Voilà un chapitre de plus !
Je retrouve un peu l'inspiration en ce moment…j'en profite
J'espère que vous apprécierez !
Bises
Mél
Chapitre 12
La jeune femme ouvrit les yeux après une longue nuit de sommeil. Son regard se posa naturellement sur le lit qui se trouvait en face, voulant juger l'état de santé du ninja dont la nuit fut assez agitée.
Elle constata avec surprise que le lit était vide. Elle se leva alors pour se diriger vers la pièce voisine espérant y trouver son ami convalescent. Mais seule Lise était présente, occupée à coudre un vêtement que Yûna jugea au passage étonnement petit. Celle-ci releva la tête et aperçu la jeune femme et son air anxieux.
Lise : Bonjour, bien dormie ?
Yûna : Bonjour. Oui, je me suis bien reposée, merci. Mais…
Lise : Ne t'inquiète pas, il est là dehors…il va très bien.
L'homme en question fit alors son apparition. Il se tenait dans l'encadrement de la porte et ne paraissait pas avoir été blessé et empoisonné la veille. Il avait retrouvé la santé et l'usage de sa jambe en l'espace d'une nuit.
Yuna : Comment va ta jambe ?
Kurogane : Elle marche…
Yuna : Tant mieux , je suis rassurée.
Il l'observa du coin de l'œil quelques instants. Il lisait le soulagement sur son visage. Elle était restée à son chevet et l'air étonné et rassuré qu'elle avait eu en le voyant sur pied, lui indiqua à quel point elle s'était fait du souci.
Il ne pu s'empêcher de penser à la Princesse. Elle qui se faisait toujours tellement de souci lorsque Shaolan avait la moindre égratignure…
Kurogane : Si tu es prête, il faut qu'on repart à la recherche des autres…ils n peuvent pas être bien loin…
Lise : Déjà ! Mais mangez quelques choses avant de partir, il ne faut jamais voyager le ventre vide ! Soni va aller nous chercher des légumes du jardin…
Soni (qui était dehors avec Kurogane) : Pffff ! C'est toujours moi qui m'y colle !
Il entra dans la maison, salua Yuna au passage et se dirigea vers Lise. Il caressa doucement ses cheveux longs et soyeux, posa sa main sur son ventre et l'embrassa tendrement.
Soni : Surtout fait attention à toi en mon absence…
Lise : Ne t'en fais pas, je suis toujours prudente…
Il se retourna brusquement en pointant du doigt Kurogane qui le fixa soudain avec des yeux ronds.
Soni : TOI ! Tu viens avec moi au jardin ! Aller hop !
Kurogane : HEY ! J'suis pas à tes ordres !
Soni : Dois-je te rappeler que je t'ai sauvé la vie en te donnant l'antidote ?
Kurogane : Qui m'a tiré dessus avec une flèche empoisonnée, crétin ??
Soni : Je croyais que tu étais un rôdeur de la garde royale !
Kurogane : Quelle garde royale ? Y'a pas un clampin dans ce bled !
Soudain, Kurogane sentit une présence, et même plusieurs. Les buissons frémissaient mais le vent n'y était pour rien. Il se retourna brusquement lorsqu'une horde d'hommes surgirent de toutes part, armé jusqu'aux dents.
Kurogane, son sourire le plus assassin aux lèvres, dégaina son katana.
Soni (qui s'était également saisi de son arbalète) : Quand on parle du loup… C'est la garde royale ! Dégagez d'ici, je vous avez pourtant dis que ce n'était plus la peine de venir la harceler !
Garde n°1 : Si tu crois que le roi est quelqu'un qui baisse les bras aussi facilement, tu te mets le doigt dans l'œil…. Mais je vois que vous avez de la visite…
Garde n°2 : Regardez cet homme (désignant Kurogane), cela ne fait aucun doute, c'est sûrement un terroriste !
Kurogane : Quoi ?! De quoi vous parlez ?
