Chapitre 12 La libération et les blessures
Pendant tout le reste de la semaine, le trio eut énormément de devoirs qui occupaient tout leur temps libre entre les cours. Le samedi matin, il y avait les essais pour les différents postes disponibles dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor et c'était la première expérience d'Harry en tant que capitaine. Les essais durèrent toute la matinée tellement il y avait de monde. Il y avait même des élèves des autres maisons, ce qui frustra Harry au bout d'un moment.
Au poste de poursuiveur, Harry prit Katie Bell et Laurence, sans hésitation, et Demelza Robbins qui avait de la précision. Les batteurs furent Jimmy Peakes, un gars de 3ème année bien bâti, et Ritchie Coote qui avait de la force dans le bras. Pour le poste de gardien, ce fut Ron qui le reçu à la grande frustration de McLaggen, faisant partir du club de Slug.
- Disons que les deux derniers lancés de Dubois furent faciles ! lança McLaggen, menaçant. Elle ne s'est pas beaucoup forcée !
Laurence était scandalisée par son manque de savoir vivre.
- Tu plaisantes, répliqua Harry. Il a passé à deux cheveux de manquer le premier et le dernier fut un véritable exploit !
McLaggen s'approcha de lui en fulminant et en demandant d'avoir une autre chance. Harry refusa.
- Ron a gagné à la loyale. Maintenant, dégage du terrain, répliqua Harry. Les mauvais perdants n'ont pas leur place ici.
McLaggen, rouge de colère, avait un poing prêt à frapper Harry qui avait porté son attention ailleurs. Soudainement, une petite onde de choc le fit tomber à la renverse, juste avant qu'il se décide à frapper.
- Hey ! On ne veut pas de bagarre ici ! dit Laurence en baisant sa main lumineuse et en atterrissant près de lui.
McLaggen se releva et lui fit un geste obscène avant de partir. Laurence ne fut pas du tout affectée et rejoignit sa nouvelle équipe.
- C'est dommage, Laure, tu nous as privés d'un beau spectacle, dit Ron, déçu et moqueur, à côté d'elle.
Elle ne répondit pas, mais se contenta de sourire et Harry fixa leur premier entraînement jeudi prochain. En sortant du terrain, Ron fut louangé par les compliments de Lavande, ce qui surprit les deux autres. Ils allèrent voir Hagrid et Harry alla jusqu'à le menacer pour qu'il les laisse entrer. Il céda et le trio s'en voulait un peu de ne pas avoir pris son cours. Soudainement, Hagrid fondit en larmes et Laurence vint auprès de lui pour tenter de le consoler. Il leur avoua que Aragog était malade. Laurence ne le connaissait pas, alors Hagrid lui parla de lui et finit par se calmer. Ils discutèrent avec Hagrid jusqu'à la tombée du jour et ils partirent au château. Slughorn les apostropha dans la Grande Salle pour inviter Harry et Laurence à dîner dans ses appartements. Harry s'en sauva, car il avait sa retenue avec Rogue et Laurence y alla. Elle s'ennuya à mourir. De plus, elle évita le plus possible d'être prêt de McLaggen qui, cella paraissait, ne la portait pas du tout dans son cœur. Vers 11 h, en sortant tous à leur grand soulagement, Laurence se fit interpeller par McLaggen.
- Je suis sûr que tu y es pour quelque chose, Dubois ! dit-il, sèchement.
- De quoi tu parles ? répliqua-t-elle.
- Tu sais très bien de quoi je veux parler ! Et ce genre d'injustice, je ne les laisserai pas passer !
- Bonne chance pour le prouver ! dit Ginny qui venait les rejoindre.
Elle entraîna Laurence, la sauvant d'une tiraillerie tout à fait inutile.
- Merci… dit Laurence en arrivant au portrait de la Grosse Dame.
- Ça m'a fait plaisir de te libérer de cette ordure ! dit-elle en souriant.
Le dimanche soir, alors que le trio faisait leurs devoirs, une idée sauta à la figure d'Harry.
- Laure, tu ne nous as toujours pas expliqué comment ça s'était passé en Finlande… dit-il en regardant son visage baissé qui réfléchissait à sa proposition.
- C'est vrai… soupira-t-elle en replongeant dans ses souvenirs. Je veux bien vous raconter.
Ils allèrent s'asseoir près du feu, abandonnant leurs devoirs et Harry mit un périmètre d'insonorité avant que Laurence le fasse elle-même.
- Avant de commencer, je voudrais clarifier une chose, dit-elle en regardant les deux autres devant elle. Je ne suis pas totalement guérie, il me reste encore deux semaines de médicaments et de potions à prendre et il me reste encore quelques mois pour que la guérison soit entière avec ma magie. C'est pour ça que je suis encore un peu fragile, mais ce n'est pas grave… ajouta-t-elle en voyant Harry qui allait faire allusion au cours avec Rogue. Bon… Après avoir dit au revoir à tout le monde à la gare, je suis partie dès le lendemain avec mes parents et avec Tonks…
- Pourquoi Tonks ? demanda Ron.
- C'est évident, Ron. Ce retrouvant nettement diminuée, il fallait bien que quelqu'un de fiable les protège pendant le voyage, répondit Harry.
