Bonjour tout le monde !

On peut dire que l'inspiration m'est un peu revenue…

PS :

Vous me redonnez le courage avec vos commentaires ! J'ai toujours peur de vous décevoir… Sinon je remercie tous ceux et toutes celles qui postent des commentaires cette fiction (Je ne vous cite pas, vous vous reconnaitrez) qu'ils (qu'elles) soient là depuis le débout ou bien récemment. Je ne prends pas le temps de vous répondre ou de vous signaler que ça me fait très plaisir mais je le pense même si je ne l'écris pas ! Donc cette fois je me permet de vous en réclamer encore (des commentaires) xD Evidemment, je remercie aussi ceux et celles qui lisent cette fiction ! Vous êtes tous mes lecteurs et lectrices et donc pas le choix je vous apprécie ^^'

Sinon je vais essayer de rendre moins brouillon certain passage (merci à RabbidMaki pour la remarque et non je ne pense que quelqu'un qui me lise soit stupide – mouhaha vive l'ego ). N'hésitez pas à me donner votre avis (tant que c'est dit de manière acceptable ^^' j'aime pas qu'on me crache dessus (comme tout le monde d'ailleurs)). Aller, assez bavasser, mes chers lecteurs et chères lectrices, je vous laisse !

Bonne lecture !

Merci à MyFairLadyRose pour la relecture et les commentaires des plus hilarants.

Curse me to love (you)

Douzième Sortilège : Je Suis Moi, Tu Es Toi, Ensemble Nous Somme Le Même Être…

« Je sais qui je suis, pourquoi je suis ici, comment je suis arrivé ici, mais je ne sais pas ce qui va se produire ici. Cette incertitude sur mon futur me pèse. Que va-t-il m'arriver ? Marvolo viendra-t-il me chercher ? Viendra-t-il pour moi ou pour mon utilité ? Je sais qu'ils doivent déjà tous savoir que j'ai disparu vu que j'aurais du rentrer avec Marvolo. Je sais que Aberforth viendra me chercher et me trouvera surement au bout de sa quête. Il connaît son matraqué de frère, mais mon lord, mon maître, mon Marvolo viendras-tu ? Ou mon sort n'a-t-il aucun intérêt à tes yeux. N'ais-je été qu'une pièce de plus sur l'échiquier comme je l'ai été tant de fois ? J'ai peur que mon échec me coute ma place à tes côtés… »

L'atmosphère ici est d'une lourdeur accablante. Une pièce blanche, sans fenêtre ni porte où l'éclairage uniforme donne l'infini à regarder ne laissant aucun repère.

« Je me sens noué dans cet espace si éclairé et dont pourtant je perçois la noirceur. Tu attends que la folie nous prenne et nous agrippe pour toujours dans une douce étreinte sans temps. Je sais que Marvolo va venir, je le sais, cette certitude ne demande aucun argument, et ne peut être réfuté car je sais. Je le sens. Tu viendras le chercher, lui, car au fond, nous sommes bien d'accord. Pourrais-tu vivre sans lui désormais ? Je me souviens encore de tes larmes, de tes cris de désespoirs ce jour là et c'était uniquement pour cela qu'aujourd'hui encore tu t'en sortirais car au final, je te protégeais pour lui alors qu'il n'avait pas encore idée qu'il t'aimerait comme tu l'aimerais. Je n'ai pas besoin d'amour ou d'affection, remplir mon but et mourir tel est ma mission, le destin même de mon existence. »

Retour en arrière – Flashback – Point de vue de Monsieur Harry James Potter

(Juste après la « mort » de Sirius Black si vous avez besoin de plus de précision)

