Je suis désolée pour cet immense lâchage mais j'ai eu La-Panne-D'inpiration-De-La-Mort-Qui-Tue et puis c'est mon premier lemon, ma première fic tout court en fait ( Non ! Pas de jeu de mot sur la premier fois ! Non!)

Chapitre 12 :

Je vais devoir rester une nuit dans le même lit que Stark. A vrai dire, ça ne me dérange pas tant que ça. D'abord, parce qu'il embrasse très bien – au point où on en est, plus besoin de le nier – et, disons que, j'apprécie sa compagnie. Mais il m'aime. Certes, je crois que l'on ne m'a jamais dit plus belle parole, tout de fois, pour une raison qui m'échappe, j'ai été pétrifié en quelque sorte. L'idée de sortir avec un homme ne me dérange absolument pas – quoique ça énerverait le paternel, mais au stade où j'en suis je ne pourrai pas le décevoir davantage. Au moins suis-je rassuré d'être épargné de cette damnation que sont les enfants. Sortir avec lui, ça changerait quoi ? Le fait que je ne pourrais plus porter plainte pour harcèlement sexuel. Mais encore ? Le fait qu'il ait réussi à m'avoir avec sa misérable technique de drague comme une gamine pré-pubère.

«- Loki, tu sais, je pense que c'est le destin qui nous a fait nous rencontrer.

Non.

Quand même ! Moi, un génie milliardaire et toi, un princesse prisonnière. Il y avait quand même peu de chance que l'on se rencontrent...

Un jour, tes boyaux décoreront mon balcon. »

Me voilà, donc, devant les homards et les bouteilles de Champagne que nous avons commandé, en face de l'homme qui s'est déclaré quelques heures auparavant et qui compte bien profiter de cette nuit pour "conclure". C'est marqué sur son front : " Je vais te prendre cette nuit, même si tu t'endors ou que tu meurs, je défoncerai ton fondement". D'ailleurs c'est la troisième fois qu'il me ressert de l'alcool, la technique " Je te saoule puis quand tu ne sauras plus faire la différence entre une cuillère et une télécommande, je l'empale !". Autant mettre GHB directement ça ira plus vite...
" Loki, mon lapin en sucre, veux-tu reprendre une coupe ! "
Ma fois, il n'est pas mal ce Champagne.

Quelques heures plus tard me voilà totalement éméché. Rien de pire que de se faire prendre dans un piège que l'on connaît déjà. Stark non plus n'était pas au top de sa forme.
"T'vois, mon sucre d'orge, s'il l'Am'rique est en forme de dragon, c'est parc'que Bush a pris un d'ssin d'son fils pour créé l'monde.
- Il semblerait que Bush n'ait que des filles...
- Naaaaan c'est son fils caché ! Il l'a eu avec Angelina Jolie ! Ou Shakira, j'ai oublié... P'tetre avec Brad Pitt... NAN ! Avec Batman, j'm'en souviens, avec Batman... Et il devient le Robin du monde parallèle ! Il s'appelle Paul ! Et il aime les Twinkie et le poisson panné !

Passe moi une autre bouteille plutôt qu'sortir vingts conn'rie a la minute!"
Lorsqu'il me tendis le vin, il m'attrapa le bras et me fit basculer sous lui. Il pressa ses lèvres sur les miennes, fougueusement. Sa langue s'introduit rapidement dans ma bouche, venant titiller sa jumelle qui ne tarda pas a lui répondre. La température montait dangereusement et ce n'était pas seulement du a l'alcool. Il se débarrassa des boutons de chemise, qui glissa le long de mes épaules. Ses mains explorèrent mon torse dénudé, s'attardant sur mes tétons. J'ignorais que cette zone était si érogène L'une descendit pour masser mon érection grandissante et m'arracha un hoquet de surprise qui ne manqua pas à Stark, qui accentuait ses mouvements. Il m'enleva mon pantalon puis mon caleçon, me laissant nu. Sa bouche quitta mes lèvres avec un certain regret, descendit le long de mon corps pour venir embrasser puis sucer ma virilité, me faisant soupirer de plaisir. Ses doigts vinrent malaxer mes fesses, l'un d'eux se glissa à l'intérieur. Ce n'était pas douloureux mais particulièrement gênant. Puis un deuxième ne tarda pas à le rejoindre. Un sentiment très désagréable m'envahit lorsqu'il commença des mouvements en ciseaux.
"C'est pas terrible, je sais mais ça te fera moins mal après"
Il se remit à ma hauteur. J'entendis un son de braguette qui souffre et glissa un regard pour voir s'il était aussi bien monté qu'il le prétendait. Malheureusement, mère Nature l'avait largement trop gâté et je ne retins un :
"Ça ne va jamais rentrer"
"T'inquiète, c'est ce qu'ils disent tous avant de rejoindre le septième ciel"
Cela ne me rassura pas le moins du monde. Il prit un flacon d'un tiroir et le versa sur sa virilité. Du lubrifiant, ce sera toujours ça en moins. Il présenta son membre à mon entrée et me murmura "Ça va aller, ça va faire un peu mal"
Il s'enfonça lentement en moi en caressant mon sexe. "Un peu mal ?", j'eus l'impression d'être déchiré de l'intérieur comme si l'on m'écartelait malgré les paroles rassurante de Stark.
Plusieurs minutes passèrent sans que l'un d'entre nous n'esquissent un geste. L'autre commençant à s'impatienter , il initia quelque vas-et-viens. La douleur s'était estompée et un plaisir la recouvrit.
Les mouvements s'accélérèrent, me faisant haleter. Stark était lui aussi transporter par le désir. Ses doigts pompait ma virilité vigoureusement. Des gémissements plus sonores se firent entendre dans la pièce. Ces gémissements se transformèrent en cris lorsque le plus vieux percuta ma prostate. Ravi d'avoir trouvé cet angle, il augmenta ses coups de butoirs pour le plaisir de ses oreilles. Je commençais à perdre la tête, mille et une émotions me traversaient l'esprit déjà hors fonction par l'alcool et la volupté.
La plaisir atteignit son paroxysme, l'orgasme fut violant. Chacun se déversa, lui en moi.
Stark se retira délicatement, encore haletant.
"Alors ?"
"Physique."
Un rire s'échappa de nous deux. Nous nous endormîmes, encore nus. J'eus une vague pensée à la magistrale gueule de bois et au magnifique mal de reins que j'allais avoir le lendemain.

