Auteur : Roozette

Fanfiction Original : Finie, 24 chapitres, 120 000 mot

AVERTISSEMENT : Il s'agit d'un Slash, donc de relations intimes entre deux personnages du même sexe.

XXXX

Chapitre Douze : Les Serpents Sont Fuyants

Il ressemblait à une poupée en porcelaine.

Harry se réveilla, regarda autour de lui tout en ayant l'impression de rêver. Il se sentait bien, protégé et aimé. Il ne se rappelait pas s'être endormi en se collant à Draco mais il y avait quelque chose d'infiniment agréable à se réveiller avec un bras l'entourant. Harry tourna la tête, rougissant légèrement et souriant timidement tandis qu'il étudiait le blond à ses côtés. Draco ressemblait à une poupée en porcelaine, pensa-t-il une nouvelle fois. Tous ses traits étaient délicats, finement sculptés. Et il était pâle. Harry avait déjà vu une de ses poupées dans un magazine que quelqu'un avait laissé dans un parc. Il était jeune, à cette époque-là et avait tourné les pages avec un grand intérêt. Les articles, chers et magnifiques, l'avaient fasciné. Il savait – il en était certain – que ses parents avaient été du genre à chérir ce qui était à eux. Il était tout aussi sûr que ses parents n'avaient pas du tout été comme Tante Pétunia et Oncle Vernon. Un jour, s'était-il dit, il ferait à nouveau parti de ce monde, ce monde où les jolies choses étaient gardées avec amour et protégées. Mais Harry avait grandi. Des choses dans ce genre ne lui arrivait pas à lui. Peut-être que si ses parents n'étaient pas morts dans un accident de voiture, sa vie aurait été différente.

Harry se détacha précautionneusement et attrapa le calepin en cuir se trouvant sur sa table de chevet. C'était le livre de Mione. Elle l'avait sorti de son sac, la nuit dernière, souriant tandis qu'elle lui demandait si elle pouvait lui emprunter ses encres colorées. Tous ses amis avaient écrit dans le livre. C'était le livre d'Harry, maintenant. Il pourrait le garder pour toujours. Parce que ses amis – il sourit en faisant courir une main sur la première de couverture. Il avait des amis ! – voulaient qu'il se rappelle de tout ce qui se passait. Ils voulaient effacer la confusion qui régnait dans son esprit. Harry sourit à nouveau. Jamais encore ne lui avait-on offert un tel présent. Quand une photo glissa du carnet, son sourire s'élargit encore. Il s'agissait de celle où Draco le chatouillait sans merci. Il aimait vraiment Draco. Harry replaça doucement la photographie dans le livre puis plaça le livre à nouveau sur la table de nuit. Il se tourna alors et se remit à observer l'adolescent. Harry se demandait s'il pourrait garder Draco comme ami. Après tout, les personnes du calibre de Draco ne faisaient pas parties du même monde que celui d'Harry.

Mais il ne put s'empêcher de tendre la main. Il retraça les contours de la joue du blond, de nombreux sentiments se mêlant en lui. Quelque chose en Draco le faisait se sentir idiot, lui donnait envie de sourire et de glousser. Ce qui était tout à fait répréhensible pour quelqu'un de son âge. On ne gloussait pas lorsque l'on avait dix ans.

Harry n'arrivait pas à comprendre ce qu'étaient ses choses qu'il sentait s'agiter dans son ventre, aussi décida-t-il de ne pas s'attarder dessus. Il préférait largement savourer le sentiment presque inconnu de se sentir bien, en sécurité. Le sentiment d'être aimé et d'avoir des amis. Il sourit encore, rougissant un peu plus quand d'ensommeillés yeux gris s'ouvrir. « Est-ce que nous serons amis pour toujours, Draco ? » Il détestait le fait que sa voix semble si nostalgique. Il avait si peur de se retrouver en un clin d'œil dans son placard, seul et indésirable.

Le sentiment de soulagement intense et de bonheur qu'il ressentit quand Draco sourit et se mit à masser la nuque d'Harry faillit le faire pleurer de joie. « Bien évidemment, tête-de-linotte. » murmura Draco, toujours à moitié endormi. Il bâilla et se mit sur le dos pour s'étirer. « Les personnes qui m'ont vu le matin, alors que je sors du lit, soit je les garde près de moi, soit je les torture jusqu'à ce qu'ils deviennent fous. » Il haussa les épaules. « En plus, je laisse seulement les très bons amis se glisser dans mon lit en plein milieu de la nuit. »

« Techniquement, il ne s'est pas glissé dans ton lit. » leur parvint la voix légèrement rauque d'Hermione. Elle venait du lit de Blaise. « Il s'est endormi sur toi, hier et tu as menacé de nous jeter des sorts si on essayait de le bouger. »

Draco rougit. « Il méritait de dormir sans qu'on le dérange. » rétorqua-t-il.

