Ah, merci pour toutes vos reviews, ça nous réchauffe le coeur... vraiment... un million de merci!
POV Edward
J'ai du mal à me concentrer. J'ai le trac. Bien plus fort qu'en temps normal. Je suis enfermé dans ma bulle, Ipod branché dans les oreilles, tentant de faire le vide. J'ai le trac. On ne s'y habitue jamais vraiment. Ceux qui disent qu'ils peuvent monter sur scène sans ressentir cette peur qui vous vrille les entrailles sont soit des menteurs, soit des comédiens.
Et pourtant, j'aime ce que je fais. Vraiment. La passion de ma vie, c'est mon métier.
Cette électricité qui vous traverse de part en part, cet amour que la foule vous porte, vous transcende, vous porte jusqu'aux cieux.
Et pourtant! Ce soir, je ressens une pression supplémentaire.
Car ce soir, je vais chanter devant Bella. Devant la femme de ma vie. C'est comme si je me mettais à nu devant elle. Rien que pour elle... il faut que je sois encore meilleur que d'habitude, et je sais que je le serai car elle me galvanise, son amour, mon amour, notre amour me permet de me donner plus à fond encore, jamais je n'ai autant donné de ma personne que ce soir.
Je ressens profondément son regard rivé sur moi, son énergie est la mienne, je ne suis pas seul sur scène, elle est avec moi, nous sommes deux à chanter, jamais je ne me suis senti aussi fort que ce soir, grâce à elle.
Et lorsque le concert a été terminé... j'aurai dû être épuisé. J'aurai dû m'effondrer, la pression quittant mon corps. Mais la voir là, devant moi, si belle, sautillante comme une petite fille enthousiaste à qui on a fait le plus beau cadeau du monde, alors que sa seule présence est mon plus beau cadeau, je n'ai rien pu faire d'autre que l'entraîner à ma suite et lui faire l'amour comme une bête. Tension. Energie. Jouissance. Plus fort encore. Toujours plus fort.
Je comprend mieux mes comparses qui sont... des vrais lapins après les concerts. Cette adrénaline qui coule dans nos veines, ce besoin d'être vivant encore après la scène, oui, je comprend et je ressens pour la première fois cette urgence là... grâce à ma Bella. Et dans ces instants là, plus rien ne compte, plus rien n'existe qu'elle. Elle et sa peau douce, sa voix divine, ses petits cris... le monde n'est rien. La scène n'est rien. Mon métier n'est rien. Tant qu'elle est dans mes bras, c'est la seule chose vitale à mon être, elle est mon monde. Le centre de mon Univers.
Revenu chez elle, elle tombe épuisée sur son lit. Et moi, l'insomniaque, je la regarde dormir. Belle princesse de mon coeur. Je me fonds dans la douceur de son visage. Ses cils sombres forment une barrière soyeuse sur la blancheur de sa peau. Un petit sourire étend sa divine bouche rose. Sa poitrine se soulève au rythme de son sommeil paisible. Ses cheveux sont tout emmêlés sur l'oreiller. Magnifique. Je m'abreuve de son image, le fixant pour l'éternité dans mon esprit.
Inconsciemment, je souris en repensant à toute cette tension accumulée... Bella et Edward face à sa famille de bajots! je savais que tout allait très bien se passer, je savais qu'ils ne pourraient que l'aimer ma douce Bella. Je me demande qui était le plus impressionné... Alice sans doute! elle tenait tant à faire bonne impression sur la femme de ma vie, qui elle-même, souhaitait faire bonne impression sur les Vampires in Heaven. Oh, oui, jamais notre groupe n'a autant mérité son nom! j'y suis au Paradis! J'y suis!
"Bella, je te regarde dormir
J'entends tes petits soupirs
Désirant graver ce souvenir
En mon esprit
Bella, dans ton sommeil
Tu es si merveilleuse, soleil
De ma vie, de mes rêves, de mes nuits
Eclairant mes désirs, illuminant les espoirs
En mon esprit
Bella, à ce instant magique
Rien ne compte plus que la douceur unique
De ton air enfantin, calme, serein, magnifique
Que ne donnerais-je pour savoir à quoi tu rêves
Alors que je te regarde, me noyant dans ta sérénité
En mon esprit
Bella, je donnerai tout ce que j'ai
Pour continuer de voir fleurir
Ce calme, cette paix, sur ton visage ce sourire
Je te le promets, mon aimée
En mon esprit
Je fais serment d'être celui qui t'aimera toujours
Quelque soient les tourments, les tempêtes, les orages
Que la vie posera sur le chemin de nos jours
J'éradiquerai les doutes, les peurs, les rages
En mon esprit
Je te fais cette promesse mon Amour
D'être toujours là, car mon bonheur
Notre bonheur est le plus beau trésor
D'une existence telle que je la vie
En mon esprit"
Ô mon ange! Ce bonheur est si parfait! Mon coeur se gonfle d'une joie démesurée. Je m'émerveille à chaque instant de la pureté et de la force de nos sentiments réciproques. J'ai du être béni des Dieux à ma naissance pour avoir la chance de connaître un tel bonheur. Aimer et être aimé en retour. Rien n'est plus beau que cela. Elle bouge légèrement dans son sommeil, se retournant sur le dos. Bella... je t'aime dis-je silencieusement.
