Chalut à tous ^^ Devinez quoi ? J'ai finie mes partiels, enfin ^^ Je vais donc pouvoir poster ^^ Enfin! J'ai tapé ce chapitre en moins de 2 jours avec 6 pages 1/2 le premier jour... J'espère que vous apprécierez ^^ Bisous à tous et bonne lecture. Et merci aussi aux deux personnes qui m'ont laissé des reviews: elles m'ont vraiment fait plaisir, merci.

Chapitre 12 : Confessions intimes

- Corn. Kuon tu es Corn n'est-ce pas ? demanda Kyoko, le regard dissimulé dans l'ombre.

Kuon savait qu'il n'avait plus le choix, qu'il devait lui dire la vérité, il prit alors une inspiration profonde et lui délivra l'ultime secret qu'il gardait dans le secret de son cœur.

- Oui, Kyoko. Je suis Corn.

Kuon ne parvenait pas à voir ce qu'exprimait le visage de Kyoko qui était dissimulé par l'ombre de ses cheveux, sa tête étant légèrement penchée vers l'avant. Le silence qui les entourait de toute part fit naitre un sentiment complexe en lui de peur et d'angoisse. Est-ce la fin de son bonheur alors qu'enfin il avait commencé à s'ouvrir à l'extérieur ? Il n'osait y penser pour éviter que ses peurs ne deviennent réalité. La main légèrement tremblante, il l'approcha du visage de sa bien aimée pour soulever les quelques mèches lui dissimulant ses pensées. Une onde de choc le percuta de plein fouet lorsqu'il s'accrocha à son regard et il ne parvient plus à bouger, figer par le magnétisme que dégageait Kyoko à cet instant.

Kuu, qui observait la scène à côté sans rien comprendre, vit son fils se figer et le couple se regarder sans respirer. Il se pencha alors à son tour pour voir le visage de Kyoko mais n'eut pas le temps d'apercevoir quelque chose que la jeune femme se jetait au cou de Kuon en souriant à s'en décrocher la mâchoire. Elle serra contre son cœur le jeune homme à l'en étouffer alors que des larmes de joies traitresses collaient le long de ses joues pour immortalisé son bonheur. Elle se mit même à rire de l'air effaré que se mirent à porter les deux hommes avant que son rire si joyeux et communicatif ne soit rejoint par ceux plus profond et viril des deux hommes.

Une fois qu'elle eut reprit le contrôle de ses émotions, elle gronda doucement Kuon en lui tapotant la tête comme le faisait une mère avec son fils quand elle ne voulait pas vraiment le réprimander.

- Tu es un idiot, Kuon, de m'avoir caché une chose si essentiel!

Le jeune homme baissa les yeux d'un air penaud, ce qui accentua le sourire de la jeune femme et de son père. Il marmonna dans sa moustache inexistante la réponse à tant de mystère.

- Tu étais tellement persuadée que Corn était une fée que je ne voulais pas briser ton rêve. Je ne voulais pas te décevoir…

Kyoko le regarda intensément quelque chose avant de commenter le résultat de ses réflexions.

- Tu es vraiment un idiot ! Un idiot au grand cœur mais un idiot tout de même ! Tu me voyais à chaque fois m'inquiéter pour toi ou m'extasier à ton sujet et tu ne disais rien qui pourrait me rassurer autre que des suppositions. Tu souffrais et a souffert mais tu ne m'en n'a jamais rien dit ! Tu mériterais d'être puni !

Kuu observait ses enfants à l'écart avec un petit sourire amusé mais heureux que tout finisse bien au final. Il partit alors discrètement pour laisser un peu d'intimité aux deux amoureux. Heureusement pour lui d'ailleurs car il aurait assisté au baiser que Kuon ne pouvait plus résister de donner à Kyoko après qu'elle ait été si mignonne avec lui. Il profita des heures suivantes où Kyoko ne tournait pas pour rattraper le retard de tant d'années perdues et tout lui raconter : ses joies et peines, ses regrets et espoirs, ses amours et ses haines.

