Et un nouvel OS !

Titre : Bonjour beau-papa !

Disclaimer : Tout appartient toujours au créateur de Teen Wolf - toujours à mon grand désarrois - excepter la situation qui est sortie de mon imagination :)

Thème : Stiles présente son petit ami à son père.

Suggéré par : Une guest : Marine !

Note : Désolée, Marine, je sais que tu espérais que ça soit drôle, mais ça ne va pas l'être tant que ça, j'ai pas pu m'empêcher de faire une peu de mélo :'3

Note 2 : Désolée par avance aussi si Derek vous semble trop OCC ^^"

Bonne lecture !


Bonjour beau-papa !

Le soir commençait tout juste à assombrir la ville de Beacon Hills lorsque l'adolescent s'arrêta devant chez lui, une boule au ventre. La lumière de la cuisine était allumée.

Allez, c'est le moment où jamais. J'ai été sage pendant deux semaines, j'ai eu de bonnes notes, et je n'ai été mêlé à aucune histoire de meutre ou n'ai découvert aucun cadavre... Non, rectification, je n'ai découvert aucun cadavre mêlant la police. Brr, quand je pense à cette main qui sortait de terre genre Thriller, dégeu. Il est où MJ quand on a besoin de lui, hein ? Ou Buffy ? Quoi que je ne suis pas sûr qu'elle s'occupe des zombies, elle. Pourquoi je parle de zombie d'abord ? C'était un cadavre tout ce qu'il y a de plus mort. Et Derek qui me dit nonchalament que c'était un Oméga et qu'il l'a tué parce que c'était une menace... Des fois, je me demande si le côté psychopathe est héréditaire, parce qu'il en tient une couche quand même. Moins que l'Oncle Maboule, mais quand même. C'est un truc qu'il va falloir que je taise à mon père, parce que sinon je suis mort. Non, Derek est mort , même si ça revient presque au même.

« -Stiles ? Qu'est-ce qu'il y a ? » résonna la voix du Shérif qui frappait à la vitre de sa Jeep.

Le sus-nommé sursauta, la main sur son pauvre coeur qui battait la chamade.

« -Ca va pas non de surgir comme ça ?! » s'exclama le fils Stilinski, les sourcils foncés. « J'ai failli faire une syncope moi ! »

« -Ca fait dix minutes que tu es assis dans ta voiture à ne rien faire, j'ai cru que t'avais des problèmes. »

« - Ah bon ? C'est fou ce que le temps passe ! » Derek va me tuer si je ne lui dis pas ce soir. « Bon, tu vas pas rester planté là, tu vas prendre racine sinon. Remarque, en arbre tu serais pas mal, je te verrais bien en chêne, tu sais le genre d'arbre qui vit vieux et qui est solide...»

Son père rebroussa chemin jusqu'à la maison en soupirant, espérant échapper au flot de paroles qui sortait de la bouche de l'adolescent. Il retourna jusqu'à la cuisine où il lisait un dossier pour continuer son travail, mais son bavard de fils le suivit, continuant son monologue.

« -... une brindille ? Non parce que ça me foutrait la mort quand même, je sais que je suis pas très épais, mais je suis musclé mine de ri... »

« -Stiles ! » s'exaspéra le Shérif en roulant des yeux. « Si tu as quelque chose à me dire, vas-y, sinon monte dans ta chambre faire tes devoirs. »

« -On est en vacances Papa, j'ai pas de devoir, je suis libre comme l'air et ...»

« -Alors : parle ou monte dans ta chambre quand même » le coupa John en passant une main lasse sur son visage.

Il était épuisé et les bavardages incessants de son fils le rendait dingue. Stiles le remarqua et se mordit la lèvre. Il se demanda s'il était obligé d'avoir cette conversation qu'il redoutait tant, alors que son père n'était pas dans les dispositions favorables pour entendre ce qu'il avait à dire.

Mais si je dis rien, Derek va me le faire payer cher. Aaah ! Pourquoi faut-il qu'il me fasse un chantage pareil ? C'est inhumain, sérieux. C'est un véritable psychopathe ! Ou alors, c'est l'idée de Peter l'Oncle Maboule. Ouais, c'est son genre de me torturer comme ça, alors il l'a suggéré à Derek pour pouvoir se foutre de ma gueule.