Et puis... et puis la regarder là, juste devant moi, sa poitrine parfaite tendant le tissu de son tee-shirt, son petit string me cachant le trésor de sa féminité... j'aurai dû être rassasié de son corps grâce à cette journée parfaite... cette soirée parfaite... mais il est écrit que jamais je ne saurai être repu de son corps... ni de ses réponses... une vague de chaleur se répand dans le creux de mes reins. "Edward, laisse-la dormir" me dis-je. Elle est fatiguée. Elle doit se reposer. Elle doit dormir. Demain, enfin, tout à l'heure, elle devra affronter la tempête Alice, faire du shopping... tout ça... et si elle ne dors pas, elle ne sera pas capable d'affronter le tyran en jupon... et pourtant... mon désir d'elle est plus fort que tout. Et je ne suis qu'un homme... heu... une bête... elle m'a rendu... pervers. Ou alors, je l'ai toujours été au fond de moi et c'est elle qui m'a révélé ce côté obscur de ma personnalité... définitivement, ce n'est pas l'heure de l'introspection... pas quand l'Amour de votre vie est là... à côté de soi... tentatrice jusque dans son sommeil. Tant pis pour le côté gentleman.
Lentement, je me glisse au pied du lit, et embrasse son petit pied. Remonte le long de sa fine jambe. Jusqu'à ce que ma bouche atteigne son sous-vêtement. Je tire doucement dessus, le faisant rouler avec douceur le long de ses cuisses, jusqu'à ce qu'il soit hors du chemin et tombe sur le sol, formant un petit chiffon coloré. Et m'extasie. Son intimité épilée parfaitement apparaît à la lueur du clair de lune. Elle est ma déesse personnelle. Définitivement. Je bave face à cette vision... L'envie m'envahit. Impossible à ignorer. Je commence à lécher ses lèvres, laissant la soie de sa peau brûler mes doigts impatients, avant d'écarter délicatement ses plis, fouillant de ma langue les moindre recoins. Gémissant de plaisir face à son goût divin. Nectar divin. Elle gémit dans son sommeil. Peut-être est-ce dans ses rêves, mais ses petites mains délicates viennent fouiller dans mes cheveux, comme pour m'empêcher de partir. Non, je ne risque pas de partir maintenant. Je m'abreuve de ses sucs, m'enivre de sa fragrance. Pénétrant plus fort son sanctuaire de ma langue gourmande. Grognant comme la bête que je suis lorsque ses hanches viennent butter sur mon visage. Insérant ma tête le plus possible entre ses cuisses fuselées. Je n'ai pas besoin de respirer. Elle est mon oxygène. Elle est ma vie.
- "Edward" gémit-elle. Oui mon amour. Oui. Même dans tes rêves, je suis là. Je veux être celui qui te fera côtoyer les cieux. Je veux être celui qui te fera crier de plaisir. Je m'active plus fort, plus profondément, ma langue chantant dans ses replis, se noyant dans l'humidité de sa chaleur. De mon pouce, je caresse son bouton de plaisir, gonflé, et bientôt, je sens autour de ma langue ses parois se refermer, je me sens le prisonnier le plus heureux du monde lorsqu'elle crie sa délivrance autour de moi. Mon sexe est douloureux, il veut se retrouver dans ses chaires juteuses... Retrouver cette sensation extraordinaire d'être à nu en elle.
N'écoutant que mon envie bestiale, je remonte vers sa poitrine que je titille, lèche, gobe, avant de m'attarder sur son cou blanc. - "Edward... je te veux en moi... maintenant" gémit-elle. "Oh, Bella, je t'aime". Et sans autres mots, je m'enfonce en elle d'un seul mouvement, ferme, puissant, ses jambes venant m'entourer pour m'emporter plus loin en elle. - "Bella...Bella... Bella"... Comme une litanie, je martèle son prénom au rythme de mes intrusions, au rythme de ses couinements de plaisir. Le brasier dans mes reins s'enflamme. Le lit cogne contre le mur. Les petits gémissements deviennent hurlement de bonheur, impossibles à réfréner. Qu'importe que cela réveille les voisins. Qu'importe que cela réveille les habitants de la ville ou de la planète. Rien ne compte plus que nos corps ruisselant de sueur, que nos corps déchaînés dans le torrent de la passion charnelle, que ce moment où nous sommes fondus, où nous ne sommes qu'une seule et même personne. Elle griffe mon dos, mords mon bras pour étouffer sa jouissance, mais je peux sentir la puissance avec laquelle elle m'enferme autour d'elle, et cette pression entraîne ma délivrance. Dans un cri, -"Bella" je me répands au fond de son ventre, le corps parsemé de frissons électriques, avant de retomber lourdement sur mon amour.
