La maisonnette était encore endormie lorsqu'Éric et Gary rentrèrent. Silencieusement, Gary alla ce coucher dans la chambre d'ami. Éric voulait en faire de même mais, en rentrant dans sa chambre, il vit sa femme éveillé dans leur lit. Éric était quelque peu honteux.
Éric : tu es déjà réveillé ma chérie ?
Tami le regard noir: je n'ai pas beaucoup dormi si tu vois ou je veux en venir.
Éric baissa les yeux: je suis sincèrement navré chérie.
Tami ce radouci: je ne t'en veux pas vraiment Éric. La seule chose que j'attendais de toi, c'est juste un sms pour me rassurer.
Éric hocha simplement la tête.
Tami : tu as vu Gary ?
Éric : il était avec moi une bonne partie de la nuit. Il est rentré avec moi.
Tami soulagée : j'en suis heureuse. Lois et Bernie seront soulagés d'apprendre que leurs fils sont rentrés sain et sauf.
Éric : est ce qu'ils vont bien ?
Tami : juste secoué par les évènements.
Tami invita Éric à ce coucher à ses côtés. Elle guida la tête de son mari au creux de son épaule et elle lui caressa tendrement son visage.
Éric : j'ai appris à connaitre mon frère ce soir et il a travers lui, j'ai également découvert mes parents. C'était vraiment agréable, tu sais. Gary m'a même dit que je ressemblais beaucoup à notre mère.
Tami : je l'avais remarqué aussi. Vous avez tous les deux le même regard et le même souci pour votre prochain, tout comme ton frère d'ailleurs.
Éric : est-ce que tu crois au syndrome du jumeau perdu ?
Tami : je n'ai pas vraiment de connaissance sur le sujet, mais oui, je pense que, lorsque deux jumeaux sont séparés, l'un peut ressentir l'autre. Pourquoi ?
Éric : Gary m'a dit qu'il avait eu une crise d'asthme le jour de ma tentative de suicide. Quant à moi, j'ai développé une phobie des voitures, l'année où Gary a failli être tué dans un accident de voiture. Il y'a encore cette histoire qu'il a eu avec un journaliste, Gary était recherché dans toute la ville, simplement pour avoir été sur les lieux de l'accident au mauvais moment, et ben ça coïncide avec mes crises d'anxiété nocturne. Tu t'en rappelle ? Ou bien la fois que je suis resté 15j la jambe dans le plâtre, et ben Gary aussi, à la même période. Tu ne trouves pas tous cela bizarre ?
Tami : les relations spirituelles entre jumeaux seront toujours un mystère pour la science.
Après quelques minutes de silence.
Tami : toute à l'heure, je partirai avec Julie pour le weekend.
Éric ce redressa d'un coup : POURQUOI ?
Tami : je t'aime Éric et je sais que tu traverses une période pas facile pour toi et j'aimerai vraiment rester à tes cotés mais…. je crois que je suis un obstacle entre tes parents et toi.
Éric : mais non…. mes parents t'adorent.
Tami : justement Éric, j'échangeais plus avec tes parents que toi tu ne l'ai fait.
Éric leva les yeux au ciel: j'étais à l'hôpital pendant 15jours !
Tami secoua la tête : ce n'est pas la raison Éric et tu le sais. Vous appréhendez, chacun de votre côté la grande discussion. Moi au milieu, je sers de tampon ou t'excuse.
Éric : non c'est faux !
Tami : crois-moi mon amour, ça m'a brisé le cœur de prendre cette décision mais je sais que cela vous aidera à avancer. Vous devez rester en famille et apprendre à fonctionner comme une famille.
Éric : tu es ma famille !
Tami : tu es ma famille aussi Éric et je ne veux que ton bonheur. Je dois faire ce que j'ai dit pour ton bonheur.
Éric le regard suppliant : s'il te plait, reste.
Tami : ce que tu as fait avec Gary cette nuit ma convaincu. Tu lui as ouvert ton cœur et réciproquement. Tu dois faire la même chose avec tes parents, maintenant. Ils n'attendent que ça. Et toi aussi. J'ai confiance en toi mon amour.
Éric : tu ne me laisses pas vraiment le choix ?
Tami : tu me remercieras plus tard, tu verras mon amour. Maintenant, repose-toi, tu es exténué.
Éric : je ne suis pas sûr de réussir à dormir, même si je suis au bord de la fatigue.