- Exactement, mais aussi je voulais l'aider, lui changer les idées pour qu'elle se remettre de la mort de Sirius, ajouta Laurence.
- En plus, d'être extrêmement malade, tu voulais jouer les thérapeutes ! s'étonna Harry. Je n'en reviens pas, tu ne peux vraiment pas t'empêcher de penser aux autres peu importe ce qui t'arrive.
Laurence haussa un sourcil ne sachant pas si elle devait bien le prendre ou pas.
- Je croyais que tu le savais depuis longtemps… dit-elle.
- Je le sais, Laure. Ce n'était qu'une remarque, dit Harry. Je ne veux pas que l'on retombe dans ce que je t'ai dit en juin dernier. Tu sais que mes paroles dépassaient ma pensée.
- Je sais, mais n'empêche que ça m'a nuit dans mon processus de guérison, soupira-t-elle, attristée.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Harry, surpris.
- Laisse-là continuer, dit Ron.
- Donc, je suis partie à Helsinki dans un hôpital spécialisé dans les cas de blessures étranges. Mon guérisseur, Petrov, était un spécialiste dans les cas provenant de mondes magiques différents. Je fus très chanceuse de l'avoir ainsi que toute son équipe de guérisseurs qui avaient chacun une branche de connaissance particulière. Pendant la première semaine, ils m'ont évaluée globalement autant du côté physique que psychologique. Ensuite, la deuxième semaine, ils ont bien remarqué que je faiblissais à vue d'œil, donc ils m'ont fait subir une foule d'examens poussés et complexes, sans parler de quelques-uns qui furent assez douloureux. Je suis revenue au Terrier en attendant que les guérisseurs analysent les résultats. De plus, je voulais vous voir avant de recevoir mon verdict. Pendant les quelques jours que j'ai passé chez toi, Ron, tu sais que je ne quittais plus le journal de ma mère…
- Pire que ça, elle était obsédée, ajouta Ron en souriant. Il n'y avait aucun moyen de lui faire lever les yeux des livres de sa mère !
Laurence et Harry sourient.
- Ensuite, vous savez le reste. Mes parents sont venus me chercher pour rentrer chez nous, juste avant de repartir, le temps que mes parents règlent quelques détails à leur travail. Par contre, en arrivant, j'ai perdu connaissance…
Les yeux des garçons s'arrondirent.
- J'ignore pourquoi, mais juste avant que je tombe, j'ai eu un grand frisson et ma tête tournait. Je crois que le fait de me voyager autant m'a affaiblie. Puis, mes parents m'ont emmenée d'urgence à Helsinki avant même qu'un membre de l'Ordre vienne nous escorter. Ce qui fut assez imprudent de leur part et on leur a reprochés. Une journée plus tard, j'étais plus stable et je me suis réveillée. Petrov m'a annoncé mes résultats…Selon lui et moi-même, nous en avons discuté, c'était bel et bien mon système immunitaire qui faiblissait, tout comme chaque partie de mon corps. Par contre, ce ne fut pas dès que je sortis du voile que ce mal a commencé à m'atteindre sérieusement, mais quelques heures plus tard.
- Pourquoi ? demanda Ron.
- Parce que ce mal m'analysait pour trouver une faille, une faiblesse que j'avais et il l'a trouvée dès que Harry m'ait «craché» à la figure.
- C'est de ma faute si tu es tombée malade ?! s'exclama Harry, extrêmement honteux.
- En quelque sorte… Mais il aurait fini par frapper de toute façon… Donc, il s'est développé dans mon cœur et mes sentiments d'amitiés brisées. Ainsi en m'atteignant psychologiquement, il a pu m'attaquer par après physiquement. Après quelques jours, avec l'aide des guérisseurs, du livre de ma mère et de moi-même, on a trouvé un moyen de neutraliser ce mal en l'attaquant à la source et pour être certain, physiquement également. Mais… ce ne fut pas sans douleur et sans une grande force émotionnelle…
Elle baissa la tête en repensant à ce qui c'était passé… Aux heures, aux jours interminables… Ce fut trop demandant pour qu'elle parle des détails.
- Tu peux abrégée cette partie, Laurence, proposa Harry en voyant son regard.
Elle hocha la tête et poursuivit.
- On sait mis à l'œuvre et on a mis le paquet pour ne laisser aucune chance à ce mal. J'ai passé par tout ; potions, sortilèges, incantations, etc. La pire partie du traitement c'était les quatre premières semaines. Deux semaines avant la rentrée, ils ont fait une autre batterie de tests pour vérifier où j'en étais. J'étais sur la bonne voie, la plus grande partie de mes symptômes étaient presque parties. On a continué le traitement et me voilà enfin à l'école à deux cheveux d'être totalement guérie.
- Qu'est-ce qui t'a mis en retard à la rentrée ? demanda Harry.
- Tonks. C'est elle qui m'accompagnait de chez moi à ici et… J'ai «joué à la thérapeute» ! dit-elle en souriant.
- Thérapeute ? répéta Ron.
Les deux autres plus expliquèrent la signification en riant malgré eux.
