Chapitre 8 : « Vous m'avez offert l'endroit idéal pour mourir !»
Le maire d'Ode, un homme petit et trapu, avait
les mains jointes dans le dos pour regarder ce qui se tramait dans sa
ville. Comment avaient ils pu en arriver à cette situation ?
Ce n'était pas sa faute, il ne faisait que suivre les
ordres, dirigeant les garnisons en accord avec le plan du commissaire
des finances.
L'un des plus vieux dictons d'Iwa disait «
La force d'un seul ne vaut rien face à mille. »
Iwa
n'était pas craint pour sa puissance militaire mais pour sa
stratégie, réputée dans le monde ninja comme la
meilleure. En tant que représentants de l'ordre public, les
ninja d'Iwa chargés de ce type de mission n'avaient aucun
égal sur terre comme au ciel.
Vrai ou pas, ils
n'attaquaient jamais seuls mais en grand nombre et sur le champ de
bataille, beaucoup les avaient surnommés avec crainte «
les invincibles ». Ils avaient pris l'habitude d'attaquer
en très grand nombre une cible lorsqu'il s'agissait
simplement de la neutraliser.
Toutefois, le spectacle à sa
fenêtre n'avait rien de réjouissant : dire que tous
ces gens allaient être envoyés en exil après un
pseudo procès. Cela lui faisait drôle… comme si sa
ville était devenu un véritable camp de concentration.
Mais les ordres étaient clair : il n'avait pas le choix.
Shinobu et Eiji étaient restés dans les premiers
rangs des prisonniers. Ils regardaient le maire à la fenêtre.
La situation était vraiment désespérée.
Ils leurs avaient confisquaient leur équipement.
Hinata et Kakashi étaient cette fois ci réellement
prisonniers des ninja d'Iwa mais ils avaient choisis d'eux même
cette condition.
Lorsque les ninja firent irruption au village,
ils s'étaient déjà échappés mais
à la vue du désastre, Hinata et Kakashi changèrent
leur attitude et préférèrent rester pour aider
de l'intérieur leurs « protecteurs ». Ou tout du
moins en découvrir plus à leur sujet : la situation
était vraiment étrange. Ils avaient eut l'impression
d'être de nouveau en guerre. Les ninja avaient mit le feu aux
maisons pour faire sortir leurs résidents et faciliter leur
arrestation.
Basara s'était rendu sans opposer la
moindre résistance pour éviter plus de dégâts.
Il avait échoué dans sa mission de protection. Tous ses
espoirs résidaient maintenant en un seul homme.
En voyant
son geste, Kakashi se rendit le premier. Il avait assisté à
la scène et admiré le courage de cet homme pour sauver
son village. De toute façon il fallait bien retourner en ville
et retrouver l'ambassadrice et le gamin.
Sur le chemin la
colonne de prisonnier en rencontra une autre, qui provenait cette
fois ci d'un village voisin. Après avoir formé une
jointure, ils se rendirent à Ode puis, sur la place publique
ou les prisonniers seraient jugés.
Lorsqu'ils arrivèrent
enfin en ville, Kakashi se maudit d'avoir fait ce choix : toute
tentative d'évasion était vaine.
Yoshitaro
émergea d'un sommeil sans rêve. Il était ligoté
sur le toit d'un édifice gigantesque. Assit en tailleur, il
observa son environnement et examina sa situation.
Elle aurait pu
être pire.
Le soleil commençait à poindre à
l'horizon ce qui mettait en relief, le triste spectacle visible
dans toute la ville. Dans les grandes voies de la rue, des colonnes
entières de prisonniers défilaient dans la rue, se
dirigeant vers le centre ville. En tournant la tête, il assista
à une scène qui avait du se répéter
plusieurs fois au cours de la nuit : des ninja d'Iwa qui
employaient des méthodes plutôt peu réglementaires
pour déloger ou faire taire tout témoignage des
entourages.
Les ninja d'Iwa, devenus pour l'occasion simples
policiers s'étaient prémunis de tout un arsenal assez
impressionnant : matraques, long bâtons de lancés quand
il ne s'agissait pas de fouets à embouts de cordes en forme
de crochet. Ce genre d'équipement n'avait laissé
aucune chance face à la plupart des personnes arrêtées.
Quelques feuilles s'envolèrent du toit avec le vent.
Après être passées devant le chuunin, Saï
fit son apparition.
« Alors enfin réveillé, «
Yoshitaro sama » ?
- Mais tu es quoi toi à la fin ?
- Qui sait, répondit Saï, Juste un ninja travaillant
à son compte.
- Un ninja errant donc… Ton nom ?
-
Appelle moi Saï-o- dono, ça me suffira.
- Tu peux
rêver. Que me veux tu ?
- Ca serait plutôt à
moi de te demander ce que Tu prépares, « Yoshitaro sama
».
- Je n'ai pas à te répondre.
- C'est
moi ici ton geôlier. Tu n'as pas bientôt fini de poser
des questions que tu sais d'avance que je ne te répondrai
pas non plus… Soupira Saï. Au fait, inutile de crier. Nous
sommes dans une autre dimension, plus précisément dans
un dessin que j'ai réalisé qui nous permet
d'apprécier pleinement le spectacle de dehors. D'ici
personne ne peut t'entendre crier, « Yoshitaro sama »
- Je ne vois pas ce que tu veux dire. Et arrête de
m'appeler « Yoshit… »
- Arrête de jouer les
crétins, « Yoshitaro sama ». T'es mauvais dans
ce rôle. Tes pitoyables tours sont en tout cas inutiles devant
un Anbu. Je sais qui tu es en réalité.
- … Tu te
décides à m'en dévoiler un peu plus sur toi.
- Ma patience a des limites. Souffla Saï d'un ton froid et
détaché. J'ai les moyens pour te faire parler…
alors si j'étais toi, je passerai à table assez vite.
Je ne suis pas aussi sympa que j'en ai l'air…
- Je ne te
dirai rien puisque je ne sais rien. On finira bien par me retrouver.
Ne sous estime jamais un ninja d'Iwa…
- Même si je te
disais que Tu as déjà perdu d'avance ? Je l'ai mis
au courant. Votre plan a échoué.»
Une lueur
passa furtivement dans les yeux du ninja d'Iwa qui les baissa de
suite instinctivement... Cela n'échappa pas à Saï.
Il ne faisait donc pas fausse route. Ce type ne paraissait pas ce
qu'il était à première vue.
Yoshitaro
baissa la tête. C'était la première fois que
quelqu'un arrivait à lire aussi bien dans son jeu. Ce «
Saï » semblait avoir de la ressource. Il était bien
plus fort que lui, pourtant un chuunin de première classe.
Es
ce qu'il bluffait avec son histoire comme quoi il aurait tout
découvert ?
Si il disait vrai, cela pourrait poser
quelques soucis. Quelque chose attira son attention à ce
moment là.
« Il est trop tard pour sauver ces
paysans, Saï. Et encore moins l'Imposteur. »
En
regardant vers la direction, Saï se pinça les lèvres.
Il était déjà à l'entrée d'Ode.
Quel imbécile ! En espérant qu'il ait un plan pour
une fois.
« Alors, comment disais tu « Saï »…
a oui, « le plan a échoué » ou un truc dans
le genre.
- Hum… nous verrons bien. Ne crois pas que tes soucis
sont déjà finis pour autant.
- Soit, mais tu
devrais peut être l'aider.
- Je ne pense pas. Tu
n'apprécies pas ma compagnie « Yoshitaro sama »
?
- Qui sais ? Je pourrai m'en accommoder si tu me relâchais.
- Tu va rester avec moi pour le moment.» répondit il
après un court silence.
Saï regarda de nouveau en
direction de l'entrée de la ville. Il s'extirpa du dessin
et le referma. Des dizaines de ninja commençaient à
encercler l'ex genin. Ca commençait très mal.
Le
ninja de Konoha sauta de toits en toits pour se diriger vers le
centre ville afin d'assister pleinement au spectacle. là bas
en attendant sa venue, il pourrait reprendre tranquillement son petit
interrogatoire, mais cette fois ci plus sérieusement.