Il arpentait comme une ombre, telle une âme perdue les couloirs et dédales de Poudlard. Sa faute. Uniquement et entièrement sa faute. C'était à cause de lui qu'il avait perdu la seule personne au monde qu'il avait pu appelé sa famille vivante et désormais Sirius qui avait été son parrain et presque un père n'était plus. Et c'était de sa faute à lui… Si seulement il avait mieux appris l'occlumencie, si seulement… Quoi ? Harry voulait juste revenir en arrière de quelques heures et reprendre son parrain pour avoir quelqu'un à ses côtés qui le soutiendrait toujours. Il n'avait plus personne. Ron et Hermione ne comprendraient jamais. Il n'avait pas subi la perte tragique d'un être cher. Jamais n'avaient-ils vu assassiné devant leur propre yeux une personne qui était tout ce qu'une famille pouvait représenter. Seul, encore et toujours… Harry Potter, le survivant, le Golden Boy et tous autres qualificatifs pour le Héro, l'Élu du monde sorcier ne faisait que lui pourrir sa vie déjà si minable. Son unique but était-il de mourir seul et abandonné ? N'y avait-il donc personne qui voulait compatir avec lui ? S'était-il mépris des intentions des gens tout ce temps ? Harry ne savait plus. Il avait si mal. Sa faute. Il pouvait entendre la voix de Sirius le lui murmurer la nuit, voir le visage de ses parents déçus de lui. Le visage de sa mère en larmes lorsqu'elle voyait ce qu'il était devenu. Amener sa propre famille à la mort… Et le directeur qui voulait encore le voir dans son bureau. Juste après cette catastrophe qu'il avait lui même engendré. Ils avaient déjà parlé et il (Harry) avait détruit son bureau dans un excès de colère, mais Dumbledore lui cachait tellement d'informations. Qu'est ce qu'on lui avait encore pas dit ! Il savait si peu de chose sur son propre monde, celui de ses parents, de sa famille, de ses ancêtres ! Il aurait pu se renseigner à la bibliothèque mais à quoi bon…

Il s'y dirigeait bien que le directeur ne voulait le voir qu'après le repas pour qu'il récupère. Croyait-il réellement qu'il se sentirait mieux après avoir mangé ! Quel abruti ! Il lui faudrait tellement plus de temps pour récupérer… Il ne savait même pas si cette étreinte de culpabilité le lâcherait un jour… Si douce et pourtant si amère… Il repris ses esprits un instant et fonça dans le bureau de son mentor, donna le mot de passe et s'apprêtait à ouvrir la porte lorsqu'il entendit des voix. Intrigué, il colla son oreille contre la lourde porte.

- Il n'arrête pas de pleurnicher !

- La mort de ce cabot était censée le faire venir vers nous ! Au lieu de cela, il s'éloigne, voilà bientôt deux semaines qu'il rumine dans son coin sans nous adresser la parole !

Ron ? Ginny ? Non ! Ils ne pouvaient pas… Il distingua d'autres murmures de voix mais ne parvenait pas à les reconnaître. Combien étaient-ils dans cette pièce avec le directeur ?

Refoulant sa colère et ses larmes il continua d'épier la conversation.

- Je sais, mais un peu de patience, bientôt il viendra vous reparler et vous suppliera de rester avec lui. Maintenant que Black est mort, plus rien ne m'empêchera d'être le tuteur et mentor d'Harry. Et lorsqu'il aura tué Voldemort, Ronald tu seras le meilleur ami qui a tout fait pour le sauvé et toi Ginnerva, une veuve éplorée avec toute la fortune des Potter et des Black alors juste un peu de patience. Mon plan est parfaitement au point. Bientôt vingt ans que j'attends cela.

- Oui.

Trop, il en avait entendu trop… Il s'enfuit. Rebroussant chemin, dévalant en sens inverse les marchent, courant à travers le château alors que les portraits se demandaient ce qu'il avait comme menace derrière lui car même le Lord ne le faisait pas décamper aussi vite, courant à gauche à droite, dévalant d'autres marches qui étrangement s'alignaient suivant sa course. Il finit devant une porte familière. Celle des toilettes des filles. Il entra.

- Harry ? demanda Mimi Geignarde en le voyant.

- Oh Mimi, lâcha-t-il dépité.

- Je ne t'ai pas vu, lui dit-elle soudain. Non, Harry Potter n'est pas venu pour descendre encore.

Sur ce elle disparu dans une canalisation, le laissant seul et parlant Fourchelangue avec plus d'aisance qu'il n'en avait l'habitude, ouvrit le passage secret pour être tranquille.

Il marcha et se retrouva bientôt devant la longue carcasse du basilic. Comment avaient-ils osés ! Se servir de lui, payer ses personnes pour être ses amis ! Ils ne se souciaient pas de lui ! Ils n'en avaient rien à faire. Il ne voulait que sa fortune, cette réputation qu'il se trainait depuis le début sans le savoir pour quelque chose dont il n'avait aucun souvenir. Qui voudrait être célèbre pour avoir survécu et être orphelin ! Vivre avec des moldus qui haïssaient la magie, l'enfermant, le traitant comme un elfe de maison !