Garde n°1 : C'est vrai que cela ne peut être une coïncidence… On vous embarque et faites pas d'histoire !
Kurogane (dégainant son katana, prêt à combattre) : Désolé, mais moi j'aime bien les histoires.
Soudain, le garde qui se trouvait à quelques mètres devant lui, sortie une arme à feu, la pointa sur le ninja et tira avant que celui-ci n'ait pu réagir. La balle fendit l'air et alla se figer dans le tronc d'un arbre, derrière le guerrier.
Tout se passa tellement vite... L'espace d'une seconde, Yûna crut voir la balle passer devant ses yeux et traverser le crâne de Kurogane. Cette scène se répéta des dizaines de fois dans sa tête.
Elle se ressaisit lorsqu'elle constata qu'il était toujours debout et que son sourire, pourtant meurtrier et sauvage, était revenu à ses lèvres.
Kurogane : Tu m'as manqué, reprend des leçons de tirs.
Garde n°1 (l'air satisfait) : Vraiment ? Tu crois que je t'ai manqué ? Alors quel est ce sang sur ta joue ?
Kurogane sentit une drôle de sensation au visage, porta alors sa main libre à sa joue et constata le sang qui s'échappait d'une plaie. L'homme avait effectivement bien visé, dirigeant le canon de son arme de telle sorte qu'elle ne fasse qu'érafler la joue de son adversaire.
Garde n°1 : Je vous conseil donc, toi et ta copine, de nous suivre sans broncher.
Plusieurs gardes se dirigèrent vers le ninja et Yûna et leur attachèrent les poignets à l'aide de cordes. Pendant que d'autres les gardaient tous deux en joue, les yeux rivés sur le viseur de leurs armes à feu.
Soni (qui tenait Lise dans ses bras, désolée de voir sa nouvelles amie se faire enlever de la sorte) : Où les emmenez vous ? Et que comptez-vous faire de nous ?
Garde n°2 : On les emmène au château du roi et, quant à ta femme…le roi ne voudra plus d'elle. Il recherche une femme, pas une mère.
Soni ne pu s'empêcher de sourire malgré la situation qui se déroulait devant lui. Car sa femme resterait auprès de lui, elle était sauvée.
Garde n°2 : Si j'étais toi je ne me réjouirais pas trop vite…un enfant ne peut pas survivre dans la misère. Et ce n'est pas notre bon roi qui viendra vous aider ! A moins que vous ne décidiez de venir vivre au village.
Soni (vert de rage) : Pour que votre roi continu de convoiter ma femme comme il le fait depuis 2 ans ? Sale chien…on ne manque de rien…notre enfant vivra heureux, je peux vous le garantir.
Il n'eut pour réponse qu'un rire gras et sarcastique de la part de l'homme qui se dirigeait maintenant vers leurs nouveaux prisonniers.
Yûna se retourna afin d'apercevoir Lise. Elle la regarda et lui sourit pour lui signifier que tout allait bien se passer. Elle aurait également souhaité les féliciter pour l'heureux événement qui allait bientôt chambouler leur vie mais elle fut entraînée brusquement vers le sentier et dû suivre la horde de garde qui la détenait.
Ils prirent donc la route à travers la forêt sur un chemin rocailleux et humide. Ils avaient prit soin de séparer Kurogane et Yûna afin d'éviter tout contacte et toute tentative de fuite.
Chacun de son côté écoutaient les conversations à voix basse des gardes apparemment intéressés par la présence du ninja. Ils pouvaient entendre des bribes de phrases telles que « ressemblance frappante », « même physique », « même voix ». Ils comprirent que le roi ressemblait trait pour trait au guerrier et c'était pour cette raison qu'il devait être emprisonné. Les disciples du roi craignaient que, grâce à cette ressemblance, Kurogane ne souhaite usurper son identité.
