Et voilààààààààààà
Désolée pour le retard, as usual. J'espère que le chapitre vous plaira ! Ce n'était pas exactement comme ça que j'avais prévu que les choses tournent mais... Ils font ce qu'ils veulent après tout.
Bonne lecture !
C'était la panique
Bon, pas tellement en réalité, les Enkelis semblaient majoritairement calmes en s'éloignant de la zone. Mais Dean paniquait, donc ça revenait au même.
Au moins, Castiel était sain et sauf, Samandriel pas loin derrière lui, guidé par Ezekiel.
Dean fronça les sourcils. Pamela. Pourquoi le gamin n'était pas avec Pamela ? Depuis la mort de Jess et Anna, ils se consolaient mutuellement, et il était impossible que la jeune femme ait laissé Alfie seul dans de telles conditions. Il piqua un léger sprint vers le jeune garçon.
« Pam ? » se contenta-t-il de demander en scrutant le visage du jeune garçon. L'expression qu'il y lut était une réponse suffisante et il fit rapidement demi-tour pour se rendre vers la caverne, dévisageant soigneusement chaque personne qu'il croisait dans l'espoir de voir le visage de la jeune femme. Il ne tarda pas à remonter complètement la file et se retrouva seul dans la caverne.
Absolument tous les murs s'étaient effondrés, de manière bien trop homogène pour que cela ne soit le résultat d'un phénomène naturel. Toutes leurs affaires devaient être ensevelies sous les décombres. Il se demanda momentanément si des Enkelis s'étaient retrouvés pris sous l'éboulement. Depuis qu'il les avait rejoints à plein temps, il s'était appliqué à apprendre soigneusement leur nom et rang. Ils n'étaient pas beaucoup et la tache n'avait pas été difficile. Il aurait dû faire l'appel avant de foncer tête baissée, vérifier si d'autres personnes que Pam manquaient. Castiel s'en chargerait sans doute. Il avait le cerveau à la bonne place lui. Si calme et posé en toute circonstance.
Il navigua entre les bouts de roches, torche fouillant les décombres à la recherche d'un signe de vie. Ou d'un cadavre. Mieux valait ne pas y penser.
« Dean ! » cria soudain une voix, trop fort pour son pauvre crâne qui se mit à l'élancer douloureusement.
« Bordel de merde Cas, qu'est-ce qu'on a dit au sujet des voix ? »
L'Enkeli l'ignora. Il paraissait plus agité que précédemment et ses sourcils étaient plus froncés que d'habitude.
« Es-tu stupide ? » grogna-t-il avait quelque chose qui ressemblait à de la colère dans la voix. « Tu n'aurais pas dû revenir ici, c'est dangereux. Il faut fuir. »
« Mais il manque des gens ! »
« Pamela, David, Mariel, je sais. » dit-il sans faire le moindre mouvement pour débuter des recherches. « Nous devons partir Dean. »
« Partir ? Et c'est moi que tu traites de stupide ? On ne peut pas les laisser là ! Ils sont peut-être encore vivants, ils ont besoin de nous ! »
« Dean. C'est une attaque. Si nous restons ici, les membres de la Cène peuvent revenir. Ils vont probablement revenir. Si Pamela et les autres sont vivants, ils nous rejoindront mais en attendant on ne peut rien faire pour eux. »
« Ouai, et bien peut-être que tu peux abandonner de gens comme ça, Enkeli, mais en tant qu'être humain j'ai des choses qu'on appelle un cœur et une conscience et je ne partirais pas sans eux. »
Castiel se raidit.
« Dean… »
« Et comment tu sais que ce n'est pas un piège ? Qu'ils cherchent à vous faire sortir pour vous avoir plus loin ? »
« Ce n'est pas comme ça que nous marchons, ça provoquerait une confrontation directe entre nos deux groupes et nous ne donnons pas dans ce genre de chose. »
« Dean, Dean, Dean… Tu devrais vraiment écouter Castiel, il n'est pas devenu chef de la Garnison pour ses beaux yeux tu sais ? Il a quelques compétences, comme connaitre quelques aspects de nos stratégies. »
Les deux hommes se retournèrent pour se retrouver face à Zachariah, un membre de la Cène. Derrière lui, Lucifer appuyait avec enthousiasme son pied sur le cadavre de Mariel, lui écrasant la cage thoracique.