Le soir, alors qu'ils étaient sur le chemin du retour tous les deux, Kuu étant parti de son côté ayant des courses à faire pour Julie, Kuon se mit à rire soudainement au volant de sa voiture. Kyoko, ne comprenant pas l'origine de cette soudaine hilarité du jeune homme qu'elle trouvait de jour en jour plus expressif et sincère, s'interrogea. Kuon vit l'inquiétude et la perplexité de la jeune femme et lui expliqua toute l'histoire en ayant toujours un sourire dans la voix.

- J'étais en train de me dire qu'il faudra que je remercie un ami des conseils qu'il m'a donné et de ne pas m'avoir laissé tomber au moment le plus critique. C'est bien grâce à lui, je pense, si nous sommes heureux aujourd'hui…

Kyoko fut soudain envahit de malaise en pensant comprendre de qui il pouvait bien parler. Elle s'informa alors pour vérifier ses soupçons, bien que cela ne l'enthousiasme guère.

- De qui s'agit-il ?

Kuon la regarda avec affection avant de lui demander.

- Tu ne te moqueras pas de moi, n'est-ce pas ?

- Non, bien sur… je crois que je serais mal placée pour me moquer vu comment je me comporte parfois…

Kuon la regarda avec douceur et tendresse le temps que le feu passe au vert puis reprit sa route en même temps que la conversation.

- Eh bien il s'agit de Bô, le poulet mascotte de l'émission Bridge Rock, je crois que tu connais…

- Oui…

Kyoko avait l'impression d'avoir une pierre dans l'estomac mais elle savait qu'elle devrait un jour passé par là inévitablement… Seulement, cela ne rendait pas sa confession plus facile. Elle tenta de capter l'attention du bel acteur pour commencer.

- Heu… Kuon, il faut que je t'avoue quelque chose…

- Je t'écoute, ma chérie.

Sa douceur ne rendit pas les choses faciles à Kyoko, bien au contraire et elle commença à se trémousser sur le siège passager du véhicule sous la pression qu'elle se mettait. D'une petite, toute petite, voix, elle poursuivit.

- Tu ne te mettras pas en colère n'est-ce pas ?

Kuon quitta la route du regard un instant le temps de lui jeter un regard affectueux avant de préciser son point de vue.

- Tu sais, je serais mal placé si je me fâchais après la révélation que tu as découverte tout à l'heure, tu ne crois pas ?

Kyoko hocha lentement la tête mais cela ne la soulagea pas plus : il ne savait pas l'importance de ce qu'elle allait avouer et elle n'était pas sure qu'il soit aussi serein après l'avoir entendu.

Malheureusement, comme si les esprits s'étaient escrimés à la faire patienté encore car cet à ce moment là qu'ils arrivèrent à destination et Julie sortit de la maison pour les accueillir chaleureusement mais aussi pour poser toute une panoplie de question à Kyoko au sujet de son nouveau travail : Kuu l'avait appelé pendant une pause pour tout lui raconter et Julie avait été autant heureuse pour la jeune femme que si elle était véritablement sa fille. Celle-ci entraina avec elle Kyoko à l'intérieur de la demeure pendant que Kuon rentrait la voiture avec un sourire amusé. Depuis qu'il connaissait Kyoko, il souriait beaucoup plus spontanément, mais, et surtout, avec sincérité.

Kyoko se sentait coincé et opprimé par son secret mais elle n'avait pas le cœur à refuser quoique ce soit à Julie et à Kuu qui étaient pour elle les parents qu'elle n'avait jamais eu. Elle se dit qu'elle pourrait tout dire à Kuon plus tard et elle répondit avec son entrain habituel à toutes les questions de Julie. Elle eut même l'impression, l'espace d'une seconde, qu'elles étaient deux conspiratrices, ce qui eut le don de la faire sourire encore plus.