Deux semaines passèrent sans que Harry ait un autre cours avec Dumbledore, tandis que Laurence en eut trois. Dumbledore était rarement à l'école, donc Laurence le remerciait de venir pour elle. Les entraînements de Quidditch allaient bien et Harry fit exprès pour les mettre en même temps que les petites réunions de Slughorn, au grand plaisir de Laurence. Harry performait en Potions grâce au Prince et lut toutes ses notes. Il découvrit plusieurs sorts que le Prince avait inventés et il en essaya un sur Ron qui se retrouva suspendu dans les airs la tête en bas.
Octobre arriva, tout comme la première sortie à Pré-au-Lard. Par contre, les conditions climatiques étaient désastreuses. Après le petit-déjeuner, Harry, Ron et Laurence se rendirent au village après avoir passé sous les détecteurs anti-dissimulations de Rusard. Le vent était glacial et ils devaient presque marcher penchés par en avant pour pouvoir avancer.
- Laurence, tu ne pourrais pas nous protéger de ce vent glacé ? demanda Ron en grelottant.
- On ne doit pas utiliser la magie pour régler tout, Ron ! répliqua-t-elle.
Ils arrivèrent au village et rencontrèrent Mondingus qui avait une valise pleine d'objets portant les armoiries des Black. Harry lui sauta à la gorge, la baguette parée.
- Harry ! cria Ron.
- Comment osez-vous voler des objets appartenant à Sirius !? Espèce de…
Le visage de Mondingus devait tranquillement écarlate.
- Arrête, Harry ! Lâche-le… dit Laurence.
Il se déprit tout seul et transplana, laissant Harry furieux. Ils allèrent aux Trois Balais, prirent une Bièraubeurre et repartirent. Laurence se rendit compte qu'ils suivaient Katie et Leanne, une de ses amies. Elle les rejoignit étant devenue de bonnes amies grâce au Quidditch. Soudainement, Katie et Leanne haussèrent la voix et commencèrent à se disputer, tandis que Laurence tentait de les calmer. Leanne tira sur le paquet que tenait Katie, mais elle résista et Laurence le prit également pour le leur enlever, étant la cause du conflit. Le sac se déchira et tomba au sol. À ce même instant, Katie et Leanne s'envolèrent dans les airs et y restèrent suspendues en criant, tandis que Laurence fut projetée de plusieurs mètres et tomba immobile dans la neige.
- Laurence ! crièrent Ginny et Dean, qui étaient tout prêt, et Harry et Ron.
Ginny et Dean se précipitèrent sur elle, tandis que Ron et Harry tentaient d'attraper les filles. Elles finirent par tomber dans leur bras, puis ils les laissèrent tomber au sol, car elles étaient trop agitées. Ils tentèrent de les calmer, tandis que Laurence reprenait ses esprits. Elle se redressa.
- Ça va ? demanda Ginny.
Laurence hocha la tête en fixant les deux filles qui se tortillaient au sol.
- Dean, va chercher de l'aide, elles ne vont vraiment pas bien ! s'exclama Laurence, le regard inquiet.
Il partit sur le champ et Ginny aida Laurence à se lever.
- Tu es sûr que ça va ? demanda Ginny. Pourquoi tu.. n'as.. comme… ?
Elle comprit sa question.
- Ça signifie que la chose qui se trouve dans le sac renferme de la magie noire. – Elle continua en voyant l'expression interrogatrice de Ginny. – Je me suis jetée un sort de protection avec l'aide des guérisseurs finlandais. C'est une sécurité de plus qui durera jusqu'à la fin de mon traitement, c'est-à-dire demain. Donc lorsqu'un objet ou une personne est à quelques centimètres de me toucher et qu'il renferme de la magie noire, il est immédiatement repoussé de moi, mais là, c'est moi qui fus projetée. Ce qui signifies que c'est un objet maléfique très dangereux.
Dean revint avec Hagrid qui emmena en vitesse les deux hystériques au château.
- Ça va, Laure ? demanda Harry en la voyant les rejoindre.
Elle hocha la tête et se penchant sur le collier qui sortait du sac, tout en gardant une bonne distance.
- N'y touche pas ! dit aussitôt Harry.
- Je le sais ! dit Laurence. Il faut retourner au château avec le collier, mais sans le toucher directement.
Harry le prit avec l'aide de son foulard et Ron, Laurence, Ginny, Dean et lui retournèrent au château. Laurence expliqua à Harry et à Ron par la pensée pourquoi elle n'avait pas été suspendue dans les airs comme les deux filles. Ils allèrent dans le bureau de McGonagall et Laurence expliqua comment Katie avait supposément eu le collier. Harry expliqua ce qui c'était passé par la suite. Ginny et Dean furent congédiés et Harry accusa Malefoy, mais il n'avait pas de preuve.
- Professeur, pourrais-je aller prêter main forte à Madame Pomfresh ? demanda Laurence.
- Sans aucune considération, miss ! répondit-elle, sèchement. Votre santé est trop fragile pour que vous négligiez votre rétablissement en consacrant vos pouvoirs de guérison pour une amie qui va s'en remettre sans votre aide.
Laurence soupira son découragement.