Kurogane bouillonnait intérieurement de s'être fait attaqué et capturé de cette façon. S'il n'avait pas baissé sa garde, il aurait deviné plus vite leur présence… Maintenant il devait redoubler de vigilance à cause de ces fichues armes à feu. Même si pour lui, elles ne représentaient qu'un danger secondaire, étant bien moins meurtrière que le tranchant d'une lame aiguisée entre de mains expertes, elles pouvaient cependant blesser Yûna bien plus gravement que lui. Il décida donc d'obéir docilement aux gardes…pour le moment.
Il se retourna discrètement afin d'apercevoir la jeune fille qui se trouvait à quelques mètres derrière lui. Il ne distingua que le haut de sa tête et ses cheveux noir remontés en « queue de cheval ». Les gardes s'étaient amassés autour d'elle comme si elle était l'ennemi le plus dangereux qu'ils venaient de capturer…ou à l'inverse, comme s'ils souhaitaient la protéger.
Il fallait qu'il sache…
Kurogane (s'adressant aux 2 seuls gardes qui se trouvaient devant et derrière lui) : Hey ! C'est pas la peine de s'agglutiner à elle comme ça, elle va pas s'envoler.
Garde : On n'est jamais trop prudent avec toutes les bestioles qui rôdent la nuit tombée dans cette forêt.
Kurogane : Et depuis quand des tortionnaires s'inquiètent-ils de leurs prisonniers ?
Garde : Le roi recherche sa future reine, presque toutes les femmes à marier lui ont été présentées. Aucune ne lui ont plu…je ne sais pas si celle là fera exception…
Kurogane ne répondit pas. A vrai dire, il ne s'attendait pas à se retrouver dans une telle situation. Et avec les autres qui n'avaient donné aucun signe de vie, il devait réfléchir à un plan efficace pour se tirer de ce pétrin.
Soudain, un troisième garde vint se joindre aux deux autres.
Gardes 3 : Ne vous fatiguez pas à tout lui expliquer…Je pari qu'il est déjà bien au courant puisqu'il cherche à usurper l'identité de notre roi.
Kurogane (restant impassible face aux regards qui se posaient maintenant sur lui) : Je ne comprend pas un traître mot de ce que vous racontez.
Garde 3 : Ne me dis pas que tu ignores que tu es son sosie craché ?
Kurogane : Quoi ?!
Garde 2 : …les cheveux plus court, plus de prestance, plus d'élégance et surtout…les yeux vert. Si toi aussi tu possédais cela, il n'y aurait aucune différence à faire.
Garde 3 : D'ailleurs j'aurais souhaité savoir comment tu aurais fais pour changer la couleur de tes yeux ?
Kurogane (un peu abasourdi de savoir qu'un double de lui se trouvait dans ce monde, jusqu'ici, cela n'était jamais arrivé. Il commençait à perdre patience) : Je vais devoir vous le répéter combien de fois ? Nous ne sommes pas d'ici et je ne connais même pas votre fichu roi !
Garde 2 : Tu n'es pas la première personne qui nous dit cela. Les prisonniers d'hier nous ont dit la même chose ! Pourtant, il est connu et reconnu dans le monde entier…
Le garde venait de livrer une information précieuse au guerrier. Ces prisonniers dont il parlait étaient sûrement ses compagnons de voyage. Il n'avait donc qu'à se laisser emprisonner pour les retrouver. Finalement, il trouva cela un peu trop facile…
Garde 1 : Ne t'en fais pas, tu vas avoir l'occasion de le connaître. Et ta copine aussi.
Ils arrivaient aux portes du village. Un immense château le surplombait. Ils traversèrent le hameau sous les yeux curieux des villageois. Il s'attendait à voir un village pauvre et sous l'emprise de la tyrannie du roi mais selon toute vraisemblance, il n'en été rien. A l'inverse de Soni et Lise qui vivaient dans la simplicité, ici les personnes semblaient ne manquer de rien.