- "Je t'aime Bella... je t'aime"
- "Je t'aime aussi Edward"
- "Je devrais être désolé de t'avoir réveillé... mais en fait, je ne le suis pas du tout!"
- "J'avoue que je devrais être fâchée que tu m'aies réveillé. Mais en fait... j'ai adoré ton réveil... Maintenant mon amour... si tu ne veux pas avoir une crêpe comme petite amie..."
- "Oups, désolé!" dis-je en me reposant sur mes coudes. "Mais d'un autre côté, tu es tellement plus confortable que le matelas"
- "Mouais"
- "Je t'aime mon ange"
- "Idem... et maintenant, je vais retourner dans mes rêves, où un prince charmant était venu me chercher sur son blanc destrier, et était juste en train de me demander en mariage lorsque je me suis fait réveiller"
- "Ho. Vraiment? et comment était-il?"
- "Hum... grand. Beau. Fort. Mais il chantait très mal!"
- "Tu es en train d'insinuer que je chante mal?"
- "Qui te dis que tu étais ce prince là?"
- "Quoi? comment en douter? ne suis-je pas grand, beau et fort?"
- "Vous avez un égo surdimensionné mon cher"
- "Non, pas mon égo! surtout lorsque l'amour de ma vie rêve d'un autre! mais je saurai le chasser de tes pensées ma mie"
- "Pas besoin... tu es dans tous mes rêves"
- "Comme tu es dans tous les miens... dors mon ange, je t'aime"
- "Dors aussi un peu mon amour... je t'aime"
Ensemble, le sommeil nous fait lentement glisser dans les profondeurs... Si seulement j'avais su le cauchemar qu'aurait été notre réveil, j'aurais davantage profité de notre nuit...
Bella PDV
C'est la sonnette qui nous sort de notre nuit merveilleuse.
J'ouvre un oeil, amorphe.
Edward est collé à moi, son bras reposant en travers de mon ventre.
Je me lève complètement hagarde, et crapahute, nue, jusqu'à la porte.
Je demande, tandis que le sonnette retentit, à nouveau, impatiente:
- "C'est qui?"
- "C'est Alice!"
ALICE?
Edward me rejoint, à peine plus alerte.
Il a enfilé son boxer, et il me prend par les épaules:
- "Alice? Qu'est ce que tu fais là?"
- "Je suis venue chercher Bella!"
J'enfile à la hâte la chemise d'Edward et ouvre la porte.
Je pousse un couinement.
Devant moi se tient en effet Alice, mais aussi Rosalie, et 4 gardes du corps.
Lesquels tournent pudiquement les yeux devant ma semi nudité.
Rose et Alice entrent dans mon studio, naturelles.
Edward est furibond:
- "Mais ça va pas, non? qu'est ce que vous voulez?"
- "Bella"
répond Alice avec tranquillité:
- "On l'amène faire un peu de shopping, juste deux toutes petits heures Edward!"
Ce dernier s'apprête à répondre à sa soeur, mais elle se dresse sur la pointe des pieds et lui murmure quelque chose à l'oreille.
Edward se calme instantanément, sourit même et me regarde:
- "Va t'habiller ma chérie, une petite virée shopping entre copines, ça te fera du bien!"
- "Mais..."
Je ne peux pas répliquer.
Il m'entraine dans la salle de bains.
J'ai tout juste le temps d'attraper un pantalon en lin noir et un débardeur gris au passage.
Il a récupéré ses fringues et on s'habille en silence.
Je me brosse les dents et me coiffe rapidement. Edward en fait autant, sauf que lui, veinard,ne se coiffe pas!
On s'embrasse longuement.
Tellement longuement qu'on finit par frapper à la porte.
C'est Alice, bien sur!
On ressort et Edward me lance un clin d'oeil.
Nous sortons, entourés des gardes du corps.
Il n'y a personne heureusement.
Il y a deux limousines en face de mon immeuble.
Edward me conduit jusque devant l'une d'entre elle, où je monte avec Alice et Rosalie, après un dernier bisou avec mon chéri, qui monte dans la seconde voiture.
Alice me sourit:
- "Prête?"
- "Euh...non!"
Elle ne relève pas et m'offre un sourire qui me glace sur place.
A peine dans le centre commercial je me retrouve propulsée dans un magasin de lingerie.
La vendeuse n'a pas reconnue les filles, qui portent des casquettes et baissent la tête.
Alice agite devant moi des ensembles totalement indécents.
Je secoue la tête mais la main de Rosalie me pousse fermement vers une cabine d'essayage.
Sous la contrainte, ou c'est tout comme, j'essaye divers ensemble, tous faits de dentelles transparentes, et, à mon avis, terriblement fragiles.
