Titre : A la découverte de nous-même

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JK Rowling mis à part l'histoire qui est mienne.

Rating : M / NC 17

Paring : Harry/Draco

Cette histoire est un UA, c'est-à-dire un Univers Alternatif. Il n'y à aucune histoire lié à la magie, et ça se passe dans notre monde. De plus, beaucoup de personnages ressemblent peu, voir pas du tout à ceux qui sont dans Harry Potter

Cette histoire est un slash, donc relation entres hommes, si vous n'aimez pas, vous savez ce qui reste à faire.

Merci à tout ceux qui ont laissé une review. Je pense avoir répondu à tout le monde.

Un grand merci aussi à Bady qui a corrigé ce chapitre!

Le titre du chapitre est une chanson de Depeche Mode, tout comme le chapitre précédent, mais j'avais oublié de l'indiquer.

Chapitre douze : Everything counts

Le lendemain, la bonne humeur n'avait toujours pas quitté Draco. Tout lui semblait soudainement beau, mais il ne savait pas dire exactement pourquoi.

Son cœur s'illumina un peu plus encore quand il aperçut Harry à l'entrée du lycée, quand il s'assit à côté de lui en cour, quand ils mangèrent ensemble à la cantine. Tout lui semblait agréable, lui qui aimait tant tout critiquer. Il avait envie de rire, de sourire même à des blagues idiotes. En fait, il se rendait compte seulement maintenant que Harry lui faisait du bien, qu'il savait le rendre heureux.

Harry semblait comprendre son euphorie. Quand ils se regardaient dans les yeux, Harry y voyait comme des étincelles et il le trouvait encore plus beau que d'habitude. Ca lui donnait envie de toucher ses cheveux, de passer sa main dedans.

Harry lui aussi avait repensé à leur week-end et malgré tous les points négatifs qu'ils auraient pu trouver ensemble, il se sentait bien. Il avait compris que quelques part, ils avaient franchi un cap dans leur couple et que cela devenait de plus en plus sérieux. Au lieu de l'effrayer comme cela arriver pour certaines personnes, cela l'enchantait. Sûrement parce qu'il arrivait enfin à trouver une paix intérieur, si longtemps recherché.

Quand il se promenait avec Draco dans les couloirs ou dans le jardin, il avait la furieuse envie de lui attraper la main et de lui souffler un « je t'aime » au creux de l'oreille. Il ne se rendait même pas compte qu'il désirait se comporter comme de nombreux couples au lycée qu'il considérait habituellement comme « neuneu » ou « guimauve ».

Un peu plus tard dans la journée, pendant le cour de littérature, Draco rêvassait, le regard dans le vide au lieu de travailler.

« Comme c'est mimi ! S'écria quelqu'un à côté du blond.

- Hein ? »

Blaise se mit à rire silencieusement.

Tout les deux travaillaient en binôme comme l'avait demandé le professeur. Blaise avait tout de suite vu que son ami était dans la lune quand il était arrivé au lycée le matin même. Et depuis le début du cour, Blaise était le seul à travailler.

« J'étais en train de dire que vous étiez mignon, toi et Potter.

- Ah bon ? Pourquoi ? Demanda-t-il en rougissant.

- Vos petits jeux de regards et tout ça. Adorable moi je dis !

- Ca va… Fit-il agacé. Ca se voit tant que ça ?

- Non ! C'est parce que moi, je fais attention, je sais ce qui se trame. Ne t'inquiète pas.

- Me voilà soulagé dis donc.

- Alors, c'est l'Amour avec un grand A ? Demanda Blaise avec un petit sourire moqueur.

- Oui, on peut dire ça…

- Hum, hum… Va y, dis moi en plus. Ce petit week-end fut-il sympathique ?

- Oui, ça c'est relativement bien passé.

- Relativement ? Fit-il remarqué, sceptique.

- Ca aurait pu être mieux dans un certain sens. Hésita-t-il à dire.

- T'as foiré ton dîner et t'as du commander des pizzas, c'est ça ?

- Soit pas bête ! Rouspéta Draco. On s'en fout du repas. Je te parle de choses plus concrètes.

- Oui, je vois de quoi tu parles. Ca aussi foiré sur ce plan là ?

- Non ! C'est jute que… Je sais pas comment t'expliquer. En fait pour être franc, il a pas trop aimé…Soupira-t-il. Mais garde ça pour toi surtout !

- T'inquiète.

- Mais le principal, c'est que je lui ai dit et c'est réciproque. Fit Draco en jubilant.

- Hé mais c'est cool ça ! Je suis content d'entendre ce genre de choses. Ca change un peu de ce que me raconte Zach.

- Vraiment ?

- Il me parle de cul et de sa copine. Donc du cul de sa copine.

- Il ne t'a rien dit sur son vagin.

- Non mais, quand je parle de cul, ça veut dire sexe.