« Zacharia. Lucifer. » salua Castiel d'un ton monotone.
« Je dois reconnaitre que c'est une surprise de te trouver là Castiel. L'humain, je m'y attendais, ils sont toujours… impulsifs. Mais toi, tu aurais dû savoir que nous serions là pour éliminer les brebis égarées. Pourquoi es-tu revenu ? Pour lui ? N'est-ce pas adorable ? »
Dean dégaina son arme et la pointa sur Zachariah, Lucifer ne montrant pour le moment aucun signe d'intérêt pour la conversation. Il se déplaça subtilement devant Castiel au cas où les deux membres de la Cène tenteraient quelque chose.
« Dean, ne sois pas stupide. Une arme à feu ? Sous terre, dans une galerie qui vient de s'effondrer ? Je m'y connais assez pour savoir que ce n'est pas raisonnable. »
Le spéléologue se crispa, agacé que tout le monde décide de s'en prendre à son intelligence.
« Tu sais quoi fils de pute, peut-être que je suis effectivement idiot au point de prendre le risque, donc je te conseille de ne pas bouger si tu ne veux pas que ton gros estomac se vide par le nouveau trou que je vais y percer. »
« Du calme. Je suis juste venu pour discuter… » un craquement d'os l'interrompit quand Lucifer passa par-dessus le corps de l'Enkeli à ses pieds. « Majoritairement en tout cas. Bref, Castiel. Tu es sûr de ton choix ? Tu as toujours été si loyal, nous sommes déçus. Mais nous sommes près à te pardonner si tu cesses ta petite révolution et accepte de nous rejoindre. Nous avons le même but après tout, n'est-ce pas ? Nous voulons simplement protéger notre famille. Pour ne pas que d'autres se retrouve dans la situation de cette pauvre Jessica. »
« Comment sais-tu que… » entama Dean avant de se faire couper par un geste de main de Castiel.
« Je ne vous rejoindrais pas. Je n'approuve pas les méthodes que vous voulez employer. »
« Et que vas-tu faire alors ? Remettre notre sort entre les mains de ce singe ? Il a dit lui-même qu'il n'était pas capable d'aider. »
« Il essaie. » grinça Castiel
« Nous préférons remettre le sort de nos frères et sœurs entre les mains plus sûres. Comment sais-tu qu'il essaie ? Tu es déjà allé à la surface ? Tu as constaté des actions, des résultats ? »
« Je lui fais confiance. »
« Et c'est tout à ton honneur. Un tel engagement est adorable. Mais il y a des vies en jeu. »
« Votre méthode provoquera plus de morts que de ne rien faire. »
« Tu as si peu foi en nous ? Michael serait vraiment déçu de t'entendre dire ça. Préférer défendre ceux qui nous attaquent que de protéger ta propre famille. Quelle trahison. »
Castiel se tendit encore plus, et serra les dents si fort que Dean s'inquiéta qu'il ne se brise la mâchoire si la tension ne retombait pas.
« Je protège ma famille. Contrairement à vous. » répliqua-t-il en désignant le cadavre désarticulé de Mariel.
« Oh, tu as déjà oublié Anna ? » chantonna-t-Zachariah d'un ton léger. Son visage se ferma soudain. « Dernière chance Castiel. Tu peux tuer l'humain maintenant et nous rejoindre. Dans le cas contraire, tu connais la punition. »
« Je ne blesserai jamais Dean. » répondit Castiel d'un ton qui ressemblait plus à une supplique qu'à une affirmation.
« Nous nous attendions à ta décision, la Cène a déjà prononcé ta sentence. Naomi sera tellement déçue. Elle avait voté en ta faveur tu sais. Peu importe. Tu es condamné à la peine maximale, Castiel. »
Après ça, les évènements s'enchainèrent très vite. Lucifer sourit, Castiel recula d'un pas, Zachariah avança vers lui, Dean appuya sur la gâchette, envoyant une balle au milieu du front du vieil homme. Le moment d'après, Lucifer se trouva à côté de Castiel, une main posée sur son épaule, l'air relaxé. Il se pencha à l'oreille du brun.
