Bonjour/Bonsoir ~

Alors, scène assez dramatique, dans un sens, comme le reste BWAHAHA /SBAM. Ehm. Donc là, comme y'a beaucoup d'officiels, j'vous fait pas chier avec les prénoms 8D. Juste précision, au cas où ça serait pas flagrant, et vu que c'est surtout le point de vue d'Iggy : Corée du Sud et Taïwan, c'est les petits asiatiques et les deux fillettes c'est Monaco et Seychelles. Voilàà ~

Et devinez ce qu'il se passe au prochain ? L'indice est dans le russe ! 8D

Bonne lecture o/


« Reculez ! Tous ! Ou je vous abats comme des chiens ! NOW ! » hurlait Arthur, pointant son pistolet sur la rangée d'hommes en face de lui

Une perle de sueur coulait le long de sa tempe. Il ne voulait pas en arriver à de telles extrémités, mais il n'avait plus le choix. Maintenir l'ordre sur le RMS Titanic, en train de sombrer la tête la première dans l'océan, était devenu plus difficile que jamais. Ses mains serrant la crosse de son pistolet tremblaient violemment, et il n'était même pas sûr de pouvoir viser correctement s'il avait à s'en servir. Les autres hommes le regardaient d'un air effarés, effrayés par l'arme pointée sur eux, une nouvelle menace, bien moindre que l'eau.

Arthur soupira et abaissa son arme, jetant un œil à Alfred, perché sur la proue du canot qu'ils n'avaient pas encore fait descendre. L'autre le regardait avec des yeux ronds, et prit une expression grave quand Arthur chargea trois balles de plus dans son pistolet, au cas où. L'américain déglutit avant de reporter son attention sur la femme qu'il aida à monter dans le canot, il devait rester à son poste, coûte que coûte. Arthur s'occuperait de l'ordre, il savait le faire, Alfred avait confiance en lui, totalement confiance.

« Laissez passer les femmes et les enfants, uniquement ! » lança-t-il d'un ton calme, mais ferme, ouvrant d'un geste la voie

Certains s'écartèrent pour laisser passer une fillette brune ainsi qu'un garçon, à l'air assez jeune pour être considéré comme un enfant par Arthur. L'anglais leur fit signe de s'avancer et aida Alfred à les installer, tenant toujours en joue le reste de l'assemblée. Derrière lui, dans le canot, la petite pleurait dans les bras du plus grand, fixant, les joues trempées, un homme en rouge qui les saluait avec un sourire, un sourire d'encouragement, comme pour leur dire que tout irait bien, qu'ils allaient se revoir vite, que ce n'était qu'un au revoir. Arthur soupira, lui, ainsi certainement que le chinois agitant la main, qu'ils ne se reverraient jamais. Un cri parvint à ses oreilles alors qu'il accordait un petit sourire crispé aux deux asiatiques qui venaient de gagner leur passeport pour la survie, comme pour les conforter dans l'idée que tout irait bien.

« Arthur ! Ici, deux petites filles ! » beuglait Francis en accourant, tenant par la main une jeune fille à la tignasse blonde ramenée en tresse, portant de son autre bras une fillette aux cheveux noirs ornés de rubans rouges

Arthur s'écarta pour le laisser passer, accordant un regard bienveillant aux deux filles à l'air apeuré. Alfred leur fit une place près des jeunes asiatiques, déposant doucement la brunette sur les genoux de l'aînée. Quand Francis se recula, Arthur le poussa légèrement vers la poupe. Le français haussa un sourcil en regardant son ami, perplexe.

« Ils ont besoin de quelqu'un à la barre. » fit Arthur en désignant le canot, et Alfred

Francis comprit les intentions de l'anglais, et jeta un œil à l'américain occupé à faire grimper une vieille dame. Alfred était son petit frère, après tout, et le blond voulait s'assurer qu'il soit entre de bonnes mains. Il devait s'occuper de l'ordre sur le navire, pas accompagner un matelot sur un canot, et Francis en avait terminé de l'autre côté. Il pouvait prendre soin d'Alfred, mieux que quiconque, et Arthur lui confiait cette lourde tâche par ce seul échange de regard, ses prunelles d'émeraude plantées dans celles du français. Francis hocha la tête et grimpa dans le bateau, se postant à la barre, debout, prêt à aider avec la descente, au cas où.