- Je suis désolée, Laurence, mais vous savez que vous n'êtes pas encore guérie et que vous avez besoin de toutes vos forces pour vous rétablir, rajouta Minerva plus doucement.
- Comme je peux constater, vous et sûrement tous les membres de l'Ordre sont au courant de tous les détails me concernant, devina Laurence.
- En effet, miss. Vos parents adoptifs ont eu l'idée et même la brillante idée de nous mettre au courant, ainsi nous pouvons…
-… me surveiller pour que je ne me néglige pas dans ma guérison ! compléta Laurence, un peu scandalisée.
- En quelque sorte, finit par dire Minerva. Des fois vos excès de générosité vous nuisent énormément…
- À ce que je sache, je suis toujours en vie devant vous, répliqua Laurence. J'ai ... J'ai été présente, même secourable envers mes amis… beaucoup plus que ce que vous pensez, professeur !
- Je ne remets pas en question votre courage ou votre volonté, mais il va falloir que vous soyez plus modératrice. Car si vous ne faites pas d'efforts, c'est votre santé et votre vie qui sont menacées. Vous savez comment plusieurs personnes on foi en vous, Laurence…
Elle soupira en baissant les yeux, vaincue.
- Je le sais…
- Alors laissez les autres s'occuper de miss Bell et de miss Dougall pour cette fois.
- D'accord, professeur, dit-elle en quittant la pièce.
- Vous pouvez me laisser le collier, Potter, demanda McGonagall. Vous pouvez vous en aller, messieurs.
Ils sortirent.
- Es-tu d'accord avec le professeur McGonagall ? demanda Ron en se dirigeant vers la tour.
- Euh… Seulement que… Elle a raison sur le fait que pour le moment, elle doit faire attention, dit-il.
- Moi aussi. C'est vrai que des fois, elle en fait trop. Elle a tenté de sauver Sirius et voilà ce qui lui arrive.
Harry ne répondit pas, car c'était tout de même grâce à elle si il a pu enterrer le corps de son parrain et faire son deuil. Ils entrèrent dans la salle commune et ils virent Laurence couchée au sol devant le foyer en fixant le plafond.
- Qu'est-ce que tu fais ? Ça va ? demanda Harry en entrant sa tête dans son champs de vision.
- Très bien ! dit-elle, déterminée. Je me fiche de ce que le professeur McGonagall a dit… Je passe à l'acte ce soir.
- Quoi ? Tu ne vas pas te faufiler dans l'école pour aller aider Madame Pomfresh, j'espère ? s'exclama Ron.
- Non… dit-elle sans les regarder.
Elle leur tendit un bout de parchemin, ils reconnurent l'écriture fine et allongée de Dumbledore. Il avait écrit : » Ce soir, 19 heures ».
- Quoi ? Vous allez tenter de sauver, Hermione ? demanda Ron.
- Exactement !
- Mais tu as entendu ce que McGonagall a dit, tu dois… commença Harry.
- Je le sais, mais je suis encore sous médications, donc ma magie de guérison est inactive depuis des Lunes. De plus, je vais utiliser autre facette de ma magie sur elle, coupa-t-elle.
Les garçons demeurèrent encore incertains.
- Pensez ce que vous voulez, ma décision est prise ! dit-elle en se levant, doucement.
- Vous êtes sûrs que vous n'aurez pas besoin d'aide supplémentaire ? tenta Ron.
- Non, ça ira, répondit-elle en lui souriant. Tout ce passera très bien. Nous savons exactement ce que nous devons faire et nous n'avons pris aucun risque au cas où…ça tournerait mal…
- Parce que ça pourrait tourner mal ?! s'exclama Ron.
- Comme dans n'importe quelle expérimentation ! Je vais me préparer, dit-elle en montant au dortoir des filles.
Elle prit les deux livres de sa mère, quelques instruments, sa baguette et ses médicaments pour être sûr. Elle mit le tout dans un sac en bandouillère, mais elle se rendit compte qu'il appliquait une trop forte pression sur son sternum, donc elle dut le mettre sur son épaule. Elle descendit pour dîner avec les garçons qui étaient un peu fébriles à l'idée que Dumbledore et Laurence fassent revenir Hermione à la raison. Elle mangea sainement et avant qu'elle se lève, Harry lui prit le bras.
- Oui, je sais que ce n'est pas très raisonnable, mais je prends le risque tout de même, le devança Laurence.
- Euh… Alors, bonne chance ! dit Harry, surpris.
Elle lui sourit et salua Ron. Elle se rendit aux cachots et elle attendit Dumbledore pendant une demi-heure.
- Je suis désolée, Laurence. J'ai été retardé, s'excusa Dumbledore en la rejoignant.
- Ce n'est pas grave, professeur, dit Laurence, compréhensive.
Ils regardèrent Hermione qui somnolait.
- Vous savez ce qu'il faut faire, dit Dumbledore.
Elle acquiesça et débarra la porte. Laurence entra et alla dos au mur, face à Hermione. Dumbledore entra et demeura dos à la porte qu'il referma. Il sortit sa baguette et Laurence se concentra en illuminant ses mains. Hermione se réveilla, confuse et sur ses gardes. Dumbledore lui prit la gorge et lui fit boire du Veritaserum.