Naruto
s'était présenté devant les portes d'Ode
finalement avant le levé jour. Après avoir mûrement
réfléchi à ce que Saï lui avait dit, il
comprit que l'équipe de Kakashi avait été
faite prisonnière.
Quel crétin ! Il venait sans un
réel plan d'action et juste après une conversation
avec Saï qui, comme à son habitude avait laissé
beaucoup plus de mystères en suspens que de véritables
réponses.
Mais bon, il n'était pas trop tard. Il
espérait trouver un moyen au plus vite pour les sauver sans
qu'il y ait trop de bagarre.
En fait il n'avait aucun plan
d'action, tout simplement. Si ça avait été le
cas, il se serait senti comme un ninja en mission.
« Jetez
vos armes, on vous arrête pour avoir aider le gardien de la
montagne à s'enfuir !
- … mais je suis peut être
innocent ? Mouais… pas très convaincant tout ça
pour le coup.
- Vous ! Un ninja errant sans maître
n'est qu'un chemineau sans logis…
- Heu…, dit le «
ninja », je ne suis pas un …
- Soit ! Nous t'arrêtons
pour vagabondage.
- Et ben, au moins, ces gens savent ce qu'ils
veulent. » Se dit Naruto. Mais il eut à ce moment là
une idée de génie. Puisque ces gens veulent absolument
le traiter en tant que ninja, ils allaient être servis…
Prenant son visage le plus ferme et le plus sérieux,
Naruto laissa les deux hommes s'approcher pour le saisir. Naruto
retourna leur prise contre eux même avant de les saisir au
collet. Il commença à les étrangler doucement
dans l'arrondi de ses bras.
« Arrêtes ! Tu es en
état d'arrestation !
- Silence !
- Misérable
! Tu défies la police !
- Ah ! la ferme, imbéciles
! vous ne pouvez traiter pas des ninja comme de simples paysans ou
des villageois. Capturer un ninja dans le cadre d'une rafle ? c'est
absurde ! Vous n'avez pas le droit !
- Même si tu fus
ninja autrefois, tu n'es aujourd'hui rien de plus qu'un vagabond
sans logis puisque tu te refuses de porter ton bandeau. Arrêtez
le ! »
L'exilé sourit intérieurement de la
remarque : ces mecs allaient vraiment finir par l'énerver.
Toutefois, cela faisait longtemps que personne n'avait cherché
à le défier.
Naruto relâcha ses deux otages à
bout de souffle sur les cotés pour stopper ses premiers
opposants. Leurs mouvements étaient mal coordonnés par
rapport à ceux qu'il avait combattu pendant la guerre. Ce
n'était que pour la plupart que des bleus. Naruto se
contenta juste de les repousser ou d'en assommer les plus hargneux
le reste du temps.
Les ninja dans son dos choisirent ce moment
pour le charger. Ils furent stoppés pareillement.
Arriva
enfin le moment qu'il attendait depuis le début : les
policiers lancèrent leurs crochets. Il les esquiva tous sauf
un en particulier pour le laisser lui saisir l'avant bras. Naruto
l'arracha des mains de son propriétaire puis retourna l'arme
contre celui qui lui avait ordonné le silence tout à
l'heure, peut être bien l'orfficier chargé de son
arrestation. Le fouet s'enroula autours de son cou. Naruto n'eut plus
qu'à le traîner jusqu'à lui.
Ses hommes
stoppèrent l'attaque devant la prise d'otage avant même
que leur chef ne leur en intime l'ordre. Naruto avait bien vu
l'astuce.
« Bien… conduit moi au maire. Normalement si
je me souviens bien, c'est lui qui ici est chargé du
maintien de l'ordre public si je ne me trompe.
- hurn…
pourquoi devrais… pourquoi devrais je faire ça ?
- je
n'ai opposé aucune résistance. En tant que ninja
traité comme un vulgaire chien, j'ai été
contraint de me défendre.
Conduis moi à lui. Et
vite !» grogna Naruto avec l'accent suffisamment menaçant
pour le convaincre.
Devant la mine déconfis de ses propres
troupes, hésitant entre attaquer et ne rien faire, il leur
intima par un signe de la main de baisser leurs armes pour laisser
rentrer Naruto dans la ville.
Un peu en retrait du pont, Gaï
et Lee observaient la scène. Devant l'hésitation de Gaï
pour intervenir, Lee parla.
« Naruto s'acharne on dirait…
- Mais combien de temps pourra t'il tenir ?
- Le
commissaire des finances a mis en alerte de nombreuses garnisons. Il
a même fait pression pour appeler des ninja de Konoha. Il est
prêt à tout.
- Ce pauvre fou d'Uzumaki ne sait pas
dans quoi il s'embarque…
- nous devons y aller senseï,
notre défi attend.»
Gaï soupira. De toute façon
il ne pourrait rien faire. Il n'avait pas le temps à se
consacrer pour un condamné à mort.
Akamaru
observa la scène attentivement dans les hautes herbes. Mais
que faisait cet imbécile ?
De toute façon ils ne
pourraient rien contre lui. Là-bas, il serait complètement
encerclé, et il lui serait impossible de fuir.
Il se
rendait à sa propre exécution.
C'est ainsi que
Naruto réussit à se rendre à la mairie d'Ode,
avec la meilleure garde du pays pour un seul homme.
Etait il
suicidaire ?
Il sentit l'odeur de Saï qui à ce
moment là lui fit signe de le suivre dans la ville. Après
tout, ces humains étaient vraiment bizarres.
Toute la
place publique s'écarta devant Naruto qui tenait encore sous
son pouvoir le commissaire, précédé par ses
ninjas.
Parmi les prisonniers, le groupe de Kakashi reconnurent
sans trop de peine ce qui se passait. Il n'y avait qu'un seul
imbécile au monde à pouvoir faire autant de bazar pour
une arrestation. Tout le monde avait les yeux rivés sur lui,
avec un profond ressentiment de colère et d'interrogations
diverses.
Saï suspendit son interrogatoire devenu un peu
plus musclé –histoire d'avoir de l'exercice- pour
pouvoir observer la scène. Ce Yoshitaro avait vraiment une
tête à claque. Il laissa son prisonnier observer la
scène pour peut être lui donner des informations
indirectement. Akamaru était resté en arrière et
écoutait tout ce qui se passait dans le contre bas d'une
ruelle.
Naruto ne se laissa pas déstabilisé pour si
peu. Il avait été dans des situations bien plus
désastreuses. Mais à partir de maintenant, tout se
jouait et il faudrait jouer cartes sur table. Aux quatre coins de la
place, Naruto ressentait quand même étonnement beaucoup
d'ondes négatives à son encontre. -qui ne venaient
pas seulement des gardes-. L'équipe de Kakashi devait être
dans le coin.
Au moins il les avait presque retrouvés.
Le maire se tenait debout devant la porte d'entrée
avec un air sombre et déterminé. En guise d'autorité,
il avait un bâton qui l'aidait à rester debout à
l'occasion.
« Comment oses défier la Loi ? Te
rends tu compte de ce que tu fais ? Rend toi ou le châtiment
sera la mort sans aucune autre forme de procès.
- Aucun
ninja ne peut accepter l'exil !
- Tu revendiques les droits
d'un ninja, repris le maire d'un air amusé. Un simple
crève la fin comme toi ? Elle est bien bonne celle la. Mais
puisque tu insistes, je vais t'expliquer pourquoi nous avons
organisés cette rafle. »
Il marqua une pause puis
reprit.
« Le commissaire des finances a lui-même
ordonné l'application de cette rafle pour tous les bons a
rien … y compris les ninja sans maître ou errants.
En
des temps troublés, il est impératif que nous arrêtions
toutes les personnes pouvant nuire à l'ordre public afin de
préserver la paix. Akamaru n'y fait pas exception et il doit
être puni.
Quelqu'un l'a aidé à s'échapper.
Afin que ce cas de figure ne se reproduise à l'avenir, nous
avons procédé à l'arrestation de toutes les
personnes suspectes de l'aider par l'avenir.
