Disclaimer
toujours rien à moi, fic de Adah, monde original de Mrs JKR qui a enfin sorti son tome V ^_^
Résumé
toujours pareil ;) 10 ans plus tôt, une nuit, Voldemort meurt , et Harry Potter disparaît. Mais que s'est-il donc passé? seulement une personne le sait, un dénommé James (bon maintenant on peut dire que c Harry :) Mais que va-t-il faire maintenant qu'il a été confronté aux deux personnes qui étaient autrefois ses deux meilleurs amis?
¤ ¤ ¤ Hidden Beneath ¤ ¤ ¤
Chapitre 12 : Amende et Mensonge
"Tu te rends compte du cran de cet homme!" cria Hermione, exaspérée.
Ron et elle étaient assis dans une salle grise, de retour en Angleterre, leurs bagages éparpillées autour d'eux. Ils attendaient les Aurors qui allaient les interroger à propos des événements récents.
"Je veux dire," continuait Hermione, "il a carrément nier qu'il était Harry. Il m'a regardé comme s'il n'avait aucune d'idée de ce dont je parlais."
"Peut-être que ce n'était pas Harry Potter," dit Ron, il commençait à être fatigué des plaintes d'Hermione, qui le rendaient de plus en plus confus sur ce qui s'était réellement passé dans la boulangerie. Et tout cela lui donnait la migraine.
"Ron!" s'offusqua Hermione, "je pense que je pourrais reconnaître mon ex-meilleur ami."
"Tout ce que je dis c'est qu'il n'avait ni le cheveux noirs, ni les yeux verts, ni de lunettes."
"Il a pu se teindre les cheveux et il se peut aussi qu'il porte des lentilles."
"Des lentilles?"
"Elles servent à corriger la vue sans lunettes."
"Alors, ses yeux ne seraient plus forcément verts?"
"Non, elles peuvent changer la couleur aussi- oh, ça n'a pas d'importance. Je sais que c'était Harry!" Hermione était encore plus exaspérée.
"Et je n'ai pas vu la moindre trace de sa cicatrice, et je sais que le maquillage que tu utilises ne peut pas la masquer," poursuivit Ron.
"Mais il était exactement comme Harry! J'en suis sûre!" Hermione paraissait désespérée.
"Tous mes frères me ressemblent, mais ça ne veut pas dire qu'ils sont moi. Je dois admettre qu'il ressemblait beaucoup à Harry, mais il y a dans le monde tout un tas de personne qui se ressemblent. En plus, je ne crois pas qu'Harry aurait pu être si froid."
Hermione baissa les bras de frustration. "Tu es exaspérant! Tu le sais?"
Au même moment, les portes s'ouvrirent et deux Aurors entrèrent, le premier tenait un carnet de notes dans une main et un stylo dans l'autre, et l'autre Auror le suivait.
"Alors, Mme Weasley," aboya le premier Auror, "d'après ce que j'ai compris, vous pointez votre baguette sur un groupe de moldus et vous jetez un sort. C'est bien ça?"
"Oui, mais –"
"Et vous saviez que vous vous trouviez dans un magasin moldu?"
"Oui, mais –"
" Alors ce serait un..."
" délit de classe 1," finit le deuxième Auror, "parce qu'elle était dans une zone B de restriction moldue dans un pays de niveau 5 et elle a pointé sa baguette sur deux moldus, et son niveau magique C a été utilisé à 57% et elle a conjuré un sort de grade 1, et puisque aucun sort d'Amnésie n'a dû être lancé et qu'aucune équipe de nettoyage n'était requise, le montant de l'amende s'élève à 3 gallions et 7 mornilles."
"Vous avez de la chance, nous avons été indulgents, Mme Weasley." L'Auror gloussa. "Si j'étais vous, je paierais la contravention au lieu de faire appel. Ce serait ridicule d'amener un petit délit devant la court, et d'autant plus que l'amende est raisonnable. Bonne journée."
Les Aurors se levèrent pour partir.
"Attendez!" les interpella Hermione, "L'homme à qui j'ai lancé le sort, avez-vous scanné ses capacités magiques?"