Conformément à ma prédiction, mon réveil fut douloureux.

J'ouvris doucement les yeux, ébloui pour les rayons du soleil. Voulant prolonger mon sommeil encore quelque temps, je saisis un oreiller bien moelleux pour me protéger le visage de cette lumière. Oreiller bien moelleux ? Pas d'odeur de désinfectant ? Pas de douce voix de Potts ? Où est-ce que je suis ?!

Un violent mal de tête suivit d'une douleur aux reins me rappela la soirée. Stark, le champagne, l'Amérique, Paul et la partie de jambes en l'air.

« - Ma belle au bois dormant est réveillée ? »

Stark sortit de sa somnolence.

« - Non, je dors.

Mais... »

L'endormi s'accrocha à moi comme une bouée de sauvetage, m'empêchant de me lever.

« - Si tu ne me laisse pas me lever, tu peux dire adieu à tes cachets d'aspirine. »

La réaction ne fit pas attendre et il me lâcha aussitôt. Étant à nouveau libre de mes mouvements, je pris de quoi faire passer cette horrible migraine et fila à dans la salle de bain.

L'eau me fit le plus grand bien. Rien de tel qu'une douche pour mettre au clair une situation.

Donc.

Tout d'abord, M. Stark fais son apparition dans ma désespérante vie qui avait récemment atteinte un summum d'ennui. Changement dans mon morne quotidien : promenades à l'extérieur. Restaurant, parc d'attraction, et même gambades non-autorisées. Sans oublier le harcèlement plus ou moins sexuelle et les surnoms ignoblement mielleux. Puis, la fameuse déclaration et la nuit.

Tout ceci ramène à une question : Serais-je tombé amoureux ?

Vaste débat. Déjà, j'apprécie sa compagnie, j'apprécie énormément sa compagnie. J'aime aussi quand on couche ensemble, certes on l'a fait qu'une fois. Réaction purement physiologique ? Peut-être, le sexe n'a jamais été une de mes préoccupations. Je ne déteste pas tant que ça ses taquineries. J'en viendrai même à affectionner ses surnoms. Le problème étant que n'ayant jamais été ''amoureux'', je suis incapable de savoir si je suis actuellement ou non. Dans les romans à l'eau de rose, les demoiselles ont des papillons dans le ventre, le cœur qui s'accélèrent, des joues cramoisis et sont incapables de regarder leurs âmes sœurs lorsqu'elles appairaient. Symptôme que je n'ai visiblement pas.

Raisonnons autrement. Serais-je prêt à sortir avec lui ?

Passer toutes mes journées avec lui, aller au restaurant, au cinéma, cuisiner, lui faire des câlins, des bisous et même un peu plus, l'encourager et le soutenir quand ça va mal... Impensable. Être la parfaite petite femme au foyer ne fait pas parties des choses auxquelles j'aspire mais être interné ne l'était pas non plus, ce qui ne m'avait pas empêché de l'être. La vie est pleine de surprise dit-on.

Au pire, je pourrais négocier un séjour d'une durée indéterminée pour une tentative d'intégration dans la société. Ils seront ravis de se débarrasser de moi.

''Princesse, ton beau chevalier aurait besoin de se laver, à moins que tu comptes créer une pénurie mondiale d'eau''

L'aspirine a fonctionné un peu trop rapidement. Sachant que mon beau chevalier serait capable de défoncer la porte juste pour se rincer l'œil, je ne vais pas mettre sa patience à épreuve. Je me couvris d'un peignoir et sorti de la salle. Du thé noir fumait à côté de croissants chauds dans le salon. Je m'assis péniblement et pris une tasse. Un bruit d'eau s'arrêta, Stark devait avoir fini sa douche, qui, contrairement à moi, n'avait duré pas plus de cinq minutes. Effectivement, il arriva, trempé derrière moi et s'affala sur mon bras.

''Loki, mon cœur, mon amour, tu veux bien prendre le temps de discuter quelque instants ?''

J'imagine que c'est le moment dans les films où les héros mettent à nu leurs sentiments et avouent combien ils sont follement amoureux de l'autre.

J'ai jamais aimé ce passage.