« La sentence a été prononcée, mais ce serait vraiment dommage d'arrêter les choses maintenant. Je vais te laisser un peu de temps. » lui susurra-t-il. « Mais ne t'inquiète, tu recevras ta punition très vite. »
Il s'écarta en riant, évitant une balle tirée par Dean.
« Garde un œil derrière ton dos Cassie, je ne sais pas quand je déciderai que tu ne me divertis plus assez. See you darling ! »
Il s'enfuit dans les ténèbres, et Dean ne prit pas la peine de tenter de le poursuivre, se précipitant plutôt vers Castiel qui n'avait pas bougé, raide comme une statue et les yeux écarquillés.
« Cas ? »
« Je vais bien Dean. »
« Non. Non, je t'assure que tu ne vas pas bien. Crois-moi, je suis un peu un professionnel pour savoir si les gens ne vont pas bien, et tu es genre, un 9 sur l'échelle de pas-bienitude. »
« J'ai peur. »
Dean ouvrit la bouche et la referma avant de poser sa main sur l'épaule de l'Enkeli et de le serrer dans ses bras. Il sentit l'Enkeli se détendre rapidement et s'écarta.
« Mieux ? »
« Je suis confus. » répondit-il en plissant les yeux. « Je ne vois pas comment une étreinte est supposée m'aider à combattre l'idée que la Cène vient officiellement de me condamner à mort. »
« Ce n'est pas le… Pffffff. Bon, ça a marché ou pas ? »
« Oui. » répondit l'Enkeli l'air encore plus confus. Dean décida que son visage perplexe était toujours mieux que le regard rempli de terreur qu'il avait affronté quelques secondes plus tôt. Il ne pensait pas que Castiel puisse avoir cette expression-là. Même si c'était vrai que ce fils de pute de Lucifer était quand même putain de flippant.
« Je suis désolé, j'aurais dû t'écouter et repartir. »
« Ce n'est pas de ta faute. Je comprends que tu vois les choses… différemment. En tant que général je dois faire en sorte de minimiser les pertes au minimum, quitte à abandonner des gens derrière moi. Mais tu es prêt à tout sacrifier pour que personne ne soit abandonné. Je respecte ça. » Il jeta un regard au corps de Mariel. « Essayons de trouver les autres. »
Ils trouvèrent David et Pamela, tous les deux en très mauvais état, mais vivants, et rejoignirent le reste de la petite communauté.
Sam avait fait une connerie. Probablement. Il n'était pas vraiment sûr. Ça avait semblé être plutôt une bonne idée sur le moment. Maintenant, assis en boxer sur le lit de Ruby pendant qu'elle prenait sa douche, il n'en était plus si certain.
Tout ce qu'il savait, c'était que s'il l'apprenait, son frère le tuerait. Il le féliciterait sans doute avant pour avoir réussi à coucher avec sa boss, puis il le tuerait.
Il ne savait pas à quel point c'était une erreur, mais il savait que ce n'était certainement pas un mouvement stratégique. Coucher avec une avocate quand on s'infiltrait dans une entreprise avec des faux papiers n'était certainement pas quelque chose d'intelligent. Sans compter le fait qu'elle était sa supérieure. Il entendait d'ici tous ses anciens professeurs retirer leurs éloges à propos de ses capacités mentales. Si tôt après avoir été engagé, c'était totalement irresponsable de sa part.
Mais elle avait été si gentille. Elle était intelligente, avait un bon humour, vérifiait toujours qu'il allait bien, qu'il n'avait besoin de rien. Et Jess lui manquait tellement.
Il fallait voir le bon côté des choses. Ça allait la mettre en confiance, n'est-ce pas ? S'il se rapprochait d'elle dans la vie privée, il aurait sans doute plus de libertés au travail. Peut-être qu'il réussirait à trouver l'opportunité de s'infiltrer dans le bureau d'Abaddon, même.
Quoi qu'il en soit, maintenant, il allait falloir jouer serré. Ne pas mettre de doute, ne pas paraitre trop distant, mais ne pas la laisser suffisamment près pour qu'elle découvre qui il était réellement. Il avait donné un faux nom, bien sûr, mais s'elle demandait à entrer dans son cercle familial ou à voir des amis à lui, il était foutu.