Cela nous permet aussi de pallier le manque de main d'œuvre… d'une pierre deux coups. »
Naruto était intrigué et surpris
par tant de dévouement à son travail : le maire avait
réussi à remonter dans son estime. C'était
donc juste qu'un pion dans cet immense échiquier, pas le
véritable danger : il ne faisait que suivre les ordres. Il ne
pouvait donc agir sur lui.
Le problème c'est que tout ce
qu'il avait dit tenait debout.
Lors des rencontres inter
villages cachés, il fut bien décidé d'une loi
autorisant ce genre de chose afin de ramener l'ordre. Il ne pouvait
argumenter contre le Ruban Rouge et dénoncer le complot dans
ces conditions, puisque le maire était un homme intègre,
appliquant à la lettre ce qu'on lui disait de faire. Juste
un homme de paille en fait.
Naruto commença à se
demander si il pourrait revoir tout au moins une fois Hinata ou si
ils seraient ensemble dans les mines. Peut être qu'il
arriverait à raisonner le maire pour laisser au moins les
villageois et l'équipe de Kakashi…
Il ne fallait pas
rêver non plus.
Le maire crut avoir gagné en
voyant la détermination baisser dans les yeux de Naruto.
Celui-ci n'écoutait déjà plus son
argumentaire. Enorgueillit par sa quasi victoire, il commis une
erreur ...
« Tu as beau avoir été un ninja
inférieur assez connu, tu n'es plus qu'un Imposteur qui ne
vaut pas mieux qu'un vagabond. »
Naruto fut de nouveau
interpelé par cette phrase mais il réussit à le
cacher. Cependant, il avait beaucoup de mal à contenir sa
colère. Puis une idée germa… Naruto pouvait peut être
gagner grâce à ça.
Oui. Finalement le «
plan » allait peut être marcher, il ne suffisait plus
qu'utiliser sa colère mais de manière intelligente
pour une fois.
Saï sourit en voyant la petite étincelle
dans l'œil de Naruto : le complot avait déjà échoué.
Akamaru entendit les muscles des lèvres de l'ami de son
maître se contracter l'espace d'un instant juste avant de
reprendr :
« Je veux le nom du commissaire des finances et
celui des responsable de garnisons appelés pour cette rafle.
- En quel honneur ?
- En tant que ninja en mission par le
7ème Hokage lui même, ce sont eux qui doivent en
personne me congédier. Un magistrat ou representant du peuple
ne peut agir à leur place. Sauf si vous me donniez leur nom.
L'honneur et le protocole l'exigent.
- Très bien :
Tajeshi Osenawa Iruka Nozumaru, Ryo Sentetsu et Pierrot le fou, tous
les quatre capitaines des garnisons les plus proche de ma ville. Le
commissaire des finances qui a ordonné l'arrestation est
Kazuo Oirike.
- Bien, sourit Naruto, je ne vous connais pas et je
n'ai jamais donné mon nom à personne ici…
Alors
comment connaissez vous mon nom de code « Imposteur »,
connu uniquement au village caché de Konoha, lorsque j'étais
encore en service ?»
Tout le monde fut surpris par
cette révélation. Pourquoi un surnom aussi dégradant
?
Lorsqu'il prononça ces mot, Shinobu et Eiji furent
surpris et ressentirent un sentiment de honte. Cet homme semblait
avoir tellement souffert par le passé, et on continuait à
le poursuivre comme si il n'était qu'un moins que rien.
Ils se surprirent tous les deux à admirer son courage. Mais
Shinobu ne s'y trompait pas : si il persistait dans la voie de la
provocation, il mourrait.
Hinata pleurait à chaude larme,
Kakashi était resté figé de colère. Ils
avaient déglutit de travers lorsque il le dit, puis se
sentirent très mal à l'aise. C'était vrai,
tout ce qu'il avait dit était vrai : on l'avait surnommé
« imposteur » à la suite d'une affaire ou l'on
crut qu'il avait trahi le village.
Saï resta de marbre
mais eu un léger sourire en voyant le visage sombre et fermé
de son otage : Yoshitaro riait jaune. Si Naruto mourrait, il aurait
de gros problèmes.
Naruto cachait difficilement sa joie :
le prochain coup serait décisif. Il devrait jouer le tout pour
le tout maintenant.
Le maire déglutit de travers. Il
tenta tout de même de sauver les apparences. Après tout,
cet imbécile avait réussit lui-même à se
piéger en rentrant de lui-même dans la ville. Rien était
encore jouer : il pouvait encore étouffer l'affaire en le
tuant tout de suite.
Le maire d'Ode était dévoué
à sa tache depuis maintenant plus de 5 ans dans cette ville
paumée. Tous ces hommes étaient qu'à lui, rien
qu'à lui et ne pouvaient que suivre ses ordres. Il ne
suffisait que d'un signe pour ordonner son exécution. Ce
gamin ne savait vraiment pas à qui il s'adressait.
Cet «
Imposteur » restait quand même un danger à ne
surtout pas négliger…
« Assez tergiversé !
Lâche mon officier et rends toi ! Vite.
- Hé, hé…
j'ai enfin compris tout le plan… » dit Naruto en relâchant
sa prise. Il avait remarqué un nombre important de paysans
dans les prisonniers. Tout s'expliquait enfin.
Son regard
changea encore : il était temps de redevenir un peu sérieux.
L'officier heureux d'être enfin dégagé,
recula par terre et demanda à ses hommes de faire de même.
Cet homme allait mourir : c'était certain.
Ses amis
virent le changement s'opérer dans ses yeux. Hinata
ressentit la peur s'infiltrer dans son cœur. Son chakra commençait
à augmenter et elle n'était pas la seule à le
ressentir.
Etait ce vraiment Naruto ?
Et es ce que l'accident
de la guerre allait de nouveau se produire ?
A Konoha,
quelqu'un qui portait la même apparence que Naruto ouvrit les
yeux. Il avait bien plutôt bien dormi. C'était le
réveil qui était assez bizarre.
Yoko rentra
précipitement dans la chambre : elle l'avait aussi ressenti.
Sa sœur était trempée de sueur.
« Déjà
? Mais que se passe t'il au Pays du riz ?
- … Rien. Mon frère
ne fait que s'amuser.
- Quoi, il « ne fait que de
s'amuser »? Mais que fait cet idiot ? tu te rends compte de
la gravité de la situation ?
- Il n'y a pas à
s'inquiéter, grande soeur. Si tu veux être rassurée,
prend contact avec l'un de nos agents pour connaître la
situation actuelle d'Ode. Dit lui de s'occuper en même
temps des traîtres.
- Je… je ne comprend rien. C'est
comme si il attirait tout le …
- Yoko, je te l'ai dis. Répéta
Kyo. Il n'y a pas à s'inquiéter. Ce n'est pas
pour maintenant. Je vais y aller moi-même et je l'empêcherai
de nuire au cas ou.
- Si tu le dis…
- Je ne mourrai pas
aujourd'hui. Sourit il. Maintenant va te préparer et
concentre toi sur ta mission d'aujourd'hui. »
Lorsque
sa sœur ressorti, Kyo était resté assis sur son lit.
Il se tordait le ventre : la douleur était insupportable. Ce
n'était vraiment pas prévu au programme.
Après
tout il n'avait pas grand-chose à faire pour ce matin,
autant aller y voir soi même ce qui se passe. A vrai dire, le
second du Ruban Rouge crevait d'envie d'y aller depuis sa
conversation d'hier soir dans la forêt.
Il prit sur la
table de nuit un gant rouge et en l'instant d'un battement de
cil, disparut de la chambre pour laisser place à un lapin
blanc.
Apparut en sommet d'une colline, Kyo se rendit compte
qu'il était encore trop loin d'Ode. Comment aller se
débrouiller son frère aujourd'hui ? Depuis le temps
qu'il ne s'était pas battu. Avec un peu de chance et en
courrant un peu, il se mit en route pour Ode… le sourire aux
lèvres.
Naruto se mordit le doigt avant de former une
petite série de signes à très grande vitesse. Il
dessina dans l'espace avec l'emprunte de sang de son index le
symbole du « wu » (néant). L'ex genin termina
enfin sa technique en frappant de la paume de sa main gauche, le
symbole resté en suspension dans l'air :
«
Kyoshise No Jutsu !