Je le dis à Alice:
- "Bien sur Bella qu'ils sont fragiles: ils sont faits pour être arrachés voyons!"
Je rougis.
Et, malgré toutes mes protestations; les filles m'offrent 5 ensembles bleu foncé.
Parce qu'elles affirment que le bleu foncé est ma couleur.
Je glapis quand on entre dans le magasin suivant, mais elles ne me laissent pas le choix.
Avant ce matin, je ne possédais qu'une seule jupe (hormis la petite jupette d'écolière dont seul Edward connait l'existence...)
Et à présent, j'en ai 8.
Une noire, une à rayures grises et rouge, une bleu foncé, une vert pomme, une blanche, une marron chocolat et deux en jean.
J'en bégaye.
Et des tops. A la pelle. Et des shorts en jean aussi. Minimalistes, évidement!Et des chaussures!
Et Alice me regarde:
- "Pour la rentrée on te réapprovisionnera ta garde robe automne-hiver ma chérie!"
En plus, je suis sure qu'Edward va adorer tout ça. Foutue, je suis foutue!
POV Edward
Bien sûr, sincèrement... si j'avais pu, j'aurai retenu le temps. J'aurai empêché le matin d'arriver. Juste pour être avec elle. Passer toute une journée ensemble. En oubliant le monde. Le monde extérieur si agressif. Le monde extérieur agressif, mais le pire de ce monde là, c'est ma soeur. Alice. Qui vient briser mon rêve. Et je jure que jamais je n'ai eu autant envie de la tuer que maintenant. Si, c'est vrai. Ca aurait fait les gros titres des journaux nationaux et pas ceux des magazines people. "Meurtre inexpliqué. Edward Cullen, chanteur en vogue des Vampire in Heaven agresse sauvagement sa soeur et l'étrangle devant le regard incrédule de sa petite amie". Oui, bon, disons que là, pour le coup, enfermé pendant une trentaine d'année pour fratricide, mon ange, je ne risque pas de la voir aussi souvent que j'en rêve, ni de passer du temps avec elle... mais l'idée m'a plus que traversée. Tentante.
Sauf qu'Alice est le mal incarné. Si! le démon! elle me souffle dans le creux de l'oreille: "Edward, arrête de faire la tête... le premier magasin par lequel on commence n'est que pour toi.. boutique de lingerie... et tu commences à bien me connaître, n'est-ce pas mon cher frère... je ne me retiendrai pas. J'achèterai pour Bella tout ce que j'achèterai pour moi... sans restriction...".
Qu'est-ce que vous voulez que je réplique à ça? J'ai un sourire débile qui fleurit sur mon visage et imagine plus que parfaitement la scène... non, pas elles en train de faire du shopping. Non, mais ma Bella obligée d'essayer toute la boutique de lingerie, obligée de revenir dans son appartement avec des sous-vêtements plus qu'affriolants... oui... obligée de me faire un show... rien que pour moi. Et je m'imagine plus que bien en train de baver devant ses déhanchements... oups. Je m'égares. Une fois de plus. Mais comment dire non? Je serai l'homme le plus fou du monde si je refusais de laisser deux toutes petites heures ma princesse avec mes soeurs... ma récompense sera à la hauteur de mon sacrifice... si, si, si, je sacrifie deux heures de mon temps avec Bella pour déguster un temps infini à effeuiller mon amour...
J'embrasse doucement ma Bella sur les lèvres lorsque nous arrivons à la voiture, le coeur brûlant d'impatience de la retrouver, avant de monter dans la voiture qui m'emmènera à l'hôtel, retrouver Jasper et Emmett. Par habitude, je regarde autour de moi. Je ne pense pas avoir repéré qui que ce soit, mais je ne suis pas paparazzi...
Mon frère et beau-frère sont là, dans leur chambre, en train de se détendre, de feuilleter un magasine pour Jazz et en train de dévorer un sandwitch aussi gros qu'un immeuble pour Em. Quoi d'étonnant venant de la part de ce dernier? D'ailleurs...
- "Tu ne manges qu'un seul tout petit sandwitch Emy? tu ramollies!"
- "Dis l'homme qui aurait besoin de manger un petit bout s'il ne veut pas tomber dans les vapes au pire moment... Moi aussi je t'adore Eddy-chou, et si ça peut te rassurer, j'entame mon deuxième... le room service est terriblement efficace ici, si je veux, je peux en recommander à l'infini"
- "Comme dans tous les palaces où l'on descend Emy... ça ne change pas tellement de d'habitude"
- "Si, il y a quelque chose qui change vraiment mon grand. Alooooooooooooors...?"
- "Alors quoiiiiiiiiii?" (comme si je ne voyais pas arriver à dix kilomètres avec ses sabots délicats)
- "Comment ça s'est passé ta nuit? T'as réussi à la faire grimper aux rideaux? t'as assuré? et après le concert? t'as pourris le canapé de la loge? Personne ne pourra plus s'assoir dessus parce qu'Edward Cullen aura maculé de sa semence le tissu?"