« Ne t'embête pas, Hermione. » marmonna Pansy du lit d'Harry. « Draco est toujours dans le déni quant à son amour et à sa possessivité envers Harry. »

Greg s'assit dans son lit, semblant déçu de ne pas voir de café et de pâtisseries dans la chambre. « Pansy dit que nous ne devrions pas lui mettre la pression. » déclara-t-il avec éclat à Hermione. « Pansy dit que Draco a des problèmes avec ses émotions qu'il doit résoudre par lui-même. Si nous lui mettons la pression, il finira par être en colère et tendu. »

« Pour l'amour de … Je ne suis ni dans le déni ni émotionnellement perturbé ! »

Vince hocha la tête, en accord avec Greg. Il s'assit également et ignora complètement le regard noir que lui lança Draco. « Draco est fragile, pour le moment. » déclara-t-il sérieusement. « On va devoir attendre qu'Harry ait à nouveau seize ans pour qu'on puisse lui inférer un peu de sens. » A l'autre bout de la pièce, Blaise plongea son visage dans les cheveux d'Hermione, ses épaules tremblant d'un rire réprimé.

« Toi et moi, Harry, » commença Draco, venimeux. « On ferait mieux de nous trouver de nouveaux amis. » Il renifla dédaigneusement, caressant doucement la nuque d'Harry pour que le garçon n'ait pas à s'inquiéter du ton de sa voix. « Je refuse de souffrir plus longtemps auprès de ces idiots. »

« Oh, allez Draco. » débuta Harry. Il s'oublia et gloussa, tendant une main pour aller jouer avec une mèche de cheveux de Draco. Celui-ci n'avait d'ailleurs pas l'air de s'en plaindre. « Ce sont mes premiers amis. Je ne peux pas les garder ? » Il se rappela subitement une leçon qu'on lui avait apprise et lui lança un sourire persuasif.

Draco soupira. « D'accord. Mais arrête de me regarder comme ça. Ça me donne envie de te donner un cookie. Ce que je trouve modérément inquiétant. » Harry rigola et se jeta impulsivement dans les bras du blond.

Hermione sourit à son ami. « Va prendre une douche puis habille-toi, Ry Nours. Aujourd'hui, nous allons rencontrer quelques-uns de tes amis. »

Harry sembla inquiet. « Qui ? »

« Ne t'inquiètes pas, mon beau, » bâilla Pansy. « Nous te gardons avec nous. Ils ont simplement le droit de te voir. » Elle lui fit un clin d'œil quand la tension dans les épaules du garçon se dissipa. « Ce sont juste des personnes qui veulent réapprendre à te connaître. » Elle fronça les sourcils, confuse. « Ils ont parlé de Football ou quelque chose comme ça. »

XXXX

« Où as-tu appris à courir si vite ? » haleta Dean Thomas, penché en avant, les mains sur les genoux. Il regardait Harry avec un mélange de surprise et de fierté. C'était la mi-temps et les élèves avaient transformé le terrain de Quidditch en un terrain de Football. Ils n'arrêtaient pas de tomber dans la boue en tentant de marquer des buts.

« Avec mon cousin Dudley. » répondit distraitement l'enfant, un étrange sourire s'installant brièvement sur son visage.

Dean se tourna, suivant le regard d'Harry et sourit de toutes ses dents s'en pouvoir s'en empêcher.

Draco avait d'entrée de jeu refusé de jouer à aucun jeu qui nécessitait qu'il court. Surtout dans la boue. Remus Lupin avait choisi le rôle de gardien pour l'équipe adverse, Tonks se débrouillant extrêmement bien en défense. Tous ceux qui essayaient de la passer finissaient dans la boue, rigolant comme des fous. Dean, en tant que capitaine de l'équipe d'Harry, avait assigné Draco en tant que défenseur gauche, espérant que l'aile réussirait à pallier le manque de participation du blond. Toutefois, après l'avoir vu se tenir immobile pendant qu'il regardait la balle passer près de lui, Dean changea de stratégie. Il mit Draco dans les cages et Harry en défense. Draco avait promptement lancé un sort d'imperméabilité sur ses vêtements et un sort de répulsion sur ses cages. Puis il avait recommencé à regarder les autres jouer avec la même expression d'indifférence plaqué sur le visage. L'autre équipe ne s'était rendue compte de rien jusqu'à juste avant la mi-temps. Ron était actuellement en train de débattre plutôt … furieusement avec Draco pour savoir si le fait d'utiliser de la magie dans un jeu Moldu constituait une triche ou non.

« Dudley aime le foot, alors ? » demanda Dean, se tournant vers Harry.

« Nous jouons au Football, des fois, à l'école. » répondit évasivement Harry. Il avança d'un pas hésitant vers Draco. « Ron ne va pas essayer de lui faire du mal, si ? »

« Nan, » Dean balaya la question d'un geste de la main. « Regarde Draco, il attend juste que Ron le touche. Ron sait que si ne serait-ce qu'un seul de ses cheveux touche Draco, il se retrouvera au sol dans les secondes qui suivent, en sang. » Harry hocha la tête avec incertitude. Il se détendit néanmoins lorsque Greg et Vince se matérialisèrent auprès de Draco. Harry se tourna, regardant autour de lui et trouvant la personne qu'il cherchait dans la mer de spectateur. Il sourit. Dean fut complètement perplexe quand Harry courut voir le Professeur Snape qui se trouvait au bord du terrain.

