Voilà la suite ! Merci à tous de continuer à suivre mon histoire, ce chapitre est plus long que les précédent, les perso ont un peu prit le contrôle sur moi ! J'espère encore et toujours que ce chap vous plaira, dites-moi ce que vous en avez pensé. A bientôt !
Swangranger : comme d'hab, merci pour ta review ! Oui, ils arrivent un peu mieux à se parler, même si c'est encore loin d'être un acquis ) Merci à toi et bonne lecture !
Lisou : oui Hermione est une folle, ce n'est pas « l'histoire d'une folle » pour rien ahaha ! Oui, c'est vrai que pour le moment je mets en place l'intrigue principale, alors forcément il y a énormément de questions sans réponses pour le moment, je m'excuse de la frustration que je peux créer mais elle est nécessaire ! En effet le conflit Drago/Malefoy est moins présent, ce sera expliqué prochainement :) . L'aspect « aventure » va bientôt commencée et ce sera peut-être plus propice pour un rapprochement entre les deux ! Je n'en dis pas trop, comme d'habitude ! Merci beaucoup ! Bonne lecture et à très vite
IKNOX3 : Bonjour ! Pour commencer, merci beaucoup ton commentaire m'a fait vraiment très plaisir et je ne sais pas vraiment quoi te répondre ! Une grande partie du mérite revient quand même à Rowling et ses personnages merveilleux, tellement vrai que j'ai l'impression de les connaitre. C'est peut-être la raison pour laquelle les personnages sont aussi bien construit, pour reprendre tes mots, car ils existent dans ma tête comme des vrai personnes que je connais par cœur (je ne sais pas si ça a trop de sens, en tout cas je me comprends, j'espère que toi aussi !). Pour l'intrigue, je ne peux pas me défiler, merci beaucoup je suis vraiment touchée par la manière dont tu décris mon histoire, je ne sais pas quoi dire d'autre alors bonne lecture et j'espère que la suite continuera de te plaire :)
Assit sur son fauteuil, qu'il s'amusait à faire pivoter de gauche à droite par un petit mouvement de hanches, il la regardait s'agiter autour de la table. Il lui avait demandé s'il pouvait l'aider, elle lui avait dit que toutes les manipulations relevaient du domaine scientifique moldu et qu'il pouvait l'aider en se taisant. Il lui avait répliqué que pour le plaisir de la voir s'énerver, il allait continuer de parler. Au début, elle avait rigolé car il avait commencé à lui parler Quiddicht, puisqu'elle n'aimait pas voler, elle ne devait pas aimer ce sport. Mais apparemment elle était immunisée, à cause de Potter et Weasley car elle l'ignorait merveilleusement. Il avait donc décidé de parler de quelque chose d'absolument ennuyeux : ses rares souvenirs de ses cours d'Histoire de la Magie. Mais puisqu'elle s'était mise à le corriger de manière mécanique sur les dates et les noms des Gobelins décapités, tout en restant évidemment concentrée sur sa tâche, il avait opté pour se mouvement répété sur fauteuil. Ce dernier couinait à chaque fois qu'il repartait dans l'autre sens. Et à chaque fois, il la voyait lever les yeux au ciel, se mordre la lèvre ou il l'entendait soupirer. Ce qui réjouissait Malefoy. Elle lui avait laissé le choix de ce qu'ils allaient faire, mais au final, lui ne faisait rien. Alors Drago laissait Malefoy jubiler de ce plaisir ridicule, car il n'aimait pas être aussi inactif, pour ne pas dire inutile. Jusqu'au moment où, assise sur sa chaise, penchée sur son microscope elle lui dise :
-Tu peux taper sur l'ordinateur ce que je te dicte ?
-Sur quoi ?
-Sur le bureau, le truc avec l'écran et le clavier que tu connais. Tu prends celui tout à droite et…
-Doucement, Granger, je tape ou ?
Elle releva la tête.
-Sur les touches, ce qui est posé sur la table avec des lettres. Tu tapes : graminée, pin, chénopode.
Elle lui épela les mots et sans vraiment savoir ce qu'il faisait, il tapa les lettres avec un doigt, appuyant sur une grande barre quand elle lui disait. L'écran se mit à afficher des photos de paysages qui défilaient à toute allure et semblaient s'incorporer à une carte. Il ne comprenait rien, tout allait trop vite, alors il détourna les yeux. Elle finit par le rejoindre devant le bureau. Elle tapa autre chose sur un autre ordinateur et tous, sauf un, celui qu'il avait touché, s'éclairèrent. Il plissa les yeux et lu des noms. Il en connaissait plusieurs, des mangemorts qui avaient vécu dans son manoir ou qui y passaient juste. D'autre lui étaient inconnu. Il y avait aussi un « moi » et « Zéhan ». Certains des noms étaient suivit d'une croix, il devina que c'était les personnes décédés.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Toutes les personnes qui ont touché la photo y ont laissés leurs empreintes alors grâce à elles, je peux connaître leur identité.
-Leurs empreintes ?
Il s'imagina une empreinte de main sur la photo, comme il s'imaginerait une empreinte d'oiseau dans la neige. Elle lui saisit la main, trop rapidement pour qu'il esquive, plia tous ses doigts pour ne laisser que l'index tendu. Elle plaça son doigt devant ses yeux et il loucha pour le voir comme il avait dû le faire avec l'aiguille. Il essaya de se dégager, mais avant qu'il ne réussisse, elle reprit la parole :
-Regarde les rainures que tu vois sur ta peau.
Il obtempéra, non sans exprimer son mécontentement dans un soupir qui se fini en grognement.
-On appel ça une empreinte digitale. Elles sont uniques à chacun. Même chez les jumeaux il y a des différences. Dans l'ordinateur est stocké toutes les empreintes des Suprêmes et leurs partisans que j'ai pu réunir. J'ai fait une comparaison entre celles sur la photo et celles que j'avais pour savoir qui ils sont.
-Pourquoi il y en a autant d'« inconnu » alors ? Dit-il en retira brusquement sa main dès il senti son emprise se desserrer.
-Tu as raison, il ne devrait en avoir que qu'une. Dit-elle en fronçant les sourcils.
-Pourquoi ? Soupira Drago.
-Tu l'as touché aussi, il ne devrait y avoir que la tienne que je n'ai pas.
-Peut-être des nouveaux Suprêmes que tu ne connais pas ? Suggéra le blond, il ne voyait toujours pas son père dans la liste malgré de nombreux coups d'œil.
-Non, j'ai toutes les empreintes des gens importants, et surtout ceux concerné par ton enlèvement, et celui de mes parents. Et ça m'étonnerais que des inconnus, qui n'ont rien à voir la dedans soit dans le secret de tous les problèmes que je cause.
-Il n'y a pas mon père, lui fit tout de même remarquer le garçon.
-C'est qu'il ne l'a pas touché, sinon il y serait. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne l'a pas vu. Le problème n'est pas là.
-Alors il est où ?
-Je te l'ai déjà dit ! S'exclama Hermione l'air indignée.
-Ben redis le, soupira-t-il à nouveau.
-C'est étrange que deux Suprêmes, anciens mangemorts, se retrouvent si près d'ici, qu'ils aient été envoyé pour négocier avec les loups garous, ou qu'ils soient à ma recherche, ce n'est pas normale que deux personnes lié à mes parents aient pu arriver ici. Quelque chose ne colle pas, ce n'est pas leur genre de risquer leur vie, ils ont des gens pour mourir à leur place.