Attendez !

C'était Dumbledore qui l'avait placé là ! Lui qui avait demandé à Hagrid de le sortir de là, avait-il rencontré Ronald dans le train par hasard ? Il avait du y avoir tellement de gens qui le cherchait ce jour là s'ils connaissaient tous son histoire comme ils la connaissaient. Alors pourquoi était-il tombé sur Ronald qui à chaque crise de jalousie partait ! Tout avait été prévu depuis le début, depuis la chute de Voldemort ! S'il n'avait jamais eut d'ami - depuis sa naissance soit à onze ans - la première personne à être agréable avec lui - soit Ronald - il allait forcément rester avec. Et forcément avec Ronald il aurait hait les Serpentard obligeant le Choixpeau à la placer dans une autre maison alors que la maison ne faisait pas d'un sorcier un bon ou mauvais, sinon pourquoi ne pas éradiquer la maison Serpentard si elle ne faisait que créer des êtres maléfiques !

Qu'il était naïf… Toutes ses convictions venaient de s'effondrer comme un château de carte, déjà mal empilé, à cause d'une toute petite brise qui était passée par l'entrebâillement d'une porte mal fermée.

Il s'effondra au sol et y déversa toute sa rancœur, sa haine, sa tristesse, son amertume, sa culpabilité jusqu'à ce qu'il ne s'évanouisse dans un monde de ténèbres si chaleureuses.

- Enfin te voilà, dit une voix.

- Qui est là ?

- Moi.

- Je ne te vois pas.

- Ne sais tu pas qui je suis ? demanda cette voix qui paraissait vexée.

- Je…

- Si tu avais écouté Malfoy rien de tout cela ne serrait arrivé.

- Pas le peine d'enfoncer le couteau dans la plaie ! ragea Harry.

- Je ne voulais pas te fâcher. Juste n'en as-tu pas assez d'être juste un cochon qu'on amène à l'abattoir. Après tout, t ont-ils déjà entrainé ? Non, bien sur que non. Tu leur es plus utile mort alors écoute ma proposition. Tu ne veux pas mourir, je ne veux pas mourir, hors si tu meurs, je meurs et vois tu aussi Gryffondor que je pourrais être, je ne veux pas mourir.

- Qui es tu ?

- N'as tu pas une petite idée de qui je pourrais être, Harry Potter ?

Il ne répondit pas. Le paysage était étrange, il ne voyait pas de limite à cette noirceur mais pourtant elle était rassurante, accueillante comme une vieille amie.

- Je vais te donner un indice, pourquoi crois-tu que tu parles la noble langue des serpents ?

- Tu es… Voldemort ?

- Oh juste une partie de son âme, s'amusa-t-il, une partie malheureusement placée en toi le jour où il a essayé de te tuer.

- Mais c'est… C'est…

- Pourquoi penses-tu que le vieux fou te veut mort ! Si tu meurs, Voldemort pourra mourir.

- Non ! Non ! Je ne veux pas de toi ! C'est ta faute si ma vie est un enfer ! Voldemort n'est qu'un monstre ! Tu es un monstre ! Vous avez tué mes parents, hurla Harry toujours au bord des larmes.

- A cause de qui crois-tu que nous sommes allé te tuer ? cria-t-il en retour. Ce n'est pas moi qui t'ais placé chez les Dursleys ! Ni moi qui t'ais mis à Gryffondor, ni moi qui me suis laissé berner ! Seule ta haine envers la Lumière m'a permit de sortir aujourd'hui ! Si j'avais pu te contacter plus tôt, je n'aurais jamais laissé tout cela arriver ! Tu crois que je n'ai pas vu ta vie ! Je sais tout de toi ! Tout !

- Je suis désolé… sanglota le jeune brun complètement perdu.

- Non, c'est moi, répondit le fragment d'âme plus calmement. Je ne peux pas te faire de mal car je me ferais du mal aussi et ce n'est pas Serpentard comme façon de faire, mais si je te laisse réfléchir par toi même, viendras-tu de mon côté, celui de Voldemort ?

- N'es tu pas toi-même Voldemort ?

- J'ai cessé de l'être depuis un moment. Je suis toi, je suis lui puisque je suis moi mais au final, je suis un peu vous deux. Un jour, je ne serais plus là non plus car le but de mon existence est fait ainsi. Ne sois pas triste. Je ne souhaite que faire un avec toi pour le repos éternel dont Il a si peur mais avec toi, il ne mourra jamais si tu ne meurs pas.