- "EMMETT! tu es d'une élégance! d'une discrétion! Je me demande comment Rose fait pour te supporter!"
- "Ah! tu vois mon grand! c'est toute la différence entre toi et moi... c'est grâce à l'exceptionnelle qualité de mes prouesses orgasmiques qu'elle me pardonne tout mon chéri! Rose, c'est une tigresse, une affamée de moi! elle ne peut pas me résister!"
- "Je paierai pour voir la tête qu'elle ferait si elle t'entendait" soulève Jazz
- "Et moi, je paierai pour voir la punition qu'elle t'infligerait!" dis-je en souriant
- "Ho, hé, tous les deux! ça va bien! vous vous foutez toujours de moi parce que je parle de mes prouesses sexuelles... mais je pense bien que notre petit Jazzou ici présent doit aussi amener sa femme titiller les étoiles -ou peut-être simplement lui faire apercevoir?- ce qui n'est pas mal au regard de son caractère si calme qu'il est limite amorphe et que"
- "Oh, arrête Em! tu parles de notre soeur là! c'est totalement..."
- "Rhooo, Eddy chou, tu penses que notre soeur s'est mariée vierge ou quoi? arrête, il faut enlever le caca de tes yeux mon petit bonhomme!"
- "Heu... les garçons... sans vouloir faire mon pénible, c'est de ma femme dont vous parlez hein... alors, un peu de respect!"
- "Ta femme est chaude comme la braise à mon avis... si j'en juge par les vocalises qu'elle est capable de"
- "EMMETTTTTT" hurlons-nous de concert
- "ça va, personne ne me comprend! mais un jour, un jour on comprendra mon génie! ma façon magnifique, réaliste et parfaite de penser!"
- "Primaire serait plus exacte!"
- "Gnia gnia gnia" dit-il en tirant la langue.
- "Au fait, comment Bella a-t-elle prit la visite d'Alice et de Rose?"
- "Hey... vous êtes incroyables! vous me demandez à moi comment elle a réagit, mais vous vous foutez de la façon dont MOI j'ai réagis?"
- "Mais non, mais non Eddy... Juste qu'on te connait... et qu'on connait le programme que nos femmes ont réservé à la tienne. Tu ne pourras qu'être heureux de ça. Mais elle a l'air tellement géniale qu'on ne voudrait pas que tu la fasses fuir!"
- "HEIN? mais si quelqu'un ici doit la faire fuir, ça serait... tiens au hasard! Emmett!"
- "Ben pourquoi ça me retombe toujours sur le râble? c'est fou ça, dès qu'il y a un truc space, c'est pour bibi!"
- "C'est peut-être parce que tu es le seul à avoir les épaules larges" sourit Jazz
- "Tu sais ce qu'elles te disent mes épaules?"
- "Ouais, que t'as besoin d'aller les faire bosser pour éliminer le gras que tu viens de te goinfrer!"
Nous partons à la salle de sport qui a été mobilisé pour nous, et pendant une heure, nous nous échinons sur les appareils de torture. Jamais je n'aurai pensé lorsque nous avons commencé qu'il serait nécessaire de s'entretenir physiquement aussi intensivement... lorsque j'étais plus jeune, je regardais les chanteurs et me disait qu'ils faisaient un boulot génial.
Ils arrivent, chantent et hop, l'amour du public et plein d'argent... Sauf que je n'avais pas réalisé que pour pouvoir se donner pendant plus de deux heures sur scène, une condition physique sans reproche est nécessaire... une hygiène de vie sans défaut... autrement, on chante une chanson et on est déjà bon à jeter!
Pendant que je cours sur le tapis, je laisse mon esprit vagabonder... vers des contrées dangereuses... Bella et une lingerie bleue foncée... Bella et un porte-jarretelle... Bella en nuisette... Bella avec une guêpière... je cours plus vite... pour cacher mon souffle qui se fait plus court... oh, ma Bella! Je veux être dans deux heures... ou trois heures... au lieu de suer comme une bête sur ces appareils inhumains... ou de suer face aux réflexions graveleuses de mes frères.
Quoi que non... disons plus sincèrement, face aux réflexions du seul Emmett, qui serait capable de faire rougir un acteur porno... et qui se trouve être mon frère... je pense que mes parents ont dû subir cette horreur d'échange de bébés à la naissance, ce n'est pas possible autrement... ou alors c'est que mes parents, lors de la procréation, étaient vraiment sous l'influence de drogues illicites... faudra que je pense à leur poser la question... un de ces jours quand même!
