Voici le douzième chapitre de ma fiction sur Percy Jackson !
Normalement, je n'aurais pas dû le mettre dès aujourd'hui, mais comme c'est ma fête ce 15 aôut, je le poste !
J'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecture
By Oxum, divinité brésilienne
Chapitre 12 : Tout se mélange
POV Annabeth
J'ouvris doucement les yeux, ma vision floutée et tout mon corps en feu. J'avais l'impression de brûler de l'intérieur, mais bizarrement, je n'avais pas mal. J'essayai de regarder où j'étais, mais la seule chose que je vis, se fut une femme blonde, avec ses yeux gris fixés sur moi. Quand elle vit que je la regardai, elle eut un petit sourire.
- Ma... maman ? marmonnais-je
Elle se pencha un peu vers moi et la déesse Athéna remonta une couverture jusqu'à mon buste. Je devais être dans un lit. Elle m'embrassa sur mon front.
- Repose toi ma chérie.
Elle se leva et sortit de la pièce, pendant que moi, je retombai dans l'inconscience.
Quand, pour la deuxième fois, je rouvris les paupières, j'étais au plein cœur de la cinquième avenue ; dans la ville de New York, pendant les festivités de Noël.
Sûrement encore un rêve.
Je fis un tour sur moi-même, le vent faisant voleter mes cheveux dans tous les sens. Je commençai à marcher, remontant la rue dans la direction de Central Park. Je passai devant plusieurs magasins de grandes marques, envahi par des touristes fortunés. La rue était bondée, et je devais me faufiler entre les New-yorkais et les faux Père Noël. Et au bout d'un moment, je rentrai dans quelqu'un ; en même temps, il s'était arrêté en plein milieu du trottoir.
- Hey !
L'homme se retourna vers moi, me dépassant de toute sa hauteur. Il était beaucoup plus grand et baraqué que la normale et je reculai instinctivement, mettant ma main sur mon poignard, accroché à ma ceinture. Mes doutes furent confirmés quand je tombai sur un museau rempli de morve et deux longues cornes blanches.
Le Minotaure.
Je me mis à courir le plus vite possible dans le sens opposé, le monstre à mes trousses. Je slalomai, bousculant plusieurs personnes au passage, renversant presque un chariot de hot-dog. Attendez ; hot-dog ?
J'attrapai un tube de ketchup et j'en inondai la chaussée. Et comme je l'avais prévu, le Minotaure glissa sur la marre de sauce tomate, tombant lamentablement sur le goudron. J'avais gagné un peu de temps, mais moins que je ne l'aurais espéré ; le monstre se releva rapidement et la course poursuite recommença.
Je savais que je ne pouvais pas battre l'homme taureau sur la vitesse, j'empruntai donc une petite ruelle adjacente à la cinquième avenue.
Et je m'arrêtai net en voyant quel immeuble me faisait face.
Le bâtiment était celui où habitait Percy et sa mère.
Le rugissement derrière moi m'obligea à y entrer. Je montai quatre à quatre les marches et j'étais seulement au premier étage quand le monstre entra lui aussi dans l'immeuble.
Je courrais maintenant dans les escaliers, jetant parfois des coups d'œil vers le bas pour voir où était mon poursuivant. Cette scène me rappela un film d'horreur que j'avais vu ; et cela y ressembla encore plus quand le Minotaure réussit à attraper pendant quelques secondes le bas de mon t-shirt.
J'accélérai en arrivant au sixième palier, et je m'engouffrai dans le couloir.
Je me jetai presque sur le porte de l'appartement de Percy, frappant comme une forcenée. L'homme taureau arriva dans le couloir, et il me jeta un regard rempli de haine, avant de s'élancer.
- Percy ! hurlais-je. Ouvre !
Le Minotaure n'était maintenant plus cas cinq mètres. La panique commença à m'envahir.
- PERCY !
Quatre. Trois. De...
La porte s'ouvrit d'un coup et une main m'agrippa tout aussi rapidement, m'entraînant à l'intérieur.
Mon souffle se coupa quand je fus plaquée contre cette même porte, avec un corps à seulement quelques centimètres du mien.
- Ne bouges pas, souffla-t-il.
Il avait ses deux mains sur mes épaules, m'empêchant de bouger. Nous restâmes dans cette position pendant quelques secondes, presque collé l'un à l'autre. Je bloquai ma respiration, évitant ainsi de sentir l'odeur envoutante de Percy ; vu sa proximité, il fallait mieux que je ne prenne pas de risques.
