verre, de plastacier et de béton…Un mois que je sens sous mes pieds nus les vibration des machineries maintenant dressé cet obscène doigt artificiel griffant le ciel nocturne.

Je frémis….

J'appuie mon front sur la lourde vitre par-balle et laisse mon esprit dériver a l'extérieur, parmi ces lumières infinies et inaccessibles qui m'appellent vers elles…

Je veux sortir…

J'en ai besoin…

Des rires me parviennent sans que j'y prenne vraiment garde. Le souffle étouffé de la porte d'un bureau s'ouvre, se refermant sur eux avant que je n'ai eut l'envie de voir qui ils sont…

Mes mains trembles encore de la séance d'entraînement que j'ai subit ce soir avec Benten…

Hasegawa a beau être un professeur doué et juste, il n'en reste pas moins qu'il est plus dur que tout ce que j'aurais pu imaginer. Certes, nous faisons tous deux des progrès remarquables, mais quelque fois, comme ce soir, lorsque la nuit s'illumine a rendre terme l'éclat des lunes, je ne puis m'empêcher de me demander si cela en vaut réellement la peine, si les être que j'apprend a susciter m'en sont reconnaissant ou me haïssent , si les énergies qui pulsent a travers mon corps comme un pouls sourd et imperceptible valent le prix que je les paye chaque jour…

Je soupire en posant la tête sur le mur derrière moi.

Un frisson brûlant me laboure les corps, profondément, aussi ne puis-je retenir un petit geignement trouble tandis que j'arque les reins sous cette caresse interne et si impromptue.

Ma langue passe sur mes lèvres entrouvertes, envoyant de nouvelles ondes délicieuses le long de ma colonne vertébrale lorsque le frais vent d'une climatisation sèche fraîchement l'humidité de mes lèvres frémissantes.

Les néons au dehors éclairent mon visages de vagues de couleurs diffusent, étouffées par la distance et les cotonneux nuages étonnant leur manteaux diffus au dessous de nous.

Je n'aime pas les hauteurs.

Ici, toutefois, c'est différent.

Au dessus d'une certaine hauteur, le vertige n'est plus qu'une entêtante sensation de chute émaillée de profonds vertiges qui me laissent pantelant et frémissant comme un nourrisson.

J'aime cela…

J'aime me sentir a ce point fragile…

Un petit gémissement franchit mes lèvres lorsqu'une brûlure étrange remonte le long de mon bras gauche.

J'entend les battements désordonnés de mon cœur résonner a mes oreilles, rugissant comme un mascaret d'équinoxe, ajoutant son léger goût salin et saumâtre, piquant et inattendu, a la chaleur de cette douleur si étrange qui me prend tout a coup.

Une main se pose soudain sur mon épaule.

Je m'entends crier alors même qu'une sensation désagréable d'arrachement me parcours, mes défenses instinctives envoyant claquer l'impudent contre le mur.

Sangoku se relève en se tenant le crane, un peu de plâtre poudrant de blanc sa banane ridicule.

Je sais que je devrais m'excuser, je sais que je suis en faute, mais je n'y parvient pas, il est par trop ridicule ainsi, assis par terre, s'époumonant dans cette langue que je ne comprend qu'a grand renfort d'un sort lancé par Hasegawa pour me simplifier la vie.

Le flic finit par se relever et me regarde mauvaisement.

Bien sur, il se demande comment un petit bout d'elfe comme moi a pu l'envoyer bouler a plusieurs mètres juste d'un coup d'épaule.

Il se sait rien de la magie.

Il ne sait rien de qui est réellement son chef, pas plus que son confrère à la blanche crinière.

Je lui souris avec impudence et le suis lorsqu'il me le demande.

Avec nonchalance, il s'appuie contre la cloison de l'ascenseur qui nous fait monter jusqu'au bureau de Juzo.

Je ferme les yeux et tente de faire abstraction du gouffre béant dont je me sais séparé par quelque centimètre a peine de d'acier et de plastique fabriqué et installé sur appel d'offre.

La double porte s'ouvre directement sur le bureau de Juzo.

Comme a son habitude, impassible et impeccable de calme , il ne lève mêle pas les yeux sur Sangoku avant de lui faire remarquer qu'il est en retard.