Tami invita de nouveau son mari contre elle, et elle lui massa le cuir chevelu. Après des années de mariage, elle connaissait les points sensibles de son mari et 5 minutes plus tard, son mari était endormi profondément contre elle. Doucement, elle installa son mari confortablement sous la couette et elle sorti de la chambre. Lois et Bernie étaient déjà debout dans la cuisine, préparant le petit déjeuner.
Tami : Gary et Éric sont rentrés il y a une heure.
Bernie : quel soulagement !
Lois inquiète: comment se portent-ils?
Tami : je n'ai pas vu Gary mais Éric m'a dit qu'ils étaient ensemble une bonne partie de la nuit et qu'ils ont discutés. J'ai senti mon mari beaucoup plus apaisé en tout cas.
Lois : où sont-ils en ce moment ?
Tami : ils dorment profondément.
Bernie : c'est une bonne chose. Laissons les récupérer de leurs longues nuits de retrouvailles. Nous aussi, nous avons pris une décision. Il faut que l'on parle à Éric du passé. Briser la glace si on peut dire.
Tami : justement, je dois parti chez ma sœur pour le weekend, et j'emmène Julie avec moi. Ça vous laisse le champ libre pour parler en privé à Éric.
Lois : vous n'êtes pas obliger de partir Tami.
Tami menti: ah mais ce weekend était prévu depuis un certain temps. Ma sœur déménage, et je dois lui filer un coup de main.
Bernie surprit: Éric ne vient pas avec vous ?
Tami : Éric et ma sœur ne se supportent que quelques heures avant que cela ne dégénère, alors un weekend entier !
Plus tard, au tout début de l'après-midi, Tami réveilla son tendre mari afin de lui annoncer son départ. Il tenta de la dissuader encore une fois mais Tami ne céda pas. Vexé et chagriné, il ne se donna pas la peine t'accompagner sa femme à la voiture, préférant rester dans sa cachette. En milieu d'après-midi, Lois ce décida à rentrer dans la chambre d'Éric, avec un plateau repas.
Lois : tu devrais manger un peu Éric.
Éric : je n'ai pas faim.
Lois : et moi je suis ta mère et je te demande de te nourrir.
Éric céda sans jamais regarder sa mère dans les yeux.
Lois : Gary est partit en ville pendant plusieurs heures. Profitons-en pour parler tous les trois.
Éric : je…je préfère attendre que Gary rentre.
Lois secoua la tête : plus d'excuse Éric ! Le moment est venu de sortir de cette chambre et que l'on se parle réellement. Nous avons, nous aussi, des choses à te dire.
Éric : très bien.
Éric suivi donc sa mère jusque dans le salon, où Bernie attendait déjà.
Bernie commença : le moment où je me suis aperçu de ta disparition est toujours restait gravé dans ma mémoire. Mille et une question se passa dans ma tête, dont une qui resta sans réponse pendant 40 ans. Les premiers mois, nous étions comme des robots, à écouter sans réagir, à vivre sans penser au lendemain, tellement nous étions dévasté et anéanti par les innombrables erreurs commise pendant l'enquête. Tu occupais nos pensées chaque secondes de nos vies tellement que….nous n'arrivions pas à nous occuper de ton frère. C'était trop dur !
Lois poursuivi: dieu nous a subitement rappelés à l'ordre. Gary est tombé gravement malade et nous étions très proche de le perdre lui aussi. On n'a fait le choix de rester auprès de Gary et de commencer à faire notre deuil. Plus jamais nous n'avons parlé de toi à qui que ce soi, même entre nous. La blessure était trop vive dans nos cœurs.
Éric : papa, je… je voudrais en savoir plus sur l'enquête. Qu'entends-tu par des innombrables erreurs ? J'ai besoin de comprendre.
Bernie : beaucoup de problèmes ce sont additionnés cette nuit-là. Entre les caméras de surveillance hors service dans le hall d'accueil et le personnel de garde restreint à cause de la mauvaise météo. Alors, quand cette femme a débarqué en hurlant, cela a déclenché une panique générale et les procédures n'ont pas été respectées. L'adjoint du shérif est venu deux heures plus tard après le signalement de ta disparition et il n'est resté que qu'une heure sur place. Pour lui, il n'y avait aucun espoir. L'enquête, selon nous, a été bâclée volontairement à cause des manquements inavouables du côté de la police et de l'hôpital.
Éric : et Lucius Snow ?
Bernie : nous avions pris très au sérieux son témoignage, contrairement au shérif. Nous l'avions cherché partout, mais en vain. Tout comme ta mère adoptive d'ailleurs.
Éric étonné: vous saviez alors ?
Lois : j'ai eu un présentement. Cette femme venait de perdre son enfant et j'imagine qu'elle a du faire un transfert sur toi.