Il enfouit son visage dans ses mains.
« Ne t'inquiète pas, c'était une très belle performance, tu ne seras pas viré. »
Il sourit faiblement à la jeune femme qui le regardait d'un air amusé, vêtue d'un long peignoir sombre.
« Va te laver et viens te coucher, on a du boulot demain. »
« Bobby. J'ai besoin d'aide. »
« Vous êtes vraiment insupportables, idjits. Vous vous êtes concertés ? Ton frère vient de m'appeler il y a deux minutes avec la même ouverture. Qu'est-ce que tu as fait toi ? »
« Sam a des problèmes ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Il va bien ? Il est blessé ? »
« Du calme cowboy, ton frère est intact. Du moins, il était entier la dernière fois que je l'ai vu. Il avait juste besoin d'un peu plus de sécurité pour sa fausse identité parce qu'il a couché avec sa boss. »
« Il a quoi ? Il est stupide. Je savais que ce plan était une mauvaise idée. »
« Tu ne m'as pas répondu gamin. Avec qui tu as couché toi ? Ce fameux Castiel ? »
« QUOI ? Non, qu'est-ce que tu… Je n'ai couché avec personne. Depuis trop longtemps d'ailleurs. Et comment tu sais à propos de Castiel ? »
« Ton frère et sa grande bouche. »
« S'il est incapable de garder ça pour lui comment il espère survivre à cette stupide infiltration… Cas est juste un ami. »
« Un de ceux qui ont des ennuis ? »
« Oui. D'ailleurs. J'ai besoin que tu me récupères des produits de premiers soins. Une certaine quantité. »
« Tu es blessé ? »
« Non, non, pas moi, juste… »
« Les fameux amis ? »
« Oui. »
« Dean, ouvre bien grand tes oreilles. Je vais vous fournir à tous les deux ce que vous m'avez demandé. Ensuite, vous allez tous les deux venir vous assoir en face de moi sur le canapé, et vous allez m'expliquer très précisément ce qu'il se passe. Est-ce que je me suis bien fait comprendre gamin ? »
« Oui monsieur. »
« Parfait. Et amène ce fameux Castiel, je veux rencontrer mon futur gendre. »
« Bobby ! Je ne sais pas ce Sammy t'a raconté mais… » Il soupira et s'adossa contre la paroi de la galerie, une main pressée sur ses yeux. « Il ne sera probablement pas disponible mais je vais voir ce que je peux faire. »
« Parfait. Tu pourras passer chercher tout ça dans trois heures. Sam sera rentré et vous en profiterez pour m'expliquer tout ça. »
« Merci Bobby. »
Dean raccrocha et laissa échapper un nouveau soupir. Toutes les affaires des Enkelis avaient été perdues dans l'éboulement, y compris les médicaments et autres produits dont ils avaient un grand besoin, plusieurs personnes ayant été plus ou moins gravement blessée lors de l'attaque.
Ils avaient trouvé refuge dans une caverne un peu plus éloignée et beaucoup moins spacieuse, et il leur avait amené les courses qu'il avait faite en revenant de la surface. Au moins, ils ne mourraient pas de faim. Pas tout de suite en tout cas. Ils étaient tous allés se coucher, plus ou moins traumatisés, et n'avait entrepris d'évaluer les dégâts que le lendemain. Le bilan était : ça aurait pu être pire. Ça aurait aussi pu être beaucoup mieux. Ils n'avaient perdu « que » Mariel dans l'attaque, mais la majorité des Enkelis étaient blessés à des degrés divers de gravité. David et Pamela étaient les plus touchés, évidemment. Ne pas être capable de les conduire à l'hôpital pour qu'ils reçoivent des soins adéquates torturait l'âme de grand frère de Dean. Au moins, il pouvait leur fournir de quoi se soigner.
Il réalisa seulement maintenant à quel point il était nécessaire à la petite troupe de Castiel. Ravitaillement et premiers soins, il ne savait pas comment ils auraient géré ça sans son rôle de mule.
« Cas ! » appela-t-il, une fois redescendu dans la caverne.
L'Enkeli ne tarda pas à le rejoindre, l'air préoccupé.