Quand enfin, il s'éloigna un peu de moi, je me remis discrètement à respirer.
- C'est bon, déclara le fils de Poséidon. Il est parti.
Je m'effondrai sur son parquet, les mains sur les genoux et Percy s'agenouilla devant moi.
- Annabeth ? me demanda-t-il.
Je baissai la tête et sans que je m'en rende compte, des larmes coulèrent sur mes joues. Je ravalai ma rage ; pourquoi fallait-il que je pleure tout le temps depuis qu'il était parti ?
A ce moment-là, Percy me prit délicatement par le menton, et il essuya mes larmes avec ses pouces.
- Hey, ça va aller, me rassura Percy.
Je me calmai un peu et je regardai le fils de Poséidon dans les yeux, une phrase me brûlant les lèvres.
- Est-ce que... tu es le vrai Percy ?
Ma question le fit sourire.
- Pourquoi ? Il y en a plusieurs ?
Je répondis à son sourire.
- Pas à ma connaissance, non.
- Donc tu as la réponse à ta question.
Je me penchai un peu plus vers lui ; nous étions à présent tous les deux agenouillés sur le sol, toujours dans l'entrée de l'appartement de Percy, entre une commode et un porte-manteau.
- Mais... tu ne sors pas de mon imagination ?
Il secoua la tête.
- Non.
- Mais alors... commençais-je.
- Annabeth, Annabeth ! Ce n'est pas important.
- Mais...
- Annabeth ! soupira-t-il. On n'a pas beaucoup de temps.
- Désolé... murmurais-je.
Percy soupira une nouvelle fois, fermant les yeux. Quand il les rouvrit, ses magnifiques prunelles avaient légèrement foncées.
- En faite, si je suis ici, c'est pour...
Percy passa nerveusement sa main entre ses mèches brunes.
- Pour ? demandais-je, me penchant encore de quelques centimètres vers son visage, et inconsciemment, vers ses lèvres.
- C'est parce que, je... je voulais... bafouilla-t-il.
Je me rapprochai encore, le regard toujours dans l'océan de ses yeux, mes mains posées sur le parquet, de chaque côté de ses genoux. Au début, Percy ne bougeait pas, mais quand nos nez se frôlèrent, il eut un petit mouvement de recul ; qui fut d'ailleurs bien vite comblé par moi, qui avançais encore, toujours un peu plus. A présent nos souffles se mêlaient, et j'étais maintenant presque au-dessus du buste de Percy, alors que lui était penché vers l'arrière, ses mains derrière lui pour ne pas tomber.
- Annabeth... Qu'est-ce que tu fais ? susurra-t-il.
Qu'est-ce que je faisais ? A vrai dire, je ne savais pas vraiment. J'avais disons envie de... de l'embrasser ? Oui ; j'avais envie d'embrasser le fils de Poséidon, alias Percy Jackson. En même temps, c'était aussi un peu de sa faute ; il n'avait qu'à pas être aussi attirant.
J'allais d'ailleurs lui dire le fond de ma pensée, mais je n'en eus pas le temps.
Car à ce moment-là, le fils de Poséidon écarquilla les yeux et il se prit la tête entre les mains, gémissant de douleur. Cette fois, c'est moi qui eus un mouvement de recul.
Percy se recroquevilla sur lui-même, ses doigts agrippant son cuir chevelu.
- Percy ?
Il se mit à respirer bruyamment et enfin après, je dois l'avouer, un petit moment de panique de ma part, il releva son visage vers moi. Il vit mon expression et il s'empressa de dire :
- Ne t'inquiète pas Annabeth, juste un mal de crâne.
- Tu es sûre que ça va ?
- Mais oui ; ne te tracasse pas pour moi.
Je fronçai les sourcils ; je n'allais pas laisser Percy s'en sortir comme ça. Je m'aprêttai à dire quelque chose, mais le son resta dans ma gorge ; sans prévenir, Percy me prit les deux mains et il les entrelaça dans les siennes. J'avais les yeux rivés sur celles-ci. Ses mains étaient chaudes.
- Annabeth.