Quelques temps plus tard, Kuu rentra à son tour et ils mangèrent en discutant encore et toujours de leur passion et métier commun. Les deux parents de Kuon abreuvaient la jeune femme de conseils pour les rôles les plus communs utilisés par les deux acteurs. Kyoko comprit de nombreuses choses sous entendues en les écoutant parler : à quel point leur métier était cher à leur cœur mais aussi comment Kuon avait pu vouloir faire la même chose et voir sa passion tellement grandir. Elle comprit aussi que le mannequin dont parlait Kuon quand il l'avait aidé à créer Natsu n'était autre que sa mère. Cela lui paraissait évident maintenant tellement Julie était belle, gracieuse, fine et distinguée, mais à l'époque, elle avait pensé l'espace d'un instant que Ren, puisque c'est ce qu'il était, avait eut des sentiments amoureux pour cette femme. Elle n'avait pas osé se l'avouer mais elle en avait conçu un peu de jalousie au fond d'elle et savoir cela la libéra d'un poids dont elle ne soupçonnait même pas l'existence.

La soirée se déroula en vitesse, comme toutes les autres l'ayant précédée et Kyoko se retrouva seule dans sa chambre pour aller dormir sans avoir pu dire quoique ce soit à Kuon. Elle n'aimait pas l'aura malsaine que cela créait entre eux et son esprit s'emballa à l'idée que leur relation puisse continuer sur un non dit. Comme s'il avait senti son désarroi, Kuon choisi ce moment là pour toquer doucement à sa porte afin qu'elle ne soit la seule à l'entendre. Elle alla lui ouvrir et il la remercia d'un sourire gêné en expliquant la raison de sa présence.

- Tu m'avais dit avoir une chose importante à me dire mais non n'avons pas pu en discuter. Je viens de m'en souvenir allons je viens te demander… Si cela ne te dérange pas.

Si la raison de sa présence en ces lieux n'avaient pas eut d'objectif bien fixé, Kuon n'aurait pas tenu deux minutes sans embrasser sauvagement Kyoko avant de l'emmener jusqu'au lit et de lui faire l'amour jusqu'au petit matin, quelque puissent être les oreilles indiscrètes. En effet, la jeune femme portait une petite nuisette en soie noire avec de la dentelle qui soulignait son corps bien fourni que lui avait prêté Julie car Kyoko avait déchiré par inadvertance son pyjama. La jeune femme n'avait pas osé refuser le vêtement osé pour ne pas offusqué la gentillesse de Julie mais elle n'en était pas moins mal à l'aise à l'intérieur… surtout sous le regard brûlant de Kuon qui l'aurait bien dévoré toute crue.

La gravité de la situation permis aussi à Kyoko de garder l'esprit clair car le jeune homme n'était pas en reste de sensualité non plus : il portait un pantacourt de soie noire qui mettait ses jambes musclées en valeur et une chemise à demie ouverte sur son torse de dieu grec faite en la même matière. Bien sur, la jeune femme ne put retenir le rougissement de ses joues qui indiquait clairement qu'elle était loin d'y être insensible.

Comme s'ils avaient passé un accord tacite, les deux jeunes gens se secouèrent la tête avant que Kyoko ne referme la porte derrière lui puis aille s'asseoir sur le lit en face de lui : il c'était assis sur la chaise pour ne pas trop perturber Kyoko. Ils restèrent en silence un long moment alors que Kyoko baissait la tête pour qu'il ne voie pas la terreur gagner petit à petit du terrain en elle. Au bout d'un moment, néanmoins, il lui posa doucement la question, pour ne pas la brusquer.

- Que veux-tu me dire, Kyoko ?

La jeune femme décida alors de se jeter à l'eau, prit une grande inspiration et débita d'une traite.

- Je suis Bô.

Kuon la regarda avec un drôle d'air puis commenta, n'ayant, visiblement pas compris où elle voulait en venir.

- Non, tu es belle. Non, magnifique, sublime…

Au regard que lui jeta la jeune femme, agrémenté d'un rougissement fort adorable, il comprit sa méprise. Mais, ne comprenant toujours pas où elle voulait en venir, les choses les plus simples n'étant pas les plus compréhensibles, il haussa les épaules pour lui demander de s'expliquer. Kyoko eut un petit rire nerveux mais, la machine étant lancée, elle décida qu'il était trop tard pour faire demi-tour.

- Ton confident, Bô, le poulet de Bridge Rock, c'est moi, Kuon.