« Tu es toujours inquiet ? »
« Oui. »
« C'est pas grave, j'ai quelque chose pour te changer les idées. Ça te dit de venir avec moi à la surface pour récupérer les médocs ? »
Castiel écarquilla les yeux.
« Je ne suis pas sûr que ce soit prudent Dean. Nous ne sommes pas faits pour aller à la surface, je te l'ai déjà dit. Et je ne peux pas abandonner les miens juste après ce qu'il s'est passé. »
« Juste une ou deux heures Cas, il ne leur arrivera rien. Rien que tu puisses empêcher en tout cas. Ça te fera du bien de prendre l'air. En plus, mon oncle veut que je lui donne des explications et ça sera plus simple si tu es présent. »
« Tu vas mettre une autre personne au courant ? Je préfèrerais que le nombre de gens conscients de notre existence reste le plus limité possible, Dean. »
« Ouai, je comprends ça, mais il est fiable, et on a besoin de lui, de toute façon. Alors tu viens ? Je suis sûre que les autres sans sortiront très bien si leur chère maman canard les abandonne quelques heures. »
« Je ne suis pas un palmipède Dean. » répondit Castiel en plissant les yeux. « Mais soit, je vais venir. »
« Génial, c'est parti. »
La remonté se fit dans un silence prudent. Dean avait fait tellement de fois le chemin qu'il pensait pouvoir y arriver sans aucun plan ni source de lumière, à présent. Une fois à la surface, l'inconfort de Castiel était clairement visible.
« Tu es okay Cas ? »
« Oui. Ce n'est juste pas quelque chose que je fais très souvent. Et ce n'est certainement pas quelque chose que j'apprécie. Tout le bruit est… désagréable. »
« Rhooo mec, les oiseaux, le vent, c'est génial ! »
Castiel grimaça.
Dean éclata de rire.
« Allez Cas, on a pas toute la journée. Il faut qu'on récupère tout le bazar. Et qu'on explique toute l'histoire à Bobby. »
« Tu sembles anxieux. »
« Well, ce n'est pas l'histoire la plus logique et facile à raconter que je connaisse. Ça va être agité. »
Quand ils arrivèrent, Sam était déjà sur place. Dean l'étreignit avant de rire.
« Alors petit frère, il parait que tu es déjà devenu très… intime avec ta boss ? »
« Dean… ce n'est vraiment pas le moment. Hey Cas ! Comment ça va ? »
L'Enkeli lui adressa un petit sourire pour signifier que les choses allaient aussi bien que possible étant donné les circonstances. Il était heureux de voir le jeune homme en bonne santé, après ce qu'il avait décidé de faire pour eux.
« Sam ! Dis à ton frère et à son petit ami de ramener leurs culs ici. J'attends mes explications. Et attrapez des bières ! »
Castiel observait avec intensité sa bière, à laquelle il n'avait pas touché depuis le début de la conversation. Ladite conversation avait été épuisante, Bobby ayant apparemment pour habitude d'interrompre ses interlocuteurs, et Castiel étant obligé de passer par Dean à chaque fois qu'il désirait intervenir, sa fréquence de parole n'était pas plus accessible à Bobby qu'à Sam.
« Donc, pour résumé. Dean, tu as développé un syndrome de Stockholm pour notre ami que voilà, et comme le garçon posé et réfléchi que tu es, tu as décidé de te lancer dans une espèce de guerre contre l'une des plus grandes entreprises de l'Etat. En y mêlant ton frère. Alors qu'il y a eu plusieurs morts. Je savais que j'aurais dû vous servir plus souvent le « ne parlez pas aux inconnus » quand vous étiez gamins. Ne parlez pas aux inconnus. Et vous voyez ça ? » ajouta Bobby en désignant Castiel. « C'est un inconnu –tais toi Dean- et vous n'auriez jamais dû vous embarquer dans cette histoire. »
Dean et Sam baissèrent la tête tandis que Castiel roulait doucement la bouteille entre ses paumes.