Lui, ne savait pas quoi dire. Il pensait pouvoir trouver son père grâce à cette photo, et finalement il n'y avait rien d'exploitable. Pas un indice. Rien. Il l'a « peut-être vu », c'est tout. Et il avait le pressentiment que ce « quelque chose qui ne colle pas » n'avait rien à voir avec son père, et ne l'aiderait pas plus. Il était désespéré, il ne pouvait rien faire. Il devait retourner au plan initial : finir la transformation, ouvrir le coffre et partir seul à la recherche de son père. Mais il se dit, qu'au point où il en était, il pouvait demander plus d'informations :
-Est-ce que tu sais quelque chose, sur mon père ? Ce qu'il fait, où il est…
-Pourquoi ? Elle plissait à nouveau les yeux, avec ses trais enfantins, mais restait en même temps incroyablement sérieuse.
Il appuya ses coudes sur les accoudoirs pour se redresser, avant de joindre ses mains à plat, l'une contre l'autre. Il appuya avec l'extrémité de ses pouces contre ses lèvres en fermant les yeux quelques secondes. Quand il se senti capable de parler sans crier il la fixa avec insistance, il recula ses pouces de ses lèvres de quelques millimètres avant de dire :
-Comme tu l'as si bien dit, il faut faire des efforts et être honnête. J'essaie de ne pas t'arracher la tête actuellement, alors essaie de ne pas répondre à une question par une autre.
-Non, je ne m'y suis pas intéressée plus que nécessaire. Et tu ne devrais pas non plus. Répondit-elle en se tournant à nouveau vers les écrans.
-Sauf que je ne t'ai pas demandé ton avis, Granger. Répliqua Drago d'une voix froide laissant ses mains retomber devant lui.
Ils se regardèrent en même temps, chacun tendus comme un arc, scrutant avec insistance les yeux de l'autre. Comme lui, elle était totalement inexpressive. Mais il savait qu'ils avaient pensé à la même chose. Il n'avait pas besoin qu'elle le montre, qu'elle le dise, il le savait, c'est tout.
Il avait déjà prononcé cette phrase, à quelques mots près. Un nom en moins, une insulte en plus. Cette journée en seconde année où Weasley avait craché des limaces, pour la défendre, malgré une baguette d'occasion défectueuse. Il n'allait pas l'insulter, pas cette fois, mais le ton était resté le même. Il sentait qu'il avait provoqué quelque chose, une espèce de tension plaine de ressentiments, qui dépassait largement sa pensée. Elle le fixait avec insistance, comme si elle attendait. Comme s'il n'avait pas fini sa phrase. Malefoy avait très envie de lui ressortir le même discours qu'avant sur le fait qu'elle semblait un peu trop le juger par rapport à son passé. Il voulait pas admettre qu'il n'aurait pas dû dire ça, car c'était vrai : il ne lui avait pas demandé son avis. Drago restait quand même très mal à l'aise de ses paroles car même si elles n'avaient plus pour but de la blesser, il avait l'impression que c'était quand même ce qu'il s'était produit. Il sut qu'il devait prendre la parole en premier, pour mettre les choses aux claires autant dans sa tête, qu'avec elle.
-Ecoute Granger, c'est une histoire entre mon père et moi. Personne d'autre. Soupira-t-il en baissant la tête pour passer une main sur son visage dans l'espoir de faire taire Malefoy qui ne voulait en aucun cas se justifier devant elle. J'ai été enfermé à cause de lui, ma mère est morte à cause de lui, et toutes les décisions que je prends envers lui ne regardent que moi. Je suis enfin libre, ce n'est pas toi qui m'empêchera de faire ce que je veux. Tu n'as pas de place dans tout ça, ça ne te concerne pas. Tu voulais que j'admette être à sa recherche pour me donner des informations sur la photo. Puisqu'il n'y a rien, je te demande juste si tu ne saurais pas autre chose. Ton avis ne changera rien à ma décision, alors ça ne sert à rien de me dire… ce que tu en penses.
Il la regarda enfin. Ses yeux semblaient sortirent de leurs orbites.
-Pardon ? Ton… Ton père est responsable de ton… enlèvement ?
Il soupira à nouveau, mais sa colère s'était envolé devant l'air ahuri de la fille, alors il ne put retenir un sourire sarcastique.
-T'es impressionnante Granger, tu te vante tout le temps de tes prouesses intellectuelles, et tu vas me dire que tu n'as jamais envisagé ça ?
-Je… J'avais autre chose à faire figure toi ! Et je ne me vante pas tout le temps ! Répliqua-t-elle maintenant outrée.
Elle semblait même vexée. Vexée de ne pas y avoir pensé avant et lui, il jubilait intérieurement alors sous l'influence de Malefoy il en rajouta une couche en reprenant ses mots :
-C'est pourtant évident ! Elle le fusilla du regard et il continua, comme encouragé par la réaction qu'il déclenchait. A ton avis, pourquoi il ne voulait pas que ma mère continue les recherches ? Pourquoi il ne lui a pas répondu quand elle lui a dit ne pas vouloir les rejoindre ? Pourquoi j'ai été enlevé deux jours après qu'elle lui ait avoué ne pas être fidèle à Voldemort ? Parce qu'il est impliqué, et il l'a stoppé avant qu'elle ne le sache, parce qu'il faisait déjà parti des Suprêmes, et il m'a gardé enfermé parce qu'il ne doit pas savoir où est l'objet et qu'il voulait m'avoir sous le bras au moment où il aurait eu besoin de moi.
Maintenant, son visage était neutre. Seuls ses yeux exprimaient ce qu'elle ressentait. Et il y vit quelque chose, quelque chose qu'il n'aurait jamais imaginé voir à cet instant dans ses yeux : de la tristesse et… Et autre chose, qu'il n'arrivait pas à identifier.
-Mais pourquoi est-ce qu'il ne t'aurait pas gardé avec lui s'il cherchait l'objet ? Tu es son fils, il n'avait pas besoin de t'enfermer, juste de te le demander, il ne t'aurait pas fait de mal... Murmura Hermione la voix pleine de compassion. Et il n'avait pas le choix, sinon tu mourrais, c'est ce que m'a dit ta mère…
Malefoy ne prenait pas ça pour de la compassion, mais pour de la pitié. Et susciter de la pitié à Hermione Granger lui était insupportable. Emporté par une foule de sentiments négatifs envers son père, l'impression qu'elle était en train de le défendre, et la fierté mal placée de Malefoy il ouvrit la bouche avec colère :
-Parce que c'est ce qu'il lui faisait croire ! Putain Granger, t'es vraiment stupide pour croire que mon père tient à moi, après ce qu'il a fait à ma mère ! Il savait que ma mère et moi partirions loin de lui, si l'on apprenait qu'il faisait partie de ces ordures ! Il m'a gardé en prison pour que ma mère reste avec lui, et être sûr que je ne lui filerais pas entre les doigts ! Parce que ma mère avait avoué ne pas être fidèle à Voldemort, donc aux Suprêmes ! A ton avis, pourquoi la Gazette a parlé de moi ? De Drago Malefoy, le mangemort raté, trop lâche pour tuer Dumbledore, ou Potter ? Trop lâche pour obéir à son Maitre. Tellement raté qu'il n'a même pas été foutu de choisir son camp pendant la guerre. Cracha-t-il, perdant le contrôle de lui-même en entendant ses propres mots. Pourquoi me mettre autant en avant ? Pourquoi mentir aussi grossièrement ? M'envoyez en mission comme le meilleur des soldats ? Tu as lu l'article j'imagine ?! « Hier, Drago Malefoy, Mangemort ayant combattu pour le Seigneur de Ténèbres lui-même, est venu trouver l'un des Hauts Suprêmes pour lui annoncer qu'il souhaitait rejoindre leur rang et œuvrer pour le retour du grand Mage Noir. Nous raconte Isabella Trandge, secrétaire du Haut Suprême. Pour prouver sa détermination et son dévouement il a voulu, partir le soir même en mission. En effet, Isabella était venue annoncer à son supérieur le départ imminent d'un groupe de Suprêmes pour une mission en Europe de l'Est. Il a même annoncé que ses parents seraient fiers de lui et extrêmement flatté qu'il leur ait fait cette surprise qu'ils découvriraient à la une des journaux le lendemain. » . Le jour où mon père aurait eu besoin de moi, il n'avait qu'à venir m'ouvrir la porte avec les putains de clés bien au chaud dans sa putain de poche. Et je l'aurais vu comme un sauveur, pas comme le putain de traître d'assassin qu'il est ! Tu te vante de ton cerveau mais on dirait que tu ne sais pas t'en servir parfois !
