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Chapitre 11 (Voici un POV de ce qui se passe pour Harry quand Karkaroff vient chercher ses prisonniers)
POV Harry
On m'avait attaché à cette chaise bancale en bois et je ne savais pas par quel miracle elle tenait encore debout. Cela faisait un temps interminable que l'on m'avait abandonné ici…
Pensaient-ils me rendre fou ? Alors là, ils pouvaient courir. Jamais je ne deviendrais fou face à la solitude. J'avais eu mon quota face aux Dursley et leur cagibi sous l'escalier.
J'entendis tout à coup des bruits qui venaient de derrière la porte, la seule qui était dans la pièce. Il y avait un énorme néon aussi, qui m'aveuglait, je voyais même un nuage d'insectes volant juste en dessous. La chaleur dans la pièce était étouffante. Il n'y avait aucune fenêtre.
Pour un peu, j'enviais la fraicheur de ma cellule d'avant.
La porte s'ouvrit tout à coup sur un homme très maigre, cheveux noirs, bouche en cœur et nez très long. Il poussait un chariot en métal, où était disposé des tas de… de trucs, en métal aussi. Ils faisaient un bruit infernal et si de loin j'avais aperçu ce qui me semblait être un scalpel, je priais tout les dieux de la terre pour me tromper.
- Alors… qu'avez-vous à me dire, jeune homme ? Me demanda l'homme d'un ton trop joyeux en fermant la porte.
Pensait-il que nous allions prendre le thé ?
- Quand vous sortirez d'ici, vous n'aurez plus aucun secret pour moi, affirma-t-il.
Je me retins de lui cracher que je préférai mourir que de parler, mais je devais avouer que maintenant, tout de suite, je n'en savais plus rien. Quoique leur parler ne me garantisse pas la vie mais qu'en plus de ça, parler condamnait la taupe.
- A ce qu'il se dit, vous avez sauté d'un avion, trainé votre ami dans la jungle… je vous donne mon chapeau, jeune soldat.
- Je vous emmerde, criai-je en me débattant.
Seulement, la chaise, pas solide pour un sous, se renversa et ma tête cogna sur le sol dur en béton.
- Allons allons… restez tranquille, faudrait pas vous abimer, je suis là pour ça.
Il me redressa et je lui envoyai le regard le plus noir que j'avais en stock.
- Mais quel beau regard ! Je me dois de l'observer de plus près, dit-il pensif.
Il me scruta et sans pouvoir me retenir, fonçant toujours sans réfléchir, je lui crachai à la figure. Je le vis s'essuyer doucement, comme s'il venait de recevoir de la pluie et il me dit tout à coup froidement :
- Cela va te coûter très cher !
Il partit vers la table à roulette et j'entendis le bruit des métaux qui se touchent, se heurtent. Qu'allait-il me faire ?
- Première question : pourquoi ?
- Pourquoi quoi ? Demandai-je feignant de ne pas comprendre.
- Mauvaise réponse !
Il fondit sur moi et je vis qu'une seringue était dans sa main.
- Je vous promets que ce sera douloureux, susurra-t-il avec du plaisir dans la voix
Je vis sa main s'avancer vers moi, celle qui contenait la seringue et l'autre maintenant ma tête. Étrangement, cet homme si maigre avait une force inouïe et je fus incapable de tourner ma tête. J'hurlai de toutes mes forces quand le métal de l'aiguille transperça mon œil gauche.
OoOoOoOoOoOoO
Je l'entendais ranger, j'entendais le bruit du néon, j'entendais encore mes hurlements de douleur, mes suppliques pour qu'il cesse. Entendre !
Mais voir, c'était autre chose. Je voyais du gris, que du gris et rien d'autre. Ce putain de fils de pute m'avait pris ma vue !
- Je vous donne rendez-vous demain…
-…
- En tous cas, belle journée, n'est-ce pas.
Je l'entendis rire et après quelques secondes, je reçus un coup dans mon ventre. Je ne savais pas de qui il était mais je fus détaché et trainé avec violence. J'étais perdu, je ne voyais plus rien et l'extérieur me semblait être rempli d'ennemi… quoiqu'il l'était déjà.
J'entendis à un moment que l'on tirait des verrous et je priai pour entendre mes sauveurs… n'importe qui, pour ne pas que je remette les pieds dans la cellule.
Je voulais mon lit, ma maison, mon avion… tout mais sauf ça.