- Je vais mourir un jour.

- Non car vois tu, vous êtes liés.

- Par cette prophétie de malheur.

- Toutes les prophétie ne se réalise pas tu sais, répondit la voix.

- Mais Dumbl…

- N'écoute pas ce sénile attardé ! Non, à partir d'aujourd'hui n'écoute que toi, que moi, que nous. Ce que ton âme à toi te dit, ce que ton cœur te dit et suit le… cesse de faire ce que les gens veulent que tu fasses. Un enfant ne viendra jamais à bout de Voldemort seul. Non, laisse les et n'écoute que nous.

- Tu essaies aussi de me berner !

- Non, trancha l'âme. Je ne peux te mentir de la même manière que te mentir à toi-même te ferais souffrir. Ne m'écoute pas alors, mais écoute toi et tu reviendras et cette fois tu répondras à ma question.

Harry se retrouva seul et cette fois, tout s'effaça…

Lorsqu'il se réveilla, il se remémora son étrange rêve et sut alors qu'il ne s'agissait en rien d'un rêve. Non, ce n'en était pas un. C'était différent, c'était réel d'une certaine façon. Il avait beau se trouver dans les souterrains du Château, il n'avait pas froid. Il se posa au tailleur devant l'immense squelette et ferma les yeux. Il fit le vide autour de lui, dans sa tête pour rétablir l'ordre qu'il avait besoin pour y voir plus clair.

Primo, il avait surprit une discussion de Dumbledore avec Ronald et Ginnerva (il refusait de les appelait par leur diminutif dans sa tête) qui indiquait clairement que, grand un : leur amitié était fausse, basée sur un arrangement pour leur profit à eux ; grand deux : sa vie chez les Dursleys avait était voulu pour qu'il soit ignorant du monde auquel il appartenait ; grand trois : que la mort de Sirius était voulu et grand quatre : que surement son emprisonnement avait été recherché sinon il aurait pu sortir bien plus tôt, il se souvenait qu'il n'avait même pas eu de procès alors que Severus en avait eu un ! Grand cinq : sa mort était ce qui l'attendait…

Deuxio, il avait un fragment de l'âme de Voldemort en lui et ce dit fragment voulait l'aider mais en échange il devait aller chez l'ennemi. Ennemi ? Voldemort était-il l'ennemi désormais ?

Dumbledore n'aidait que ceux et celles qui lui étaient utiles. En s'échappant de prison, Sirius avait nuit au contrôle qu'il avait sur lui ! Cet homme n'était qu'un manipulateur assoiffé de pouvoir et de contrôle ! Il s'était fait avoir comme une merde ! Après tout c'était vrai, qui attendrait qu'un enfant puisse vaincre le plus grand lord de tous les temps ? Il n'avait pas d'entrainement. Ne connaissait rien sur ses origines, sa famille, ses parents, la magie, le monde magique ! Un cochon pour l'abattoir… Non ! Il ne voulait pas de ça ! Il voulait vivre et bien ! Avoir le bonheur que tous considérait comme du ! Oh sa revanche serait terrible, délicieuse, sournoise. Fini d'être le gentil petit Gryffondor docile et stupide, il allait être celui qu'il aurait toujours du être, un vil sournois Serpentard !

En lançant un tempus avec sa baguette, il remarqua qu'il était six heures du matin… Il avait passé toute la nuit en bas et puis quoi ? Il pouvait bien disparaître !

- As-tu fini ?

Il sursauta.

- Pas de gestes inconsidérés, je suis dans ta tête, ricana la voix. Viens.

De nouveau, il se retrouva dans son esprit.

- Voldemort ne me tuera pas ?

- Bien sur que non, si tu es de son côté. Il ne te fera rien. Et avant que tu ne me demandes si je suis sur, je te rappelle que je suis toujours un peu lui même si je ne sais plus ce qu'il pense. Je suis lui mais le lui de presque vingt ans auparavant, le lui du jour où il a voulu te tuer et le toi depuis ce jour.

- Oh…

- Déjà petit apprenti sorcier, il faudrait lever les sceaux placés sur toi pour que je puisse sortir de là. De cette prison où je suis car tu ne peux toujours pas me voir… soupira-t-il.

- Comment faisons-nous ?

- C'est une bonne question, admit-il.

- Tu veux dire que tu ne sais pas ? s'écria Harry.