- Arrête de me prendre pour un crétin, je l'ai fais exprès !

- Ouais…Fit Blaise, peu convaincu. Enfin bref, quand il est avec elle, il fait semblant de s'intéresser à ses petits problèmes mais il en a rien à foutre.

- M'étonne pas de lui. Et ils couchent déjà ensembles ? Demanda-t-il par curiosité.

- Non, d'après ce qu'il ma dit, elle refuse et ça ne lui plait qu'à moitié. En tout cas, si elle accepte, elle se serra fait baiser jusqu'au bout. Elle me fait presque pitié.

- Presque…Reprit-il distraitement, à moitié perdu dans ses pensées. Mais elle est tellement bête cette fille, elle devrait comprendre. En plus, à chaque fois, c'est la même histoire.

- Oh ! On a bien le même phénomène dans la classe. Et pourtant, elle n'est pas si idiote que ça… » Fit remarquer Blaise après quelques secondes.

Leur regards se dirigèrent vers Lavande et Justin qui s'étaient mis tout les deux côte à côte pour travailler à quelques tables d'eux.

oOoOo

Le lendemain midi Harry montait un des nombreux escaliers du lycée en compagnie de Ron quand ils croisèrent Gregory Goyle. Harry se douta que son ami Crabbe ne devait pas être bien loin. L'un était rarement sans l'autre, tel deux trolls errant dans la forêt ou plutôt le lycée.

Les deux garçons rencontrèrent son compagnon quelques mètres plus loin au détour d'un couloir.

Crabbe n'était pas seul. Il était avec l'autre connard de Piers Polkiss.

Harry crut d'abords qu'ils n'étaient que deux mais quand ils se rapprochèrent des deux autres jeunes hommes, Harry aperçut une frêle jeune fille coincée contre le mur.

En la voyant, Harry se rappela l'avoir déjà vu dans le lycée. Il était quasiment sur qu'elle devait être dans la classe de Ginny et de Colin.

Crabbe la tenait fermement par les cheveux tandis que Polkiss tentait de lui faire lâcher son sac, visiblement avide de trouver quelque chose.

Harry fit signe à Ron de s'arrêter. Il n'allait quand même pas passer à côté comme si de rien n'était !

« Allez Polkiss, Crabbe lâchez la ! »

Ceux-ci se retournèrent, mécontents d'être dérangés.

« Qu'est ce que t'as Potter ? Cracha Polkiss. Tu veux encore faire ton héros et appeler le prochain prof que tu rencontreras ? Mêle toi des tes affaires et dégage. »

Loin de se laisser intimider malgré son un mètre soixante-cinq, Harry se rapprocha de Polkiss, prêt à se bagarrer s'il le fallait.

« Fous lui la paix ! Reprit Ron. Attaque toi à quelqu'un de ta taille au lieu de t'en prendre à une fille ! »

Polkiss allait répliquer lorsque Seamus et Dean apparurent à leur tour et rejoignirent leurs amis.

Polkiss hésita un instant. Il les regarda avec un regard mauvais, puis il fit signe à Crabbe d'abandonner et de le suivre. En nombre inférieur, ils n'auraient pas fait le poids. Ils s'en allèrent et ils ne se génèrent pas pour les bousculer vivement au passage, manquant de faire tomber Dean par terre.

« Vous faites vraiment pitiés. Ajouta Harry quand ils furent assez loin. Qu'est ce que t'allais lui prendre ? Sa carte scolaire pour avoir des reducs au Mac do ?

- Ta gueule Potter ! Tu feras pas toujours autant le malin! » Cria Polkiss, depuis le bout du couloir.

Harry fit comme s'il n'avait rien entendu et se retourna vers la jeune fille.

Celle-ci était agenouillée à ramasser fébrilement quelques affaires tombées de son sac et s'efforçait de défroisser quelques polys que Polkiss avait faits expert de chiffonner. Ses gestes manquaient d'assurance et le résultat n'était pas vraiment là…En effet, ses mains semblaient tremblées.

« Ca va ? »S'inquiéta-t-il.

Il l'observa pendant qu'elle classait à présent ses cours dans son classeur, craignant de l'effrayer encore plus avec des questions idiotes: elle avait de longs cheveux blonds qui lui arrivaient à la taille, encore emmêlés au niveau des racines, là où Crabbe l'avait empoigné. Elle avait un visage long et mince que semblaient dévorer par deux immenses yeux bleus, tellement grands qu'ils en paraissaient globuleux. A cet instant, elle le fixait comme médusée.

« Oui, je vais très bien ! » Répondit-elle en affichant un sourire étrange.