…
A moi,
Tsuetattoi Kawazu no jutsu ! (Technique du bâton sacré
de la grenouille) »
Une explosion gigantesque résonna
dans toute la ville. Akamaru ressentit la présence de la
créature avant même que le nuage de fumé soit
dispersé. Une grenouille en armure rouge de la taille d'un
homme était apparue à coté de Naruto. La foule
fut effrayée par ce spectacle.
Naruto tendit le bras en
avant pour obtenir l'arme invoquée, présentée
respectueusement dans la langue du batracien. Le bâton en bois
avait une apparence de couleur rouge et ressemblait vraiment de loin
à une arme ordinaire.
La grenouille ayant remplit son
office disparut.
« Tu nous tiens tête jusqu'au
bout ? Alors pas de quartier » Dit le maire en levant la main
gauche. C'était le signal convenu : lorsqu'il
l'abaisserait, la vie de Naruto prendrait fin. Il était
temps de mettre un terme à ce cirque.
Des ninja sortirent
de toute part, cette fois ci armés jusqu'aux dents. Tout le
monde remarqua leur bandeau aux armes de Konoha. Certains portaient
des arcs, d'autres des lances. Beaucoup étaient en train de
formuler les techniques. Hinata et Shinobu se couvrirent les yeux :
elles ne voulaient pas voir le massacre.
Saï fut surpris par
un tel nombre de ninja en provenance du pays du feu. Il n'arriverait
jamais à repousser un tel nombre d'assaillant. C'était
impossible !
Le groupe de Kakashi déglutit mal : si Naruto
n'arrêtait pas ses conneries, il mourrait.
Naruto
rigola de bon cœur au nez et à la barbe du peloton
d'exécution. Le maire fut intrigué par son attitude.
Une sorte de démence ?
« Ha, ha ! Dans sa hâte
de m'éliminer, le Ruban Rouge perd le sens de l'honneur on
dirait !
Tel les pires des imbéciles, vous vous servez
abusivement du pouvoir de l'OS 5 pour faire votre sale boulot ! Et
les magistrats et commissaires qui vous suivent sont tout aussi
stupides !
- Quoi ? Comment oses tu ?
Naruto hurla
toute sa colère :
«Silence ! Vous m'avez offert
l'endroit idéal pour mourir ! »
Cette
déclaration glaça le sang de tout le monde, Hinata la
première. Sa mine était encore devenue plus pâle
qu'à l'habitude. Kakashi était resté bouche bée.
Il allait vraiment mourir ?
Akamaru fut moins surpris, trop
préoccupé à ressentir une forte concentration de
chakra qui se déplaçait dans leur direction. A en juger
par son odeur, cette chose devait avoir un lien très profond
l'unissant avec Naruto…
Le chien ne savait pas comment se
l'expliquer mais cette odeur lui était familière. Il
serait très vite fixé sur l'identité du
nouveau venu.
Bien qu'il n'appréciait guère
l'humain, après réflexion, le chien décida
d'aller prévenir Saï du problème. Ce serait un
jeu d'enfant pour lui de tromper les ninja d'Iwa.
Et puis
depuis le temps qu'il leur faisait le coup…
Le maire de
la ville rongeait son frein : Uzumaki ne voulait vraiment pas se
rendre et la situation devenait orageuse. La foule de prisonniers
devenait difficilement contrôlable.
« Vous avez bien
entendu. Repris Naruto de sa voix la plus forte histoire d'en
rajouter une couche. Je tuerai jusqu'à ce que ma lame ait
bue suffisamment de sang pour rester noir !
J'érigerai
une montagne de cadavres ! »
Il marqua une pause.
«
Imaginez les rumeurs… « Uzumaki Naruto dit «l'Imposteur
», le célèbre ermite de Konoha, a été
arrêté pendant une rafle puis, retrouvé à
l'agonie au milieu d'un monceau de cadavres ! »
Il
marqua une nouvelle pause, laissant le temps au maire d'imaginer la
suite de l'histoire. Celui ci déglutit. Naruto ajouta :
«
Quand votre ville ne sera plus qu'un charnier, des inspecteurs
officiels de l'Organisation Secrète des 5 viendront
enquêter.
Et ils deviendront très sérieux
quand ils découvriront les cadavres des ninja de Konoha.
Ils
sauront tôt ou tard que l'organisation qui se fait appelée
Ruban Rouge, s'est servi abusivement de son pouvoir pour monter un
plan de politique agricole illégale puis de m'exiler dans un
second temps.
Et que vous, maire de la ville d'Ode ainsi que le
commissaire des finances, vous êtes complices de tous ces
méfaits !
Vous vous targuez de sagesse en arrêtant
les ninja en cavale au cours de vos rafles ! Mais savez vous
seulement combien de ninja sans village protecteur errent dans vos
pays depuis la fin de la guerre ?
Des dizaines de milliers !
Savez vous un peu maintenant le nombre que vous devez
rajouter depuis que l'OS 5 a « rallié » à
sa cause la plupart des pays limitrophes ?
Les hommes prêts
à se révolter contre l'OS 5 sont légion.
Nombreux d'entre eux ont d'ailleurs fondés un nouveau
village caché que beaucoup appellent maintenant « le
village des bannis. »
Le maire ferma les yeux, signe qu'il
connaissait ce village. Il ne fut pas le seul.
« Quand ce
fameux village apprendra la nouvelle de ma mort, sa population
prendra peur en pensant que l'OS 5 a décidé d'en
finir avec eux. Ils en déduiront qu'ils sont les prochains sur
la liste, et ils prendront les armes !
Si ce village caché
se sent contraint par la menace de s'unir avec les autres opposants
au pouvoir, le pays du riz déjà très affaibli
devra leur faire face en plus d'avoir une insurrection sur les
bras. En d'autre terme, un chemin à emprunter pour courir à
la ruine.
Pas étonnant que le problème de ces «
ninja errants » comme vous les appelez tracasse tant les
conseillers de Konoha. Si ce scénario se produisait, le pays
du feu serait le prochain à brûler puisque le siège
de l'OS 5 y tient une conférence très importante dans
quelques jours.
Ils en sont si inquiets qu'ils n'en dorment
plus de la nuit !
En plus de ça, le commissaire des
finances du han de Diaro se met à souffler sur les braises
pour allumer un gigantesque brasier tout ça dans le seul but
de m'envoyer en exil et de se débarrasser des gens
qu'Akamaru protège ?
Mettez les tous au pied du mur
avec votre stratégie stupide et je vous laisse imaginer ce qui
se passera…
Aucun ninja errant n'acceptera de travailler dans
vos mines en tant qu'esclave !
Ils se battront tous, à
mort ! »
Ces mots pétrifièrent son auditoire.
Il venait d'annoncer l'aube d'une nouvelle guerre !
Hinata
se dégagea de ses liens sans trop de difficulté de ses
liens pour libérer Kakashi. Il fallait maintenant agir
maintenant pour sauver son mari.
En se déplaçant
dans la foule agitée, Kakashi fut le premier à observer
le changement qui s'opérait autour de Naruto : son corps
commençait à s'entourer d'une sorte d'aura
bleutée qui disparaissait puis réapparaissait quelques
secondes plus tard. Il ne ressentait pas l'aura maléfique de
Kyuubi.
Cela lui laissait bizarrement l'impression d'une
lampe qui clignotait juste avant de s'éteindre à
jamais.
De l'autre coté de la foule, Shinobu ne
savait plus quoi faire depuis que le blondinet avait annoncé
les enjeux de cette affaire. Elle n'ignorait pas l'existence de
ce fameux village. Cet imbécile voulait mettre le feu aux
poudres. L'ambassadrice cherchait un moyen pour s'échapper
en profitant de l'agitation grandissante de la foule.
Mais elle
était toujours bridée par la présence d'Eiji.
Malgré elle, Shinobu du en convenir que cette histoire la
dépassait.
Eiji ne savait plus quoi penser de Naruto. D'un
coté, il le détestait mais de l'autre, l'enfant de
Kiba avait très peur pour lui. Quelle triste fin tout de même.
Il aurait aimé le tuer de ses propres mains.
Il fut tiré
de ses sombres pensées en voyant passer une ombre à
quatre pattes familière de toits en toits.