Il n'avait pas pu se retenir, il avait parlé sans réfléchir et les mots c'était formés tout seul, au fur et à mesure qu'il parlait. Il ne s'était encore pas contrôlé et le pire c'était qu'il avait réussi à s'énerver lui-même en se confiant d'une manière aussi pitoyable et en utilisant certain mots qu'il ne voulait pourtant pas entendre. Mais si l'agressivité et les remarques acerbes venaient de Malefoy, ce qu'il avait dit il le pensait. Autant Drago que Malefoy. C'était lui, c'était ce qu'il avait sur le cœur, et il le pensait de ton son être. S'il avait aussi facilement récité l'article, c'est parce qu'il l'avait lu tellement de fois qu'il n'avait même pas essayé de compter. Non pas qu'il aimait se faire du mal, mais il avait l'espoir de trouver une erreur, quelque chose qui permettrait à quelqu'un de savoir qu'il avait été enlevé. Que tout ceci n'était pas vrai, et qu'il était des mètres sous terres, à pleurer toutes les larmes de son corps dans une cellule creusé à même le roc.
Il se sentait en parti soulagé, il avait enfin mis des mots sur ce poids qu'il avait sur le cœur. Parce qu'il n'avait pas contrôlé ce qu'il avait dit, mais il avait enfin mit des mots sur une partie de ce qui lui torturait l'esprit. Mais d'un autre côté, il avait envie de se frapper de lui avoir dit ça à elle, de s'être confié ainsi et d'avoir exprimé son dégout pour lui-même au mot « mangemort ». D'avoir autant montré sa tristesse, sa haine et sa colère envers son père. Sa voix avait tremblé sous la foule d'émotions négatives qui l'avait saisi, mais également parce qu'il luttait pour ne pas que ses yeux se remplissent de larmes car l'image de sa mère dans sa tombe lui était apparue plus d'une fois pendant son discours.
Elle le regardait, l'air le plus sérieux du monde alors qu'il se battait de toutes ses forces pour ne pas la tuer avant de s'en aller. Ses ongles lui rentraient à nouveau dans la peau. Depuis quand serait-il les poings ? Il sentait le sang battre à ses oreilles. Il regrettait de lui avoir parlé de son père. Il avait peur qu'elle essaie de l'empêcher de le tuer. Car sa voix était devenue tellement menaçante qu'il se doutait que ses intentions étaient maintenant plus qu'évidente. Il continuait de la regarder et il allait grimacer de douleur quand elle parla, il sursauta et ses poings se desserrèrent. Elle le regardait, toujours avec cet air sérieux, mais dans ses yeux, il voyait briller… Non, non ça ne pouvait être ça. Il voyait de la reconnaissance.
Et s'il n'était pas lui, et qu'elle n'était pas elle, il aurait peut-être pu voir quelque chose proche de l'amour.
-Il faut que tu saches, que ne pas tuer Dumbledore ou Harry. Ne pas avoir dit que c'était nous au manoir alors que tu nous avais clairement reconnu, ce n'est pas de la lâcheté, c'est la plus belle forme de courage. Tu as fait ce que fait, sachant pertinemment qu'on attendait de toi le contraire, que Voldemort, attendait de toi le contraire. Drago, (il se crispa encore plus à l'entende de son prénom) je crois que tu ne réalises pas l'importance du rôle que tu as eu dans la guerre. Combien être un « mangemort raté » équivaut au titre de « héros de guerre » que je peux avoir auprès des Résistant. Tu fais partie de ceux du camp ennemi qui ont participé à la victoire. Si tu avais dit à ta tante que c'était nous, Voldemort ne serait pas mort, mais nous trois nous le serions. Si tu avais tué Dumbledore, c'est toi qui serais mort, on n'aurait jamais eu accès à son testament, on serait mort à notre tour et on aurait perdu la guerre. Je ne te l'ai jamais dit, mais merci. Merci de ne pas nous avoir dénoncés, merci de ne pas avoir tué Dumbledore, merci de nous avoir sauvés la vie. On t'a sauvé la vie dans la Salle sur Demande, avec Goyle, parce qu'au manoir, tu nous as protégé, Drago.
Son cœur s'était calmé, sa colère aussi à la seconde où le premier « merci était sorti de sa bouche ». Il n'était pas sûr d'avoir bien entendu. Peut-être avait-il perdu connaissance sous la douleur et il était en plein délire ? Et comme ça lui était déjà arrivé, ce n'était pas une hypothèse à écarter tout de suite. Il secoua la tête, il devait être en plein rêve, elle ne pouvait pas avoir dit qu'il les avait aidé à gagner la guerre, qu'il était courageux, qu'il leur avait sauvé la vie, qu'il les avait protégés. Surtout que la guerre n'était pas encore finie, il y avait les Suprême, ce possible retour du Mage Noir et cet objet le concernant. Si son cerveau divaguait à nouveau, autant dire à cette folle ce qu'il en pensait tant qu'il était en pleins rêve.
-Tu te trompe Granger. Si je n'ai pas tué Dumbledore c'était par lâcheté. J'ai essayé de le tuer par des intermédiaires parce que je n'avais pas le courage de le regarder quand il mourrait. Dans la tour, si je ne l'ai pas tué, c'était parce que j'étais trop lâche. Je n'arrivais pas, pourtant ma vie et celle de ma famille était en jeu. C'était par manque, pas par excès de courage. Tu parles de moi comme si j'étais quelqu'un de bien. J'étais déjà quelqu'un de mauvais, qui a grandi dans un monde mauvais. Son retour en quatrième année n'a fait qu'accentuer ce qu'il y avait déjà de pourri en moi et ma famille. A cette époque, je voulais que Dumbledore meure, je voulais le tuer, je n'avais pas le choix, c'était mon devoir ma famille était en jeu, mais je n'ai pas pu parce que j'étais faible. Quant au « mangemort raté », je suis un traître, j'aurais pu faire gagner mon camp, ma famille, plusieurs fois et je n'ai jamais eu le courage de le faire. Encore trop lâche pour prendre la vie à des gens que je connaissais. Même si je ne vous aimais pas, même si je détestais aussi Dumbledore… Poudlard est ma maison, et même si vous… Enfin, vous être pas ma famille, pas de Serpentard, mais vous êtes comme Peeves. Chiant, insupportable, fouineur, trop curieux, trop fier… Mais vous faite parti du décor, de la distraction de Poudlard que je connaissais. Je vous aimais pas, mais je voulais pas votre mort non plus. Ma vie était horrible chez moi, à Poudlard, j'en avais une autre. Pas mieux, parce que j'étais toujours profondément mauvais, mais une vie différente de l'autre. Moins d'oppression, de soumission. J'avais enfin la place de mon père : le dominant. C'est moi qui donnais les ordres, moi qui blessais les autres. Ce n'est pas pour rien que ma maison me surnommait le Prince de Serpentard. J'étais plus puissant, plus riche, plus influant, plus beau qu'eux tous réuni. J'avais les convictions et les apprentissages du noble sang des Malefoy. J'étais destiné à devenir un grand sorcier, puissant et respecter, et à partir de la quatrième année mangemort s'est ajouté à la liste. Ils le savaient et j'en jouais. Mais une fois de retour dans l'autre vie, j'étais lâche, effrayé, menacé comme l'était mes victimes de l'école. Car Voldemort à mon rôle dans cette vie-là.