Une fois relevée, Harry constata que ses vêtements n'étaient pas vraiment coordonnés mais que dans l'ensemble, ça lui allait bien. Elle portait une étrange jupe noire élimée qui laissait apparaître de fines jambes, des petites chaussures blanches nouées avec des rubans de la même couleur, un pull mauve beaucoup trop large pour sa taille et un bonnet de style péruvien. Harry fixa quelques instant son couvre chef, pensant un instant que aucunes filles du lycée n'accepteraient de porter ça. Une ribambelle de colliers de toutes tailles, de bracelets et de boucles d'oreilles finissaient le portrait.

Harry était toujours face à cette fille qui le fixait de ces grands yeux et dont le sourire s'élargit un peu plus.

Le jeune homme se sentit mal à l'aise face à son regard, c'était comme si elle voyait clair en lui, qu'elle savait, ou bien qu'elle devinait des choses sur lui.

« Viens Harry, on va être en retards en cour. »

Ron l'avait attrapé par le bras et l'emmener un peu plus loin. La jeune fille le fixait toujours en souriant, puis s'en alla dans la direction opposée.

« Tu la connais cette fille Ron ?

- Hum, de réputation, oui.

- C'est-à-dire ?

- Bah, je te dis ce que Ginny ma raconté, mais elle est plutôt bizarre cette fille, assez spéciale dans son genre, enfin, tu vois le truc. Je sais qu'elle s'appelle Luna mais c'est tout. Si tu veux en savoir plus, demande à ma sœur. »

Cette fille l'intriguait… Il avait envie d'en savoir plus sur elle. La curiosité était un vilain défaut mais c'était plus fort que lui.

oOoOo

Blaise et Draco sortaient enfin de cour. La journée avait été plus difficile que prévu.

Au final, Draco se sentait fort fatigué et avait hâte de renter chez lui pour pouvoir se reposer en paix. La fatigue le mettait de mauvaise humeur et il n'aspirait qu'à se retrouver seul. Même Blaise commençait à lui taper sur le système.

Enfin sortis des bâtiments, Draco se dépêcha de s'allumer une cigarette pour pouvoir se détendre. Blaise limita quelques instants plus tard.

« Vivement demain soir… Soupira le blond

- Oh que oui ! En plus, finir la semaine par le sport, ça s'appelle finir en beauté, n'est pas ?

- Tais toi. Rien que d'y penser… Draco fronça le nez. Je devrais me faire signer des certificats bidon.

- Pas la peine, avec ton physique de crevette, ça devrait suffire. Fit remarquer Blaise avec un sourire narquois.

- Mon physique t'emmerde Blaise. Répliqua t-il en le regardant droit dans les yeux, prêt à le frapper.

- Ca va, je déconne... »

Draco grogna et se concentra sur sa cigarette qui se consumait au lieu de répliquer quelque chose de méchant.

« Dray, j'crois qu'on a crevé tes pneus… »Dit soudain Blaise.

Le jeune homme blond allait lui renvoyer une réplique cinglante parce qu'il n'avait pas du tout envie de rire quand il s'aperçut que son ami ne souriait pas.

Draco se retourna vivement vers sa voiture avant de s'en approcher à grands pas.

Ce n'était pas possible, ses quatre pneus étaient à plat…

Il regarda les autres voitures stationnées autour de la sienne et il constata qu'elles n'avaient pas été endommagées.

« Et bien sûr, c'est à la mienne qu'on s'en prend ! S'emporta-t-il. On se demande pourquoi ! Putain, ils font chier ! » Prit dans son élan, il donna un coup de pied dans un des pneus.

Blaise se rapprocha mais ne dit rien de plus. C'était sûrement un ou plusieurs élèves du lycée qui avaient fait le coup. Pour savoir que c'était la voiture de Draco et pas celle d'à côté.

« Tu devrais appeler ta mère, elle enverra quelqu'un pour la récupérer.

- Y a plus que ça qu'à faire. Avec une seule roue de secours, je vais pas aller loin… »

Draco jeta sa cigarette avec rage et ouvrit la portière pour y jeter son sac.

« Tu veux qu'on te ramène chez toi ? Proposa Blaise

- Non ! Je reste là, d'ici peu de temps, il ferra noir, j'ai pas envie de la retrouver avec les vitres brisées ou taguée.

- Ils vont plus y toucher. S'ils avaient voulu le faire, ils l'auraient fait tout à l'heure mais pas maintenant. Ils sont pas con au point de revenir.

- Qu'importe, je reste.

- Sois pas bête. Tu sais même pas quand le réparateur va se ramener ! Tu ferais bien d'appeler ta mère d'ailleurs.

- Je sais. Répondit-il méchamment. Tu peux y aller Blaise, je vais m'en sortir, je suis un grand garçon tu sais !

- Comme tu voudras…Fit-il, vexé. A demain.

- Ouais… A demain… »

Draco s'enferma dans la voiture, sortit les papiers du véhicule et finit par appeler sa mère pour lui expliquer brièvement la situation.