Le jeune homme ouvrit grand les yeux de surprise et Kyoko retient sa respiration le tend qu'il comprenne l'implication de ses mots, prête à subir le pire. La réaction de Kuon la prit alors totalement au dépourvu : le jeune homme se mit à trembler tout d'abord, puis à glousser pour finir par éclater franchement de rire. Ce fut alors le tour de Kyoko de le regarder sans comprendre.

- Ca te fait rire ? Tu n'es donc pas fâché ?

Kuon tenta d'aligner quelques mots mais sans succès et Kyoko dut attendre qu'il soit calmer pour avoir enfin la réponse.

- Pendant tout ce temps, c'est donc à toi que je parlais. Dire que je t'ai décris la personne que j'aimais et que tu n'as pas compris que c'était toi… Mais le plus drôle, c'est que tu m'encourageais pour avouer mes sentiments à cette personne, et à la faire m'aimer, sans que tu saches qu'il s'agissait de toi-même !

En y repensant, Kuon se remit à rire et Kyoko, qui était vexée au début par la raison de son hilarité, finit par se mettre à rire à son tour. Ce moment là se marqua alors dans leur mémoire pour toujours.

Quelques temps après, Kuon réussit à quitter sagement la chambre de la jeune femme sans rien avoir fait de plus que de lui souhaiter une bonne nuit et de lui avoir donné un chaste baiser de bonsoir. De toute évidence, rire avait calmé son désir charnel et il ne repensa à la tenue de la jeune femme qu'une fois loin d'elle, ce qui lui facilita les choses pour refroidir ses ardeurs. Jamais il n'aurait pensé ce matin là vivre une journée si riche en rebondissement mais il en était ravi et s'endormit le sourire aux lèvres et le cœur apaisé.

Kyoko repensa elle aussi pendant un petit moment à son extraordinaire journée puis s'endormit à son tour avec un sourire en pensant à son si cher Kuon et à leur rapprochement de ces dernières heures.

Le lendemain matin, Kuon se retrouva de nouveau seul dans la maison : Kyoko et Kuu étant parti sur le tournage et Julie à son travail. Il en profita alors pour consulter sa messagerie et vit que Yashiro avait essayé de le joindre en moins une bonne vingtaine de fois depuis ces derniers jours. Il sourit en pensant à l'état dans lequel devait être son manager en n'ayant aucune nouvelle puis, après avoir calculer l'heure approximative qu'il était au Japon soit aux environs de vingt heures, il le rappela.

Yashiro décrocha à la seconde sonnerie, comme s'il n'attendait que son coup de fil…

- Moshimoshi, Yashiro à l'appareil.

- Te fatigue pas, c'est moi !

Kuon du écarter le combiné de son oreille pour éviter de devenir sourd lorsque Yashiro se mit à crier.

- Rrrrrrrreeeeennnnnnnnn !

Le bel acteur grimaça en regardant le téléphone mais écouta sans rien dire les plainte de son manager et ami : il lui devait bien ça après tout…

- J'ai appelé au moins vingt fois et j'ai laissé pas loin de dix messages sur ton répondeur ! Tu n'as pas honte de disparaitre sans donner de nouvelles ! Je me suis fait un sang d'encre moi !

Yashiro était bien l'une des seules personnes qui pouvait faire se sentir repentant à Ren, et, à ce moment là, il était très repentant.

- Je suis désolé mon ami : les journées ont été riches en rebondissement ses derniers jours…

Il donna quelques explications sommaires à Yashiro puis changea de sujet. Malheureusement pour lui, le jeune manager avait remarqué qu'il c'était montré très évasif au sujet de Kyoko, trop évasif à son gout car il ne put s'empêcher de questionné son protégé.

- Comment va Kyoko ? Ca a avancé avec elle ? Vous êtes en couple maintenant ?

Ren ne pouvait s'empêcher d'imaginer la tête que pouvait bien avoir Yashiro à l'autre bout du fil et il fut heureux, pour la première fois, qu'il ne soit pas avec lui à Los Angeles car il aurait de quoi le taquiner pour au moins les cent prochaines années. Il sourit comme un enfant l'aurait fait quand il a réussi un bon coup et ne répondit qu'à l'une des questions en ignorant royalement les autres.