- Je pense que de la méditation serait une bonne idée, mais… Oh Gobelins. Allons voir ses êtres forts utiles, ricana-t-il.

- Je ne peux pas sortir de Poudlard comme ça.

- Serpentard étai très secret, ce que j'appelle tout bêtement de l'intimité d'ailleurs. Enfin toujours est-il qu'il y a une cheminée que personne ne peut surveiller, pose un glamour sur toi et allons au chemin de traverse et prend la bourse de poudre, il faudra revenir. Dépêchons-nous, s'amusa-t-il. En route !

Harry se retrouva projeté dans son corps de nouveau et se releva maladroitement, et suivit les indications que lui fournissaient l'âme de Voldemort. D'ailleurs comment devait-il l'appeler ?

- Tom. (en italique il s'agira des conversations internes de Tom et Harry pour être sur que ça ne soit pas trop le bazar à suivre)

- Chemin de traverse !

Sortant maladroitement de la cheminée, couvert de suie, il était encore moins reconnaissable.

- Parfait dépêche toi. Il n'y a presque personne. Moins, on rencontre de gens et mieux c'est !

Il courut presque jusqu'à la banque à peine dépoussiérer et demanda poliment de la manière que Tom lui avait prescrite au gobelin.

- Bonjour, maître gobelin, je souhaite parler au gobelin Greenspeck. Je suis lord Potter.

- Avez-vous votre clé ?

- Malheureusement je ne sais qui me l'a subtilisée et c'est bien pour cela que je viens devant vous.

- Ne détourne pas les yeux.

- Bien, votre baguette ?

- Donne lui, il vérifie que tu es bien qui tu dis être. Si on t'avait éduqué je n'aurais pas besoin de t'expliquer ça, ragea Tom.

- Parfait, veuillez me suivre, Lord Potter.

- Tu iras bien, tu m'écoutes et je nous sortirais d'ici vainqueur !

- Si tu le dis, répondit Harry encore un peu chamboulé.

- Je le dis !

Il suivit le gobelin le long du corridor et entra dans la pièce dont il avait ouvert la porte et s'assit dans le fauteuil.

- Que puis-je pour vous Lord Potter ? Je suis Greenspeck. Je n'ai pas mémoire de vous avoir vu ne serait-ce qu'une fois alors comment connaissez-vous mon nom ?

- Je répondrais à la première question car la manière dont je vous connais, je préfère la garder pour moi pour le moment. Comme je le disais, je n'ai jamais été en possession de ma clé et voudrais savoir ce qui s'est produit comme transaction si cela est arrivé. Ensuite, je viens pour éclaircir certaines choses.

- Je croyais que pour votre sécurité, vous ne pouviez pas venir, sinon nous aurions lu le testament de Lord Black devant vous.

- Il en a fait un ? s'exclama Harry. Je veux dire comment ça lu sans moi ?

- Ayant été désigné comme son héritier de titre, biens et fortunes majoritaires vous êtes son héritier vous êtes le nouveau Lord Black.

- C'est une bonne chose.

- Si vous voulez bien attendre quelques instants, je reviens avec les informations que vous désirez.

Quelques minutes plus tard, le gobelin revint avec un tas de papier qu'il étala sur le bureau.

- Alors… Ah voilà donc. Des virements mensuels au nom de Monsieur et Madame Dursleys, Ronald et Ginnerva Weasley, pour Albus Dumbledore votre gérant de compte sorcier. Vu votre tête, dois-je comprendre que vous n'étiez pas au courant ?

- En effet.

Harry serrait les dents et les poings. Se maîtriser. Se maîtriser.

- Voulez vous les attaquer devant la cour ?

- Non ! Laisse les choses êtres ! coupa Tom.

- Pourquoi ?

- Réfléchis, si tu bloques tes comptes, ils sauront que tu es venu ici, hors ta vengeance doit arriver par derrière, sournoisement !

- Pas pour le moment, mais réunissez les documents nécessaires et empêchez quiconque de pénétrer ou de faire quoique ce soit avec les comptes Blacks, personne, vous entendez. Je ne souhaite pas qu'une telle erreur se reproduise.

- Bien entendu. Je m'occuperais de tout cela. Voulez vous changer de gérant gobelin ?

- Oui, je vous ais fait appeler pour vous savoir si que ce soit vous, vous conviendrez ?

- Bien sur, ce serait un honneur de m'occuper de vous.