Par chance, sa mère était à la maison et pouvait facilement contacter un garagiste.

Au téléphone, Narcissa ne lui demanda pas le pourquoi du comment et Draco lui en fut reconnaissant car il n'était vraiment pas d'humeur à raconter toute l'histoire.

oOoOo

Apparemment, Mr Malfoy était tout aussi de mauvaise humeur que son fils.

Bien qu'il n'y soit pour rien, son père n'avait pas arrêté de le fusiller du regard durant tout le dîner et de lui lancer des remarques sur son idée stupide de se garer juste à côté du lycée. Bientôt, il allait lui reprocher sa façon de ternir sa fourchette ou d'être homo.

Durant le reste de la soirée, Draco remua toutes ses idées noires, se promettant de massacrer celui qui s'en était pris à sa voiture. Certes il n'y était pas attaché comme certains hommes l'étaient mais c'était tout de même sa bagnole bordel !

Encore un de ces petits merdeux qui n'oseraient même pas le provoquer en face.

Pendant un instant, il pensa appeler Harry pour lui raconter tous ses malheurs mais il se ravisa au dernier moment. En allant se coucher, il se demanda si son cousin n'était pas derrière tout ça… Il fallait bien le dire, ce qui venait de se passer lui avait fait l'effet d'une claque. La dernière fois qu'il avait eu un problème avec d'autres élèves c'était justement avec Dursley et ses copains. Depuis, ça c'était calmé. Draco avait cru que sa tranquillité allait durer jusqu'à la fin de l'année…

oOoOo

Ne pouvant récupérer son véhicule dans l'immédiat, son père le conduisit le lendemain matin au lycée. Il faisait noir, froid et humide. Et son père ne disait rien.

Draco n'aimait pas quand la colère ou le mépris de son père se changeait en silence. Quitte à faire, autant crever l'abcès. Parfois, le jeune homme pensait que sa mère ne devait pas rire tous les jours avec son mari.

Seule la pensée de voir Harry aujourd'hui le réconfortait un peu.

Il n'avait envie de voir personne d'autres, et Blaise encore moins que les autres, sûrement parce qu'il se sentait coupable de la façon dont il lui avait répondu la veille. Mais il n'avait pas le courage -ou plutôt la volonté- d'aller s'excuser. Et puis l'autre idiot de MacLaggen allait sûrement en rajouter une couche. Et oui c'était sûr, si il n'avait pas été homo, ce genre de chose ne lui serait pas arrivé…

oOoOo

Au soir, Draco attendait sur le trottoir que son père arrive. Il lui avait dit de le guetter car il serait très pressé. Il se fit la réflexion que c'était quand même rudement pratique d'avoir sa propre voiture. Au moins, il se sentait plus indépendant vis-à-vis de ses parents.

Blaise, à ses côtés, attendait que son ami soit parti pour rejoindre sa mère garée plus loin.

Tout en scrutant la rue et les différentes voitures qui avançaient au pas, les deux garçons discutaient de leur week-end. Finalement, Blaise n'avait rien dit à propos du ton sur lequel il lui avait parlé et Draco en avait été intiment soulagé même s'il n'en montrait rien.

Draco avait hâte de rentrer chez lui pour prendre une douche bien chaude. Il avait l'horrible impression de coller et de sentir mauvais malgré tout le déodorant qu'il avait pu utiliser. Et puis le sport l'avait épuisé. Sentir couler l'eau le long de son dos ne pouvait que lui faire du bien.

Il se ralluma une cigarette quand une coupée Mercedes noir, dernier model, s'arrêta juste devant eux. Blaise et lui observèrent silencieusement la voiture sous tous ses angles.

« Pas mal. »Murmura Blaise.

Celui-ci s'y connaissait bien, son père travaillait en effet pour une autre grande marque de voiture allemande.

La vitre s'abaissa.

« Monte Draco. Je te ramène chez toi. »

Le jeune homme fixa quelques secondes son interlocuteur puis finit par bouger.

Il tendit sa cigarette à son ami en lui murmurant : « Tiens, cadeau empoisonné »- et lui dit au revoir.

Draco referma la portière sur lui et regarda enfin son interlocuteur.

Walden Macnair.

Associé et ami de son père. Personne excédante au possible, homme imbu de lui-même- du moins selon Draco. Là, assis à coté de lui, tout fier, avec son petit sourire qui voulait tout dire et rien dire à la fois.

« La réunion de ton père a duré plus longtemps que prévu. Il ma chargé de venir te récupérer. »

Merci Papa…

Macnair ne cessa de lui faire la conversation durant tout le trajet, avec en fond musical, un requiem de Mozart pour faire semblant d'être cultivé. Tout y passait : les études, la famille… Au point que Draco lui révéla qu'il avait un petit ami. Il ne savait même pas comment il lui avait fait cracher le morceau mais le fait était là.