« Est-ce qu'Harry vient juste de courir jusqu'à Snape ? » demanda Seamus en semblant horrifié tandis qu'il s'arrêtait près de Dean.

« En effet. » Ils échangèrent des regards complètement ébahis. « Et il était inquiet quand Ron et Draco ont commencé à s'engueuler. »

« Eh bien, c'est normal, Draco les a rendu chèvres durant les quelques dernières années. » contribua Ginny en les rejoignant pour leur donner un verre d'eau à chacun.

Dean accepta la boisson, l'air perplexe. « Le truc, c'est qu'il était inquiet pour Draco. » Les Gryffondors se retournèrent d'un seul mouvement, leurs mâchoires se décrochant tandis qu'Harry riait et se jetait dans les bras du professeur qu'ils aimaient le moins.

Les lèvres de Snape tiquèrent d'amusement tandis qu'Harry se dégageait de son camarade de classe et courait jusqu'à lui. « Tu es sale. » le réprimanda-t-il.

Harry rayonnait. « Vous m'avez vu ? » s'enquit-il avec excitation. « J'ai marqué un but ! Dean dit que je suis un bon coureur ! »

Des yeux noirs dévisagèrent les vêtements sales de l'enfant. « J'ai vu. » dit-il enfin. « Tu t'es très bien débrouillé. » Il ne put réprimer un sourire quand Harry sembla littéralement rayonner à son compliment. « Je suggère toutefois que tu te concentres plus sur ton objectif qui est de taper dans le ballon plutôt que de sauter dans les flaques de boue. »

Des yeux émeraude brillèrent d'amusement. « Mais c'est plus drôle, comme ça ! » Il fronça soudainement les sourcils. Son regard se tourna vers Ron qui continuait de foudroyer Draco du regard. Le blond, lui, souriait d'air hautain. « Je n'aime pas ça quand les gens hurlent d'une façon méchante. » souffla-t-il.

Le professeur regarda le petit garçon avec intensité pendant un moment. Puis il suivit le regard d'Harry et leva les yeux au ciel en voyant les élèves en question. « Peut-être pourrais-tu à nouveau transformer M. Weasley en perroquet. » proposa-t-il.

Harry éclata de rire et tendit les bras pour enlacer son professeur. « Je marquerai un but rien que pour vous. » lui promit-il. Il se tourna ensuite et repartit vers le terrain quand Madame Bibine signifia que la mi-temps était terminée en soufflant un bon coup dans son sifflet. Snape eut un sourire satisfait en voyant les expressions légèrement horrifiés des Gryffondors qui étaient tournées vers lui.

Sur le bord du terrain, Pansy et Hermione faisant de grands signes de la main à Harry quand celui-ci les regardait. Elles observèrent en souriant Blaise prendre le jeune garçon dans ses bras. Il tourna plusieurs fois sur lui-même puis déposa le garçon mort de rire devant Draco. Harry rigola encore un peu puis rougit légèrement avant d'enlacer Draco rapidement. Il partit ensuite reprendre sa position. « Je me rappelle, quand j'avais dix ans, » commenta Pansy en sirotant son verre de cidre. « J'étais désespérément amoureuse d'un garçon nommé Derek. J'étais convaincu que je grandirai, je l'épouserai et aurai des millions d'enfants avec lui. »

« C'est mignon. » sourit Hermione.

« Oui. » acquiesça Pansy. Elle soupira d'un air évocateur. « Puis il m'a lancé un sort de Jambencoton et a fait des commentaires peu délicats sur ma vertu. » Elle haussa les épaules. « Mon amour pour lui m'a passé, je suis rendue compte qu'un million, c'était beaucoup et je l'ai dit à mon père. En trois mois, Père avait ruiné sa famille et ils ont été obligés de déménager à Wiltshire Ranch ou quelque part par là. » Pansy sourit d'un air tendre à ce souvenir.

Hermione cligna des yeux, incrédule. « Quel souvenir … touchant. »

« Hum. » Pansy hocha la tête, prenant une autre gorgée de sa boisson tout en observant le match. Elle ne lâchait pas Harry du regard, lui faisant des gestes tandis qu'Hermione l'encourageait avec enthousiasme alors qu'il courait avec le ballon aux pieds. « Ça me fait me demander si ces deux-là auraient été aussi passionné dans leurs petites querelles s'ils avaient capable de reconnaître ce qu'ils ressentaient. »

« Tu te demandes aussi ? » soupira Hermione. « J'ai découvert qu'Harry était amoureux de lui mais je n'ai jamais pu savoir s'il l'aimait depuis le tout début. » Elle sourit en voyant les joueurs courir. « Je trouve que cette façon qu'a Harry de rougir en voyant Draco absolument adorable. »