- Qui suis-je ? demanda-t-il en la pointant de sa baguette.
- Albus Dumbledore, répondit-elle en reculant au coin du mur.
- Et qui êtes-vous ? demanda-t-il.
- Hermione Granger.
- Allez-y ! annonça Dumbledore à Laurence.
Elle plaqua ses mains, devenues vertes, sur les tempes d'Hermione. Dumbledore l'immobilisa pour l'empêcher de se défendre. Laurence récita des paroles finnoises tirées du livre de sa mère, tandis que les yeux d'Hermione devinrent soudainement verts, aussi verts que ceux de Laurence en ce moment. Hermione avait le visage vide, ils y étaient presque. Soudainement, son visage se crispa de rage et Laurence crut voir le reflet des yeux rouges de Voldemort dans ceux d'Hermione. Il était au courant. Elle cria sa rage et Dumbledore redoubla d'effort pour la maintenir immobile. Laurence devait continuer à la regarder dans les yeux, sinon c'était fichu. Elle persévéra malgré sa crainte. Elle sentit ses mains vertes devenir de plus en plus brûlantes. La température d'Hermione montait pour la faire lâcher prise, mais elle la toléra malgré la douleur.
- Qui es-tu ? cria Laurence.
- Hermione Granger !
- Qui es-tu ? répéta Laurence en redoublant d'effort.
- Herm… commença Hermione, mais elle semblait confuse.
Laurence gémit et versa quelques larmes de douleur.
- Qui es-tu ? demanda Dumbledore.
- Heu… Vol… Lord Voldemort !
C'était le signal. Laurence lâcha Hermione et Dumbledore prononça une formule qui ressemblait à une incantation. Laurence mit sa main blanche devant les yeux d'Hermione. Elle s'immobilisa, debout, toujours avec la peau brûlante et ses yeux devinrent rouge sang.
- Vah ! cria Laurence avant de prendre Hermione dans ses bras et elle la maintint là de toutes ses forces.
Les mains brûlantes d'Hermione serrèrent fortement le dos de Laurence, tandis que ses propres mains faisaient leur travaille dans le dos d'Hermione. Ses ongles ardents percèrent la robe de Laurence qui gémit.
- Tiens bon, Laurence ! dit Dumbledore.
- N'oublie pas qui tu es, murmura Laurence à l'oreille d'Hermione.
Soudainement, Hermione s'effondra dans les bras de Laurence, inconsciente. Laurence et Dumbledore lâchèrent tout. Dumbledore aida Laurence à poser Hermione sur le sol et Laurence confirma qu'elle était redevenue elle-même. Laurence tomba assise contre le mur froid apaisant son dos meurtri et ferma les yeux pour refaire ses forces.
- C'est fini… murmura Laurence.
- C'est fini ! assura Dumbledore qui vint la voir.
- Oui, je vais bien… dit-elle. Une bonne nuit de sommeil m'arrangera.
- Bien, dit Dumbledore en souriant. Je l'emmène à l'infirmerie. Te sens-tu capable de venir par toi-même ?
- Oui, laissez-moi quelques minutes, je vous rejoins.
- Très bien, dit-il en partant avec Hermione grâce à un sortilège de lévitation.
Laurence demeura là, fatiguée, mais extrêmement contente. Ils avaient réussi, enfin. Elle se releva un peu chancelante au début, puis elle se prit le ventre quelques secondes. Tout allait bien. Elle prit son sac et monta à l'infirmerie. Hermione était en train de se faire examiner et laver par Madame Pomfresh. Dumbledore était déjà parti et Laurence s'assit sur un lit, épuisée. Elle put voir Hermione qui était toujours inconsciente et elle partit chercher les garçons pour leur annoncer la nouvelle. Elle les trouva près du feu de la salle commune, silencieux et soucieux. Ils se levèrent et regardèrent Laurence qui leur sourit. Ils comprirent aussitôt. Fous de joie, ils sautèrent dans les bras de Laurence en la remerciant. Harry la lâcha, mais Ron la tenait toujours.
- Ron…je veux respirer, dit Laure, difficilement en sentant trop de pression sur son ventre.
- Où est-elle, maintenant ? demanda-t-il en la lâchant.
- À l'infirmerie, répondit-elle en se prenant le ventre une seconde. Elle est encore inconsciente, mais elle se réveillera probablement demain.
Ils allèrent la voir et demeurèrent à son chevet pendant quelques heures. Harry questionna Laurence de la manière dont ils s'y étaient pris, mais elle répondit que c'était trop complexe à expliquer. À onze heures, Madame Pomfresh les chassa et ils allèrent dormirent à contre cœur.
Le lendemain matin, un dimanche, ils déjeunèrent en vitesse et allèrent à l'infirmerie. En entrant, ils virent Hermione qui lisait son manuel sur les runes en position assise sur son lit.
- Hermione !! s'exclama le trio qui lui sauta dans les bras à la grande surprise et joie d'Hermione.
Les garçons la lâchèrent, sauf Laurence, dont les yeux débordaient d'eau.
- Qu'est-ce que tu fais, Laure ? demanda Hermione, intriguée.