Comment se
faisait il que le chien de son père n'avait pas quitté
la ville ?
Akamaru disparut après avoir donner
l'information : Saï à la nouvelle laissa perler une
goutte de sueur à son front... Que faisait il ici ?
Si il
trouvait Yoshitaro en sa possession, le ninja ne donnait pas cher de
sa peau. Saï rangea à sa ceinture le dessin ou était
retenu son prisonnier. L'agitation et la tension du «
publique » devenaient de plus en plus difficiles à
contrôler. Tant pis : il fallait se cacher. Son idée
d'aider Naruto à s'enfuir était devenue trop
risquée.
Lui aussi avait des gens à protéger,
et seul l'homme qui était en sa possession pouvait renverser
le cours des choses. Un sourire se dessina sur ses lèvres : il
avait quand même un peu trop changé à son goût.
Après avoir repoussé une première
missive de ninja, Hinata et Kakashi continuaient à avancer
plutôt régulièrement parmi les rangs d'ennemis.
Le copy ninja avait relevé son bandeau pour pouvoir utiliser
le sharingan au cas où. Ce n'était pour la plupart
que des bleus envoyés, sans doute qu'Iwa mobilisait ses
véritables éléments à des missions plus
importantes que chiens de gardes. Ou peut être un piège…
En dehors de ce léger mauvais pressentiment, la plupart du
temps, Kakashi et son amie « traitaient rapidement la demande
pour passer à la suivante ».
Une silhouette verte
apparut devant eux pour leur barrer le passage.
« Stop !
-
Lee, qu'est ce que tu fais ici ? dit Hinata.
- Que viens tu
faire ici? Demanda a son tour Kakashi assez méfiant
- Je
n'ai pas le temps pour les questions. Laissez le agir : tout va
bien se passer.
- Quoi ? Tu n'y penses quand même pas !
- Calme toi Hinata chan…
- Non je ne me calmerai pas ! Tu
l'as entendu comme nous, il est prêt à mourir !
-
Lee, intervint Kakashi, laisse nous passer. Si tu veux nous aider,
fait le maintenant ou nous serons obliger de te considérer
comme un obstacle.
- Ne vous inquiétez pas. Sourit Lee
après un instant. Ayez confiance en lui. J'ai compris son
plan. Tout va s'arranger.
- Mais ? reprit Hinata, vraiment
folle d'entendre son raisonnement.
- Laissez le accomplir son
devoir. Il ne fait juste qu'appliquer à la lettre le Kanjo.»
Bizarrement, le ton froid de cette dernière phrase calma
les deux autres protagonistes pendant un petit instant.
Hinata ne
dit rien sur le moment, trop occupée à sécher de
nouveau ses larmes. Lee avait raison : ils arriveraient en retard
pour le sauver. Ces ninja étaient sans expérience
véritable du combat mais beaucoup trop nombreux. Jamais ils
n'arriveraient à temps pour le sauver.
Satisfait de
la réponse muette des deux proches de Naruto, Lee disparut
dans une nappe fumée pour rattraper son retard sur son maître.
Lee lui avait faussé compagnie en prétextant avoir
oublié quelque chose d'important dans leur planque de cette
nuit.
Il le rattraperait très vite.
Cela suffirait
pour le moment, de toute façon Kyo n'allait pas tarder à
arriver. Naruto ne savait pas à quoi il s'exposer en
provoquant ainsi sa colère.
Kakashi espérait
vraiment que ce que Lee avait avancé n'était pas une
ruse. Au quel cas, il le tuerai.
Son bandeau de nouveau rabattu,
le chef de la mission et Hinata se laissèrent capturer sans
opposer de résistance, à la grande surprise et
satisfaction de l'ennemi.
Du toit d'une maison un peu en
retrait, Kyo observait, accroupi, ce formidable canevas d'émotions
et inquiétudes. Lee avait fait un travail formidable avec
Kakashi et Hinata. Il observa du coin de l'œil le petit manège
d'Akamaru et du ninja de Konoha. Kyo nota que ce dernier portait un
dessin avec une tête qu'il connaissait même un peu trop
bien.
Vivement que nous soyons tous réunis songea Kyo.
Mais pour le moment, il se contenterait d'admirer son frère
à l'œuvre.
Ce qu'il allait réaliser
aujourd'hui resterait gravé dans l'histoire de cette
ville, peut être même dans celle du pays. Que les
générations suivantes l'eussent racontée comme
un exploit ou une tragédie, ce Han se souviendrait de lui
comme un exemple à suivre.
Cette arme était
vraiment fabuleuse. La douleur dans sa poitrine en était un
signe avant coureur
Il nota aussi la présence de Shinobu
et du fils de Kiba. Le second du Ruban Rouge admira son visage…
après avoir longuement hésité entre l'enlever
maintenant lui-même ou pas, il renonça à cette
idée. Cela serait un peu de mauvais goût vis-à-vis
de Gaï et Lee.
Quel beau visage tout de même. Vivement
qu'ils fassent connaissance.
La tension dans toute la ville
était réellement devenue insupportable. Partout des
groupes isolés de prisonniers se révoltaient contre
leurs geôliers, carrément dépassés par les
événements.
Le corps de Naruto continuait à
luire de plus de plus.
Kakashi retenait de nouveau Hinata, qui
voulait y retourner. Elle le savait qu'il allait faire une
connerie. Elle pleurait. Elle ne voulait pas le perdre ! Jamais !
«
Naruto ! Ne me laisse pas !» hurla t'elle entre deux sanglots
L'interpellé regarda derrière lui en direction de
la voix où elle provenait ? Hinata ? Kyo serra les dents : il
ne fallait surtout pas le déconcentrer.
Naruto ne pu que
distinguer le visage et les yeux de sa femme.
Elle est vraiment
très belle ce matin. Songea t'il
Il savait maintenant
qu'il pouvait partir le cœur léger si le sort en décidait
que cela se termine mal...
« Je t'en prie ! Rends toi
Naruto. Reste avec moi ! » Exigea t'elle d'un ton où
se mêlait dans les sanglots la douleur.
Naruto lui sourit,
puis lui tourna de nouveau le dos. Peut être était-ce un
adieu muet…
En voyant Naruto décontenancé un
instant, le maire chercha un moyen pour reprendre la situation en
main. Ce ninja errant était vraiment imprévisible. Qui
aurait cru que malgré la situation à son désavantage
il ne se rendrait pas ?
Il décida de jouer son dernier
atout. Tant pis : une menace est une menace. En exil, il aurait de
toute façon trouvé un moyen pour poser problème.
« Tu parles beaucoup mais peux tu seulement ériger
ta montagne de cadavre ? Voyons ce que vaux ton arme contre des
centaines de ninja prêts à te tuer à mon signal.
- Encore et encore la même erreur… soupira intérieurement
Naruto.
- Haha ! Quel spectacle en perspective ! »
Lorsqu'elle vit de nouveau son dos, Hinata voulu de nouveau
crier mais un Kakashi l'empêcha d'ouvrir la bouche.
La
foule entière respecta sa douleur en stoppant toute agitation,
sans doute sans s'en rendre vraiment compte. Il était trop
tard, et elle donnait l'impression vue de loin, d'être
résignée par avance des événements qui
allaient se produire désastreux dans les deux cas.
«
C'est déjà trop tard, Hinata, beaucoup trop tard… »
Pensa Kyo.
Naruto laissa une goutte de sueur tomber au sol.
Il n'avait plus le choix maintenant.
L'ancien ninja tapa du
sol de son bâton pour libérer une lame incurvée
du sommet de l'arme.
Saï reconnut cette technique : était
ce du bluff ou allait il réellement l'utiliser ici ?
Naruto
n'avait pas le temps de s'enorgueillir de l'effet qu'il
laissait à son public à la vue de sa nouvelle arme. La
douleur montait crescendo à mesure qu'il s'approchait du
moment de lancer l'assaut.
Hinata usa de son byakugan pour
tenter de comprendre ce phénomène : c'était
des nappes entières de chakra que Naruto se faisaient drainer
par son arme. Et pas qu'une petite quantité à
première vue ! Kyo savait aussi ce qu'il préparait.