En dépit de tout ce que je peux dire, ces deux heures à passer à suer comme des porcs sont passés à la vitesse de l'éclair, grâce notamment aux bêtises d'Emmett. Comment peut-il dire autant de choses débiles sans reprendre son souffle alors qu'il soulève des haltères que même Jazz et moi réunis ne pourrions pas lever d'un millimètre? Enfin, je ne vais pas chercher à comprendre, ça fait trop longtemps que j'ai abandonné l'idée de comprendre le mode de fonctionnement de mon frère... je laisse ce soin là à sa femme, après tout, elle n'était pas obligée, hein, maintenant, faut qu'elle assume. Quoi qu'elle soit vraiment, VRAIMENT très courageuse...
Bref, je suis de nouveau dans la limousine accompagné de Félix, et dans un souffle je me retrouve devant l'appartement de mon ange. Et attend de pied ferme mon défilé... Ben quoi? Je suis un homme, au même titre qu'Emmett... oups... pas bonne la comparaison... et pourtant, là, j'ai bien l'impression que rien d'autre ne dirige ma vie... Elle n'a pas idée ma Bella, mais ces deux heures d'absence n'ont été que deux heures où j'ai fantasmé comme un goret sur les achats que l'aura obligé Alice à faire... si... si... et encore si.
Et lorsqu'enfin, je franchis la porte... Dieu... J'ai dû être vraiment un être parfait dans une autre vie.
Elle est là.
Sur le canapé.
Vêtue... oh... de la tenue complète qui me rend dur instantanément. Soutien-gorge en dentelle bleue nuit, string assorti, porte-jarretelles... mes yeux exorbités suivent la ligne de sa jambe fuselée pour finir par se river sur ses talons hauts... je bave... Si... oh, chérie... je sens que le désir couler dans mes veines comme de la lave en fusion... Bella... perfection faite femme...
Bella PDV
Alice est la réincarnation de Billy the Kid.
Un truc dans le genre.
J'ai dépensé, rectificatif, ELLE a dépensé pour moi, en 2H00 ce que je dépense en une année pour des fringues.
Et je n'ai rien pu dire.
Absolument rien.
Ensuite elle m'a ramenée chez moi.
Toujours avec Rosalie, qui trouvait tout cela naturel.
Et 3 gardes du corps, qui portaient nos, non, MES sacs.
Tuez moi tout de suite!
Je les ai remerciés je ne sais combien de fois, et ils ont eu l'air surpris.
L'un d'eux m'a même dit:
- "Mais c'est rien ça, d'habitude quand Miss Alice fait les boutiques, elle a 5 fois plus de sacs! Vous n'êtes pas malade au moins Alice?"
L'intéressée, qui était à mes côtés, a sourit à son garde du corps:
- "Meuh non! simplement je manque de temps! mais la poste, ça existe!"
J'ai comprit l'allusion...
Je suis sans doute encore à temps de déménager!
Ensuite retour chez moi.
Et là...
Là...
Alice, la VRAIE est entrée en action.
Ca a commencé dans la douceur:
- "Bella, mon amour, tu sais à quel point Edward t'aime ma chérie?"
- "Euh...oui"
- "Tu sais ce qui lui ferait plaisir?"
- "Ben..."
Rosalie est intervenue, en riant:
- "Elle s'en doute bien Alice!"
J'ai rougit:
- "OK, je vais mettre un de mes nouveaux ensembles!"
Elles ont eu un large sourire et j'ai enfilé... la totale.
String, soutien gorge indécent et porte jarretelle.
Je me sentais aussi à l'aise qu'un cow-boy en talon aiguille.
En parlant de talons aiguilles...
Alice m'a tendu la paire atroce qu'elle m'a OBLIGEE à acheter.
Le genre que si tu tombes avec, tu te tue...
J'ai bien tenté de protester.
Si, c'est vrai:
- "Alice, je suis incapable de marcher avec ça!"
- "Qui te demande de marcher? tu les mets et tu t'assois! et puis c'est tout!"
J'ai obéit.
Et elles sont parties.
Me laissant là. Seule.
Attendant Edward.
Qui est arrivé très vite, d'ailleurs.
Drôle de gènes les Cullen, quand même...
Et... bon. J'avoue.
Je ne regrette pas.
Pas du tout même.
Son regard sur moi est...
Pfiouh!
Lion affamé.
Son adresse MSN est... prophétique, on va dire.
Il balbutie:
- "Bella...Tu es...oh! je..."
- "Oui je sais!"
Il se met à rire, puis ajoute:
- "Lèves-toi que je t'admire!"
- "Hum... non!"
- "Hein?"
- "Désolée! je ne peux pas me lever avec de tels talons!"
Il éclate de rire et viens me tenir la main tandis que je me dresse avec la plus grande précaution.
Il siffle puis se tait et me regarde.
Un grondement sourd s'échappe de sa bouche et dans la seconde je suis sur mon canapé, lui sur moi, tout sourire.
Il parsème mon corps de baisers.
Il évite ma bouche, me faisait languir.
Mais j'emprisonne sa tête entre mes mains et nous nous embrassons à perdre haleine.
Là, il est en mode chasseur. Et je suis la proie...