- Kyoko va très bien et son tournage se passe tout aussi bien. Merci pour elle, je lui passerais tes amitiés cet après midi. Pourquoi voulais-tu me parler ?

Le manager savait que son client ne lui en dirait pas plus et ce n'était pas l'envi de le noyer sous les questions qui lui manquait mais il dut se rendre à l'évidence et aborder le sujet de ses nombreux appels.

- Le président me fait savoir que tu devrais rentrer en vitesse car il a un sujet très important à évoquer avec toi au sujet de Kyoko. Il n'a pas voulu m'en dire plus mais je suis sur que c'était important car il semblait beaucoup plus sérieux que d'habitude… Autrement, j'ai resserré ton planning au maximum mais je te rappelle que tu as encore des contrats en cours donc tu devrais revenir rapidement pour les terminer. Si tu veux, ensuite, je t'organiserais des vacances.

Ren réfléchit longuement aux propos de Yashiro puis reprit la parole pour lui donner ses instructions.

- Très bien, prévoit le Président que je vais l'appeler dans la journée. Je vais essayer de m'arranger pour rentrer dans la semaine donc tu peux rassurer mes employeurs : je travaillerais ce qu'il faudra pour rattraper mon retard. Les vacances me paraissent une bonne idée mais toi aussi tu en auras besoin…

- Merci.

Ren entendit un bruit étrange dans le combiné puis plus rien. Il pensa que Yashiro avait raccroché où qu'il avait peut être un problème avec son portable quand celui-ci reprit la conversation.

- J'ai un double appel avec le Président, je te laisse et te tiens au courant si j'ai du nouveau. Fais de même avec moi cette fois ! Bonne journée.

- Toi aussi.

Ren raccrocha et redeviens Kuon. Yashiro venait de lui donner matière à réfléchir : il se passait des évènements étranges à Tokyo et il n'aimait pas ça… Lorsque le président devient sérieux, il ya vraiment du souci à se faire.

Il passa le reste de sa matinée au téléphone pour réserver un billet d'avions pour le lendemain dans la soirée : il n'aimait pas faire trainer les choses. Bien sur, Kuon n'était guère ravi de retourner au Japon maintenant, quelque soit son attachement pour son pays d'accueil, mais il ne pouvait pas rester raisonnablement plus longtemps. Il savait que sa famille comprendrait, même s'il savait qu'il provoquerait ainsi leur déception.

Kuon alla chercher Kyoko en début d'après midi et ils finirent la journée en amoureux : il ne lui avait rien dit pour ne pas gâcher cette dernière belle occasion avant longtemps d'être ensemble. En effet, si le bel acteur devait respecter ses engagements au Japon, sa belle devait respecter les siens ici. Ils seront séparés pendant la durée du tournage du film de Kyoko et Kuon espérait secrètement, et assez égoïstement il faut le dire, qu'elle n'obtiendrait plus de rôle dans son pays de naissance jusqu'à ce qu'il puisse la suivre.

Le repas fut silencieux ce soir là. Chacun était plongé dans ses pensées et la nouvelle du départ de Kuon, ce qui n'avait rien de réjouissant en soi. Ce n'est qu'après, et une fois seul dans sa chambre, que Kuon appela enfin le Président. Celui-ci répondit tout de suite.

- Bonjour Kuon, j'attendais ton appel.

Dans sa chambre, Kyoko tournait et virait avec impuissance à l'idée d'être loin de Kuon pour une durée indéterminée. Son cœur était lourd mais elle savait qu'elle se devait de l'accepter tout de même. Elle dormit mal cette nuit là et était d'une humeur exécrable au réveil. Kuon, qui n'avait pas vraiment mieux dormi, fut très touché par l'attitude de la jeune femme. Il la prit alors à part pour la rassurer.

- Kyoko, je t'aime et je n'ai jamais vraiment aimé avant toi, mis à part mes parents. Tu m'as ouvert au monde et m'a guéris. Même si je pars loin de toi, ton image m'accompagnera chaque jour et éloignera de moi toute tentation. Nulle femme autre que toi, dans un cadre intime, ne pourra m'approcher alors sourit moi un peu, veux-tu : je ne souhaite emporter avec moi que ton image rayonnante.