Un peu déçu par son choix, il allait pouvoir passer à
l'action contre Saï. Ca l'occuperait un peu et ça
serait déjà ça de fait.
Kakashi ainsi que la
plupart des autres protagonistes n'y comprenait absolument rien :
qu'es ce que Naruto préparait comme technique ?
Remis de
sa surprise, le maire ne se laissa pas déstabiliser par
quelques effets pyrotechniques. Il était temps d'en finir.
« Soit ! Je t'aurais prévenu, tuez le ! ».
Avant que son ordre ne soit exécuté, Naruto se mit
en garde puis fit tournoyer son arme au dessus de sa tête avant
de frapper une nouvelle fois le sol cette fois ci mais cette fois du
coté de la lame nue.
« Rasengan !»
Les
vitres se brisaient, le bois se fendait et le sol tremblait sous la
pression du frottement du chakra de Naruto entre le sol et l'air.
Brusquement un vent violent et froid se leva à travers la
cité, forçant la quasi-totalité de ses habitants
à se baisser pour ne pas être emporter.
La technique
enveloppait maintenant la totalité du corps de Naruto. Le
rayon d'action du rasengan le forçait à pénétrer
toujours plus dans le sol en gagnant toujours plus en volume. Aucune
arme ne pouvait maintenant l'atteindre : c'était comme un
système de défense et d'attaque à la fois
qu'il avait emprunté à Gaara -et Neji par la même
occasion-.
L'ancien genin subissait déjà ses
effets secondaires. Il avait envoyé dans l'arme trop de
chakra et son corps ne résisterait pas longtemps à ce
rythme.
Naruto stoppa net son attaque, ce qui dispersa tout à
coup dans un vacarme assourdissant toute l'énergie qui était
contenu dans la technique. Chose incroyable personne ne fut toucher
par les éclats.
Kyo remarqua cette décision et
compris pourquoi. Le rayon d'action de sa technique était
maintenant largement suffisant pour sa petite démonstration.
Son but était de bluffer le maire afin qu'il relâche
les prisonniers … pas de détruire la ville ni de blesser
quelqu'un. Il souffla un bon coup en mettant sa main sur son ventre
: la douleur allait enfin cesser.
Sans se reposer sur ses
lauriers, il profita de la fumée pour aller s'occuper de
Saï, qui avait complètement baissé sa garde. Il
était resté trop sur ses gardes. Le ninja brun ne
sentit qu'à peine le tranchant de la main sur ses
cervicales.
Akamaru préféra ne pas intervenir : il
avait quelque chose d'autre à faire autre que d'assurer les
gardes de quelqu'un d'autre.
Lorsque le nuage de fumé
se dissipa, Naruto se tenait debout en s'appuyant sur son naginata
tout en s'efforçant de cacher au maximum sa fatigue.
Un
rayon de soleil mit en évidence les dégâts qui en
disaient suffisamment long sur ce qui s'était passé :
un trou dans le centre même d'Ode d'environ 5 m de
profondeur. Avec un rayon de 7 m, il serait difficile à
reboucher.
De l'eau commençait à s'y déverser.
Le rasengan avait sectionné des canalisations d'eau. Naruto
avait eu largement le temps néanmoins de remonter
tranquillement le trou avant d'être noyé sous les flots.
A la vue des capacités effrayante de Naruto, le maire en
était tombé à la renverse sur les escaliers de
son lieu de travail. Sa ville, sa si précieuse ville avait été
saccagée en a peine 10 minutes par un seul homme. Il se
sentait impuissant. Pourtant personne n'avait été
touché, chose surprenante.
Avec un peu de chance, personne
n'oserait l'attaquer après la démonstration de sa
puissance. Dans l'immédiat, son agilité était
devenue limitée pour un petit moment.
A première
vue, sa petite ruse avait parfaitement fonctionné, les ninja
et le maire n'opposerait plus aucune résistance.
Naruto
reprit de la voix la plus puissante qu'il pu :
« Mon arme
peut à tout moment broyer vos chairs et vos os pour me fournir
ma montagne de cadavres.
Qu'en dites vous, monsieur le maire,
êtes vous prêt à tenter l'expérience ? »
Le maire ne répondit rien, resté bouche bée
devant cet immense trou, véritable trace de son exploit dans
l'avenir.
Il avait réellement perdu.-
« Une
rafle générale pour saisir un seul homme ?
Quel
imbécile vous faites. Relisez le code ninja et le Kanjo…
Cette entreprise était aussi insensée que de
prendre dans ses bras un tigre dans ses bras pour traverser une
rivière en pleine crue.
Telle est la leçon du
Kanjo : aujourd'hui Kage, demain simple vagabond. Croyez vous
vraiment que rien n'est immuable ?
Dans l'avenir repentez
vous de votre conduite stupide en commençant par libérer
tous les prisonniers en guise de pénitence.»
Le
maire ne répondit rien, honteux de sa propre conduite. Le
sentiment d'impuissance qui l'envahit fut très profond. Il
aurait du mal à s'en remettre.
La foule était
plongée dans un silence à la fois mêlé de
stupéfaction et de soulagement, encore effarée par le
dénouement de cette affaire. Personne n'avait était
blessé ou même tué. Le maire fit signe à
ses hommes de s'activer pour les libérer.
Shinobu sourit
: ils étaient libre. Déjà les geôliers
avant même qu'on leur en intime l'ordre les avaient
relâchés.
Hinata fut la première à
applaudir l'exploit de Naruto bientôt suivi par la foule
entière. Un dénouement heureux à toute cette
affaire.
Jiraya, son second maître lui avait
d'abord appris à invoquer l'arme puis le Dernier, comment
s'en servir ainsi que les techniques avancées du combat à
la lance. Il n'avait montré aujourd'hui qu'une infime
partie des possibilités de cette arme. Cela faisait maintenant
un certain moment que Kyo n'avait pas admiré ce formidable
instrument de contrôle du chakra, l'arme idéale en
tout points de vue pour un ninja au chakra quasi illimité
comme Naruto…
Depuis sa création, rares étaient
ceux qui avaient réussi à la maîtriser.
Parfait
équilibre entre la défense et l'attaque, c'était
une arme à la fois redoutable et quasi impossible à
manier pour des humains normaux.
« Le naginata de la
grenouille ». Ainsi l'avait rebaptisé Naruto.
Son
frère s'était acquitté d'un lourd tribu pour
obtenir le droit d'ainsi la nommer. En d'autre terme, cette arme
était devenu la défense ultime de Naruto.
Le second
du Ruban Rouge doutait même que Naruto connaissait la totalité
des secrets de cette arme.
Cependant en échange de son
apprentissage, le Dernier lui fit promettre deux choses dont une
assez particulière. Il lui avait fait promettre que partout où
il serait obligé de combattre, Naruto serait tenu écrire
en lettres de sang le testament de l'Akatsuki. Ce fascinant maître
d'armes jusqu'à son dernier jour avait mené ses
troupes à l'assaut contre la Station. Kyo en gardait un
douloureux souvenir aussi. Il gratta son ventre.
Naruto avait
encore un peu manqué à sa promesse aujourd'hui. Une
nouvelle fois… –un trou ça se rebouche -. Mais il serait
idiot de lui en vouloir. A moins d'être complètement
stupide et de vouloir à tout prix déclencher une
nouvelle guerre.
Kyo admira sa sage décision d'utiliser
cette arme même si ce n'était que pour faire une
démonstration de ses pouvoirs. Ce ne fut pas un véritable
combat après tout même si la Station avait encore
tremblée sur ses fondations aujourd'hui.
Toutefois,
malgré tout le respect qu'il portait à son frère,
ce n'était pas un visage joyeux qui se dessinait sur le visage
de Kyo. Le Ruban Rouge devait laver cet affront : ils n'avaient pas
été battu directement certes, mais son frère
avait deviné qu'ils se cachaient derrière et les
avait dénoncé publiquement. C'était une
question d'honneur.
Un sourire se dessina lentement. Il savait
comment faire.