Pansy lança un regard mesuré à Hermione. « Harry est un garçon assez silencieux. Plutôt introverti. Je me demande quelle sera sa réaction quand il aura à nouveau seize ans. »

« Laquelle ? » s'enquit sombrement Hermione. Elle vola le verre de Pansy et prit une gorgée. « Sa réaction quant au fait qu'il a passé près de deux semaines à se battre pour rester avec les Serpentards ? Ou celle quant au fait que des personnes ont appris l'ampleur de l'horreur de ce qu'il a subi entre les mains de sa vile famille ? Hum … et il y a également le fait qu'il a transformé son meilleur ami en perroquet et a passé une semaine dans les flammes. »

« Eh bien, » Pansy lui jeta un regard désapprobateur, reprit son gobelet et essuya le rebord. « Je parlais du fait que même ce naïf de Weasley sait maintenant que Draco aime Harry et qu'Harry aime Draco. » Elle lui fit un sourire moqueur. « Pourquoi est-ce que les Gryffondors doivent être aussi mélodramatiques ? »

Hermione sourit tristement en regardant Harry rire quand Neville tenta de taper dans le ballon, se rata et tomba dans la boue. Harry alla aider le garçon, rigolant encore plus fort quand on le tira dans la boue. « Je crois que je suis jalouse. » dit-elle doucement. Pansy la regarda sans rien dire. « J'ai été son amie pendant six ans, pourtant, la première personne avec qui il se sent assez bien pour initier le contact, à cinq et dix ans, est Draco. » Elle plongea son regard dans celui de Pansy. « C'est horrible de se sentir aussi attaché à lui après seulement une semaine à être sa Mione. Mais ça me rend triste de savoir qu'il n'est déjà plus mon bébé. » Elle se mordit la lèvre. « Comment ça va se passer quand il sera revenu à ses seize ans ? Qu'adviendra de notre amitié ? »

Elles restèrent silencieuses un long moment. Pansy attrapa son bras et le crocheta avec le sien, lui tendant son verre. « Nous sommes tous inquiets de savoir comment Harry nous traitera quand il aura à nouveau seize ans. » Elle haussa les épaules, jetant un coup d'œil à Draco qui se fichait complètement du match. Il regardait Harry courir et rigoler, un grand sourire idiot plaqué sur le visage. « J'espère qu'Harry réalisera que ses actions affecteront plus que sa propre vie. »

XXXX

Le lundi matin, Harry était assis en tailleur sur son lit, discutant avec Sasha en attendant que ses amis se réveillent. Il s'était déjà douché, habillé et avait demandé à Dobby d'apporter un plateau avec du café et des pâtisseries. Il leva les yeux, surpris, quand la porte de la chambre s'ouvrit et qu'Hermione entra sans faire de bruit. Avant qu'il n'ait pu ne serait que lancer un 'bonjour', Greg, Vince, Draco et Blaise s'étaient assis dans leur lit, leurs baguettes brandis devant eux. En direction de la porte. Hermione se figea. « Bonjour. » déclara-t-elle avec méfiance.

« Putain, Granger ! » Draco jeta sa baguette sur sa table de chevet, sa main cherchant instinctivement Harry à ses côtés. Quand il ne trouva que du vide, il commença à paniquer puis vit le garçon sur son propre lit. Il se détendit.

« Désolée. » s'excusa-t-elle, un peu honteuse. Elle se dirigea vers Harry et baisa son front. Elle fut enchantée de le voir se détendre et lui offrit un sourire. « Draco dormiens nunquam titillandus ( Il s'agit de la devise d'Hogwarts : On ne chatouille pas un dragon qui dort ), en effet. » déclara Hermione en prenant un bout de croissant. « On devrait changer la devise de l'école en 'n'entre jamais dans les dortoirs de Serpentards sans t'être d'abord annoncé'. Quel accueil plaisant ! »

« Peux-tu vraiment nous en blâmer, Cara Mia ? » Les yeux de Blaise glissèrent sur le plateau aux pieds d'Harry. Il plongea ensuite son regard de chien battu dans celui d'Hermione, plein d'espoir. Il sourit ensuite de toutes ses dents et lui fit de la place dans son lit. En effet, elle avait levé les yeux au ciel, attrapé une pâtisserie et une tasse de café et se dirigeait vers lui.

« La plupart des gens savent qu'il ne vaut mieux pas faire ce genre de chose. » ajouta Vince.

Greg haussa les épaules. « Peu de personnes nous apprécie, de toute façon. Et Pansy sait comment rentrer sans nous réveiller. »

« Moi, je t'apprécie beaucoup, Greg. » déclara Harry en souriant à l'adolescent.

« Comment est-ce que Pansy rentre sans vous réveiller ? » Hermione semblait plutôt contrarié que l'autre fille sache comment s'y prendre.