Éric : mais…vous saviez et vous…enfin vous m'avez jamais retrouvé ?
Bernie : il était impossible de la retrouver. Elle n'avait laissé aucun nom, aucune n'adresse et son portrait-robot n'a jamais rien donné. Et pourtant, dieu seul le sait le nombre d'affiches que nous avions placardé dans tout le pays.
Lois : dit moi Éric, est ce que tu as toujours vécu ici ?
Éric : j'ai passé mon enfance dans la banlieue d'Austin. Puis à la mort de ma mère, mon père et moi avons déménagés à Dallas.
Lois : et tes parents d'adoptions, ils étaient originaires du Texas ?
Éric : mon père était Texan. Pourquoi ?
Lois : je me demandai juste s'ils avaient fui l'Etat avec toi.
Éric : NON ! Mon père était quelqu'un de formidable et ce qu'il a fait, il a fait unique pour moi.
Bernie : ne t'énerve pas. Nous voulons juste comprendre. Parle-nous !
Éric : ma mère adoptive travaillait pour une compagnie d'assurance et elle était souvent en déplacement dans l'Illinois ce qui expliquerait sa présence à Hickory, cette nuit-là. Quand elle est rentrée à la maison, avec moi, mon père était si heureux. Mon père m'a avoué qu'il n'était absolument pas au courant de mon enlèvement jusqu'à mon cinquième anniversaire. J'ignore comment il l'a su. Tous ce que je me souvienne, c'est que je ne l'ai pas revu pendant des jours entiers et que ma mère était très en colère contre moi. Je ne comprenais pas pourquoi je n'avais plus le droit de sortir de ma maison, ni même sortir de ma chambre d'ailleurs. Quand mon père est enfin rentré, il m'a serré si fort dans ses bras, et il m'a dit qu'il ne me quitterait plus jamais. Il m'a expliqué beaucoup plus tard combien c'était difficile pour lui de prendre une telle décision. Il a pensé avant tous à mon bonheur. Il avait suffisamment côtoyé des gamins en situation précaire et il ne voulait pas que cela m'arrive. Il voulait que je grandisse dans un foyer d'amour et stable, plutôt que d'être trimbalé entre famille d'accueil pendant le temps d'interminable procédure judiciaire, sans forcément de garanti au bout.
Bernie choqué : en faisant ce qu'il a fait, il t'a privé de nous Éric !
Éric : non, il m'a préservé d'une enfance chaotique ! Il voulait que je grandisse avec de vrai repère solide ! S'il avait décidé de tout révéler à la police. Qu'est-ce que je serai devenu ? Surement pas l'homme que je suis aujourd'hui.
Bernie : on ne peut pas le savoir !
Éric : papa, maman, il faut que vous sachiez qu'il a fait des recherches sur vous. Il voulait que je vous connaisse mieux. Il voulait que je vous rencontre, quitte à prendre le risque de me perdre de vue. C'était important pour lui et je pense, au fond de moi, qu'il n'est pas étranger à tous ce qui ce passe en ce moment.
Bernie : je me sens idiot tout à coup.
Lois : ça tu l'as dit. Excuse nous mon bébé.
Éric : si ça vous rassure, j'ai tenu exactement le même discours que vous à l'époque, mais avec le temps, j'ai fini par comprendre ses motivations.
Lois : nous aurions aimé le rencontrer et le remercier pour ce qu'il a fait avec toi.
Éric : je vous emmènerai au cimetière où il repose si vous le souhaitez.
Lois : nous voulons. N'est-ce pas Bernie ?
Bernie hésita : je…..
Éric sincère: papa, je ne t'en voudrais pas si tu refusais. Je sais que ça peut être embarrassant pour toi, mais sache que je t'ai toujours gardé une place dans mon cœur. Gary m'a dit que tu aimais la pêche. Est-ce que tu m'apprendrais à pécher ?
Bernie rayonna de joie : oh bien sur fils. Tous les deux, on partira en weekend, dans mon camping-car et on ira pécher dans les meilleurs coins que je connaisse.
Éric donna une accolade à son père: avec plaisir papa.
Lois : dit moi Éric, il semblerait que tu parles beaucoup de ton père adoptif. Et ta mère ? Comment était tes relations avec elle ?
Éric crispé: je… nous n'avions pas de très bonne relation elle et moi. Elle était maniaco-dépressive depuis sa fausse couche. Cela a empiré d'année en année. Sa maladie n'était pas simple à supporter au quotidien.
Lois anxieuse: est-ce qu'elle ta maltraité ? Répond moi franchement Éric !