- Il parait que vous savez aussi retirer des sceaux…

- J'allais y venir car je sens votre magie perturbée. En effet, je peux le faire mais ce n'est pas indolore. Au contraire.

- Faîtes, ordonna-t-il.

Il en avait assez de se sentir restreint. Depuis que Tom était apparu, il sentait que sa magie n'épousait pas ses envies comme elle le faisait avant. Il avait toujours du être bloquée mais maintenant qu'une source de magie noire avait fait son apparition, il semblait serré. A l'étroit et c'était inconfortable de ne pas être en osmose avec soi même. D'ailleurs cette sensation était un peu indescriptible. Il fallait vraiment le vivre pour le comprendre… Bien qu'il aurait pu se passer de ce genre de sensations…

- Bien, installez-vous confortablement. Je ne voudrais pas que mon client tombe, sourit le gobelin en s'approchant.

Une décharge de douleur prit Harry immédiatement mais il se retint de faire le moindre bruit. Il avait choisit lui même de passer par là. Sa tête allait exploser. Il lui semblait qu'un étau lui resserrait la tête et que des aiguilles lui transperçaient la chair. Pouvait-on être bruler mentalement ?

Puis tout d'un coup, la douleur s'estompa légèrement et il se sentit bien, reposé, en parfaite coordination avec son monde intérieur, en paix comme il n'avait jamais connu. Il soupira de bien être.

- Fini.

- Agréable ?

- Oui, sourit Harry.

- Étrange, dit soudain le gobelin. Vous me rappelez mon autre maître sorcier.

- Vraiment ?

- Peut-être que vous devriez regarder votre nouvelle apparence. Étrange comme elle a changée, mais après tout vous êtes mieux ainsi.

Conjurant un miroir de la main sans faire attention qu'il n'utilisait pas sa baguette, Harry eut les yeux écarquillés de se voir. Il eut d'abord cru avoir à faire avec un étranger en face de lui, mais la mimique que formait le reflet était bien celle qu'il faisait en ce moment. Il se détailla, remarqua qu'il était plus fin, plus petit –malheureusement -, mais plus imposant de par son aura. Ses yeux étaient passés à un vert plus clair se rapprochant de la couleur de l'attaque mortelle. Ses cheveux avaient poussés et semblaient plus soyeux.

- Tu vas faire tourner des têtes, ricana Tom.

Harry sursauta car en face de lui, son reflet n'était plus le sien mais un qui lui ressemblait presque comme deux gouttes d'eau.

- Je croyais que tu étais le Tom du jour de mes un an ?

- Mais je suis aussi le Tom depuis. Mon apparence est ainsi faite. Il est temps de partir d'ici.

- Puisse l'or fleurir entre vos mains.

- Et puisse vos coffres jamais se tarir, répondit Greenspeck avec un sourire entendu en lui tendant une clé et une bourse pleine de gallions. J'espère vous revoir bientôt, jeune lord ?

Pourquoi lui redemandait-il un titre ?

- Silvestris. Félis Silvestris.

- Félis Silvestris, répondit Harry qui se demandait pourquoi choisir un nom pareil.

- Aller !

Harry se rendit dans l'allée des Embrumes d'un pas assuré et ne prit pas en compte les regards des passants, il était trop occupé avec Tom pour le moment.

- Pourquoi m'a t-il redemandé un nom ?

- Parce qu'il a bien senti que pour lui tu ne serais pas Harry Potter. Pourquoi penses tu que je l'ai demandé ?

- C'est le gobelin de Voldemort ?

- Oui, il sait beaucoup de choses et ne trahis jamais les sorciers dont il s'occupe. Désormais tu n'es plus Harry Potter.

- Mais ?

- Je croyais que tu détestais être le survivant. En étant Félis Silvestris, tu n'as pas besoin de te soucier du monde, que de toi.

- Oui. Mais pourquoi ce nom là ?

- Parce qu'il te va bien. Te chercher un prénom sorcier serait une bonne idée, car ton nom n'en est pas un et ainsi tu peux venir de n'importe où, personne pour te compromettre.

- Une idée ? râla Harry qui savait bien qu'il valait mieux laisser Tom gérer la chose pour le moment.

- Salazar.

- Un peu présomptueux mais pourquoi pas. Salazar Félis Silvestris.

- C'est parfait, oui, clama Tom fier de lui. Tu pourras au moins te faire passer pour un sang mêlé.