Il ne savait pas pourquoi il s'était autant livré, il avait l'impression d'avoir à peine ouvert la bouche, mais devant l'expression de la fille, il était évident qu'il venait de dire des choses personnelles. Il n'était plus très sûr de tout de ce qu'il avait dit, parce qu'il avait soudainement très chaud. C'était la première fois qu'il en parlait à quelqu'un, il n'était pas lui-même conscient de penser tout ça. Enfin si, il pensait ce qu'il avait dit, mais il le pensait maintenant qu'il l'avait dit. C'était étrange comme sentiment. Découvrir ce qu'il pensait et ressentait vraiment en même temps qu'elle. Il avait l'impression encore une fois d'avoir parlé plus vite que sa pensée, mais pour une fois, il pensait tout ce qu'il avait pu dire. Même s'il regrettait de l'avoir dit à elle.
-C'est toi qui te trompe, Harry était là. Tu as baissé ta baguette parce que Dumbledore t'offrait une protection à ta famille et toi. Si tu ne veux pas te dire que c'est par courage, dis-toi bien que ce n'est pas par lâcheté non plus, mais parce que tu avais enfin l'issue de secours dont tu avais besoin. Et pour moi, osé tourner le dos à Voldemort, oser ne pas lui obéir, est une grande preuve de courage. Car même si tu es resté dans ses rangs, avec ta famille, tu as gardé en toi cet espoir d'une issue de secours avec l'Ordre du Phénix, c'est pour ça que tu ne nous as pas livré. Parce que tu voulais qu'on gagne, qu'on tue Voldemort et qu'on libère enfin ta famille de ses chaînes. Tu savais que ça finirait mal pour eux si Voldemort gagnait. Si tu n'avais pas tué Dumbledore uniquement par lâcheté, alors tu nous aurais dénoncés. Car tu ne nous aurais pas directement tués, tu ne nous aurais surement pas vus mourir et ta famille aurait été en meilleure position.
-Comment ça Potter était là ?
Il ne voulait pas s'attarder sur ce qu'elle avait dit, il s'était senti bizarre et il n'avait pas compris pourquoi. Il ne voulait pas admettre qu'elle pouvait avoir raison, qu'elle pouvait en savoir autant, alors que lui-même n'avait pas conscience de tout ça, car une partie de lui refoulait cette période de sa vie. De toute façon elle avait tords. Il avait été un monstre et il l'assumait, elle pouvait dire ce qu'elle voulait, il savait qu'il avait raison.
-Je te l'ai déjà dit aussi, vraiment, il faut que tu commences à réfléchir par toi-même !
-Oui la caverne tout ça, mais je ne l'ai pas vu. Répliqua-t-il sèchement.
-Tu connais le conte des Trois Frères ?
Il ne comprenait pas le rapport mais il hocha doucement la tête affirmativement.
-Les trois objets, les Reliques de la Mort existent vraiment. Harry est un descendant du troisième frère, il possède la cape d'invisibilité.
Drago écarquilla les yeux. Il n'y croyait pas. Folle. Pourquoi encore essayer de comprendre ? Ce n'était qu'un conte, et puis Potter, le Sang-mêlé balafré, descendant d'un personnage d'histoire pour enfant ? Elle n'était plus folle, elle était délirante.
-C'est un conte pour enfant. Fut la seule chose qui lui vient à l'esprit.
Elle secoua la tête en soupirant d'exaspération.
-Pas du tout, la baguette était en possession de Dumbledore et la pierre aussi car c'était l'un des horcruxes et il l'avait détruit, mais la pierre fonctionnait toujours. Harry s'en est servi. Il était en possession des trois Relique quand il est allé voir Voldemort dans la forêt. Il n'est pas mort parce qu'il était un horcruxe aussi, et maître de la mort, il a choisi de ne pas mourir. Ce n'est pas un conte, c'est la vérité. Et tu as été maître de la baguette de Sureau, Drago, la baguette la plus puissante du monde.
Il cligna plusieurs fois des yeux. Elle devait avoir bu, elle était bourrée. C'était la seule explication pour qu'elle puisse dire de pareilles énormités tout en restant sérieuse. Pourtant une petite voix lui soufflait qu'elle ne lui mentait pas. Il avait aussi un autre problème, elle lui avait, apparemment, déjà expliqué ce qu'était un horcruxe, mais il ne savait toujours pas. Cependant, le fait qu'il ait été en possession d'un objet tiré d'une histoire écrite en runes était pour lui, et à juste titre, bien plus important. Mais il ne trouva rien de mieux à dire que :
-Quoi ?
-Je te l'ai dit, tu ne te rends pas compte du rôle que tu as eu dans cette guerre. Dit-elle l'air toujours aussi sérieuse. Quand tu as désarmé Dumbledore dans la Tour d'Astronomie, tu es devenu possesseur de la baguette de Sureau. Quand Harry t'a désarmé au manoir, il est devenu possesseur de la baguette de Sureau en même temps que de ta vraie baguette, elles lui ont prêtés allégeances à leur tour. Tu ne l'as jamais eu dans les mains, mais pour elle, tu étais son unique propriétaire. Dans la Grande Salle, pour la dernière bataille, Voldemort a lancé un Avada sur Harry, mais sa baguette ne pouvait pas tuer son adversaire puisque c'était son maître, alors Harry, qui se battait à ce moment avec ta baguette a eu le dessus car celle d'en face était aussi à lui et ne pouvait donc pas gagner. La vraie baguette d'Harry avait… Eté cassée… enfin je l'ai cassée… sans faire exprès… Donc après la mort de Voldemort, il a réparé sa baguette de houx avec la Relique, et il l'a remise dans la tombe de Dumbledore. Tu as bien été possesseur de la baguette à un moment et tu as permis à Harry de vivre. Comme ta mère. Vous nous avez aidé à gagner, sans vous, il est évident que nous serions mort. Ne pas tuer Dumbledore à éviter ta mort parce sinon Voldemort t'aurais tué. Il pensait que seul tuer son ancien propriétaire pouvait faire de vous le possesseur légitime de la baguette de Sureau. Puisque Rogue à tuer Dumbledore, Voldemort l'a tué. Ce n'est pas pour rien qu'il t'avait confié cette mission. Il n'avait pas besoin de toi, il t'aurait tué directement après l'accomplissement de ta tâche. Mais il avait besoin de Rogue pour diriger Poudlard et pour ses informations, alors il ne l'a tué qu'au dernier moment, pour toi, il n'aurait eu aucune pitié. Tu as fait barrière au plan de Voldemort en ne l'écoutant pas. Tu nous as fait gagner un temps plus que précieux.