Éric : pourquoi cette question maman ?
Lois : je sais écouter tu sais. Répond simplement à ma question. S'il te plait ?
Éric : non ! Enfin pas exactement…..Pendant ces périodes de crises, elle pouvait se montrer odieuse et violente verbalement avec moi. Quand j'étais petit, elle pouvait m'enfermer dans ma chambre des heures entières, sans aucune explication. L'année de mes 16 ans, elle a eu une crise des plus violentes et j'ai bien cru que j'allais y laisser ma peau. Elle m'a craché au visage que j'étais la cause de son malheur, qu'elle me haïssait et qu'elle ne supportait plus ma présence dans cette maison. Je lui ai dit ces 4 vérités en face, et je suis parti dans ma chambre rassemblait mes affaires. Lorsque je suis redescendu, elle était là, en face de la porte d'entrée, un couteau de cuisine à la maison. Son regard vide et menaçant me terrifia, j'étais incapable de bouger, ni même de réfléchir à quoi faire. Même si j'étais en colère contre elle, je ne me voyais pas lever la main sur elle. Au moment où ma mère s'avança vers moi avec le couteau, j'ai entendu un bruit de verre brisé, et j'ai vu mon père et un voisin neutraliser cette femme hystérique, puis la police est intervenue, suivi de près par le service ambulancier. Mon père a été blessé légèrement au bras mais son cœur en n'avait pris un coup ce jour-là. Il m'a fait la promesse que plus jamais elle s'approcherait de moi. Deux semaines plus tard, ma mère c'est donnée la mort
Bernie : est-ce qu'elle a déjà levé la main sur toi ?
Éric : jamais mise à part cette fois-là. Mais vous savez, les mots sont plus douloureux que les gestes. Je me souviens combien e fois j'ai pu demander à mon père pourquoi elle me haïssait autant. Pourquoi elle n'était pas comme les autres mamans de mes camarades de classe ? Jamais elle ne m'a offert de cadeau pour mon anniversaire, jamais elle ne venait me voir jouer au football. Depuis aussi long que je m'en souvienne, jamais elle ne s'est occupé de moi. C'était toujours papa qui faisait tout à la maison. Je la haï du plus profond de mon être ! Je les rayés de mes pensées depuis si longtemps, qu'il met très péniblement de vous parler d'elle en ce moment.
Lois révolté: quelle femme odieuse !
Bernie : Lois, je pense que nous ne pouvons pas nous permettre de la juger. Cette femme a perdu son bébé en couche, a enlevé l'enfant d'un autre et elle a dû vivre avec ce fardeau au fond d'elle.
Lois : comment peut tu…
Bernie : ne te méprend pas ma chéri. Je retiens juste le faite que notre fils n'a pas été battu et qu'il a grandi avec un père protecteur et aimant. Que notre fils est devenu un homme bon, et en parfaite santé. C'est tout ce que je retiens. Le reste n'a plus aucune importance maintenant que nous sommes réunis.
Éric : papa a raison maman. Oublie là ! C'est toi ma vrai maman, c'est toi à qui je pensais en premier pour mes choix d'adulte, pas à elle. Je ne veux plus entendre un seul mot sur elle maintenant. Compris ?
Lois serra fort son bébé dans ses bras. Bernie se joignit au groupe.
Éric : je me sens plus léger à présent. Gary avait raison, vous êtes des personnes très compréhensives.
Bernie surprit: ah ! Il a dit cela à propos de nous ?
Éric : Gary vous adore, ça ce devienne rien qu'en l'écoutant parler de vous.
Lois : oh bien sûr, tant que l'on lui laisse vivre sa vie sans trop l'envahir.
Éric : maintenant, vous avez 2 fils à envahir.
Bernie : ça sera dure de partir pour nous, mercredi prochain.
Éric choqué: quoi vous partez déjà !
Lois : nous sommes chez toi depuis 3 semaines. Il est tant que nous te laissons reprendre ta vie de famille. Et il faut que tu t'occupes de ton travail. Avez-vous trouvez une solution pour finir votre saison ?
Éric : Buddy, le booster des Panthers m'a vaguement parler d'un terrain pour continuer les entrainements mais bon soyons réaliste, nos chances de championnat sont sérieusement compromise. Toutes nos cassettes de visionnage sont anéanties, sans parler de tous les équipements des joueurs, du matériel. Tout est à reconstruire.
Bernie : tant que vos joueurs sont présents et motivés, la bataille n'est pas terminée. Et puis, nous, on veut te voir gagner ce championnat d'Etat.
Éric : marché conclu.