Les villageois commençaient à s'amasser au fur et à mesure que le cortège avançait. Kurogane voyait défiler des visages de plus en plus stupéfaits et ahurit lorsqu'ils apercevaient la copie presque parfaite de leur roi. Le ninja redoubla d'effort pour ne pas perdre son calme. S'il y avait une chose qu'il détestait, c'était bien être le centre de l'attention.
Ils arrivèrent au château mais furent immédiatement envoyé au sous sol où se trouvaient la prison. Ils descendirent plusieurs mètres sous terre et kurogane commença à apercevoir les premières cellules. Elles étaient vides. Ils continuèrent à avancer et arrivèrent enfin devant des cellules occupées. Les prisonniers semblaient « habiter » les lieux depuis longtemps déjà et, aux vues de leur agressivité au passage des gardes, ils semblaient être de véritables meurtriers.
Ils avancèrent encore et le ninja pu apercevoir enfin ce qui ressemblait à des cheveux blonds qui dépassait des barreaux d'une porte de cachot. Il devait le reconnaître, il fut soulagé de voir que Fye, Shaolan et la Princesse se trouvaient tous trois sains et sauf malgré leur emprisonnement.
En voyant le guerrier, Fye qui était assis sur le sol se redressa visiblement ravi de revoir le brun et, Shaolan et la Princesse, se précipitèrent devant la porte.
Fye : Kuro-sama ! Tu en as mis du temps pour nous retrouver !
Garde : Un peu de silence ! Les prisonniers ne sont pas autorisés à parler.
Ils enfermèrent Kurogane en face de la cellule de ses camarades.
Fye : Pourquoi nous jeter en prison alors que nous n'avons rien fait. Je suis sûr que c'est pareil pour toi, Kuro-toutou !
Un des gardes dégaina alors son arme et la pointa brusquement vers le magicien. Celui-ci ne bougea pas un cil, gardant son léger et doux sourire qui illuminait son visage.
Garde (d'une voix très grave) : Je ne le répèterais plus…Les prisonniers n'ont pas le droit de parler sans autorisation.
Pour simple réponse, le blond se redressa, fit claquer ses talons et porta sa main tendue à son front dans un salut militaire un peu maladroit. Ni Shaolan, ni Kurogane ne surent comment réagir face à la pitrerie de leur compagnon. La princesse fit un gros effort pour retenir son rire trouvant son ami magicien particulièrement drôle. Heureusement, le garde lui lança seulement un regard assassin et rangea son arme.
La scène prit fin lorsque la porte se referma dans un bruit métallique assourdissant devant le ninja maintenant emprisonné.
Garde : Vous allez attendre que le roi décide de ce qu'il fera de vous.
Ils firent tous demi tour mais une voix au milieu des gardes se fit soudain entendre.
Yûna : Hey ! Mais moi, où m'emmenez-vous ? Pourquoi vous ne me mettez pas en prison avec eux !
Garde : Tu dois être présentée au roi. Il aura sûrement d'autres projets pour toi.
Yûna (commençant sérieusement à paniquer) : Mais non ! Ca ne m'intéresse pas, je préfère rester là.
Garde : Si tu crois avoir le choix !
Elle tenta de s'échapper en se faufilant entre deux gardes mais ceux-ci n'eurent aucun mal à la retenir. Elle tenta alors de les frapper à l'aide de ses deux poings liés et envoya quelques coups de pieds, toujours vainement. Ceci fit même beaucoup rire les gardes. Elle perdit l'équilibre et se retrouva au sol. Un garde la saisie et la fit basculer sur son épaule, tenant fermement ses jambes et l'empêchant de « gigoter ». Elle tenta une dernière fois de frapper son dos à grand coup de coude, toujours sans succès.
Elle se redressa et pu apercevoir ses compagnons qui ne pouvaient être que témoin de la scène.
Elle avait peur mais elle savait qu'ils n'allaient pas la laisser tomber. Elle pu le lire dans leur regard avant d'être emmenée loin de cet endroit sombre et lugubre.
Fin du douzième chapitre