Le jeune homme renifle de dérision et se vautre sur le sofa, attendant sans s'en faire que son supérieur lui donne ses ordres.

Benten sort soudain de la petit pièce a droite du bureau, une longue tunique vert émeraude lui battant les chevilles comme seul vêtement.

Il s'assoit sans complexe sur le bord du bureau et demande une explication dans cette langue fluttée et douce qui me ravis l'âme depuis que j'ai commencé a l'apprendre sous la tutelle du Chef de Brigade.

Sans même lever le nez de son ouvrage, Benten retourne dans la petite bibliothèque, occupé à l'apprentissage d'antiques runes de pouvoir.

Pour moi, son aura est aussi flamboyante que celle de Juzo ou Raistlin, pour Sangoku, il ne voit que le sourire tendre et possessif de Juzo lorsque Benten lui dédie un sourire plein de dents, un peu cruel et plein de promesses qui me mettent le feu aux reins.

Le jeune flic bredouille quelques mots sans suite, son regard allant de la porte refermée à son chef tandis que je calme difficilement la lave en fusion qui arpente mes veines avec fureur, battant à mes tempes et a mes oreilles…

Je me sens vide.

Mon maître me manque…

La voix grondeuse et glaciale de Juzo me tire de mes pensées.

Je n'ai pas vraiment suivit la conversation mais il me semble bien que Sangoku vienne de récupérer un élève flic a éduquer dans la petite personne.

Je hausse un sourcil étonné a Juzo qui confirme son ordre d'un battement de paupières.

Je soupire.

Je vais pour suivre Sango lorsque celui-ci stoppe tout soudain avant d'éclater encore en imprécation violentes.

Non, je ne porte pas de collier.

Non, je ne suis pas un criminel.

Non, je ne serais pas un boulet.

Non, il est hors de question qu'il se permette de "m'éduquer" comme il se doit.

Sangoku étouffe a moitié de colère, son trench-coat rouge claquant ses cuisses de fureur.

Je vais pour refermer la porte derrière moi lorsque la voix moqueuse de Benten me rattrape, me conseillant vivement de mettre des chaussures.
Je rougis.

Les lampadaires déroulent la route sans fin devant nous.

Sangoku appuie sa tête sur sa bras croisés derrière sa nuque. Les yeux fermé et un genou reposé sur le volant, un sourire méprisant au lèvres, il ne cesse de me jeter de petit coup d'œil en coin lorsqu'il pense que je ne le voix pas.

Je soupire d'irritation, autant de sa conduite enfantine que de la démangeaison toute physique qui fourmille le long de mon dos et sur mon torse.

La sensation remonte lentement le long de mon cou, s'enroule autour de ma gorge, caresse ma joue d'un millier de doigts fantôme chargé de minuscules ongles effilés jouissant de me mettre au martyre.

J'aime cette sensation.

Je ferme les yeux et incline la tête sur le côté, mes long cheveux remontés sur la nuque glissant sur ma peau en une caresse nouvelle qui me mets davantage encore au supplice.

Un soupire trouble sort de ma gorge étrécie par un besoin dont je n'arrive a comprendre ni la source ni la destination.

Je quitte la voiture sur un ordre sec de Sangoku.

Le vent froid et sec me cingle la face, m'apportant un agréable dérivatif a la brûlure qui me hante les corps, rampant en moi comme un vers affamé et sensible…

Gogul nous attend déjà au bas du misérable immeuble de la Fosse devant lequel la voiture c'est arrêté.

Sango se met rapidement à couverts, m'invitant du geste a l'imiter, son magnum sortit et dressé dans sa main, en caressant doucement la détente sans vraiment qu'il se rende compte de son geste automatique.

Je souris…

Je n'ai pas réellement conscience de ce qui se passe autours de moi.

De cela, au moins, je me rends compte.

Je n'en ai que faire.

Le doux murmure du vents claquant ma lourde tunique de soie noire autours de mes jambes me fait fermer à moitié les yeux, les oreilles grandes ouverte a son chant tendre et impétueux, infiniment répété et pourtant si neuf a chaque seconde qui s'écoule.