« Enfin bon. Je suppose que ce qui est fait est fait, et je ne vais pas vous faire revenir sur vos engagements en vous ordonnant d'arrêter tout ça. Mais la prochaine fois que vous introduisez des gens dans mon bunker, vous avez intérêt à me prévenir avant. Clair ? »
« Oui monsieur. » répondirent les deux Winchester en cœur. Castiel se surprit à marmonner la même réponse par réflexe. Le vieil homme lui rappelait un peu ses supérieurs. Avec une certaine forme de compassion en plus.
« Toi. » reprit Bobby en s'adressant à Castiel « Tu prends soin de mon garçon, c'est compris ? S'il lui arrive quoi que ce soit, je te pourchasserai jusqu'en Enfer et tu trouveras que c'était le paradis à côté de ce que je te ferais subir, nous sommes d'accord. »
Castiel hocha énergiquement la tête. Autant pour la compassion.
L'heure suivante se passa de manière plus détendu autour d'un repas durant lequel Dean passa le plus clair de son temps à se moquer de la nouvelle relation de Sam et à l'insulter amicalement. Castiel était très heureux de manger silencieusement, observant les autres hommes et fouillant la pièce du regard, analysant tous les objets inconnus de son champ de vision. Il n'était pas étranger à la culture humaine, mais beaucoup de choses restaient complètement obscures pour lui.
« Dean. »
« Oui Cas ? » répondit l'ainé Winchester, la bouche à moitié remplie de tarte et un air de complète béatitude sur le visage.
« Je désirerais retourner dans les galeries. L'inconfort provoquer par les sons commence à devenir difficilement tolérable. »
« Ah merde Cas, j'avais totalement oublié ! Désolé mec, on y va tout de suite. » Il enfourna dans sa bouche une part de tarte qui n'aurait jamais dû pouvoir y entrer et se leva. « On doit y aller, Cas ne peut plus supporter vos voix de petites filles. Sam, ne couche pas avec des gens plus intelligents que toi, Bobby, merci pour ton aide, vraiment. Je vous tiens au courant. Sam, tu me tiens au courant. A bientôt ! »
Il lança à Castiel le sac contenant les produits de premiers soins et attrapa sa veste.
« A plus tard ! Et que personne ne se fasse tuer ou emprisonner d'ici là ! »
« Au revoir Cas. Prends soin de toi. Et de Dean. »
Castiel sourit doucement et hocha la tête, et ils se mirent en route.
Arriver dans les galeries fut un réel soulagement, et cela dut se voir dans son attitude car Dean lui mit la main sur l'épaule.
« Tu aurais dû me prévenir avant que ça n'aille vraiment pas Cas. Revoir Sam et Bobby… j'ai oublié toute cette histoire de fréquence. »
« Ce n'est pas grave Dean. C'était un agréable diner. Ton oncle est très serviable. »
« Pfff. Tu dois bien être le premier à dire ça. Je lui répèterai. Ou pas. Il pourrait prendre ça comme une insulte. Sinon, ta tête, tes oreilles ou je ne sais quoi, ça va ? »
« Oui. Je vais probablement entendre des sifflements pendant quelques heures mais il n'y aura aucun dommage sur le long terme, ne t'inquiète pas. Les effets des sons aigus sur nous sont moins douloureux que ceux que les sons graves ont sur vous. Ou du moins, les effets sont différents. »
« Cool. Bon, au boulot, on a toute ta clique à soigner maintenant. J'espère que tout ça sera suffisant pour aider Pamela et David. Bobby a pris le mieux qu'il ait pu trouver, mais c'est toujours pas du matériel chirurgical, et je ne suis pas exactement une jolie infirmière, donc je sais pas ce que ça va donner. »
« C'est toujours mieux que ce que nous avions jusqu'à maintenant Dean. Merci beaucoup pour ton aide. Votre aide. C'est très généreux à toi et à ta famille de m'aider à protéger la mienne. »
« Quand tu veux mec. » il hésita quelques secondes et ajouta « Après tout, tu es un peu de ma famille aussi, je suppose. »
Castiel sentit une agréable chaleur apparaitre dans le creux de son estomac.
Alors, satisfait ?
Merci d'avoir lu jusqu'ici !
Prochain chapitre avant la fin du mois, j'espère. Mais mon emploi du temps est devenu encore plus chargé, donc vraiment, je ne peux rien promettre.