Kyoko avait rougit pendant son discours et lui fit un petit sourire timide qui fit fondre Kuon. Il ne résista pas à l'envie qui le submergea de l'embrasser doucement. Ce qu'il n'avait pas prévu néanmoins, c'est que Kyoko répondait aussi promptement à son baisé qui devient très passionné. Ce fut Kuu, en appelant Kyoko pour partir qui brise le sortilège entre les deux tourtereaux.

Ils reprirent leur respiration et Kuon ajouta avant de la laisser partir.

- Je t'appellerais tous les jours et toi n'hésite pas à le faire dès que tu en as envie : entendre ta voix me régénèrera.

A contrecœur, les deux amoureux se séparèrent pour ne se revoir que dans quelques mois au pire ou quelques semaines au mieux.

Dans l'avions qui le ramenait au Japon, Kuon redevient Ren bien que grâce à Kyoko, les deux personnalités se mélange peut à peu pour faire un tout qui faisait de lui un être entier.

A l'aéroport, il retrouva l'agitation que produisait son apparition et, pendant un bref instant, il songea à repartir vers le havre de paix qu'était Los Angeles pour lui. Mais, il était professionnel et il traversa la foule en délire sans la voir pour aller vers son appartement qu'il trouvera vide.

Arrivé à destination avec moins de temps qu'il ne le pensait au départ, Ren appela son manager pour l'avertir de sa présence : vu l'heure à laquelle il était arrivé, il n'avait pas voulu dérangé celui-ci.

- Allo, Yashiro ?

- Ren ? Pourquoi appelles-tu as cette heure-ci : tu devrais dormir !

Le bel acteur sourit de l'inquiétude de son ami puis s'expliqua.

- Je suis rentré. Nous nous voyons donc demain pour aller ensemble au rendez-vous avec le Président, à 9heures. Je suis fatigué, je vais me coucher mais je voulais te prévenir.

- Merci

Un bip sonore coupa net la conversation et Ren laissa échapper un rire en imaginant la tête de Yashiro qui venait de détraquer un autre portable car il avait oublié de mettre des gants.

Le lendemain matin, Ren et Yashiro, fidèle à leur réputation, se tenaient à 9 heures précises devant le bureau du Directeur. Sebastian les accueillit avec un faible sourire qui inquiéta les deux hommes. Mais, plus inquiétant encore, le bureau paraissait normal : un vaste bureau en ébène se trouvait dans un coin avec un fauteuil des temps anciens et, au centre de la pièce se tenait un très grand canapé avec une table basse. Certes, ce n'était pas un bureau traditionnel mais quand on connait l'individu, ce bureau était tout à fait sobre.

Sebastian fit asseoir les deux invités puis s'excusa pour aller chercher son maitre. Ren et Yashiro en profitèrent pour échanger les dernies nouvelles même si aucunes d'entre elle ne satisfaisaient aux conditions qu'il fallait réunir pour que le Président devienne ainsi. Ils émirent des hypothèses tout en croisant les doigts pour que ce soit faux mais, Lory se faisant attendre ajoutèrent de la pression sur les deux amis.

Quand Lory arriva enfin, Ren et Yashiro soufflèrent un peu car le président portait une robe rappelant les moines de l'ancien temps mais les cernes qu'il avait sous les yeux soulignèrent les problèmes importants auxquels il devait faire face, ce qui était rare, pour ne pas dire impossible.

Lory resta silencieux un instant en observant les deux hommes puis se regard se fixa sur Ren au moment où il prit la parole.

- Ren nous avons un gros problème. Au sujet de Kyoko.

Le bel acteur sentit son cœur se glacer dans sa poitrine mais laissa tout de même le Président finir de lui expliquer la situation, qu'il trouva moins grave que prévue mais tout de même alarmante. Seulement ce qu'il détestait plus que tout, c'est qu'il sera obligé de faire une chose qu'il tient en horreur pour les sortir de là : mentir à Kyoko…

A suivre...

Une petite review ?