Il tête mes seins à travers le tissu si fin.
Je gémis, puis cris, incapable de me retenir.
Il arrache le soutien gorge, avec férocité.
Je tire sur les boutons de sa chemise.
Les rocks stars sont bien connus pour tous casser, je vais faire pareil tiens!
Il me sourit et s'attaque à mon string.
Qui n'est bientôt plus qu'un lambeau, tandis que sa bouche me procure mille délices...
Sa langue explore chaque recoin de mon intimité.
Je suis trempée, bien que les dernières heures aient été consacrée à faire l'amour.
Mais mon corps, mon coeur et mon esprit... en redemandent!
Il se redresse, et se déshabille vivement.
Je déglutis en apercevant sa queue durement dressée.
Je ne porte plus que mon porte jarretelle, et quelque chose me dit que je ne vais pas l'enlever si vite...
Je le pousse.
Moi aussi je peux me faire lionne.
Il me regarde m'installer à 4 pattes au dessus de lui, et venir lui faire téter mes seins.
Je me retire rapidement, malgré ses suppliques, et vais lui prodiguer une fellation avec gourmandise.
Je le pompe avec avidité, déclanchant ses gémissements et ses mains me guident, impatientes.
Je le mordille, taquine son gland du bout de ma langue, m'amusant de ses gémissements d'extase.
Puis, d'un seul coup je me retrouve sur le ventre, plaquée contre le matelas.
Il écarte mes cuisses et me fait cambrer.
- "Bella! je n'en peux plus! tu es divine! tu es.. tu me rends fou! je t'aime et je te veux!"
Je tends les fesses vers lui et cris quand il me pénètre enfin.
Ses poussées en moi sont intenses, et je laisse le plaisir envahir mes reins...
POV Edward
Oh ma beauté, chaque instant passé dans le creux de ses bras est meilleur que le précédent. Pourrais-je un jour en avoir assez d'elle? Non, définitivement non. C'est comme si chaque atome de mon être n'était enfin réuni que lorsque je suis dans ses bras. Je me suis transformé en pervers, en prédateur sexuel... jamais je ne pourrais être rassasié de sa chaleur, de son étroitesse, d'elle tout simplement.
Et là, après la jouissance extrême, nous reposons nus et glissant, le souffle court, heureux comme jamais... comme toujours lorsque nous sommes ensemble. Dire que bientôt, bien trop tôt, il faudra que je reparte. Que je quitte la seule raison qui fait que ma vie mérite d'être vécue... ma Bella. Mais pour l'instant, je veux encore profiter d'être avec elle.
- "Bella..."
- "Mmmm..."
- "Je t'aime... je sais bien qu'à force de le dire, les mots n'ont plus de sens. Mais ces mots là sont les plus importants que j'ai jamais dit. Je t'aime à la folie"
- "Oh, Edward... je t'aime aussi si fort... je..."
- "Ne pleure pas mon ange, ne pleure pas.. s'il te plaît..."
- "Je sais, et c'est bête de pleurer dans un tel moment de bonheur. Mais tu vas devoir repartir et..."
- "Je sais... chutttt... profitons des quelques heures qui nous restent... laissons le monde de côté. Tu es le centre de mon Univers. N'en doute jamais. Tu es la personne la plus importante à mes yeux, à mon coeur... et je pars mais je reviendrai très vite. Si vite que tu n'aura pas le temps de remarquer mon absence... il ne me reste plus que deux concerts et après... je serai tout à toi!"
- "Tu dis ça mais... Edward tu vas tellement me manquer"
- "Hum... à moi aussi mon bébé... mais tu crois que tu vas arriver à me manquer autant qu'à ma soeur?"
- "Arrête! tu me fais peur!"
- "D'ici quelques jours, je serai encore là mon ange, en vacances, et on en profitera pour aller voir ton père peut-être?"
- "Ouche! tu es sûr?"
- "Bien sûr! histoire d'officialiser cela... après tout, je préfère qu'on se rencontre en bonne et due forme, plutôt que par ragots que peuvent rapporter les torchons!"
- "Hum... Edward Cullen... vous êtes parfait! Le gendre idéal!"
- "Oh, toi, tu ne serai pas en train de te moquer de l'homme qui va peut-être recevoir une balle en pleine poitrine juste pour tes beaux yeux? Attends ma cocotte, ma vengeance sera terrible"
- "Non, non, non! arrête, pas les chatouilles!"
- "Si, Si, Si, les chatouilles! Banzaiiiiii"
- "Nonnnnnnnnnnnn!"
Je me sens libre. Libre et heureux lorsque je suis avec elle. Je la regarde, rouge et essoufflée, tentant de s'échapper... presque nue... disons avec un seul vêtement... son porte-jarretelle... ses bas... Et ses talons aiguilles qui lui allongent divinement la jambe... Elle contourne la table, ses seins sautillant dans la manoeuvre... Viens par là mon petit agneau... On n'a pas l'air ridicule tous les deux à se courir après, à moitié nu, mais je m'en contre-fiche. Je suis le lion ce soir. Le lion. Et ma proie est là... Viens mon petit agneau... viens te faire dévorer... de toutes façons, tu ne pourras pas t'échapper...