- Je t'analyse pour voir si tout est enfin normal… dit-elle en se relevant.
- Et ce l'est ? demanda Hermione.
Elle la regarda avec ses yeux verts perçants tous les voiles. Elle ne voyait pas cet aspect étrange dans son regard.
- Tu es bien notre Hermione ! dit-elle en souriant.
Hermione lui sourit et elle semblait en pleine forme.
- Est-ce que tu te souviens de ce que tu as fait lorsque tu étais sous l'emprise de Voldemort ? demanda Harry, sérieux.
- Euh… Je ne sais pas… dit Hermione en réfléchissant. On dirait que ce n'était qu'un rêve flou et intense. Je n'avais plus le contrôle sur mes pensées.
- Est-ce que tu te rappelles comment il s'y est pris pour… ? demanda Laurence.
- Euh… Je ne sais pas… Je crois que j'étais sous le Sortilège de l'Imperium ou je ne sais quoi pendant qu'il… Enfin… Je sais que ce fut affreux et douloureux…
Un silence tomba pendant quelques secondes.
- L'important c'est que tout soit fini, dit Ron en lui prenant la main pour lui redonner le sourire.
Dès le lendemain, Hermione put sortir et son retour en surprit plusieurs. Ils s'étaient entendus pour dire qu'elle avait attrapé un microbe pendant l'été. Après les cours, Laurence expliqua en gros la matière que Hermione avait manquée. Elle n'eut pas trop de difficulté à tout assimiler en si peu de temps.
- Enfin plus de médications à prendre… murmura Laurence pour elle-même avant de se coucher.
La semaine qui suivit fut éprouvante pour Hermione qui devait tout apprendre très rapidement. Au fil des semaines, elle allait être correcte et Laurence lui offrit son aide. Ils allèrent dîner, le vendredi soir, et Hermione remarqua que Lavande regardait très souvent Ron avec des yeux mielleux. Quelques fois, il lui sourit et elle partit presque à glousser avec Parvati qui se trouvait à côté d'elle.
- Ne t'en fait pas, Hermione, tu n'es pas la seule, dit Laurence pendant que Ron avait les yeux ailleurs.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Hermione.
- Tu n'es pas la seule à te demander ou à avoir tout simplement remarqué l'attitude de Lavande quand elle croise Ron.
- Ah… répondit-elle simplement.
Quelques jours plus tard, Harry eut enfin son deuxième cours avec Dumbledore qui s'excusa s'il venait plus pour Laurence et Hermione. Harry comprit, car c'était très important et ils parlèrent de l'enfance de Voldemort. Il raconta tout aux autres le lendemain en allant en botanique. Il y a deux jours, Hermione avait été invitée chez Slughorn. Elle s'était amusée, tandis que les trois autres avaient «mystérieusement» un entraînement de Quidditch. Hermione leur annonça que Harry et Laurence ne pouvait plus se défiler, car c'était elle qui allait fixer la date de la fête de Noël selon leurs disponibilités.
- Super ! dit Laurence, sarcastiquement. On n'a vraiment plus le choix…
- Oui, dit Hermione. De plus, on a le droit d'emmener des invités.
Elle invita Ron qui changea soudainement d'attitude.
Les jours suivants, Harry et Laurence remarquèrent que Hermione et Ron étaient beaucoup plus courtois l'un envers l'autre. Laurence trouvait ça vraiment mignon, contrairement à Harry qui ne voulait pas jouer les médiateurs s'ils rompraient leur relation après avoir sorti ensemble. De plus, le cas de Katie Bell devenait urgent, si elle ne guérissait pas. Harry devait la remplacer dans l'équipe provisoirement, mais il ne voulait pas le faire. Laurence lui rappela à plusieurs reprises, car leur match contre Serpentard approchait à grand pas.
- Elle ne guérira pas en quelques semaines, Harry, dit Laurence après un cours de DCFM. Surtout quand il est question de magie noire…
- Je sais, mais je garde espoir, dit Harry. Tu sais qu'elle est importante dans l'équipe.
- Je le sais ! répliqua-t-elle. Mais tu ne peux pas non plus l'attendre jusqu'à la veille du match !
Harry dut s'y résoudre et il choisit Dean, causant le mécontentement de plusieurs. Harry ne s'en préoccupa pas. Par contre, la pression augmentait, car ils devaient gagner si ils voulaient que les rumeurs sur le choix favoritisme des coéquipiers d'Harry s'estompent. Le soir même, ils avaient un entraînement et Harry ne regretta pas son choix. Dean, Demelza et Laurence firent du beau travail d'équipe et les batteurs s'amélioraient. Le problème c'était Ron. Il ne réussissait pas à bloquer la plupart des lancées de Laurence et Dean. Son jeu devenait de plus en plus incompréhensible, tellement qu'il donna, sans faire exprès, un coup de poing à Demelza qui passait près de lui. Laurence se précipita sur elle.
- Désolé, j'ai… dit Ron.
- «…Fait un crétin de moi !», compléta Laurence qui examina la joue fendue et un peu sanglante de sa coéquipière. Ne t'en fait pas, je vais t'arranger ça en moins de deux.