"Oui, nous avons scanné toute la boutique, Mme Weasley," répondit le premier Auror.
"Et un d'eux était-il seulement de niveau B?"
"Nnon, c'est pour cette raison qu'ils sont reconnus comme étant des moldus, personnes dépourvues de magie."
"Je ne suis pas stupide, je sais tout ça. Mais cet homme, qui a dit qu'il était acteur, êtes-vous certain qu'il ne possédait aucune capacité magique?"
"M'dame, je ne vois pas où vous voulez en venir, mais pour la dernière fois, non, il n'y avait aucun sorcier, ou même un moldu qui possédait un taux inhabituellement élevé de puissance magique, dans ce bâtiment, heureusement pour vous et M Weasley.
"Mais Harry était là-bas! Je le sais!"
"Qui? Harry Potter?"
"Oui!"
"M'dame, je pense que vous avez besoin de repos. Pourquoi ne pas rentrer chez vous et prendre quelques jours de vacances loin de votre travail pour vous relaxer un peu?"
"Ecoutez, vous êtes pathétiques-"
"Vous savez," la coupa Ron, "Je pense que vous avez absolument raison. Mon épouse est plutôt fatiguée et je sais que toute cette histoire l'a beaucoup bouleversée. Je crois qu'un peu de repos est définitivement la meilleure chose pour elle. Nous allons payer l'amende immédiatement. Merci messieurs de nous avoir aider."
"C'est juste notre métier," dit le premier Auror. "Vous pouvez payer au guichet 8. Tournez à droite au bout du couloir pour y accéder."
Les Aurors sortirent de la pièce, laissant Ron avec une Hermione vraiment très frustrée.
Ron paya rapidement la contravention et fit de son mieux pour sortir de l'immeuble avant que quelque chose d'autre n'arrive.
James se réveilla avec un mal de tête épouvantable. Dehors, tout était sombre et toutes les lumières étaient éteintes.
Où suis-je? pensa-t-il frénétiquement.
Et lentement les événements de l'après-midi lui revinrent à l'esprit, comme un rêve.
Et pendant quelques secondes, James crut qu'il avait vraiment rêvé. Mais la réalité le frappa de plein fouet. Il se redressa d'un bond. Qu'est-ce que j'ai fait?
James rejoua cet après-midi encore et encore dans sa tête, avec tous les détailst. Il se rappela la rapidité du ministère à apparaître sur les lieux. Ils avaient dû transplaner aussitôt après avoir entendu qu'une baguette avait été sortie dans un magasin moldu. Ce qui signifie la présence de photographes, songea James, beaucoup d'entre eux. Il n'y avait aucune chance que des journalistes manquent la chance d'écrire un article sur un signalement d'Harry Potter, surtout quand sa présence est signalée par les meilleurs amis du "Garçon Qui A Survécu".
James dirigea ses pensées vers Ron et Hermione, et essaya de se souvenir de tout ce qu'il avait pu leur dire. Il n'avait pas réfléchi à la plupart de ses paroles et les avait dites sur le coup.
Mais un détail surtout coinçait dans son esprit. Ron avait demandé, " Qu'est-il arrivé au Harry que nous connaissions et aimions?" James peinait maintenant pour se souvenir de sa réponse. Après plusieurs minutes de concentration, ses yeux s'élargirent d'étonnement. Stupide, se dit-il, c'était vraiment très stupide. J'ai dit "Cet Harry Potter doit être mort." Mais est-ce que Ron a une seule fois prononcer mon nom? Mon nom entier? Peut-être que non. Non, sûrement pas.
James se mit une claque sur la tête. Comment avait-il pu faire ça? Dire quelque chose de si bête et évident? James poussa un cri de frustration et lança son oreiller contre le mur.
Une lumière s'alluma. "James? Tu es réveillé?" demanda une voix que James reconnut comme celle de Sarah.
James demeura silencieux.
"James?" demanda encore Sarah, en entrant dans la chambre. "Je vois que tu es assis, tu sais."
"Ouais, je suis réveillé."