Il avait mal à la tête, elle commençait à l'énerver. Il avait l'impression qu'elle se moquait de lui, qu'elle lui disait ça sans en penser un mot. La baguette de Sureau ? Lui ? Elle disait n'importe quoi, il s'enfonça plus profondément dans son siège, comme s'il voulait disparaître dedans. Il ne voulait plus l'entendre parler de lui comme s'il était un saint. Saint Potter. Son sang battait à nouveau dans ses oreilles et il était évident qu'il n'était pas dans un délire quelconque ou dans un rêve.
-Tu parles de moi comme si j'étais un héros de guerre Granger, tu te trompes complètement ! J'ai tué des hommes, peut-être pas Dumbledore, mais d'autres ! Et c'est comme si je l'avais tué de toute façon ! J'ai fait rentrer les mangemorts dans l'école, ça a forcé à Rogue à le tuer à ma place. Peut-être que si je n'étais pas un lâche on en serait pas là, Dumbledore aurait aidé Potter et qu'aujourd'hui tu ne serais pas obligé de te terrer ici ! Alors arrête maintenant !
-Toi arrête de dire ça, c'est toi qui te trompe ! Elle semblait s'énerver aussi maintenant. Tu ignores tellement de chose sur ce qu'il s'est vraiment passé ! Dumbledore était mourant, il ne lui restait que six mois à vivre quand Rogue l'a tué. D'ailleurs, il l'a fait sur ordre de Dumbledore lui-même. Il avait deviné, avant la rentrée, que Voldemort t'avait confié la mission de le tuer. Il avait demandé à Rogue de le faire à ta place, et ta mère lui a fait faire le Serment Inviolable de te protéger et de le tuer lui-même si tu n'y arrivais pas. Alors non seulement il avait donné sa parole à Dumbledore, mais en plus il l'avait juré sur sa vie à ta mère. La mort de Dumbledore, faisait partie de son propre plan, il savait qu'il allait mourir, il a juste fait en sorte que sa mort compte. Il t'a proposé la protection de l'Ordre, tu as baissé ta baguette, et c'est là, c'est à ce moment-là que la protection a commencée. Parce que tu laissais son plan fonctionner, tu laissais Rogue le tuer. Donc tu vivrais, car Voldemort ne te verrais pas comme son assassin. Et je le répète mais c'est aussi au moment où tu as baissé ta baguette que tu as prouvé que tu avais du courage. Je ne veux pas faire tes louanges, si jamais ça peut te soulager : tu es un crétin arrogant, prétentieux et égocentrique et surement bipolaire, une fouine bondissante. Tu as été vicieux, mauvais, malsain, méchant, dangereux. Tu es beaucoup de chose Drago Malefoy, mais un lâche, surement pas.
-La ferme Granger ! S'écria Drago, n'en pouvant plus de l'entendre mentir et dire qu'il avait fait des choses bien.
-En quoi c'est si dur à accepter que tu ne sois pas quelqu'un d'uniquement mauvais ?
Il se massa les tempes, il avait chaud, elle l'énervait. La conversation à la base tournait autour de son père. Comment avaient-ils pu en arriver là ?
-Parce que je ne suis pas quelqu'un de bien, c'est comme ça, et ce n'est pas parce que tu penses le contraire que les choses vont changer. Je ne suis peut-être plus le même, mais ça n'efface rien.
-Très bien, explique moi pourquoi tu n'as rien dis alors ? Dit-elle en croisant les bras, l'air hautain.
Sa gorge semblait attirer ses mains comme un aimant. Serrer son cou, faire en sorte qu'elle se taise.
-J'attends ? Ajoute-t-elle un sourcil levé.
-La ferme, la ferme… Marmonna-t-il en la fixant avec colère, les mains tremblantes.
-La ferme ? Parce que j'ai raison, c'est ça ?
-Tu veux jouer à ça ? Très bien on, va jouer ! S'énerva le blond. Il se redressa et appuya ses coudes sur les accoudoirs, il joignit ses mains au niveau de son menton et continua de la fixer, en prenant soin de cacher toutes émotions, et parla de la voix la plus froide qu'il pouvait : Potter et Weasley sont morts ?
Elle se figea.
-J'attends ? Ajoute-t-il exactement sur le même ton qu'elle l'avait fait.
Elle cligna plusieurs fois des yeux, sa mâchoire se serra.
-Tu ne réponds pas ? Parce que j'ai raison, c'est ça ?
-Tais-toi, murmura Hermione en le regardant les yeux étrangement vides.
-Ça y est ? C'est bon ? Tu as compris à quel point t'es chiante ? Ou j'en rajoute encore une couche ? Cracha-t-il.
-Tais-toi, répéta la brune.
Ils se dévisagèrent un bon moment leur yeux lançant des éclairs, aucun des deux ne voulait détourner le regard. Aucun des deux ne put regarder l'heure et savoir pendant combien de temps ils restèrent ainsi à se fixer attendant que l'autre baisse les yeux ou n'arrive plus à rester impassible. Il n'allait surement pas craquer le premier et au bout d'un moment, elle parla d'une voix mesurée :
-Je crois, qu'on devrait ignorer ce qu'il vient de se passer, on s'est tous les deux emportés et puisque ni toi, ni moi ne voulons parler de ce qu'il y a eu, on devrait faire comme si rien ne s'était passé. On doit faire des efforts, on n'a pas fini de travailler.
Quand elle avait commencé à parler il avait eu envie de lui crier dessus de se taire à nouveau, mais la dernière phrase alluma en lui l'espoir de trouver quelque chose sur son père. Et comme à chaque fois, quand il pensait à sa vengeance, tout le reste devenait moins important. Elle avait raison, il était préférable d'ignorer cet incident car il n'avait rien à en dire de toute façon. Et elle l'avait prévenu, des fois, il devrait se forcer à être aimable. Alors il hocha douloureusement la tête en fermant les yeux, les lèvres pincées, il ne voulait pas la voir. Mais après un quatrième hochement loin d'être naturel, il se dit qu'il était temps d'ouvrir à nouveau les yeux.
Elle était déjà tournée vers ce qu'il savait maintenant être l'ordinateur. Après quelques minutes elle se leva pour aller chercher des feuilles de papiers sorties d'une machine. Elle se dirigea vers le seul endroit du mur de la pièce qui était vide et pas recouvert de livres. Elle agita sa baguette et un grand panneau blanc apparut. Quelque chose d'immense, sur des roulettes. Quelle était cette manie, à tous les coups moldus, de tout mettre sur des roulettes ? Elle afficha les papiers qu'elle avait dans les mains sur le mur vierge et se tourna vers le tableau.
Il resta assit un moment sur sa chaise à combattre ses envies de meurtres. Il devait se calmer, ne pas trop réfléchir sinon il serait incapable de continuer à travailler. Et peut-être qu'en approfondissant la chose, il trouverait des informations sur son père, et ça, ce n'était pas négligeable. Après plusieurs profondes respirations, après s'être enfin plus ou moins calmé et se jugeant capable de s'approcher d'elle sans l'égorger, il se leva.
Il était à côté d'elle, et luttait contre l'envie qu'avait Malefoy de la tuer maintenant qu'il en avait la possibilité. Sur le mur, des photos de maisons, de cabanes ou de ruines avec des noms d'hommes, certains illuminés en rouge. Sur panneau blanc, une immense carte de la Grande Bretagne, avec des mêmes points lumineux de différentes couleurs et gros points noir.