Eiji n'était pas partit à la
rencontre de Naruto, hésitant complètement sur quelle
conduite suivre. Il ressentait à la fois un sentiment profond
de haine qui se mêlait à l'incrédulité
la plus totale face à cet homme. Comment pouvait il être
aussi fort ? Eiji se sentait infiniment petit face à lui. Il
serait les poings de colère.
Soudain il sentit la présence
d'Akamaru derrière lui. La foule s'était écartée
à son passage.
La première idée du gardien
de la montagne avait été d'aller rejoindre Naruto.
Mais bizarrement, il se sentit attiré par le fils de son
maître.
Ils échangèrent tous les deux le même
regard. Après une vague hésitation, Eiji se suspendit à
son cou. Akamaru ne su pas comment réagir. Le long moment
d'analyse de la situation passé, le chien fit monter Eiji
sur son dos avant que les ninja d'Iwa se soient suffisamment
approcher pour l'attraper. Par moment ces humains étaient
vraiment stupides.
Heureux malgré tout d'avoir le fils
de son maître sur son dos, ils repartaient ensemble dans la
montagne. Le chien aurait beaucoup à lui raconter. Ce petit
homme lui rappelait vraiment Kiba petit.
Naruto s'était
retourné pour voir la foule l'applaudir. Cela lui rappela de
bons souvenirs comme sa victoire contre Neji lors de l'examen
chuunin. Les gens le reconnaissaient si rarement.
Il était
vraiment fatigué : il n'avait jamais pu maîtriser
toute la force de l'arme.
Ses jambes vacillaient de plus en
plus mais une main le retint pour la forme dans sa chute. Cela aurait
était dommage qu'il perde de sa superbe comme ça.
«
Hinata… murmura t'il en voyant son visage…
- Oui… oui,
approuva t'elle les yeux dans les yeux, c'est moi, tout va bien
maintenant, tu ne risques plus rien.
- Content de te l'entendre
dire ».
Il soupira : Hinata l'avait carrément
laissé tombé pour retrouver son mari.
Kakashi et
Shinobu arrivèrent au même moment depuis deux directions
différentes. Le chef d'équipe fut soulagé de
le voir ainsi que Shinobu en bonne forme. Il était juste
victime d'une fatigue passagère et était très
heureux du dénouement de cette affaire.
Il se demanda
alors ou était passé Eiji. Shinobu lui dit discrètement
qu'elle l'avait vue repartir dans la montagne avec le chien.
Kakashi eut un râle dans la gorge assez amer : la mission était
toujours d'actualité.
« Kakashi senseï,
Shinobu ? Vous êtes tous les deux là ? » Dit
Naruto. Il venait de se rendre compte qu'il n'était pas
tout seul au monde avec sa fiancé.
Kakashi soupira : il
était redevenu idiot…
« Calme toi crétin,
t'en a déjà assez fait pour aujourd'hui. N'ouvre
plus la bouche sinon je m'occupe moi-même de ton cas.
-
Je pense que nous devrions quitter la ville assez vite, rappela
Shinobu après un raclement de gorge. Je ne pense pas que nous
soyons encore les bienvenus.
- Pas si vite ! » Cria une
voix un peu en retrait.
Naruto le reconnut tout de suite sans
problème: l'individu qui l'avait interpellé se
tenait à coté du maire. Sa voix lui était
devenue si familière. Mais il ne connaissait pas son visage.
Il portait comme toujours un voilage noir pour ne laisser
transparaître que ses yeux et un gant rouge à la main
droite.
A ses pieds gisait Saï, apparemment gravement sonné.
Quatre ninja d'Iwa se tenaient derrière lui.
«
Hum… tu t'es enfin décidé à apparaître…
Kyo.» déglutit Naruto.
Que voulait il ?
Interloquée, la foule de nouveau silencieuse se demanda ce
qu'il allait de nouveau se produire.
Trois des hommes
s'avancèrent. Celui au milieu prit la parole en premier.
«
Je suis Tajeshi Osenawa
- Iruka Nozumaru
- Ryo Sentetsu
-
Tu vas devoir payer pour cet affront, Uzumaki Naruto. Dit Kyo les
bras croisés avec un accent mêlé de fausse
embarras. Bats toi encore une fois s'il te plait contre ces trois
hommes.
- Assez touchant, tu étais venu assister à
mon exil ?
- Pas tout à fait, je n'étais
absolument pas au courant de ce que préparaient mes hommes.
-
Difficile à croire » S'exprimé Hinata. Elle
avait compris au premier coup d'œil que lui et son mari avaient un
lourd contentieux. Kakashi qui commençait à cerner un
peu mieux l'attitude bizarre de Lee : il avait enfin retrouvé
ce que c'était ce fameux Ruban Rouge. Ce Kyo en portait un lui
aussi, il était facile de deviner le possible lien entre les
deux hommes.
Par contre, il fut déçu par l'attitude
de son élève dans un premier temps. Cet idiot était
retombé dans son calme décidément pas naturel.
Kakashi rêvait même qu'il allait lui sauter au cou…
« Je te crois. Soufla Naruto comme si la situation
était la plus naturelle au monde.
- Merci. Comme je viens
de te le dire, je ne peux pas te laisser partir. En te défendant
de nos accusations, tu as été obligé de
mentionner le nom de notre organisation.
Afin de laver le nom du
Ruban Rouge de tout soupçon, ces trois hommes vont devoir se
battre contre toi afin de faire taire les rumeurs. »
En
dépit d'une certaine irritation dû à son attitude
qu'elle jugeait un peu trop cavalière, Hinata ne parvenait à
ressentir une quelconque haine contre ce "Kyo".
Elle
aimait beaucoup son style bizarrement.
Shinobu observait aussi ce
nouveau venu : il lui était familier. Sa posture, sa démarche,
elle était sûre que c'était un ressortissant du
pays de la foudre. Son coeur semblait se dérober en imaginant
que c'était son fils derrière le voile.
Peut être
qu'elle rêvait un peu trop. Kyo la regarda un tout petit
instant avant de se reconcentrer sur les « négociations
».
Naruto cracha par terre – à la grande
satisfaction de Kakashi de voir le naturel revenir doucement au
galop.-
« Tu rigoles j'espère ? Des hommes du
Ruban Rouge qui enfreignent leur promesse ?
Vous deviez me
laisser tranquille à partir du moment que…
- Nous ne te
combattrons pas en tant que membres du Ruban Rouge. Coupa Tajeshi.
Nous te provoquons en duel, comme n'importe quel ninja.
- Afin
de solliciter un duel, il faut une raison. Si vous ne vous battez pas
en tant que membre du Ruban rouge, vous n'en avez aucune.
-
Maudit soit tu Uzumaki ! Bat toi espèce de pleutre ! »
Intervint Ryo, sans doute le plus jeune.
Hinata sentait
l'embarras de son mari. Ce n'était pas tant le problème
de risquer sa vie, mais il devrait les tuer tous les trois. Le duel à
mort prenait tout son sens dans ce but.
Naruto ferma les yeux et
réfléchit encore une fois. Kakashi interpréta
aussi à sa manière la raison de son refus. Naruto avait
bien grandi. Malgré la situation, cela lui faisait chaud au
coeur de revoir dans ses yeux cette petite flamme se rallumer à
la vue d'un nouveau défi.
Cela faisait longtemps qu'il
ne l'avait pas vu cette petite flamme, prélude à une
bourde. Malgré tout, il n'arrivait pas bien à saisir
les relations qu'entretenait cette fameuse organisation Ruban Rouge
avec Naruto.
C'était quoi cette histoire de promesse de
non agression ? Naruto aurait à en répondre très
vite.
« Je refuse, dit une nouvelle fois Naruto avec le
plus grand sérieux.
- Quoi ? Dirent en même temps
les trois hommes.
- En tant que ninja d'Iwa, vous ne pouvez
lancer un défi car vos enseignements militaires vous
l'interdisent. Toutes vos stratégies au combat repose sur le
combat en groupe. Un ninja d'Iwa n'agit jamais seul car il irait
contre les règles établies par son pays.
Ce n'est
pas pour rien que l'on vous a surnommé les invincibles.
En
faisant court, vous devez vous battre à plusieurs en tant que
ninja d'Iwa ce qui n'est pas réglementaire à un
duel.