Demelza renifla et ses yeux s'arrondirent lorsqu'elle vit la main de Laurence s'illuminer sur sa joue.
- Chan ! dit Laurence.
La plait guérit et le sang disparut aussitôt.
- Laurence, n'insulte pas Ron et qu'est-ce que McGonagall t'a dit déjà ?! demanda Harry sévèrement en voyant le visage guéri de Demelza.
- Ah, je t'en prit arrête ! répliqua Laurence en s'éloignant de lui.
- Tu sais que tu … commença-t-il.
- Ce n'est qu'une blessure insignifiante, ça ne nuit pas !
- Je ne suis pas convaincu, dit Harry. Alors ne te plaint pas si tu as une baisse d'énergie, car on nous reprenons le jeu !
Ils reprirent l'entraînement qui s'avéra lamentable en quelque sorte dans l'ensemble, mais il encouragea tout le monde rendu au vestiaire. Harry et Ron furent les derniers à sortir. Ils passèrent par un passage secret pour se rendre à la tour et ils virent Dean et Ginny s'embrasser. Ron fulmina et manifesta sa colère tandis que Harry sentit un petit quelque chose lui ronger les entrailles. Ils se rendirent à la tour et Ron devint agressif envers une fillette de première année qui se trouvait sur son chemin.
- Ron, qu'est-ce qui te prend à la fin ? s'indigna Laurence qui se leva devant lui.
Il lui lança un regard noir et la contourna.
- Qu'est-ce qu'il a ? demanda Laurence à Harry qui se contenta de hausser les épaules sans la regarder.
Le lendemain, Ron faisait la tête à Ginny et à Dean. Il traita Hermione comme une moins que rien. Elle fut blessée par son attitude et Harry et Laurence tentaient d'apaiser tout le monde sans grand succès. Le soir, Hermione monta se coucher, offusquée. Laurence alla la voir pour la consoler, tandis que Ron et Harry allèrent se coucher de leur côté sans un mot.
Au fil des jours qui suivirent, Ron était devenu tellement agressif que, lors de leur dernier entraînement, il vociféra contre tout le monde et il ne bloqua aucun tir. Conséquences : Demelza fondit en larmes et Laurence devint furieuse et impatiente envers Ron.
- Ah, tu vas la fermer oui !? cria-t-elle après que Ron l'ait insultée sur sa manière de voler.
- Ça suffit ! beugla Harry avant tout dégénère.
Laurence rangea le Souaffle et le vif et Peakes s'occupa des cognards.
- Ne t'en fait pas, Demelza, tu as bien joué, dit Harry se voulant réconfortant.
Il tenta de remonter le moral de Ron et il alla même jusqu'à le mettre au défi, sans succès. La colère de Laurence disparut totalement et tenta de motiver Ron et d'apaiser Hermione. Le résultat ne fut pas très significatif.
Le lendemain matin, dans la Grande Salle, il y avait de la fébrilité dans l'air. La table de Gryffondor explosa en applaudissements lorsque Harry, Ron et Laurence entrèrent, gênés et surpris. Ce fut la même chose pour le reste de l'équipe lorsqu'elle entra. Ron était toujours affable et ne répondit pas aux encouragements de Lavande. Hermione arriva et vint s'asseoir à côté de Laurence en ignorant totalement Ron. Hermione crut voir Harry versé quelque chose dans le verre de Ron. Malgré l'avertissement d'Hermione, Ron but le verre au complet.
« J'espère que tu es conscient des conséquences, si tu te fais prendre !» dit Laurence.
Harry ne lui répondit pas. Le trio se rendit au vestiaire où se trouvait déjà Dean et Demelza.
- Harry, tu sais quoi ? Vaisey et Malefoy ont déclaré forfait ! dit Demelza, réjouie.
- Quoi ? s'exclama le trio.
- C'est quoi leur raison ? demanda Laurence.
- Vaisey aurait eu un cognard par la tête hier et Malefoy serait malade, dit Dean. C'est Harper qui le remplacera.
- Je trouve ça un peu louche, avoua Laurence à voix bassa en mettant ses bottes.
- Moi, je crois que c'est de la chance, dit Ron un peu plus lucide et animé.
Il alluma soudainement pour son verre, mais Harry ne laissa rien sous entendre. Laurence sortit sans s'en mêler. Les deux équipes se mirent en place et le match commença.
- C'est parti ! Le souaffle est récupéré par Serpentard. Odgen passe à Urquhart qui est intercepté par la Filandia de Dubois. Disons que Potter sait faire passer ses amis dans l'équipe avant ceux qui ont vraiment du talent. La Miraculée sait bien utiliser sa magie pour faire croire qu'elle en a sur son balai illégal, commenta Zacharias Smith en voyant McGonagall à côté de lui envoyée un regard noir qui voulait tout dire. Enfin, ce ne sont que des ouies dires à propos d'elle.
Laurence fulminait en entendant ses propos. Si elle aurait eu le Souaffle entre les mains, elle l'aurait sans hésitation envoyé de plein fouet sur le nez de Smith.