La brune fermait les yeux. Les deux mains devant elle, tous ses doigts étaient pliés, sauf les indexes, qui se déplaçaient dans le vide suivant des mouvements incohérents. Il l'entendait murmurer des choses qui ressemblaient à des noms de villages ou de villes sans qu'il n'en connaisse aucun. Il soupira. Elle recommençait ses trucs bizarres et elle ne lui donnait aucunes explications. Il était déjà énervé et maintenant il était exaspéré.
-Qu'est-ce que tu fais ? Dit-il dans un énième soupir.
-J'essaie de retracer le parcours de la photo en fonction de qui l'a touchée et leur place dans les rangs, et aussi grâce au pollen qu'il y dessus. Mais cette histoire d'empreinte inconnue me pourri la tête.
Les yeux irrémédiablement fermés, elle avait parlé comme si elle lisait quelque chose, sa voix était plate. Ses mains bougeaient toujours dans le vide devant elle. Il regarda la carte, les feuilles sur le mur, les noms en couleurs. Il voulait chercher aussi, et ce n'était surement pas en battant des bras dans le vide comme elle qu'il y arriverait. Il repensa à ce qu'elle lui avait dit, à ce qu'il savait. Il n'arrivait pas à trouver d'explication, il pensait aussi à ces empreintes inconnues qui était vraiment un gros problème dans l'équation, elle avait raison : ce détail lui pourrissait la tête. Puis une question lui vient :
-Tu n'as que les empreintes des Suprêmes dans tes fichiers ?
-Que ? S'offusqua la brune l'air indignée en ouvrant les yeux. Je les ai presque tous, et tu n'imagines même pas le nombre que cela représente !
Il soupira d'exaspération :
-Je veux dire, tu n'as pas les empreintes… des gens qui se battent contre eux ? Il n'osait pas dire « tes amis » ou « l'Ordre du Phénix » ni même « les résistants ».
Elle écarquilla les yeux. Apparemment, pour la seconde fois, il avait eu une idée avant elle. Elle répondit par un hochement de tête négatif. Et comme la première fois, il profita de la situation :
-Tu as dit ce n'était pas normal qu'ils soient là, qu'ils pouvaient être sous polynectard ou imperium. Donc ils peuvent avoir été envoyés par quelqu'un qui voulait leur mort ou…
-Ou qui cherchait à me joindre, acheva-t-elle avant de secouer la tête. Non, c'est impossible, personne ne peut trouver cet endroit.
-Ils ne l'ont pas trouvé, Granger. Ne put se retenir Drago sous l'influence de Malefoy trop heureux de pouvoir la contredire.
Elle lui jeta un regard assassin.
-Ne joue pas avec les mots, personne ne sait que je suis ici.
-Personne sauf l'autre… Dit-il en détournant les yeux vers la carte, de peur qu'elle ne puisse voir sa colère grossissante à la pensé de cet abruti.
-Zéhan n'a rien dit à personne il ne sait même pas venir ici, il sait juste que si il vient dans cette partie de la forêt pour me voir je trouverais moi-même, répliqua la brune. Il ne sait même pas si j'habite vraiment à côté. Il sait juste comment me joindre.
-Peut-être qu'il en a parlé, mais pas consciemment.
Du coin de l'œil, il la vit lever les yeux au ciel.
-Qu'est-ce que tu sous-entends ?
-C'est un loup garou, il est possible qu'il oublie des choses de ce qu'il s'est passé avant ou après ses transformations, tu devrais le savoir non ? On l'a vu avec le professeur Rogue, en…
-En troisième année, oui je sais. Mais il est né loup garou, ses parents en sont tous les deux. Il l'est depuis toujours, ce n'est pas la même chose que quelqu'un qui s'est fait mordre. Ça on ne l'a pas vu en cours, parce qu'à ce moment-là, le professeur Rogue voulait juste nous faire comprendre que Lupin en était un. Je ne lui ai jamais vraiment posé la question, mais si c'est comme les métamorphomages, dès son premier mois de vie, il s'est transformé et il vit en meute, ils ont des coutumes, des rituels, il a appris à vivre avec, il n'a toujours connue que ça. Je pense que ses transformations, dès le début et encore plus aujourd'hui, ne sont pas du tous les même que celle que l'on a étudié. Elle eut l'air profondément touchée, comme si elle allait dire quelque chose de très personnel avant d'ajouter : et puisqu'on n'a jamais entièrement terminé un programme, il y a trop de chose que l'on n'a pas vue en classe. Et même si j'ai lu énormément de livres, on apprend beaucoup de choses des professeurs et leur expériences et des personnes que l'on rencontre.
Elle avait vraiment l'air dépitée. Il la trouvait particulièrement folle. Elle était passée du veracrasse à l'hyppogriffe. Pourquoi avait-elle parlé des cours ? Et du professeur Rogue voulant dénoncer Lupin ? Elle connaissait un métamorphomage ? Il ne comprenait rien, elle avait parlé trop de chose, qui pour lui n'avait aucun rapport. Il n'avait jamais rencontré de loup garou de naissance, il devrait s'admettre ne rien savoir dessus.
-Tu as une autre idée alors j'imagine ? S'exaspéra Drago.
-Non, sinon je ne serais pas en train de réfléchir.
-Donc, j'ai peut-être raison.
-Non.
-Pourquoi ?
-Parce que ce n'est pas possible ! Si quelqu'un voulait me joindre il aurait pu le faire depuis un moment, ça fait longtemps que je suis dans le coin. Il sait depuis le début comment venir dans cette partie de la forêt, il a largement eu le temps de me trahir, il ne l'a jamais fait, il ne le fera pas plus aujourd'hui. Ensuite, si quelqu'un d'extérieur voulait de me contacter, il aurait bien du mal à le faire car tous les échanges entre cet endroit et l'extérieur sont réglementés par ma magie. En plus des centaines de sorts de protections, il y a le plus important de tous : celui de Fidelitas. Ils pourraient briser toutes les défenses, qu'ils se retrouveraient devant la cascade que tu as vu la dernière fois. Un endroit hostile et inhabité. Personne ne peut savoir ou je suis, et à part quelque mangemort et Suprêmes, personnes ne sait même que je suis en vie. Si ces personnes étaient manipulés, je ne vois pas par qui de… elles pouvaient l'être et comment ils pouvaient savoir que je tomberais dessus cette photo. Et c'est plutôt vide de sens comme message si l'on cherchait vraiment à me joindre.
-Fini ta phrase maintenant que tu l'as commencée, répliqua le blond en ignorant le reste de ses propos. « Par qui de… » ? De quoi, Granger ?
Elle croisa les bras.
-Tu sais ce que je veux dire, arrête de chercher la petite bête.
-La petite bête ? Dit-il en haussant un sourcil.
-Arrête de chercher les problèmes, tu sais de qui je parle !
-Pas le moins du monde, Granger.
Il savait que c'était mal de lui mentir, mais il aimait bien l'embêter. Il ne savait pas pourquoi mais ça calmait sa propre colère. Il aimait sa moue indigné, il se sentait mieux dans sa tête, mieux dans son corps quand il la poussait à bout. C'était peut-être une revanche inconsciente du sentiment d'incompréhension constant qu'il ressentait. Mais les faits étaient là : il était plus calme quand il parlait avec elle, et plus particulièrement quand ils se chamaillaient. Il repensa à son expression « chamailleries d'ados ». C'était vrai, il se comportait comme un gamin. Mais au moins, il n'avait plus cette volonté malsaine, malveillante, dans ses remarques. Il n'y avait aucun double sens, aucune envie de lui faire mal, comme avant. C'était juste, une douce provocation ? Malefoy l'insulta pour autant de niaiserie et de stupidité. Elle soupira et il sorti de sa rêverie. Son pied tapait contre le sol dans un mouvement saccadé, comme si elle avait un tic et qu'elle tentait de se retenir. S'en était presque inquiétant, le mouvement semblait remonter dans sa jambe.