« Eh bien, il en a de la chance, tu ne crois pas Draco ? »

Celui-ci préféra tourner la tête et regarda la route défiler sous ses yeux. Quelques gouttes tombèrent sur la vitre, suivies bientôt par une averse. Tant mieux, au moins, ce soir il s'endormirait avec le bruit de la pluie contre les volets. Il adorait ce son qu'il trouvait fort agréable et apaisant. Tout le contraire de la situation présente.

Il entendit Macnair rire à côté de lui, sûrement parce qu'il ne lui avait rien répondu. Il le regarda enfin. Cet homme était grand, on devinait sous ses vêtements luxueux une musculature développée, large d'épaule. Ses courts cheveux noirs étaient impeccablement coiffés, et Draco se dit que le bouc allait bien avec son visage à la mâchoire carrée. Il était assez séduisant dans son costume cravate de business man professionnel. Draco fut même troublé pendant une seconde.

En sentant le regard du jeune homme sur lui, Macnair se remit à rire et se retint de sortir une parole de trop. Il constata que le jeune Malfoy était gêné et la situation l'amusait, mais il ne devait pas trop en jouer. Après tout, son père était bien son supérieur.

Il finit par le déposer chez lui, lui énonçant toute sorte de formule de politesse bien mielleuse avant de le quitter.

Oui, vraiment, Draco ne pouvait pas supporter cet homme, malheureusement pour lui, il savait qu'il allait devoir le rencontrer de nouveau et cela, d'ici peu de temps.

oOoOo

Les Weasleys habitaient à l'écart de la ville, dans une vieille ferme, de forme carré, avec cour intérieure. Ils avaient rénové la maison au fil des années et même si la façade était encore en mauvais état à certains endroits, l'intérieur était très bien aménagé pour toute la famille. Ils avaient aussi un immense jardin plus ou moins sauvage qui s'étendait sur presque un hectare. Le tout était bordé de champs et la route était la seule frontière visible.

Il y avait toujours de l'animation chez Ron et la maison était rarement silencieuse, excepté la nuit. La plupart de ses frères avaient quitté la maison à présent. Seuls les jumeaux Fred et George revenaient pour le week-end. Tous deux étudiaient la physique et la chimie à l'université, dans l'espoir de pouvoir créer un jour leur propre entreprise de fabrication et de distribution de farces et attrapes.

Leur frère aîné Percy était parti au début des grandes vacances : Mr Weasley et Percy travaillaient tous les deux à la mairie mais leurs opinions politique divergeaient en bien des points. Après plusieurs conflits au sein de la mairie puis de la famille, Percy avait claqué la porte et était allé s'installer en ville, ne donnant plus signe de vie, pas même à ses frères et sœurs.

Le repas était comme toujours très familial et très festif. Harry se sentait vraiment comme parmi les siens, dans sa famille. Personne ne lui criait dessus pour qu'il amène un plat ou qu'il passe l'aspirateur. On le respectait comme un égal et bien plus encore.

Actuellement, il gloussait tout seul assis dans le canapé. Cela était sûrement dû aux nombreux apéritifs que Mr Weasley avait tenu à lui servir les uns après les autres. A côtés de lui, Hermione et Ginny discutaient d'un sujet dont il ignorait la nature.

Harry se sentait bien, il avait juste un peu chaud et la tête qui lui tournait un peu. Soudainement, il se rappela de la rencontre qu'il avait faite le mardi précédent, de cette étrange fille blonde. Ron lui avait bien dit que Ginny pourrait lui en apprendre plus…

Avec un geste un peu trop vif, dû en partit à cause de l'alcool, Harry signifia à sa voisine qu'il avait envie de discuter avec elle.

Ginny ne fut pas surprise outre mesure de savoir qu'on avait essayé de racketter Luna. Voilà, la jeune fille blonde en question s'appelait bien Luna Lovegood mais beaucoup la surnommaient « loufoca » à cause de son allure et des choses qu'elle disait parfois. Cette fille n'avait pas vraiment d'amie, elle était plutôt étrange, était souvent dans le la lune et beaucoup de ses camarades se moquaient d'elle, de ce qu'elle racontait ou bien encore de ses vêtements. Généralement, quand on l'ennuyait, personne ne venait à son aide.

Harry apprit par ailleurs que Luna n'avait plus sa mère et qu'elle vivait avec son père, un imprimeur. Certaines mauvaises langues disaient que sa mère n'était pas décédée mais qu'elle se trouvait à l'hôpital psychiatrique et que Luna irait la rejoindre un de ces jours.

Outré par ce qu'il venait d'apprendre, Harry commença à insulter Polkiss et ses crétins de copains.

« Qu'est ce que tu dis Harry ? Demanda Ginny. Je comprends rien.

- Humpf…Pas grave… Que des salauds…Rumina-t-il.