"Je sais ça."
"Oh."
"Que se passe-t-il?"
"J'ai fait un mauvais rêve."
"Ah, il est 11h30 à peu près, alors si tu as faim je peux te préparer un sandwich ou autre chose si tu veux."
"Ça me paraît bien."
"Et tu sais quoi? Je vais aller chercher les autres, comme ça tu pourras nous expliquer ce qui s'est passé tout à l'heure."
James soupira. "D'accord." Cette idée ne paraissait pas si bonne que ça après tout.
"D'accord. Jacob et Emma sont encore ici, en bas, ils discutent. Ils nous ont aidé pour le reste des éclairs et pour disperser la foule qui se trouvait dans et autour de la boutique."
James se sentit immédiatement coupable et baissa la tête. Sarah le remarqua. "Oh James, nous sommes tous tes amis, et nous serons toujours là pour toi quoi que tu fasses."
"Merci," bredouilla-t-il. Il se leva et avala quelques pilules, et puis il se dirigea vers le rez-de-chaussée pour faire face à la folie qui était la sienne.
Une fois tout le monde bien installé, une boisson chaude entre les mains, James sut qu'il était temps de leur avouer la vérité.
Ils étaient assis au fond de la cuisine, Jacob et Emma partageaient une caisse, Peter et Sarah étaient l'un à côté de l'autre, et James faisait face à ses amis.
James prit une profonde inspiration. On y était. Après ça, il n'y avait plus de retour possible. Il reconnaîtrait qui il était. Qui il est. Il n'était pas une personne lambda qui avait déménagée au Canada. Il n'était pas un homme ordinaire qui aimait enseigner aux enfants. Il n'était pas James Potterson. Il était – oserait-il le dire – il était Harry Potter, un sorcier, qui avait des pouvoirs qui dépassaient tous ceux vus depuis des centaines années, et qui manquait de courage pour affronter son passé.
James observa les regards impatients de ses amis, Peter, Sarah, Emma et Jacob.
"Vous voulez tous savoir ce que je cache?" commença-t-il. "Et c'est compréhensible. Peter me connaît depuis dix ans, et il ne sait rien à propos de moi, du vrai moi. Il ne connait même pas mon vrai nom." Emma, Sarah, et Jacob tournèrent leur regard surpris vers Peter. Peter parut aussi plutôt choqué. "Alors je vous le dis maintenant. Mon véritable nom est-" il hésita. Fais le, se dit-il brusquement. "Mon véritable nom est Harry Potter, et je suis- je suis un sorcier."
Et un ange passa.
Et puis Emma rit assez sottement. "Tu voulais nous dire," dit-elle, son petit rire devint rapidement un rire hystérique, "que tu croyais que tu étais un sorcier?"
Cette déclaration causa à Jacob et Sarah un départ de fou rire, bien qu'ils essayèrent de le cacher.
James était perdu. Tout cela n'était pas censé se passer ainsi. Ses amis n'étaient pas supposés rire.
"Ce n'est vraiment pas drôle," dit James indigné.
Malheureusement, Jacob, Emma, et Sarah riaient trop fort pour entendre la défense de James.
La seule personne qui ne riait pas était Peter. En fait, il était loin d'être amusé. Il semblait en colère, très en colère. Lentement, le trio hystérique se calma, et un silence très pesant s'en suivit.
"Je ne sais pas qui tu penses duper," dit Peter, furieux. "Pourquoi est-ce si dur de dire la vérité ?"
"Mais c'est ce que je fais!" cria James, qui était maintenant exaspéré.
"Alors pourquoi ne nous montres-tu pas ta magie?" demanda Sarah, diplomatiquement.
"Parce que je ne peux pas."
"Et tu es un sorcier parce que...?" l'interrogea Emma, en souriant légèrement.
"Attendez, je ne peux pas faire de magie parce que d'un, je prends des médicaments spéciaux, et de deux, si je le faisais, tout le monde pourrait me retrouver et probablement me ramènerait au ministère et là ils me forceraient à retourner dans le monde sorcier où ils me poseront toute sorte de questions compliquées à propos des meurtres et des otages et de l'assassin fou furieux qui essayait de me tuer et ils me feraient revivre la partie la plus horrible de ma vie encore et encore..."