Je déviai mes yeux sur lui et pour je ne sais la combientième fois, nos regards se rencontrèrent. Sauf que cette fois-ci, ses prunelles étaient d'un vert intense, toute son attention était fixée sur moi, moi seule ; « calme-toi Annabeth, ce n'est pas le moment » déclara le peu de raison qui me restait. L'expression amplement sérieuse de Percy me ramenai un peu à la réalité.
- Tu es la seule à savoir où il est, affirma t-il.
- A savoir où est quoi ? interrogeais-je, mon cerveau tournant complètement au ralenti.
Percy roula des yeux.
- Mon talon d'Achille.
- Ah ; c'est vrai.
- Donc, tu es la seule à disons... savoir où il faut me frapper pour m'éliminer.
Cette phrase m'achevai.
- Pour t'éliminer ? Tu veux dire... pour te tuer ?
Percy évitait mon regard.
- Mais, Percy... Pourquoi est-ce que je voudrais te tuer ?
- Si jamais... je deviens trop dangereux...
- Trop dangereux ? De quoi tu parles ? C'est Gaïa, c'est ça ? explosais-je presque. Qu'est-ce qu'elle veut te faire, Percy ?
Percy resserra son emprise sur mes mains.
- Calme-toi.
- Percy ! Répond-moi !
Percy ne dit rien, et il me fixa ; enfin, il semblait plus me regarder sans me voir, comme s'il fixait quelque chose au-delà de moi. A mon grand regret, ses doigts se détachèrent des miens, et il se mit debout.
- Tu vas devoir bientôt te réveiller, murmura le fils de Poséidon. Je suis déjà resté trop longtemps.
- Mais...
Il me dépassa, et il se dirigea vers la porte d'entrée de son appartement, posant sa main sur la clenche. Je me levai à mon tour, et je me tournai dans sa direction.
- Attends !
Percy me fit volte-face, et ses yeux s'agrandirent. Il n'eut même pas le temps de dire quoi que ce soit, car je me jetai à son cou.
- Restes s'il te plaît.
Surpris, Percy se figea complètement, tel une statue. Je croisai mes bras derrière sa tête, et j'enfouis la mienne dans son cou, ne faisant qu'accentuer l'immobilité du fils de Poséidon. Je ne voulais pas qu'il m'abandonne, pas encore une fois. Même si ce n'était qu'un rêve.
- Restes encore, soufflais-je contre sa peau, resserrant mon emprise sur lui, comme de peur qu'il ne disparaisse à tout instant.
Percy retrouva enfin l'usage de ses membres. Ses deux mains allèrent sur mes épaules, puis il se recula un peu de moi, me détachant de lui. Il baissa légèrement la tête vers moi, et c'est à ce moment-là que je remarquai qu'à présent, il était plus grand que moi. Une lueur étrange s'alluma dans son regard.
- Je suis vraiment désolé, Annabeth. Désolé pour tout ce qui va se passer.
- Ce qui va se passer ? répétais-je
Il esquissa un petit sourire rassurant.
- Je reviendrais. Je te le promet.
Il commença à ouvrir la porte, et il se glissa à l'extérieur.
- Percy ! commençais-je. Ne me laisse pas...
La porte se referma, et tout se mit à disparaître autour de moi, mon corps flottant dans le néant.
- … toute seule.
Percy s'appuya contre la porte, se laissant glisser jusqu'au sol. Il lâcha un soupir, qui fut étouffé par un rire.
- Alors comme ça, on envoie des rêves pour prévenir la fille d'Athéna ?
Percy se releva avec une vitesse fulgurante, trop rapidement pour l'œil humain, et il sortit son stylo-bille, qui lui servait accessoirement d'arme.
Devant lui, debout, un pied appuyé sur le mur du couloir, se tenant un jeune homme, la tête baissée.
Même couleur de cheveux, même corpulence, même allure. Tout d'identique, à une exception près ; la couleur des pupilles.
Percy se jeta sur lui, plaquant son épée contre sa gorge.
- Sors d'ici ! cria le fils de Poséidon. Tu n'as rien à faire là !
Son homologue se contenta de lui rire une deuxième fois au nez.
- Aurais-tu oublié qu'à partir de maintenant, nous ne faisons plus qu'un ? La preuve ; tu as déjà assimilé quelques-uns de mes pouvoirs.
Percy appuya encore un peu plus sa lame contre la gorge, et le fils de Poséidon grimaça de douleur.
- C'est bien, continues. Tu te fais toi-même souffrir, déclara son double en souriant.