- D'accord, si tu veux. Peut être que tu ne devrais plus boire jusqu'à la fin de la soirée…

- Mouarf, sais pas… »

Ginny lui prit son verre des mains et lui fourra des biscuits apéritifs dans la bouche pour le forcer à avoir quelque chose dans le ventre et de se calmer un peu.

La soirée continua dans la bonne humeur autour d'une soirée raclette, un repas conviviale qui plut beaucoup à Harry.

Pendant le repas, il ne put malheureusement s'empêcher de penser à Draco pendant quelques instants. Il regrettait que le jeune homme ne soit pas là. En fait, il était un peu jaloux quand il voyait Ron et Hermione ensemble, qui semblaient s'amuser beaucoup. En même temps, il ne pouvait pas vraiment faire autrement.

Un peu perdu dans ses pensés, il ne remarqua pas le regard insistant que Ginny posait sur lui. La jeune fille ne le faisait pas exprès, c'était bien malgré elle, mais elle le trouvait si beau…

oOoOo

Pris d'une impulsion étrange après le repas, Harry avait eu soudainement envie de parler, et c'était bien sûr à Hermione qu'il avait pensé comme confidente. Il avait déjà pensé lui en parler plus d'une fois. Mais au moment venu, il n'avait pas réussi à parler. Ce soir là, il se sentait plus à l'aise à se laisser aller aux confidences.

Alors que les Weasleys faisaient la vaisselle et rangeaient les jeux de sociétés auxquelles ils avaient joué durant la soirée, Harry prit à part son amie.

« Hermione…

- Oui ? Demanda-t-elle distraite.

- Est-ce que je peux te parler à part cinq minutes ?

- Oui, bien sur !

- Viens, on va dans la chambre de Ron. On sera plus tranquille. »

Ils montèrent ensemble les deux étages et Harry laissa Hermione entrer en premier dans la chambre de son ami, puis rentra à son tour dans la pièce, en vérifiant qu'il n' y avait personne dans le coin et ferma la porte. Quand Harry se retourna, la jeune fille était déjà assise sur l'un des deux lits jumeaux et il alla s'installer en face d'elle.

« De quoi tu veux me parler Harry ?

- C'est pas facile à dire, commença-t-il, mais, je pense que tu saura garder le secret, et puis… J'ai besoin d'en parler. »

Il s'arrêta de parler un instant sous le regard interrogateur d'Hermione, puis il prit son courage à deux mains et se lança : « Je me suis rendu compte de quelque chose au moment de la rentrée, et, hum, ça a influencé certaines de mes décisions, comme rompre avec Lavande par exemple…

- Tu-tu as rencontré quelqu'un d'autre ? Questionna-t-elle. Ca à un rapport avec Ginny peut-être ?

- Ah non ! Pas du tout ! Enfin, pas par rapport à Ginny en tout cas !

- Alors, tu ne veux vraiment pas sortir avec elle ?

- Non. Peut-être qu'avant ça aurait pu se faire, mais là non. Je pense que tu as compris, je sors avec quelqu'un d'autre…Murmura-t-il rapidement.

- Oui ! Fit-elle avec un petit sourire moqueur. Et c'est qui l'heureuse élue ? Elle doit pas être au lycée, tu passes ton temps avec des garçons…

- Justement… Harry se dandina d'un fesse sur l'autre puis reprit son histoire : Au début de l'année, après plusieurs conversations avec une certaine personne, je, je… Oh, j'arrive pas à le dire ! Hermione, j'ai peur…chuchota-t-il.

- Peur de quoi ? Demanda-t-elle à voix plus haute.

- De vous. Finit-il par dire en se tordant les doigts dans tous les sens, gêné.

- Mais pourquoi Harry ? Je comprends plus là. Fit-elle en fronçant les sourcils.

- J'ai peur que vous me rejetiez parce que je suis plus comme vous… »

Ils se regardèrent pendant quelques minutes et restèrent silencieux. Puis Hermione posa sa main sur l'épaule d'Harry.

« Quoi qu'il arrive, tu resteras mon meilleur ami. Je t'aime énormément, et le fait que tu sois « diffèrent » ne change rien à ça. Je me trompe peut-être, mais si je fais le bilan, tu es apparemment avec une personne qui n'est pas une fille, tu es donc homosexuel. Elle venait de dire ça comme si elle résolvait la devinette d'un magazine.

- Voilà… Enfin, pas « en entier », je suis bi. Je ne reste pas insensible à vos charmes on va dire comme ça.

- Je vois… Alors, dis moi, qui est l'heureux élu ? »

Harry se mit à rire doucement, bientôt rejoint par Hermione qui semblait soudainement surexcitée d'apprendre que son meilleur ami était homo.

« Tu devineras jamais, mais… Tu le connais ! Dit-il en rigolant. Au moins de vue.