-Granger ? L'appela Drago.
-Hm ? Quoi ?
-Pourquoi ta jambe fait ça ? Demanda-t-il oubliant sa question précédente, pas si importante, parce qu'il savait qu'elle parlait des Résistants, il voulait juste jouer un peu.
Elle baissa les yeux et le tremblement cessa aussitôt.
-Oh c'est juste une habitude de quand… Elle rougit et regarda le tableau devant elle. Quand je suis en lionne et que j'ai une queue. Parfois quand je pense je me perds… Comment dire, ton animal, c'est toi. Personne d'autre que toi sous une autre forme, et je vie avec la magie depuis longtemps, et quand je réfléchi trop, mon cerveau ne réfléchit à la forme que j'ai, je ne contrôle pas toujours la magie quand je pense en 3D, ni mon corps. La magie sait que le cerveau pense, la magie sait que quand elle est sous forme animal, je bats l'air de la queue. Alors elle veut que je le fasse, mais mon corps ne peut pas. Parce qu'encore une fois, la magie peut agir indépendamment de la volonté. Mais mon corps ne peut pas le faire vraiment alors il se débrouille autrement. C'est comme le malaise que tu avais fait, ton cerveau allait trop vite pour ton corps. C'est le même principe.
Parmi le flot d'informations, pour une fois compréhensible, une en revanche, n'avait pour lui aucun sens.
-Quand tu penses en 3 dés ? C'est quoi ça encore ?
-En 3D, en trois dimensions. Tout ce qu'il y a autour de nous est en 3D. Tes deux yeux te permettent de voir en trois dimensions. Avec qu'un œil, tu ne verrais qu'en 2D.
-Granger, ça ne veut rien dire. Soupira le blond.
-Pour toi ! S'exaspéra-t-elle en regardant en l'air.
Elle sortit sa baguette et un gros tube de plastique apparut dans sa main. Elle enleva un morceau d'une des extrémités, dévoilant une petite pointe de couleur bleu. La carte disparut du panneau banc et elle dessina quelque chose dessus. Une fois fini, elle commença à écrire des choses en faisant des flèches.
-Approches, je vais te montrer.
Les mains dans les poches, il s'avança prudemment vers elle et se plaça à sa gauche. Elle avait dessiné un carré et un cube.
-Ça, elle pointa l'un des dessins avec son crayon, c'est un carré. Un carré en trois dimensions, c'est un cube. Un cube en deux dimensions, c'est un carré. Les trois dimensions sont : la hauteur. Elle montra l'une des flèches et fit de même pour les deux autres. Et il y a la largeur et la profondeur. Nos deux yeux nous permettent de voir la profondeur des choses, ils te permettent de savoir ce qui est loin ou proche de toi.
-Et qu'est-ce que tu entends par « penser en 3D » alors ? Il ne voyait pas comment des pensées pouvaient avoir de la profondeur.
-Et bien par exemple, si je veux entrer quelque part de force, je vais visualiser le lieu, les gens, les objets et préparer mon attaque. Je ne fais pas une liste, je ne me contente pas d'y penser ou d'y réfléchir, je le vois, je le teste différente technique dans ma tête. Bien sur sa nécessite beaucoup de travail, connaitre les plans des lieux par cœur, les sorciers, leurs rapport avec la magie, mais ça me permet de tester toutes mes idées. Je peux me balader sur mes futurs champs de batailles sans y être. Je peux inventer des objets, dessiner leur plan dans ma tête, dans un des livres, et ensuite je n'ai qu'à m'imaginer le construire, et je peux voir s'ils marcheront ou pas. Je peux faire la même chose quand je veux inventer des potions. Ca économise beaucoup de temps, de matériel et de mémoire. Parce que tout ce que je veux visualiser, j'en ai la description dans mes livres. Et la plupart du temps quand je pense, je vois les choses en trois dimensions, des fois les visualisations sont plus grandes alors je suis… plus loin.
Il siffla et elle tourna brusquement la tête vers lui, les sourcils et le nez froncés.
-Oui, oui, je sais, ce n'est pas la modestie qui m'étouffe.
Il la regarda, surprit et un peu vexé.
-J'allais te dire que c'était incroyable, mais il est vrai que tu devrais faire attention à tes chevilles Granger, elles vont bientôt exploser.
Elle rougie.
-C'est gentil et en même temps pas du tout.
Il eut un sourire en coin avant de détourner le regarder. Tant mieux. C'était plus ou moins le but de sa remarque, lui faire savoir qu'il était relativement impressionné, mais qu'en même temps elle se vantait bien trop au gout de Malefoy.
-En tout cas c'était très pratique pour les cours.
-Parce que ça ne l'est plus aujourd'hui ? Dit-il, le sourire toujours aux lèvres, bien qu'il se refusait de la regarder.
-Encore plus qu'avant... Ce n'est juste pas les mêmes enjeux… Murmura-t-elle.
Il perdit aussitôt son sourire. Il fallait absolument qu'il change de sujet avant que ses pensées ne se fixent définitivement sur l'assassinat de sa mère par son père.
-Et du coup pour la photo tu as trouvé quelque chose ?
-Rien qui ne te permettra de retrouver ton père.
-Et sinon ? Grinça Drago en lui tournant le dos pour faire venir un des fauteuils à roulette d'un coup de baguette.
-Rien de concret pour le moment, ça ne sert à rien que je t'explique entre quelles mains elle est passée et où elle s'est retrouvée, car ça ne mène à rien. Elle secoua la tête. Viens, tu vas aller manger un truc.
-Je ?
-La digestion me ralentie, dit-elle dos à lui.
-Pardon ?
-Mes pensées, ça ralentie mes pensées. Le sang se concentre dans l'estomac pour la digestion, plus dans le cerveau.
Il leva les yeux au ciel, cette fille avant vraiment un sérieux problème, et dans absolument tous les aspects de sa vie.
-Tu es… Bafouilla Drago.
-Oui ? Dit-elle en tournant la tête, ses boucles brunes rebondissant autour de son visage, un petit sourire sur les lèvres.
Il voulait dire folle mais c'est un tout autre mot qui sorti de sa bouche dans un souffle :
-Époustouflante… Il était hypnotisé par ce regard d'un marron caramel unique et ses yeux pétillants de malice.
Elle s'embla s'étouffer avec sa salive. Elle bafouilla à un « tudisn'importequoilaferme » avant de partir vers la porte rouge comme une tomate, laissant tout en plan derrière elle. Lui eut envie de monter sur le balcon, juste pour y sauter. Époustouflante ? Et puis quoi encore ?
Une fois dehors, il remarqua que le jour venait de se lever. Ils avaient passé la fin de la nuit ensemble, dans la réserve. Cette tournure de phrase était vraiment étrange. Ils prirent le petit déjeuné dans le silence et ils s'assirent ensemble dans le canapé.
-Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Demanda Drago.
-Comment ça ?
-Dans tout ce bordel, quelle est la prochaine chose que l'on va faire ? Soupira le blond.
-Finir ta transformation, je pensais que tu le savais.
-Et je pensais que tu étais perspicace. Je parle de la photo.