La voix âpre de Sango couvre un instant celle du petit aquilon chantonnant ses histoires sans fin a mon oreille attentive.

Des bruits de cavalcades couvent bientôt les deux voix tandis qu'une troisième, plus chaude et infiniment plus puissante, plus destructrice, se lève en face de moi.

Je suis debout.

Je suis sans arme…

En face de moi viennent de jaillir cinq hommes chromés de la tête au pied et puissamment armés.

Je vois Sango et Gogul jaillir de leur planque pour me couvrir.

L'un comme l'autre savent pertinemment que leur vie ne vaudra plus rien si une quelconque blessure devait marquer ma peau offerte sous la soie tendue.

Je penche la tête sur le côté, a moitié déconnecté de la réalité.

Je sens une terreur atroce de répandre dans mon ventre et me liquéfié les entrailles lorsque les balles commencent a voler autours de moi, bizarrement s'incurvant autours de moi comme si la réalité se pliait devant ma présence.

J'ai peur…

Je me sens si bien…

Une mince sourire étrange fleurit a mes lèvres tandis que je ferme a demi les yeux, croisant les mains sur la poitrine.

Je sens cette chaleur délicieuse grandir en moi alors que les balles cessent de voler autours de nous.

Je rouvre les yeux.

Se tenant la jambe transpercée de part en part par un petit calibre, appuyé contre Gogul, Sangoku me fixe avec un mélange de confusion, de peur et de respect.

Les balles encore suspendues en l'air tombent lentement sur le sol, s'y effritant aussi vite qu'elle entre en contact avec lui.

A pas lents, je m'approche des hommes me fixant avec incrédulité, essayant désespérément de faire fonctionner leur armes empêtrées de rouille.

J'effleure la main du premier.

Il n'a même pas temps de crier avant de tomber en poussière sur le sol.

Je ne comprend pas ce que je fais….

Pour moi, son agonie a durée des siècles alors qu'il se flétrissait sous mes yeux…

Je lève la main devant mon visage, l'observant comme un petit animal exotique étrange et inquiétant.

Trois des quatre hommes m'entourent, leurs couteaux levés, protégeant le quatrième.

Je souris davantage avant de lever la main vers eux.

Terrifiés, ils laissent tomber leur lames, se laissant facilement cravater par les deux cyberflics, terrorisés a l'idée de mourir par ma main.

Je me sens tomber.

Lorsque je rouvre les yeux, je suis allongé sur le lit, fixant le plafond de ma petit chambre dans les quartiers de la cyber police que j'occupe depuis mon arrivée.

Un froissement de tissu a ma droite me fait tourner la tête.

Juzo me regarde calmement, sans crainte, comme si ce que je venais de faire était habituel…

Je manque rire de ma bêtise. Bien sur qu'il est courant pour lui de traiter avec de jeune mages, c'est sont travail après tout…

Une nouvelle bouffée de chaleur m'étreint la poitrine, se répandant dans mes membres a me faire gémir.

Une main fraîche m'effleure la joue puis la présence du sorcier disparaît de la chambre, me laissant seul avec moi même.

Je me tortille sous mes draps de satin, jouissant plus que jamais de son contact soyeux et doux sur ma peau nue.

Je ne m'attarde pas un instant sur ma nudité, je ne sais qui m'a déshabillé ainsi et visiblement baigné.
Je n'en ai cure…

Seul compte en cet instant la caresse du tissu sur ma peau fiévreuse, soulageant a peine la démangeaison m'étreignant depuis des heures.

J'arque brutalement les reins lorsqu'une douleur perçante me laboure le flanc gauche, a hauteur du cœur….Une seconde je me demande si je ne suis pas en train de faire une attaque, puis, je ne pense plus a rien…

Comme si de fines spires rampaient sous ma peau, migrant le long de mes nerfs, de mes veines et de mes muscles, prenant possession de moi dans un abandon que jamais je n'aurais pu imaginer, attendant que je les accepte avec autant de plaisir qu'elles le font elle même.

Je halète doucement lorsque ma main glisse sur mon visage, révélant de fins escarboucles métalliques de bronze et d'or grandir sous ma peau avant vivacité….