« C'est un don. » commenta Pansy en entrant dans la pièce et se dirigeant droit vers Harry. Elle demanda au garçon de se déplacer un peu puis s'assit à ses côtés. Elle attrapa une tasse de café et commença à ajouter du sucre et du lait à sa convenance. Pansy respira profondément l'arôme de sa boisson avec un sourire. « Harry, tu es génial. » Elle fit un clin d'œil au garçon. « Je pense réellement que tu nous as déréglé à vie. Avant de te rencontrer, aucun de nous ne se serait jamais levé aussi tôt. Maintenant, c'est habituel. »

« Heureux de pouvoir aider. » Harry lui lança un sourire moqueur. Ce à quoi elle répondit en l'attrapant et en se mettant à le chatouiller.

Ils durent finalement se lever et se préparer pour une nouvelle journée d'école. Harry songea que le lundi était définitivement son jour d'école préféré. Après avoir mangé son petit-déjeuner et avoir laissé le Professeur Snape lui administré des sérums pour s'immuniser, Harry voyait ses serpents en première heure de cours ! Comment mieux débuter une journée que d'avoir Double Potions avec ses meilleurs amis ? Harry était assis à côté de Draco, suivant avec attention les instructions pour savoir comment bien couper une racine, quand on toqua à la porte. Luna Lovegood se glissa dans la salle de classer, regardant autour d'elle avec une expression détachée. « Salut Harry. » le salua-t-elle avec jovialité. « J'aime vraiment la coriandre. As-tu déjà éprouvé l'irrépressible envie de danser la salsa ? »

Harry cligna des yeux. « C'est quoi de la coriandre ? »

« Une graine verte épicée. » contribua le Professeur Snape. Il lança un regard noir à la fille. « Qu'est-ce qui vous amène dans mes donjons, Mlle Lovegood ? »

« Le Professeur Dumbledore m'envoie chercher Harry. Je dois l'amener à son bureau. « Avez-vous de la coriandre ? »

« Non, » répondit-il avec froideur. « Je n'en ai pas. Que veut le Directeur à mon élève ? »

« Je crois qu'il souhaiterait lui parler. » répondit-elle vaguement. « Mais je n'ai pas demandé. La coriandre est utilisée pour soulager du stress et de l'anxiété, vous savez. »

L'enseignant lui lança un regard perçant, cherchant le sarcasme dans ses yeux. « Oui, » dit-il finalement. « En tant que maître des potions, je me dois d'être versé dans les différentes utilisations des herbes et autres plantes. » Il fit un geste vers Harry et lorsque celui-ci accourut vers lui, il plaça sa main sur les cheveux indisciplinés du garçon. « Je ne suis pas en mesure de refuser au Directeur le droit de te parler. » déclara-t-il avec réticence.

« Je me débrouillerai. » sourit Harry. « Je ne boirai ni ne mangerai ce qu'il me proposera. Je le promets. » Snape sourit faiblement au garçon.

« Je vais l'emmener. » déclara vivement Draco.

« Je vais me débrouillerai tout seul. » répéta Harry. Il était enchanté de la protection que lui offrait le garçon mais ne voulait pas déranger. Il regarda Luna avec attention tandis qu'il marchait près d'elle. Elle dansait tout en chantonnant. « Tu as des jolis cheveux. » lui confia-t-il timidement.

« From the deep sea of clouds to the island of the moon, carry me on the waves to the lands I've never been … ( Des profondes mers de nuages jusqu'à l'île de la lune, porte-moi sur les vagues vers des terres où je ne suis jamais allée ) » chanta Luna. Elle s'arrêta et se tourna vers Harry. "Merci. Ton âme est tellement belle. Harry, ne dis à personne que je t'attends en bas des escaliers. »

« D'accord. » dit le garçon avec incertitude, surpris par son brusque changement de conversation. Son expression devint curieuse. « Tu ne vas pas avoir des problèmes parce que tu rates des cours ? »

« Non. » Luna lança un regard inquiet en direction des portes principales. « Parce que j'ai vu une bande de Furies vers le portail. Elles naissent du sang, tu sais. Et là où les Furies vont, on trouve toujours des Gorgones. J'ai un talisman pour m'en protéger. » dit-elle en tapotant sa poitrine. « As-tu toujours ta pierre ? »

« Elle est là. » répondit promptement Harry en retirant de sa poche la jolie pierre qu'il avait trouvé à l'Infirmerie.

Luna rayonna. « Bien ! Garde-la avec toi. » Elle sourit. « Je t'attendrai ici. » réitéra-t-elle. Elle regarda le garçon monter les marches et disparaître de sa vue. Elle se mordit la lèvre pour s'empêcher de faire quelque chose d'aussi prévisible que de lui dire 'bonne chance'. Elle jeta un autre regard inquiet aux portes d'entrée. Ce matin, elle avait découvert que la jolie fleur qu'elle avait vue sur le terrain de Quidditch était morte. Luna était certaine qu'une Gorgone l'avait tué. Elle s'appuya contre un mur, aimant la sensation des pierres anciennes contre son dos. Puis elle recommença à chanter. « We can sigh, say goodbye … ( Nous pouvons soupirer, se dire adieu ) »

Harry n'était pas sûr que la porte entrouverte constitue un bon signe. Passant la gargouille, entrant dans le bureau et en voyant la sombre expression du Directeur, il se figea. Il souhaita soudain avoir accepté l'offre de Draco de l'accompagner. Il y avait trois autres personnes dans le bureau qui semblaient l'attendre. Son estomac commença à se tordre. Il leva la main et frotta distraitement sa cicatrice. Bien qu'il ne se souvienne pas d'eux, il avait le sentiment qu'il les avait déjà rencontrés auparavant et qu'il ne les aimait pas vraiment. Harry se demanda s'il pouvait faire volte-face et retourner vers Luna en courant.