Une demi-heure passa et Ron ne laissa passer aucun Souaffle. Laurence en marqua 4 de suite. Dean intercepta Odgen et lança le Souaffle à Laurence, mais elle ne réussit pas à l'attraper à cause d'un cognard qui passait tout près. Demelza et Laurence plongèrent, suivies par Urquhart qui bouscula Demelza qui dut remonter. Laurence attrapa le Souaffle et Urquhart donna un violent coup de coude dans les côtes de Laurence qui échappa le Souaffle. Le Serpentard le prit et remonta en flèche. Laurence se prit le ventre devenu extrêmement douloureux. Les Gryffondor et leurs partisans crièrent l'injustice. La vue de Laurence eut juste le temps de se rétablir pour constater qu'elle n'était qu'à trois mètres du sol. Elle remonta en flèche du mieux qu'elle le put. Juste avant que Bibine siffle la faute, Harry attrapa le Vif d'or. Les tribunes explosèrent en cris et en applaudissements.
- Gryffondor gagne ! annonça Smith sans entrain.
Les coéquipiers d'Harry se précipitèrent sur lui pour le serrer dans leurs bras.
- Oh ! On dirait que Dubois ne va pas bien ou qu'elle n'est tout simplement pas contente d'avoir été interceptée par Urquhart pour marquer le but final. À ce que j'en conclu, la Filandia n'est jamais contente quoi qu'il arrive, dit Smith en ricanant.
Harry et les autres entendirent ses paroles et regardèrent Laurence marcher directement vers les vestiaires, pressée. Soudainement, Demelza sortit sa baguette et un cognard fonça droit sur Smith qui fut englouti sous des décombres de bois. Bibine la sermonna.
- Ça lui apprendra à dire n'importe quoi sur n'importe qui ! répliqua-t-elle.
Pendant que McGonagall lui donnait une retenue, Harry descendit suivi des autres. Ron et lui se dirigèrent aux vestiaires, intrigués et inquiets, par le comportement de Laurence. En entrant, ils virent Laurence qui replaçait sa blouse et ses mains s'éteignirent aussitôt.
- Urquhart ne t'a pas blessée, j'espère ? demanda Ron.
- Non, ça va, dit Laurence en se retournant.
- Tu en es sûre ? demanda Harry.
- Oui, j'ai vérifié. Je n'ai rien, assura-t-elle en voyant les autres entrer le sourire aux lèvres.
- Bien joué, Harry ! On les a littéralement écrasés ! s'exclama Dean.
Laurence sortit la première et Hermione entra lorsque Harry et Ron étaient les derniers à y être. Harry leur expliqua sa stratégie à propos du Felix et Ron et Hermione s'accrochèrent. Harry alla à la fête à la tour et vit Laurence qui avait le sourire aux lèvres. Ils furent harcelés par une foule de fans et Harry put enfin s'en libérer. Il croisa Ginny qui lui montra Ron qui embrassait farouchement Lavande assise sur lui.
- Nom de dieu ! s'exclama Laurence qui flattait William dans ses bras en voyant Ron. Wow, belle échange de salive !
Harry ne répondit pas et crut voir Hermione quitter la tour. Laurence voulut sortir pour la rejoindre.
- Laisse, je vais y aller, dit Harry en lui prenant l'épaule.
- D'accord ! Appelle-moi, si tu as besoin d'aide. Je vais m'occuper des deux tourtereaux, dit-elle en pointant Ron et Lavande des yeux.
Harry partit et Laurence se dirigea vers le couple qui s'embrassait toujours.
- Salut ! dit Laurence, face à eux. Hum, Hum !! Excusez-moi de vous interrompt, mais j'aurais affaire à toi, Ron.
- Ça ne peut pas attendre ! dit-il, en contemplant Lavande.
- Non, vraiment pas ! dit-elle plus sèchement.
Il quitta enfin Lavande des yeux.
- Quoi ? J'espère que c'est important ?
- En quelque sorte, oui…
- Alors ? la pressa Ron.
- Il faut que je te parle d'Hermione…
- D'Hermione ? coupa Ron. Je ne veux rien savoir d'elle, Laure. Alors va jouer les Terrapattes ailleurs !
- C'est Thérapeute !
- Ouais, c'est ça…
- Je ne m'en irai pas, Ron !
- Très bien, alors c'est nous qui partons ! dit Ron en entraînant Lavande avec lui hors de la tour.
Laurence les suivit en tentant de paraître convaincante. Ils entrèrent dans la pièce où se trouvait justement Harry et Hermione.
- Oups ! dit Lavande en partant et en riant.
- Pourquoi tu ris déjà ? dit Laurence les bras croisés avec un regard menaçant.
- Rien... dit-elle, dont le sourire s'effaça.
Laurence entra dans un silence très inconfortable. Hermione se dirigea vers la porte.
- Ne fait pas attendre Lavande. Elle doit sûrement se poser un tas de questions à ton sujet, dit-elle à voix basse, puis elle bouscula Laurence pour passer.
- Oppugno ! cria Hermione avant de disparaître dans le couloir en pleurant.
Les oiseaux qu'elle avait créés un peu plus tôt foncèrent sur Ron.
- Enlève-moi ça ! cria Ron.
Laurence sortit sa baguette et cria : «Finite !». Les oiseaux disparurent et elle sortit pour rejoindre Hermione.