"Alors c'est à ça que te servent tes pilules," dit Emma.
"Mais est-ce que vous m'écoutez?" demanda un James très contrarié. "Mon vrai nom est Harry Potter, je suis le sorcier le plus puissant, et je n'ai aucune idée de la raison pour laquelle personne ne me croit."
"Tu es une personne vraiment énervante," dit Peter, "tout ce que je veux c'est la vérité, et tu nous débites une histoire complètement décousue de 'sorcier le plus puissant' ou je ne sais pas. Est-ce que tu t'attendais vraiment à ce qu'on te croit?"
James était fatigué. Il avait mal à la tête. Et toute cette situation n'allait pas dans le bon sens. "Vous voulez la vérité?" demanda-t-il calmement.
Peter, Sarah, Jacob, et Emma acquiescèrent.
"Bien. J'étais avocat en Angleterre et je dirigeais la défense dans une affaire criminelle dont Hermione, la femme que vous avez vu dans la boutique cette après-midi, était une des témoins oculaires. J'ai gagné l'affaire, mais à cause de plusieurs erreurs commises par des employés, les papiers de la protection des témoins ont été perdus et toute la famille d'Hermione a été tuée par l'homme qui m'avait embauché pour le défendre au tribunal. Je ne pouvais pas me le pardonner. Alors j'ai quitté mon cabinet et je me suis sauvé ici au Canada. Je me suis persuadé que j'étais un sorcier dans une dernière tentative d'échapper à mon passé. Je vous ai raconté que mon nom de famille était Potter afin de rendre cette histoire de sorcier plus plausible. Et maintenant vous connaissez toute la vérité. Je suis juste Harry James Potterson, connu en tant que James, un pauvre avocat confus tentant d'échapper à d'horribles sentiments de culpabilité.
Tout le monde fixait James. Ils semblaient choqués et concernés.
"Pauvre Jamesie," murmura Emma.
Sarah secouait doucement la tête. "Je suis tellement désolée."
"Tu aurais pu nous le dire plus tôt, James," dit Peter, "Mais je comprends pourquoi tu ne l'as pas fait. Je ne te blâme pas, et je serai toujours là pour toi. Je veux que tu le saches."
"Merci à tous de m'avoir écouté," dit James d'une voix monocorde, "Je suis sincèrement touché d'avoir des amis aussi compréhensifs."
"Eh bien, nous serons toujours là pour toi, mon chéri," dit Sarah en se levant et en l'étreignant. "En tout cas, je suis fatiguée, je pense qu'il est temps pour tous d'aller se coucher. Bonne nuit tout le monde."
La conversation était terminée. Chacun souhaita une bonne nuit aux autres, et tous eurent un geste de compassion pour James. Jacob et Emma rentrèrent chez eux en voiture, Peter et Sarah restèrent sur place, et James dut rentrer seul dans son appartement.
Cette nuit-là, James resta allongé sur son lit, il réfléchissait à la journée qui s'était écoulée. Bien sûr, elle avait débuté innocemment. Un jour d'école comme les autres. En fait, la plupart de la journée était parfaitement normale. Mais les six dernières heures ressemblaient à un cauchemar. Non seulement ses amis perdus depuis si longtemps avaient réapparu, mais ensuite, quand il eut finalement le courage de raconter à ses amis actuels toute la vérité sur lui, ils lui ont ri au nez. Ils ont cru à l'histoire toute faite d'un pauvre avocat rongé par la culpabilité fuyant son passé. Et aucune question n'a été posée à propos de l'histoire de l'avocat misérable. Non, ses amis l'avaient aveuglément acceptée. Et même, ils ont compati avec cet homme de loi. Mais il ont ri du vrai James. Le vrai Harry. James rit doucement d'épuisement et d'incrédulité, et tomba de sommeil en pensant à l'ironie du monde.
Mise à jour le 25.03.2013