Si vous vous battiez en tant que Ruban Rouge, je pourrai
vous affronter dans un combat honorable, et avec un véritable
prétexte.
Voilà pourquoi je ne puis accepter votre
défi en tant que ninja d'Iwa.»
Kakashi et son
équipe reculèrent à une distance suffisante pour
ne pas gêner le duel qui allait être livré d'une
manière ou d'une autre.
Tous furent surpris par une
telle déduction venant de sa part. Hinata eut de nouveau peur
: ces trois hommes étaient les capitaines des garnisons
appelées pour gérer la crise. 3 jounin : La différence
de niveau s'en ressentirait avec ceux qu'ils avaient eux même
combattu depuis le début de la journée.-
Il fallait
qu'il arrête de les provoquer. Ces hommes étaient
réellement forts.
Kakashi fut surpris par un tel
changement dans le comportement dans son ancien élève.
Le Naruto qu'il connaissait en était tout à fait
incapable. Il avait l'impression que ces hommes qui allaient
l'affronter et lui-même n'étaient que des pantins.
Au fond, on aurait dit qu' il ne faisait que jouer à une
pièce de théâtre avec ce fameux "Kyo",
avec tout un lot de règles à ne pas enfreindre, des
gestes à faire ou ne pas faire.
Qu'y avait il de si
important entre une organisation secrète et lui pour qu'ils
s'embarrassent de tant de bonnes manières ?
Kakashi
haïssait cette impression d'être manipulé.
Naruto continuait à jouer son rôle en tant que
parfait comédien malgré le regard inquisiteur de son
senseï.
« ...Ou est il embarrassant pour vous de vous
battre devant tant de témoins ? C'est vrai que les ninja
d'Iwa sont plus fort pour poignarder leurs adversaires dans le dos.
- Salaud !
- L'usage exige que les duels se passent un par
un. Vouloir m'affronter ensemble est typique de ces foussards du
Ruban Rouge.
A vous de choisir. » Finit il en regardant
droit dans les yeux Kyo.
Kyo aurait affiché un sourire de
façade si il avait pu lui montrer son visage. Mais le second
se contenta juste de leur montrer qu'il serrait discrètement
le poing.
Son frère les avait emmené doucement là
ou il voulait pour retourner la situation en son avantage de nouveau.
Il avait vraiment gagné en ruse et en sagesse ces quatre
dernières années. Lorsqu'ils devraient de nouveau
s'affronter dans quelques jours, Kyo redoutait déjà
l'issu du combat.
Ryo après un juron attaqua le
premier. Naruto se mit en garde, prêt à tout.
Le
jounin sauta dans les airs avant de lancer une grande quantité
de shuriken. Naruto dévia avec sa lance les projectiles avant
de sauter lui aussi pour se rapprocher de son adversaire. Il tenait
le bâton à deux mains pour atteindre la gorge de Ryo.
Après avoir recraché du sang dans les yeux du
vainqueur, il retomba avec un sourire lourdement sur le sol. Il ne
l'entendit jamais arriver, endormit par le chant de l'air qui
sifflait à ses oreilles.
Lorsque à son tour Naruto
reposa le pied par terre, Nozumaru et Tajeshi s'avencèrent
en même temps. Nozumaru frappa du pied le sol, pour signaler sa
position à Naruto en tant que prochain adversaire. Il était
armé d'un katana.
L'exilé changea sa garde en
plaçant la lame le plus loin devant lui, afin qu'elle puisse
lui indiquer les mouvements de l'ennemi.
Nozumaru « fit »
un mouvement imprudent en attaquant. Il bloqua la lance qui contre
attaqua de suite en s'heurtant contre la lame du katana à
quelques centimètres de son coeur. Naruto serra les dents pour
tenter de briser sa défense. Nozumaru avait placé ses
mains aux deux extrémités du sabre, lui-même tenu
à la verticale.
Au bout d'un certain moment, alors que
les deux lames frottaient l'une contre l'autre, Nozumaru eut un
sourire étrange. Il lâcha son arme, déséquilibrant
Naruto vers l'avant. L'exilé fit la grimace en comprenant
que trop tard le piège. La lame plongea droit dans la poitrine
du ninja. Le jounin bloqua alors à deux mains l'arme pour
empêcher Naruto de s'en servir pendant que le sol se colorait
doucement à la couleur de son propre sang. C'était
son cadeau d'adieu à ce monde.
Maintenant que Naruto
était désarmé et aveugle, Tajeshi saisi son
Kunaï puis se glissa discrètement dans le dos pour
achever le travail. Ayant senti un appel d'air suspect, Naruto
lâcha sa lance pour pouvoir faire face à l'ennemi.
L'ancien genin s'accroupit pour esquiver l'attaque qui visait
sa carotide. Il saisi au même moment un autre kunaï resté
négligemment sur la ceinture de son adversaire. L'ancien
genin de Konoha n'eu plus qu'à déchiqueter de
gauche à droite l'abdomen de Tajeshi.
La foule était
restée médusée devant ce remarquable épilogue.
Après avoir nettoyer le sang poisseux de ses yeux, Naruto
observa les trois hommes gisant par terre, non sans un profond
sentiment de tristesse, mêlé à la colère.
Ainsi commenta t'il :
«Donne à l'ennemi ton
sang pour lui prendre son arme puis laisse ton camarade l'achever
».
Le plus haut niveau de l'Art du combat à
plusieurs selon l'Académie d'Iwa : le piège de la
lame nue.
Quand ils se battent en groupe, les ninja d'Iwa n'ont
pas d'égal sur terre comme au ciel.
- Oui. Le sabre est
l'ensemble, et non pas un seul, continua Kyo qui rejoignait le
raisonnement de Naruto. Remarquable en effet.
- Ces hommes se
sont battus comme n'importe quel ninja sans affiliation
particulière. Ils ont fait un sublime combat, conclut Naruto
en faisant disparaître son arme.
- N'étant pas
toi-même ninja, il est inutile qu'ils se fassent seppuku en
pénitence pour avoir perdu face à un vagabond. Soignez
les blessés et libérez les prisonniers comme cet homme
l'a exigé.» Conclut Kyo en croisant les bras dans ses
manches.
Il s'était adressé au maire qui
acquiesça, heureux que l'on lui retrouve un quelconque
intérêt.
« Aussi, récupérez Saï
avec vous. Je pense que vous lui devez beaucoup car c'est en partie
sa faute si notre plan a échoué. »
Naruto
alla récupérer son ancien coéquipier, appuyé
contre l'épaule du ninja qui escortait Kyo. Il n'avait
aucune blessure apparente. Peut être se réveillera t'il
avec tout au plus un sacré maux de tête. C'était
la première fois que Naruto le vit être battu aussi
vite.
Après un dernier regard en guise de comme un accord,
Naruto repartit avec son groupe en direction de la sortit de la
ville, avec Saï sur son épaule.
Il était
encore fatigué de ce début de journée mais
personne n'aurait accepté de le porter. Saï souffrait
comme lui d'une très mauvaise image de marque. Il en était
venu avec le temps à le comprendre parfaitement… et à
l'accepter malgré ses mauvaises manières.
Hinata
sourit en voyant cette scène de liesse : ils étaient
peut être devenu vraiment amis.
Presque toute la ville
avait assisté à ses exploits. Ils laissèrent
passer le vainqueur avec un silence religieux.
Dans sa tête
pendant qu'ils sortaient de la ville, Kakashi se repassait sans
cesse la scène au ralenti avec Lee. Pourquoi était il
venu leur demander de ne pas se porter au secours de Naruto. Pourquoi
aussi n'avait il pas saisi cette occasion pour se débarrasser
de lui ?
C'était vraiment étrange. Peut être
moins que ce fameux Kyo.
La mission était loin d'être
terminée. Ils réentendraient parler du « Ruban
Rouge » avant la fin de celle-ci.
Cette histoire ne faisait
que de commencer.
Kyo sourit. Peut être que cette histoire
n'était pas si catastrophique que ça. Malgré
une défaite complète de son organisation face à
un seul homme, il avait récupéré Yoshitaro, revu
son frère à l'action et surtout Shinobu.
Il était
presque heureux.