« Nous en avons fini. » dit l'un des hommes d'un air pompeux à Dumbledore. Il se tourna vers Harry, souriant d'un large sourire forcé. « Harry Potter ! J'ai entendu dire que vous aviez un peu de mal à vous rappeler de ce qui vous entourait. Je, » Il carra les épaules. « Suis Cornelius Fudge. Ces deux-là sont deux de mes Aurors, Kingsley Shackelbolt et John Dawlish. » Fudge sourit, lançant un regard venimeux à Dumbledore. « Ta tante et ton oncle se sont beaucoup inquiétés des récents évènements survenus à Hogwarts. Ils m'ont envoyé une lettre pour me demander un service. Naturellement, j'ai été horrifié par ce qu'ils ont dû endurer et je me suis hâté de venir ici. » Il tendit la main, absolument pas vexé quand Harry recula instinctivement d'un pas. « Je te ramène chez toi pour que tu puisses guérir auprès de ta famille. »

Soudain, Harry n'entendit plus ce que disait le Ministre. Cet homme l'arrachait à ses serpents. À ses amis. A ceux qui l'aimait et ne lui voulait aucun mal. Cet homme, Fudge, le ramenait à sa Tante Pétunia et à son Oncle Vernon. De grands yeux verts émeraude s'emplirent de larmes. Harry se tourna vers le Directeur. « Oh, s'il vous plait … Je vous en prie … » chuchota-t-il.

Le Professeur Dumbledore soupira en se massant les tempes. « La situation est hors de mon contrôle. » admit-il doucement. Harry émit un petit bruit étranglé. « Harry, » continua le vieux sorcier. « Je ne te laisserai pas rester longtemps là-bas. D'ici ce soir, au plus tard, tu seras à nouveau de retour à Hogwarts. J'ai simplement besoin que … Je dois simplement trouver un moyen. Je te le promets, je ne te laisserai pas tomber. »

Harry hocha la tête, emplit d'horreur muette et n'ayant absolument pas confiance en sa voix. Il voulait ses serpents. Il voulait se sentir en sécurité, aimé, protégé ! Il ne voulait pas être près de ces personnes. Il fixa le sol, se fichant complètement de l'Auror Shackelbolt et du Ministre tandis qu'ils se glissaient dans l'escalier en spiral pour aller remplir les papiers nécessaires pour retirer Harry de l'école. Il savait que c'était malpoli mais il ne put trouver l'énergie de lever la tête et parler à l'Auror Dawlish alors qu'il s'approchait de lui. Il posa une main réconfortante sur son épaule.

« Harry, » dit-il d'une voix traînante qui était à la fois douce et familière. Harry leva les yeux vers l'homme. Il fut perplexe quand il sortit une baguette de sa poche et marmonna quelque chose dans sa barbe. Harry regarda autour de lui. Les portraits qui, quelques instants plus tôt, chuchotaient s'étaient fait immobiles, leurs regards légèrement voilés. Harry reporta son regard sur l'homme, ses grands yeux s'écarquillant quand l'homme pointa la baguette sur lui-même et marmonna à nouveau. « Un sort de dissimulation » répondit l'homme à la question muette d'Harry. « Personne ne peut voir à travers à moins que la personnes sache vraiment qui est la personne qu'elle regarde. » Ses yeux tombèrent sur l'insigne des robes d'Harry. « Tu collabores avec les Serpentards ? »

« J'aime les serpents. » Harry sourit timidement à l'homme et se rapprocha un peu de lui. « Draco, Blaise, Pansy, Greg, Vince et Mione sont mes amis. Ils prennent soin de moi et ils m'aident. » Ses yeux verts se voilèrent légèrement, tandis que les épaules de l'enfant s'affaissaient. « En tout cas, c'était le cas jusqu'à maintenant. » Il leva des yeux plein d'espoir sur l'homme. « Est-ce que vous pensez qu'ils m'aimeront toujours, même si Tante Pétunia et Oncle Vernon leur disent à quel point je suis désobéissant et quel monstre je suis ? »

L'homme fronça les sourcils, une expression étrange transparaissant brièvement dans son regard avant qu'il ne redevienne impassible. « Harry, tu n'as pas vraiment envie d'aller chez toi, n'est-ce pas ? »

« Non ! Je n'aime pas du tout être là-bas. Ils ne m'aiment pas. Je ne vois pas pourquoi ils se sont inquiétés du fait que j'ai été blessé. »