- Attends, attends… Non…

- Quoi non ?

- Le seul homo du lycée, tout du moins le seul « officiel », c'est Draco Malfoy ! »

Harry lui sourit et Hermione éclata de rire suivi bientôt par Harry.

« Et oui, c'est lui.

- Ah ben dis donc… Fit-elle comme admirative. Et maintenant, ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ?

- Presque deux mois.

- Et, ça se passe bien ?

- Oui ! Je l'aime beaucoup et puis il est, je sais pas comment dire, mais… Il me plait beaucoup. Tu penses sûrement que c'est quelqu'un de froid et d'arrogant, mais il est pas pareil en privée.

- J'espère pour toi ! Sinon, les choses seraient moins drôles pour toi!

- C'est sûr ! En tout cas, je me sens mieux qu'avec Lavande. C'est pas pareil… Ca fait à peine deux mois qu'on est ensemble mais, c'est fort entre nous je trouve…

- Et, hum, vous… Vous avez déjà fait l'amour ? »

La gêne de son amie fit rire Harry. C'est vrai qu'habituellement, Hermione ne cherchait pas à savoir si untel avait couché avec bidule ou truc.

« Oui… Murmura-t-il après quelques secondes

- Et ?

- Et quoi ?

- Bah, c'était comment ?

- Pas très agréable pour résumé. Comme une première fois pour une fille je suppose »

Ce fut au tour d'Hermione de rire.

« Tu m'étonnes… Je comprends un peu mieux toutes les questions que tu m'as posées récemment. Au fond, ça me rassure que ce soit ça, je me demandais vraiment ce que tu étais en train de fabriquer ! Lui confia-t-elle. Mais bon, tu verras, plus tu pratiques, mieux c'est ! Tu peux me faire confiance !

-Oh Hermione ! N'en dis pas plus s'il te plait ! Je veux pas savoir ce que vous faites avec Ron !

- Je pense que tu sais déjà. Fit-elle remarquer ironiquement.

- Oui, mais je ne veux pas avoir d'image mentale de mes deux meilleurs amis sous la couette !

- Au moins, maintenant, si je te parles de fellation, tu comprendras mieux que Ron ou que vos idiots de copains.

- Hermione!! S'écria Harry, mi-outré, mi-choqué.

- Qu'est ce qu'il y a ? C'est vrai !

- Certes, mais bon…

- En tout cas, je suis contente pour toi. Si tu es heureux, c'est le principal. »

Ils parlèrent encore un peu, puis Hermione décida d'aller se coucher. Elle sortit de la pièce et Harry en profita pour se mettre en pyjama lui aussi.

Alors qu'il allait enfiler son T-shirt, il entendit la porte s'ouvrir derrière lui. Pendant un instant, il crut que c'était Ron ou Hermione qui avait oublié quelque chose, mais quand il se retourna, il fit face à Ginny.

La jeune rouquine se tenait sur le pas de sa porte, en pyjama elle aussi. Elle sembla confuse quand elle aperçut le torse d'Harry et détourna les yeux un instant avant de regarder son visage.

Elle essaya de parler mais les mots se bloquèrent dans sa gorge. Elle aurait voulu parler du lycée, de la soirée qu'ils venaient de passer ensemble, de lui. Mais rien ne sortait.

Et Harry continuait de la regarder, attendant quelque chose.

« Tu fumes ? Finit-elle par demander.

- Pardon ?

- Tu fumes maintenant, non ?

- Euh, oui, enfin pas vraiment, je…

- Je t'ai vu l'autre fois avec tes amis. Je trouve ça dommage mais tu fais ce que tu veux. »

Harry ne sut pas quoi répondre.

Ginny s'approcha de lui et elle s'arrêta de lui à quelques centimètres. Harry n'avait toujours pas mis son T-shirt. Elle se surprit à le détailler et se gifla mentalement quand elle s'en rendit compte.

« Tu viendras peut-être pour Noël ou pour la nouvelle année… Ca serait bien » Murmura-t-elle

Harry répondit qu'il ferait tout pour ne pas rester chez les Dursleys surtout au moment des fêtes.

Ginny s'approcha encore et vint poser sa tête contre son épaule. Pendant quelques instants, il ne sut pas comment réagir, puis il finit par l'enlacer avec un sourire bien veillant.

Mais au moment où il s'y attendait le moins, Ginny rapprocha brusquement son visage du sien et l'embrassa.

Harry protesta dans la seconde qui suivit et se dégagea brusquement.

Alors qu'il allait lui demander ce qui lui passait par la tête, il s'aperçut qu'il tenait fermement la jeune fille par le poignet et que Ron et Hermione étaient à la porte et les regardaient.

« Oh pardon ! s'exclama Ron. On doit vous déranger, on va vous laisser…

- Non, non !! C'est pas ce que vous croyez ! » Tenta-t-il de se justifier.