Elle chercha sa baguette dans sa poche et un petit objet vient à elle, se posant sur la table basse. Elle rangea sa baguette et se leva avant de saisir l'objet. Elle commença à jouer avec de la manière la plus étrange qui soit. Il n'avait jamais vu quelqu'un faire ça, alors il l'observa, les yeux rond. Ses bras bougeaient dans tous les sens autours de son corps, comme si elle lançait l'objet d'une main à l'autre dans un bruit métallique.
-Notre priorité devrait être le coffre, mais tant que tu n'es pas un animagus, rien ne sert de perdre du temps. Elle continuait de jouer avec son objet. Tu veux retrouver ton père et j'ai aussi des projets personnels. La seule chose sur laquelle on peut travailler c'est cette photo, nous ne pouvons rien en tirer de plus d'ici. Il va falloir sortir pour avoir d'autres informations. Le plus judicieux serait d'interroger les gens qui ont eu la photo dans les mains, mais ce serait une perdre de temps considérable quand on y pense bien, vu le nombre. On ne peut pas s'absenter trop longtemps, et tu as ton entraînement à finir. On…
-Doucement Granger ! S'exclama Drago car plus elle continuait de parler, plus elle parlait vite. Et plus elle parlait vite, plus les mouvements de ses bras s'accéléraient et plus il avait peur de recevoir l'objet dans la tête.
Elle s'arrêta enfin et le regarda avec surprise. Il remarqua uniquement à ce moment-là que l'objet avec lequel elle jouait était en vérité un couteau. Un étrange couteau avec le manche en deux parties séparées qui semblaient pouvoir se rabattre sur la lame.
-Et pour la plante ? Continua Drago les yeux fixés sur le couteau. Il faut bien fabriquer cette double énergie ou je ne sais quoi, non ? On peut travailler dessus en parallèle des entraînements.
Elle recommença à jouer avec son couteau, beaucoup plus rapidement qu'avant ce qui l'énerva énormément car il venait d'arriver à la faire arrêter.
-Ça c'est un autre problème sur lequel je travail. Tu ne pourrais pas m'aider, ce sont des manipulations moldus et magique en même temps. Non si tu veux travailler sur autre choses que ta transformation, alors il faut que ce soit vraiment utile et productif.
-Arrête de jouer avec ce truc ! S'énerva le blond quand elle lança le couteau en l'air et qu'il crut qu'elle allait s'embrocher la main.
-Ce truc est un couteau papillon et je sais très bien m'en servir ne t'en fais pas pour moi. Dit-elle sans s'arrêter.
-Je me fou de ce que c'est, je sais juste qu'il va fini planté dans l'un de nous deux et je préfère éviter que ce soir moi ! Alors arrête !
-Non. Je peux m'écarter si tu as peur mais je fais encore ce que je veux, de plus il ne t'arrivera rien, je contrôle tout ce que je fais.
-Ça m'étonnerait grandement que tu contrôle ton couteau une fois qu'il a quitté tes mains, ce n'est pas un jouet. Ragea le blond en l'entendant dire qu'il avait peur.
Sur ces mots elle lui tourna vivement le dos et lança le couteau dans sa direction. Il n'avait pas eu le temps de bouger que le col de sa chemise se retrouva planté dans le coussin canapé au bout du couteau. Il était totalement sous le choc. Il n'avait rien vu venir, il n'aurait pas pu esquiver même si elle l'avait hurlé avant l'endroit précis où elle visait. Il avait juste eu le temps de sentir le courant d'air de la lame. Elle vient récupérer son couteau et alors qu'elle allait ouvrir la bouche, son cerveau se remit en marche et il bondit sur ses pieds, lui saisissant les poignets. Il serra tellement fort qu'elle en lâcha son couteau dans une grimace de surprise.
-La prochaine fois que tu fais ça Granger, tu es morte. Dit-il de la voix la plus menaçante qu'il pouvait, bouillonnant de rage.
Elle se rapprocha de lui, le regard aussi menaçant que sa voix, elle n'essayait même pas de se dégager. Leur visage n'était plus qu'à quelques centimètres, ils n'avaient jamais été aussi proches, même lors de l'incident. Il sentait son souffle sur son visage, la chaleur que dégageait son corps, et pas uniquement là où il la touchait.
-La prochaine fois que tu me menaces…
Elle fit un mouvement brusque, fort, qu'il ne calcula pas et ses poignets se retrouvèrent à la merci de la brune, bloqué dans son dos. Elle l'avait plaqué contre une bibliothèque et avec son coude elle l'empêchait de lui écraser les mains entre les livres et son dos. Elle appuyait sur lui pourtant de tout son poids. Ses deux jambes entre les siennes, elle le força à les écarter quand elle appuya sur un nerf de la cuisse avec son genou, il se mordit la langue pour ne pas montrer qu'elle venait de lui faire mal. Elle s'approcha encore plus près et il recula la tête, qui heurta contre un livre, pour ne pas que leurs nez se touchent, car maintenant leurs visages étaient à la même hauteur. Il essayait de se dégager mais le moindre de ses gestes lui faisait mal, elle avait l'emprise parfaite. La seule chose qu'il pouvait faire c'était un coup de tête, et il savait qu'il n'oserait jamais même s'il en mourrait d'envie. D'ailleurs il ne savait même pas pourquoi il l'avait menacé ainsi. Son cœur battait vite, les yeux de la brune étaient effrayants. Mais la chose la plus perturbante dans tout ceci, ce qui le dérangeait et lui occupait le plus la tête c'était le fait que leur deux corps étaient collé l'un à l'autre. Elle ne semblait pas du tout gêner par ça, elle avait l'air blessé, et en colère. Il commença à paniquer. La situation était hors de son contrôle, tout comme son corps. Cette proximité malvenue était un véritable paralysant. Il était sûr que la brune devait sentir les battements de son cœur. Il commençait à avoir chaud. Trop chaud. Elle réveillait en lui l'homme qu'il était et il paniquait encore plus à l'idée qu'elle le voit sur son visage, car il arrivait encore plus ou moins à contenir son corps. Il se pensait plus à se dégager.
Elle sera encore plus fort les poignets du garçon qui luttait de toutes ses forces pour ne pas grimacer de douleur. Il gardait le menton levé, la fusillant du regard. Il voulait la frapper, l'égorger, l'étrangler. Il savait qu'il n'aurait pas dû la menacer ainsi, mais elle venait tout de même de lui jeter un couteau dessus alors le reste n'avait pas vraiment de valeur. Il remarqua qu'elle ne le tenait bloqué que d'une main. Elle avait vraiment une force phénoménale.
Son cœur allait exploser sous la pression et il était pourtant incapable du moindre geste.
-Si j'avais visé ta carotide, elle toucha la veine de sa gorge du bout des doigts et un spasme secoua son corps, Merlin, qu'elle le lâche. Si j'avais visé ton œil, le couteau t'aurait traversé le crâne. Dit-elle d'une voix grave ses doigts effleurant sa tempe, il frissonna et l'assassina dans sa tête de trois façoon différente. Si j'avais voulu viser ton cœur, je l'aurais percé en son centre. Elle exerça une pression avec sa paume au niveau du cœur. Si j'avais voulu te tuer, tu serais mort. Je contrôle ce couteau comme je contrôle ma magie, dans mes mains ou pas.
Sans savoir vraiment ce qui le poussait à faire ça, il avança la tête, approcha sa bouche de l'oreille de la brune et murmura, le nez dans ses boucles aux odeurs trop sucrées :
-Vas-y, Granger, perce-moi le cœur. Je passerais ton bon souvenir à ma mère.