C'est alors que l'agitation recommença, une nouvelle vague d'hommes de troisième classe était parvenue jusqu'au pont supérieur, courant en tous sens dans l'espoir de grimper dans un canot. Arthur brandit son arme devant lui, prêt à tirer au cas où. Un espagnol en première ligne crachait son venin, poussant un jeune homme aux cheveux auburn devant lui, demandant à ce qu'on sauve son petit. Mais le petit était loin d'être petit. L'anglais le détailla, la vingtaine, environ, comme Alfred. Il déglutit, il aurait aimé lui faire une place dans le canot, en fait, il aurait aimé qu'il y ait assez de canots pour tout le monde, qu'il n'ait pas à faire cette horrible sélection à savoir qui allait vivre ou mourir. Mais il devait tenir bon, s'il faisait passer celui-là, ils voudraient tous monter dans le bateau, le feraient chavirer, et ces femmes et ces enfants seraient également condamnés. Alors Arthur tint l'espagnol en joue, refusant catégoriquement de laisser passer le dénommé Lovino.

Mais l'espagnol ne l'entendait pas de cette oreille, énervé, paniqué à l'idée de laisser Lovino mourir noyé, il s'avança, braillant des insultes en espagnol à l'anglais, au milieu de tous les cris des autres hommes qui se rapprochaient de lui en une masse grondante et oppressante, le faisant trembler d'effroi, plus que jamais, il sentait la situation lui échapper. L'imposant russe à qui il avait eu à faire quelques minutes plus tôt se détacha de la masse, lui jetant un regard suspicieux, réclamant la place dans le canot qu'il avait achetée. Arthur, à bouts de nerfs, attrapa la liasse de roubles dans sa poche avant et lui jeta à la figure en crachant : « L'argent ne vous sauvera pas, you jerk ! ».

Un homme sur le côté essaya de sauter dans le canot en passant par-dessus les cordages. Aussitôt, Arthur pointa son arme vers lui et tira, manquant de peu sa cible qui s'effondra tout de même sous le choc. L'espagnol en avait profité pour s'avancer, tenant fermement Lovino, paniqué, Arthur ne prit pas la peine de réfléchir et tira, atteignant l'homme en plein dans la poitrine. Le temps semblait s'être arrêté, le regard de prairie de l'espagnol ancré sur celui de l'anglais. Les deux se regardaient, apeurés, les yeux écarquillés d'horreur, chacun réalisa ce qui venait de se produire au son de la voix implorante de Lovino.

« ANTONIO ! NO ! BASTARDO ! » criait l'italien, serrant l'espagnol tombé à terre

Une marre de sang se formait autour d'eaux, Antonio regardait à présent Lovino, mais très vite, la lumière dans ses yeux s'éteint, sans même que Lovino puisse le voir, occupé qu'il était à hurler sa haine et son désespoir à la figure de l'officier.

« BASTARDO ! »

Les cris en italien résonnaient dans le crâne d'Arthur, alors que sa bouche se tordait en une grimace. Il recula, doucement, jusqu'à ce que son pied touche le parapet. Il n'osait pas regarder Lovino dans les yeux, à vrai dire, il n'osait plus poser le regard sur un seul de ces hommes qui hurlaient comme des sauvages, dominés par leur instinct de survie les faisant rejeter l'autorité qui les condamnait à couler avec le navire. Il s'intéressa seulement à Alfred, qui lui jetait des regards inquiets, en tentant de garder ces hommes loin du bateau qu'il avait déserté. Arthur leva la main vers son front, fixant son frère avec un sourire d'excuse, ses lèvres formèrent les mots suivants : « Get on a boat, love ya ». Horrifié, Alfred hurla, couvrant les plaintes de Lovino et les braillements d'animaux des autres passagers.

« ARTHUR ! NO ! DON'T – »

Trop tard, il avait appuyé sur la détente, et un troisième coup de feu avait retentit sur le pont du Titanic, déclenchant des hurlements de la part des femmes et des enfants sur le canot non loin. Son corps sans vie bascula et tomba dans l'océan, flottant un instant avant de couler à pic, suivit par une trainée rouge sombre, tout ça sous les yeux larmoyants et effarés d'Alfred.