Tout le monde se tut pendant un instant et regarda Ginny qui ne savait plus où se mettre. Elle se dégagea violemment de la prise d'Harry et s'en alla vivement, suivit d'Hermione.

Harry, lui aussi en colère, finit enfin de se mettre en pyjama et s'allongea dans son lit sous les regards meurtriers de son ami.

« Arrête de me regarder comme ça Ron. »

« T'es chiant Harry ! S'emporta-t-il quelques secondes plus tard.

- Et on peut savoir pourquoi ?

- Pourquoi tu as réagi comme ça ?

- Je te l'ai déjà dit : je ne veux pas sortir avec elle ! Alors ne sois pas étonné si je la repousse quand elle tente de m'embrasser !

- Tu la trouves moche ?

- J'ai jamais dit ça ! Ca n'a rien avoir ! C'est juste que je ne veux pas sortir avec elle et c'est tout.

- En tout cas, ça m'aurait arranger si t'étais parti avec elle… J'aurais pu passer la nuit avec Hermione… »

Harry ne répondit rien mais il était vexé. Il avait juste l'impression d'être encore de trop.

« Si tu voulais tant passer la nuit avec ta petite amie, tu n'aurais pas dû m'inviter et c'est tout. Dit-il d'un ton sec.

- Pourquoi tu dis ça ?

- J'ai juste le sentiment de tenir la chandelle et d'exister quand ça t'arrange !

- Mais non !

- Eh bien si justement ! Tu te rappelles de la dernière fois où on s'est vu tout les deux, rien qu'à deux ? Désolé, mais, moi je ne m'en souviens plus !

- Ca fait peut-être longtemps mais tu ne me sers pas de bouche trou ou quoique ce soit !

- Merci de me rassurer, répondit-il sur un ton sarcastique

- Mais qu'est ce que t'as ce soir?

- C'est juste que j'en ai marre que tu fasses attention à moi seulement quand tu veux me caser avec ta sœur ! Et ne dis pas le contraire ! »

Ron, à moitié dévêtu, le regardait avec des yeux ronds ; pendant un instant, Harry se demanda si Ron oserait se mettre torse nu devant lui s'il savait qu'il était homo. Cette pensée le mit encore plus en colère.

Pour clôturer la conversation, il tourna le dos à Ron et ne bougea plus jusqu'à ce que la lumière fût éteinte.

oOoOo

Un étage en dessous, Hermione tentait tant bien que mal de consoler Ginny. La pauvre était secouée de sanglots incontrôlables.

Assis à côté d'elle et lui tenant l'épaule, Hermione tentait de justifier l'acte de Harry.

Ginny était complètement perdue. Elle ne cessait de se demander pourquoi elle avait fait ça. Qu'est ce que devait penser Harry à présent ? Et le pire de tout, il l'avait repoussé et il était en colère. Et devant son frère en plus… Elle qui espérait tant…

«Tu sais, il doit avoir ses raisons. » Hermione savait à présent pourquoi ça ne pouvait pas marcher entre la rouquine et son ami, mais il était difficile de lui expliquer cela surtout lorsqu'elle avait promis de garder le secret.

« Je suis désespérée et désespérante ! Harry ne m'aime pas et moi, comme une pauvre idiote…

- Harry t'apprécie beaucoup, il me la déjà dit, c'est juste qu'il… » ne veut pas sortir avec toi.

Hermione s'abstint de finir sa phrase pour éviter une nouvelle crise de sanglots.

« Tu sais, un jour ça finira par venir. Harry ne doit pas être la bonne personne. »

Ginny renifla et s'essuya le nez avec un mouchoir. « Je vais me coucher. »

Hermione la regarda se mettre au lit et serrer contre elle un ours en peluche.

Une fois dans le noir, Ginny ne put s'empêcher de parler.

« En plus, il s'intéresse à une autre fille dans ma classe. Tu te rends compte ? Heureusement qu'il ne m'a pas parlé de cette conne de Romilda Vane ! »

La jeune fille en question était elle aussi folle amoureuse de Harry mais elle ne lui avait jamais parlé de sa vie. En tout cas, cela avait toujours irrité Ginny d'entendre cette fille faire les louanges de son amoureux.

« Quoi ? Reprit Hermione, de quelle fille tu parles ? » Demanda-t-elle surprise.

Et Ginny lui raconta brièvement ce qui c'était passé.

En s'endormant, Hermione pensa à Harry et elle se dit que ça n'allait sûrement pas être facile pour les mois qui allaient venir…

oOoOo

Et c'est la fin du chapitre!

Bon, finalement, j'ai mis plus de temps pour publier que je ne l'avais dit mais c'était à prévoir

Je pars lundi prochain pour trois semaines. Donc, la suite, ça sera pour le mois de juillet.

Bon courage pour ceux qui sont en exams!