Semblables a ceux qui nichés au creux du cou de Raistlin…

Si semblables…

Je n'ai plus peur lorsqu'un seconde vague de douleur perçante explose dans ma hanche gauche. Juste me permets-je de crier de plaisir à la sensation qui m'envahit, roulant vers l'intérieur de ma cuisse et le long de mon ventre….

Je ne suis même pas surpris, lorsque je rouvre les yeux quand un rideau de longs cheveux noirs formes un voile pudique autours de mon visage, camouflant le baiser profond qu'il me donne aux vues…

Je m'entends gémir sans la bouche alors qu'il suce ma langue, la savourant autant que je prends plaisir au goût ambré de ses lèvres entrouvertes et affamées.

Les spires mi-animales mi-minérales s'enroulent autours de mon scrotum, si introduisant aussi facilement que la main de mon assaillant effleure mon membre brûlant d'anticipation.

La bouche qui me dévore se recule un peu, me laissant à la fois au bord de l'extase et de l'étouffement.

J'aspire brutalement mon air, mes poumons me semblant trop petits pour contenir les vagues de désir qui me font vaciller dans les bras de mon amant…

Sa longue crinière noire se déploie dans toute sa longueur, caressant mes mamelons dressés et maltraités par ses ongles fins et longs, sobrement manucurés avec attention lorsqu'il se penche sur mon ventre, traçant un sillon de baisers brûlant le long de mes muscles se contractant sans que je puisse les en empêcher, suivant la progression des spires délicates a l'intérieur de mon organisme.

Je lâche soudain un cri, incapable de retenir les gestes violents de mes hanches lorsqu'il me prend dans sa bouche, me suçant avec passion et prévenance, ne semblant pas craindre la gène de mon membre butant douloureusement sur le fond de sa gorge.

Je lâche de petits cris d'animal pris au piège lorsqu'il remonte lentement le long de mon sexe, fouettant le bout a petits coups de langue insolents et mutins.

Je suis au bord de la jouissance lorsqu'il se redresse, souriant de ma plainte inarticulée et déçue au delà de tout ce que j'ai pu ressentir jusqu'à lors…

Les longues spires se rappellent soudain a mon souvenir, pulsantes de vie et de plaisir partagé….

Les derniers lambeaux de honte qui m'étreignaient s'évanouissent comme neige au soleil…

Mon auditoire m'appartient, fais partie intégrante de mon être, jouit de ses caresses qui me bouleverse autant que moi et s'en nourrissent.

Le poids d'un homme pèse sur mon corps, son ventre glabre effleurant le mien lorsqu'il me possède avec une douceur que je n'aurais pas crue possible…

Mes ongles s'enfoncent dans sa chair, lui marquant le dos a faire couler le sang alors qu'il me pilonne sauvagement, répondant au désir muet qui m'étreint le cœur….

Je ferme les yeux, goûtant la délicate sensation d'écartèlement et d'impuissance accepté coulant dans mes veines au fur et a mesure qu'il prend plus profondément possession de moi, qu'il me fait sien corps et âme…

Corps et Ame….

Je rouvre les yeux péniblement.

Son visage est crispé par la difficulté d'empêcher son plaisir de déferler en moi… je me trouve superbe…

Je lui sourit et repousse les mèches collées sur son front pale.

Il ralentit un peu son rythme et me fixe a son tour, brutalement effrayé par mon geste.

Avec une soudaine décision, je l'attire vers moi l'embrasse de force, profondément, alors que mes jambes se nouent a ses jambes, le forçant a m'appartenir tout entier.

Jusqu'a ce qu'il m'ouvre son âme…

Je lâche un dernier cri lorsque je m'assouvi sauvagement en même temps que je le sens se déverser en moi…

Je mords profondément le bout pointu de son oreille…

J'enfonce mes ongles dans les plaies sanglantes qui marquent sa poitrine…

Il s'effondre, haletant, près de moi…

Nos yeux se croisent un instant…

Je le serre contre moi…

Il s'abandonne entre mes bras…

M'acceptant tout a fait…

Je ne sais si je suis capable de faire la même chose…

Je m'endors…

A suivre

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