« Est-ce que tu aimerais venir quelque part avec moi, à la place ? » Il sourit à la façon prudente mais curieuse dont Harry l'examina. « Là-bas, il y a un serpent géant qui n'a qu'une seule personne à qui parler. Nagini se sent seule. »

« C'est un joli nom. » Harry se mordit la lèvre. Ses yeux se posèrent sur la cane que le sort avait découverte. Dessus était gravé un magnifique serpent en argent. « C'est joli. » Il fronça ensuite les sourcils en se rappelant une conversation qu'il avait avec ses serpents. « Etes-vous un messager divin ? »

« Naturellement. » L'homme haussa un sourcil, semblant extrêmement amusé par la question d'Harry.

Le son des voix à l'étage leur parvint. Harry se mordit encore une fois la lèvre. « Mais je ne pense pas que le Professeur Dumbledore me laissera y aller. »

« Justement, Harry. Si Dumbledore savait que j'étais ici, il me ferait retourner auprès de … mon autre famille. Je ne souhaite pas vraiment expérimenter cela à nouveau. » Il se pencha en avant, posant une nouvelle fois sa main sur l'épaule d'Harry, baissant le ton d'un air conspirateur. « Je ne vais pas lui dire que je ne t'emmènerai pas chez ta famille si tu ne lui dis pas que je suis ici. »

Harry s'agita légèrement. Il regarda les portraits immobiles, les escaliers et le visage de l'homme en face de lui. Les voix se rapprochaient les hommes descendaient. « Deal. » chuchota-t-il. L'homme sourit, un air satisfait prenant place sur ses traits.

« Prêt Harry ? » Fudge sembla avoir hâte de partir.

« Cette nuit, Harry. » promit une nouvelle fois Dumbledore. Il tendit les bras et étreignit l'enfant d'une façon rassurante. Harry hocha la tête, se tenant près de l'homme déguisé en Dawlish tandis qu'ils quittaient le bureau.

En bas des escaliers, il vit Luna en train de l'attendre. « Juste une seconde. » dit-il aux trois hommes. Il courut jusqu'à la jeune fille, se mettant sur la pointe des pieds pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. La Serdaigle hocha la tête, baisa le front d'Harry et murmura quelque chose en retour à l'oreille de l'enfant. Elle fit ensuite un petit signe de la main au Ministre. Harry revint rapidement vers les adultes. « Je lui demandé de dire à mes serpents que j'étais obligé de partir. » leur expliqua-t-il.

Le chemin jusqu'au portail fut ponctué d'un lourd silence inconfortable. Fudge se sentait satisfait d'avoir enfin pu se venger de l'humiliation que Dumbledore lui avait causée l'année d'avant. Shackelbolt se sentait extrêmement coupable, se souvenant de la maison à laquelle il avait été cherché Harry, l'année précédente. Il se souvenait également des commentaires qu'avait fait Harry sur la lettre que Lupin avait laissé à sa famille. Harry se sentait partagé. D'un côté, il voulait vraiment rester avec ses serpents. D'un autre côté, il était reconnaissant que l'homme ne le laisse pas à sa stupide famille. Il lui était reconnaissant de l'emmener quelque part de nouveau et d'intéressant. N'importe quel endroit était mieux que chez les Dursley.

« Comment on se débrouille ? » demanda Fudge, en regardant ses deux Aurors. « Lequel de vous deux s'occupent de transplaner Harry avec lui ? »

« Je m'en occupe. »

« Merci bien, Dawlish ! Shackelbolt, tu te rappelles des coordonnées ? Bien, allons-y. »

Après qu'ils aient disparu, l'homme fit un clin d'œil à Harry, sortant une médaillon doré de ses robes. « Tiens-toi bien à moi. » dit-il en lui tendant une main. Harry sourit, lui agrippant fermement la main. C'était parti pour une grande aventure ! L'homme appuya sur un bouton, soufflant 'Bruixeria.' Harry sentit quelque chose d'étrange le crocheter au niveau du nombril puis le portail de Hogwarts disparut.

XXXX

Au numéro 4, Privet Drive, Tonks, Lupin et les jumeaux Weasley attendaient devant la porte d'entrée. Tonks leva les yeux au ciel, toquant une nouvelle fois, ajoutant une 'Bonjour !' bruyant pour faire bonne mesure.

Pétunia Dursley ouvrit la porte à la volée, la haine clairement visible dans ses yeux. « Je vous l'ai dit, » siffla-t-elle. « Harry est à son école, il n'est pas là ! Les monstres comme vous ne sont pas le bienvenu ici ! Disparaissez avec les voisins ne vous voient ! »

Les yeux de George se plissèrent brièvement avant qu'un grand sourire n'éclaire ses traits. « Du chocolat ? » offrit-il innocemment.