Je sentis tout à coup un coup dans mon dos, fait certainement avec la crosse d'une arme et j'avançai à l'aveugle, car c'était ce que j'étais. Cet enfoiré m'avait transpercé, encore et encore, me faisant pleurer comme jamais je ne l'avais fait, supplier comme un minable pour m'achever ou me laisser en paix.
Je fus enfermé à nouveau, ou en tous cas, le bruit de la porte se refermant et le verrou enclenché me laissaient le penser.
Sans comprendre, je me mis à l'appeler mais aucun bruit ne me répondait. Était-il mort ? Ou même gravement blessé ? Je n'en savais rien et ne rien voir me rendait anxieux.
Je commençai à ramper, tâtonnant l'espace autour de moi en pleurant de douleur. Je pouvais sentir que du sang se mélangeait à mes larmes, celles-là même qui me brûlaient les yeux comme jamais, continuant ma torture. Je ne savais pas les stopper.
Qui me disait que Malfoy n'était pas là, dans cette pièce, en train de se vider de son sang ? Personne ! Alors, je me mis à tenter de parcourir toute la pièce mais bien vite, mes efforts et ma fatigue, sans oublier la douleur de mes yeux qui m'affaiblissait, me firent rendre les armes. Je m'assis contre un mur, pleurant à chaudes larmes tout en l'appelant de temps en temps sans jamais avoir de réponse.
Et j'avais mal, je souffrais comme jamais, je sentais encore les aiguilles dans mes yeux, leur chemin à l'intérieur de moi. J'avais envie de me les arracher, mais je n'osais pas les approcher. Je clignais de l'œil le plus tard possible et j'avais l'impression que mes paupières allaient éclater à tout moment.
J'étais seul, aveugle et totalement désemparé car je savais, au fond de moi, qu'une deuxième séance me ferait plier. Je ne pourrais pas supporter une aiguille de plus dans mes yeux, pas une seule et savoir qu'un homme allait perdre la vie à cause de mon abandon, me donnait encore plus envie de pleurer… et dieu savait que j'avais mal avec le sel de mes larmes.
OoOoOoOoOoOoO
Cela faisait un temps interminable que j'étais dans cette position, couché en chien de fusil, appelant Malfoy, appelant cet homme qui devait souffrir le martyr.
Depuis combien de temps le torturait-il ?
Un temps trop long qui me faisait penser aux pires scénarios. Était-il mort sous les coups ou sous les aiguilles de cet homme qui m'avait torturé ? Leur parlait-il ?
Je n'en avais aucune idée et seul le bourdonnement dans ma tête, le bruit de cette lampe qui me rendait fou, et l'humidité de mes larmes constante depuis mon arrivée ici, me gardaient dans la réalité.
Nous avions échoué lamentablement à notre mission, nous allions perdre la vie, et je ne voulais pas la perdre. J'avais tant de chose à vivre !
Je regrettais en cet instant ma relation avec Tom. Je regrettais de ne jamais avoir connu la douceur sous ses mains, sous ses coups de reins. Je me disais à cette période là que pour la tendresse et tout ce qui allait avec, j'avais le temps, beaucoup de temps.
Mais non ! Mon temps était compté, ma vie diminuait et j'étais tellement pris par la douleur que je l'appelais, cette mort, encore et toujours dans ma tête. J'appelais pour qu'elle vienne me délivrer de cette prison de gris, de cette vie future qui m'attendait si je sortais d'ici.
A quoi bon vivre en aveugle quand la seule chose qui me donnait la sensation de vivre c'était piloter ?
J'avais tant envie de sentir les bras de ma mère autour de moi, et les mains de mon père sur mes épaules, comme quand j'étais petit et que je tombais de vélo. Je voulais qu'on me console, je voulais ne plus me sentir seul…
Un bruit de pas me sortit du néant et quand la porte grinça, j'eus peur de devoir revivre si vite la torture. Mais personne ne vint me prendre, me soulever du sol.
Étais-ce Malfoy qui revenait ? Dans quel état il devait être ?
- Malfoy ? Malfoy c'est toi ? Demandai-je.
- Potter, oui c'est moi.
Sa voix était égale à elle-même et je me dis que c'était injuste. J'en pleurais même de rage, de fatalité. J'étais gentil, aimable, généreux et lui, ce connard fini allait bien, d'après ce que disait sa voix si… si froide, si elle !
Il allait bien alors que moi, je n'avais plus rien !
Voilà, le chapitre 11 est publié.
Je vous dis à demain pour le chapitre 12 (^-^) ou à ce soir si encore une fois, je reçois une petite participation venant de vous.
Jes Cullen-Malfoy
Ps : Si l'envie vous en prends, j'accepte bien entendu vos reviews -)