- C'est ce que je suis.

- Oui, en effet.

- Que vient faire un charmant jeune homme dans l'allée des Embrumes. Tu t'es perdu ? coupa une voix d'inconnu.

- Non, ôtez vous de mon chemin, menaça Salazar d'une voix polaire. Quoique… Sauriez vous où se trouve le vendeur de baguettes de l'allée ?

- Oui, bégaya l'homme qui préféra soudain l'aider plutôt que de lui porter tord. Là-bas.

- Parfait.

Il entra dans la boutique et claqua la porte pour la fermer.

- Je suis fermé, s'énerva le vendeur jusqu'à ce qu'il rencontre les yeux de son client.

- Bienvenu, dit-il soudainement. Une baguette, hein ? Intraçable, si vous le voulez, pour 20 gallions de plus.

- Trouvez moi déjà une baguette et nous discuterons le prix après, ricana Salazar qui laissait sa magie le guider.

Elle s'accordait délicieusement à son humeur et pour la première fois, il comprit l'essence de la magie. Il se sentait puissant, en contrôle.

- Celle-ci ?

En l'essayant, une rangée de baguette partit.

- Non. Trop faible. Quelque chose de plus puissant… marmonna l'homme. C'est votre deuxième baguette n'est ce pas ? Un replacement ? Ou avez vous encore l'autre ? demanda-t-il soudain du fond de sa boutique.

- J'ai encore l'autre, mais elle est trop connue.

- Beaucoup de mes clients viennent pour cela.

Il en essaya plusieurs jusqu'à ce qu'une résonne gentiment avec sa magie.

- Bois d'ébène, croc de basilic et larme de sirène. Mélange improbable mais elle vous servira bien, cela ferait trente-sept gallions.

- Vingt.

Il recula d'un pas. Cette façon de dire le prix. Il avait déjà vu cette scène lorsqu'il était jeune et que son père tenait encore la boutique. Un jeune homme de belle prestance était venu ici pour une seconde baguette.

- Soit, céda-t-il.

Il avait vu comment la garçon de cette époque avait réagit et avait peur que celui là réagisse de la même manière. Il avait essayé la baguette qu'il voulait acheter sur son père jusqu'à ce qu'il cède.

Salazar paya et sortit de la boutique. Il était temps de rentrer à Poudlard. Il lança la poudre dans la cheminé, annonça sa destination et se retrouva une nouvelle fois dans la chambre des secrets.

- Il faudrait poser un glamour que même ce crétin de directeur ne pourrait voir, essaye avec ta nouvelle baguette et cache là ensuite.

Il s'exécuta et se retransforma en son ancien lui : Harry Potter.

- Parfait, je vais me reposer… Et puis, maintenant tu n'as plus besoin de moi.

Salazar (ou Harry) profitait de Tom et Tom ne faisait cela que pour rester en vie et continuer sa quête, celle de Voldemort via ce corps, mais Harry n'était pas manipulé pas cette fois car il avait sa magie qui le protégeait. Et il savait que Tom ne lui mentait pas. Il ne pouvait pas. Pour une fois, Salazar était lui. Et là il allait leur montrer pourquoi le choixpeau avait voulu l'envoyer à Serpentard. Il savait très bien jouer la comédie et tout cela n'en serait que plus amusant pour lui. Il allait les faire tomber, les faire regretter de s'être servi de lui. Oh oui, ils ne comprendraient jamais ce qu'y allait leur tomber dessus. Il ne sentait plus le fragment de l'âme de Voldemort en lui et se rendit compte que c'était facile de savoir s'il était là ou pas. Pour le moment, il était seul, réellement. Il allait devoir trouver un moyen de contacter Voldemort, mais il sourit. Un jeu d'enfant ! Il allait bien s'amuser. Oh que oui ! Ces vacances promettaient d'être intéressantes.

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Merci,

Un petit commentaire ?

I - J'avais déjà écrit ce chapitre sur papier pour essayer de ne pas dévoiler trop de choses en même temps, mais finalement l'avoir réécrit entièrement sans se soucier de l'autre idée que j'avais eut rend mieux, je trouve. J'espère qu'il vous a plu aussi.

II – Alors vous avez votre réponse, non ? =p

Little Sulky Void ^^'

PS : Et MyFairLadyRose ose me dire que ce chapitre est court ! J'ai vérifié! Il fait parti des plus longs !