Lupin tendit la main et baissa le bras de George tout en souriant gentiment à la femme. « Oui, » acquiesça-t-il. « Mais vous avez envoyé une lettre d'où perçait votre inquiétude au Ministre. Vous avez demandé à ce qu'il soit ramené chez lui. » déclara-t-il fermement. « Nous ne partirons pas avant de l'avoir vu. »

Pétunia regarda Lupin comme si une seconde tête venait de lui pousser. « Le garçon n'est pas là ! Pourquoi ça m'inquiéterait que ce crétin de Directeur lui ait fait du mal ? Si Harry a été blessé à l'école, alors l'école est responsable et paye pour les soins de ses blessures ! » Tonks la foudroya du regard, ses cheveux prenant une teinte bleue fluo.

« Attendez, » dit Fred avec suspicion. « Vous n'avez pas écrit de lettre demandant à ce qu'Harry quitte Hogwarts ? »

« Tch ! » siffla-t-elle avec véhémence, grinça des dents à la simple entente du nom de l'école. « Pourquoi voudrais-je donc qu'il revienne ici ? Dix mois loin de moi et de mon mari, ce n'est pas assez, si vous voulez mon avis. Maintenant, dégagez ! Et en vitesse ! » Elle leur ferma la porte au nez, les plongeant dans un lourd silence.

« Quelque chose ne va vraiment pas avec cette bonne femme. » Lupin semblait franchement mal, comme sur le point de vomir.

Deux 'crack' bruyant se firent entendre, annonçant l'arrivée de Fudge et Shackelbolt. Les membres de l'Ordre se dépêchèrent de disparaître de leur vue, se cachant dans un buisson et se lançant un sort de désillusion. « Ça c'est bien passé. » annonça brillamment Fudge. Il regarda autour de lui avec impatience. « Où sont Dawlish et Harry ? »

XXXX

A Hogwarts, Luna courait jusqu'aux donjons. Elle avait tenté d'intercepté Dumbledore tandis qu'il quittait son bureau. Mais il lui avait simplement tapoté la tête, distrait par la mission qu'il s'était imposé. Il devait prévenir Minerva qu'il allait rejoindre les membres de l'Ordre qu'il avait déjà envoyé à Privet Drive. Il était impératif que rien n'arrive à Harry pendant qu'il était jeune et vulnérable. Il n'avait pas le temps de parler à Luna, pour le moment.

Le Professeur Snape la fusilla du regard quand elle réapparut sans Harry en vue. « Est-ce que le Directeur parle toujours à notre jeune M. Potter ? »

« Non, » Luna soupira d'un air malheureux. Elle inhala profondément. « Je pense que la coriandre serait plutôt apprécié, là, maintenant. »

Le professeur lui lança un regard sombre. « Et pourriez être assez aimable pour nous informer pourquoi ? »

« Parce que. » répondit Luna, haussant les épaules comme si son explication répondait à toutes les questions sans réponse. Elle se dirigea vers Draco qui la regardait avec suspicion.

« Loufoca, » la salua-t-il, ses yeux gris se plissant. « Où est mon Harry ? » La fille leva ses yeux sur lui, posant une main douce sur l'épaule du blond. Elle répondit simplement.

« Avec ton père. »

XXXX

Harry et l'homme atterrirent quelque part, dehors. Harry regarda autour de lui avec un frisson. « Ce n'est pas très chaleureux, comme endroit. » commenta-t-il, mal à l'aise. Il frémit à nouveau, ayant une forte impression de déjà-vu. « Est-ce que vous pensez que Draco va venir ici ? » Il était trop occupé à combattre les papillons dans son ventre que le voyage avait occasionné pour s'occuper de son ton plein d'espoir.

Lucius Malfoy lui sourit. « Je n'en doute pas un seul instant. »

Harry hocha la tête, soulagé, suivant l'homme qui ressemblait tant à son meilleur ami jusqu'au portail du manoir. « J'aime beaucoup Draco, » confia-t-il. « C'est mon ami. »

Le sourire se fit calculateur, cette fois. « Il t'aime beaucoup, lui aussi. » déclara-t-il avec confiance, ne se souciant pas vraiment de savoir si ce fait était vrai ou pas. Cela aidait à détendre Harry et c'était tout ce qui comptait. Il était important de garder le garçon occupé jusqu'à ce que le Lord Noir soit informé du succès de sa mission.

Ils atteignirent la maison et Lucius les mena jusqu'à une salle. Il ouvrit la porte, entrant pour permettre à Harry de pénétrer la pièce à son tour. « Je t'ai promis un grand serpent, pas vrai ? »

Des yeux verts s'écarquillèrent à la vue devant lui. Harry sourit de toutes ses dents. « Trop classe ! » souffla-t-il, les yeux fixés sur le serpent roulé en boule sur la chaise faisant office de trône.

Il ne vit jamais Lucius avoir un sourire satisfait et il n'entendit pas plus la porte se fermer et être verrouiller.

XXXX

Hahem ... Selon la loi 427, decret n°3 de la déclaration Universelle des Traducteurs de Fanfictions, vous n'avez pas le droit de manifester une attitude violente manifeste à mon égart ...