Bella PDV
Encore...
Oui, encore!
Je veux encore faire l'amour avec lui.
Je n'ai pas ma dose! Je ne l'aurai jamais!
Il me coince contre le mur et ses bras m'emprisonnent.
Immédiatement, nos bouches se soudent et je sens qu'il m'allonge sur la table.
Oh la table! Excellente idée!
J'écarte largement les jambes et il pousse en moi, à tatons, parce que nos lèvres refusent de se quitter...
Voilà, il est en moi.
A sa place.
Nos corps comencent leur sarabande de plaisir et je ne peux que me tenir à ses épaules et gémir sous les coups de reins de plus en plus intenses qu'il me prodigue.
Je pleurniche de plaisir, tant son membre butant au fond de mon ventre m'envoie au paradis.
Je tend les reins vers lui, gémissant d'anticiptation.
Et, trés vite, je sens la boule de plaisir se former dans mon bas ventre, grossir sous les coups de butoir qui me font crirer, grossir encore, et finalement s'embraser.
Je rejette les tête en arrière et me laisse partir dans l'orgasme, tout mon corps tendu vers le plaisir absolu qu'il est le seul à savoir m'offrir...
Je me retrouve sans savoir comment plaquée ventre contre la table et des mains écartent mes fesses, tandis que mon intimité est encore envahie d ela plus merveilleuse des façons.
Il s'enfonce en mii, pressé, et je comprends qu'il ne va pas tarder à toucher les étoiles, lui aussi.
Et de fait, je le sens gonfler et se tendre en moi, tandis que ses cris me confirment son extase.
Nous nous enlaçons.
En sueur, mais rien n'a d'importance.
Lovés sur mon canapé, nous parlons tout le reste de la nuit.
Trop courte, bien entendu.
Parler, se caliner, profiter l'un de l'autre.
C'est tout ce que nous voulons, et il nous reste si peu de tmeps.
Bien sur dans quelques jours, nous serons ensemble, pour tout un mois.
Et déjà je sais que nous devrons prendre des décisions, pour faire coincider un minimum nos styles de vie.
Ni lui ni moi ne pourrons nous contenter de visites trimestrielles en coup de vent.
Mais pour le moment.
Juste du bonheur.
Celui d'être deux, tout en ne formant bien souvent qu'un.
Au petit matin, nous nous aimons encore une fois, sous la douche.
Nos yeux ne s equittent pas.
"Bella...je t'aime...Je suis si bien, là, en toi...Je ne désire rien d'autre!"
"c'est pareil pour moi! je voudrais que ce moment ne s'arrête jamais!"
Il bouge doucement en moi et nous continuons à nous murmurer notre amour.
L'orgasme finit par arriver, presque au dépourvu, e tles larmes que je verse dans le plaisir sont autant celles du bonheur charnel que de la tristesse de son départ imminent.
Il s'en va.
C'est dur, mais il part.
Nous nous quittons sur le pas de ma porte.
Autour de son cou il porte mon collier de cuir avec un coquillage, et à mon poignet brille sa montre.
Je lui ai promit de ne pas m'effondrer, et je tiens parole.
Je nourris Bubulle.
Le coeur brisé, je m'habille, et me coiffe.
Je reçois un texto, de lui:
"dans la salle en attendant d'embarquer. Trop dur. Je t'aime!"
Je lui réponds:
"je t'aime aussi! à bientot! tu me manques tellement!"
Alice m'envoie un texto:
"il est inconsolable, ça va toi."
"bof"
C'est la vérité.
Bof...
Je sors pour me rendre à la bibliothèque.
Travailler me fera du bien.
Mais, à peine aies-je posé un pied sur le trottoir qu'ils sont une bonne vngtaine à se jeter sur moi.
Des photographes.
L'horreur s'abat sur moi.
"Bella? BELLA: par ici!"
"vous avez quel age?"
"ça fait quoi de coucher avec Edward Cullen?"
"un sourire! BELLAAAA!"
ene peux plus bouger.
Je ne peux rien faire.
La terreur me fige. J'ai peur de la foule, depuis toujours, même quand elle n'est pas inamicale.
Là, c'est juste ma pire phobie qui prend vie...
Je tente de cacher mon visage avec mes bras, mais je demeure figée sur le trottoir.
Finalement, c'est Eric, un de mes voisins, qui me tire en arrière, claquant vivement la porte de l'immeube tandis que je cours jusque chez moi.
Je m'enferme à double tour, pleurant et gémissant.
Je me jete sur mon téléphone:
"EDWARD! ils sont là! ils m'ont prise en photo! je ne peux pas sortir! je ne peux pas aller travailler! AU SECOURS!"