Percy lâcha finalement prise, et il faillit s'effondrer, mais son homologue le rattrapa par le bras.
- Soumet-toi à moi, et tout te seras plus facile.
Le fils de Poséidon, en une dernière tentative, jeta son épée vers la poitrine non défendue de son double.
La lame retomba à terre avant de l'avoir même effleuré.
Le jeune homme s'accroupit alors aux côtés du fils du Maître des Océans. Il leva la tête de celui-ci, et les rôles s'inversèrent.
Percy avait maintenant sa propre épée contre son cou.
- Je crains... que le rêve ne sois terminé, Jackson.
Et c'est avec un dernier rire maléfique, que le rêve se brisa.
J'ouvris les yeux brusquement, me manquant de me cogner dans le lit juste au-dessus du mien.
J'étais encore toute chamboulée. Est-ce que... Percy avait été réel ? Mais, c'était un demi-dieux ; comment pouvait-il envoyer des rêves ? Je croyais que ce n'était que les dieux et les personnes immortelles qui pouvaient le faire. Et à ma connaissance, Percy était toujours à moitié humain.
Je regardai quelques secondes autour de moi, et je remarquai que j'étais de retour à la colonie. Je jetai mes jambes en dehors des draps, et je commençais à m'habiller précipitamment.
Alors que j'essayais en vain d'enfiler ma chaussure gauche, et que je me mis à batailler avec les lacets, mon regard s'arrêta sur mon téléphone portable.
Je le pris, et je l'allumai.
Mes yeux s'écarquillèrent quand je vis quelle heure il était ; quatorze heures et demi.
Cette information ne fis qu'accentuer ma panique. J'avais donc dormi tant que ça ? Et l'Olympe ? Que c'était-il passé à l'Olympe ?
Je n'eus malheureusement pas le temps de continuer à me poser des questions, car la porte du bungalow s'ouvrit d'un coup, claquant contre le mur.
Je levai la tête et rencontra le visage un peu affolé de la fille d'Aphrodite.
- Annabeth ! s'exclama Piper.
Elle se jeta pratiquement sur moi, et elle me força à me lever.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demandais-je, complètement déboussolée.
Piper se contenta de me tirer par le bras, m'entraînant à l'extérieur du bungalow d'Athéna. Alors que nous avions déjà fait plusieurs pas, je refusai de continuer d'avancer.
- Piper ! criais-je Qu'est-ce qui se passe ? Et puis je me retrouve à la colonie alors que j'étais à l'Olympe et...
La fille d'Aphrodite se tourna, et elle s'arrêta pendant quelques secondes. Elle eut un sourire rassurant, et ses yeux virèrent au marron.
- On t'expliquera plus tard. Pour l'instant, on doit aller au sommet de la colline du Pin de Thalia.
- Pourquoi ?
Elle eut un nouveau sourire, mais un peu plus mystérieux, cette fois-ci.
- Tu verras. C'est un des demi-dieux qui était de garde qui l'a vu en premier.
Et elle continua à m'entraîner vers le sommet de la colline, toujours avec aussi peu d'information.
Arrivé en haut, je dus me frayer un chemin à travers les pensionnaires, qui eux aussi étaient tous réunis autour du Pin.
Ils entouraient plus particulièrement un seul demi-dieu, et en me mettant sur la pointe des pieds, je vis que c'était Will Solace, du bungalow d'Apollon. Il sautillait presque sur place.
- Si je vous jure ! Je l'ai vu ! dit-il en agitant les bras. Il était immense !
A ce moment-là, quelqu'un me tapa sur l'épaule. Je fis volte-face, et devant moi se dressait Jason et Léo.
Le fils d'Héphaïstos ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais il l'a referma aussitôt.
Un silence de mort régnait au sein des Sang-mêlés, ce qui était assez perturbant après l'agitation du début.
Et c'est seulement quand je le vis moi aussi, traversant un nuage, que mon souffle se coupa.
Un immense bateau volant avec sur la coque les lettres SPQR faisait route vers la colonie.
Fin du chapitre 12 !
Ah oui, chers lecteurs, vous avez sûrement dû le remarquer. Et oui, je suis sadique. x3 ( révélation nulle... xD )
Alors, ce chapitre vous a plu ?
Pour l'écrire, j'ai écouté la chanson " Viva la vida " de Coldplay.
Bon, je vous dis...
A bientôt pour le chapitre 13 ! 8D