Stiles soupira et se laissa tomber sur une chaise, en face de son père.

« -Okay Papa, j'ai un truc à te dire. Ca fait des semaines que je cogite, pour te l'annoncer de la meilleure des façons, mais une certaine personne pense qu'il n'y a pas de bonne façon de te le dire. Mais tu me connais, j'ai quand même cherché parce...»

« -Viens en au fait, Stiles. Tu peux me faire confiance, tu le sais non ? »

« -Oui, je sais, mais quand même...»

Son père le fixa, un sourcil intéressé arqué. Que pouvait bien avoir à dire Stiles de si important pour qu'il hésite autant ? L'adolescent se triturait les mains, mal-à-l'aise.

Bon, procédons par étape.

« -Je suis amoureux » anonça finalement Stiles en gardant ses yeux fixés sur ses mains.

« -C'est pas nouveau que t'ais la petite Martin en vue...» commença le Shérif, ne voyant pas où voulait en venir son fils.

« -Justement Papa. C'est pas Lydia. Il n'est plus question d'elle depuis des mois. Y'a quelqu'un qui m'obsède depuis un bon moment...»

« -Et qui est cette heureuse élue ? Il me semblait bien que tu semblais plus joyeux ces temps-ci ! » sourit son père, ne comprenant pas pourquoi son fils avait tant rechigné pour le lui avouer.

« -Euh... En fait... en fait, c'est pas... C'est pas une fille » soupira Stiles, les yeux toujours résolument fixé à ses mains.

Il ne voulait pas affronté le regard de dégoût de son père, il ne le supporterait pas. Perdre l'amour de son père était sa hantise, il était sa seule famille, la seule personne à qui il tenait le plus au monde (mis à part Derek évidemment).

Le silence s'éternisait, devenant de plus en plus pesant, irrespirable. Finalement, prenant son courage à deux mains (Je suis un homme ou pas ?!), il releva les yeux vers son père. Il s'attendait au pire. Il découvrit donc avec surprise le visage pensif de son père. Son regard, posé sur son fils, n'avait pas changé. Enfin, si, il était vraiment très, très surpris par cette nouvelle. Mais Stiles pouvait toujours voir l'amour paternel briller dans ses prunelles. Rassuré, il osa un petit sourire à son père.

« -Eh bien c'est... surprenant. J'avoue que je ne m'y attendais pas. Je ... Herm. Et dans ce cas, qui est l'heureux élu ? » tenta son père.

« -Alors ça, tu vois, je suis pas encore prêt à te le dire. J'ai du mal à me dire que j'aime un homme, alors mieux vaut éviter que tu saches qui c'est. Je te le dirais, je te le jure, mais là c'est pas le bon moment. »

Et ça sera probablement jamais le bon moment. Quand il va apprendre que je suis tombé amoureux d'un homme accusé de meurtre, que j'ai moi-même envoyé deux fois derrière les barreaux puis fais libérer, impliqué dans des trucs louches - dans lesquelles je suis tout aussi impliqué -, il va pas apprécier. Il va nous tuer.

Le Shérif regardait le visage de son fils se peindre de nervosité, il s'agitait sur sa chaise, mal-à-l'aise. Il aimerait bien continuer à questionner son fils, mais lui faire passer un interrogatoire ne lui semblait pas correcte. Il venait d'avouer quelque chose de difficile pour lui, c'était déjà un grand pas. Le Shérif décida donc de ne pas en rajouter, mais son fils ne perdait rien pour attendre, il pouvait en être sûr.

« -Très bien, je respecte ton choix Stiles.»

« -Merci Papa, t'es génial » fit le plus jeune en soupirant de soulagement et en se levant pour enlacer son père.

Ils se séparèrent et Stiles commença à marcher pour rejoindre sa chambre. Il était soulagé. Cette discussion lui avait fait un grand bien, il ne s'était pas rendu compte que l'approbation de son père lui était si importante. Avec un sourire bienheureux, il monta les escaliers quatre à quatre et s'enferma dans sa chambre. Lorsqu'il se tourna vers son lit, il eut la surprise de découvrir un Derek amusé.

« -C'est pas malin d'être là alors que le Shérif qui va sûrement vouloir ta peau quand il saura que tu convoites son fils est juste un étage en dessous... » marmona Stiles en voyant le sourire qui ornait les lèvres de son loup-garou préféré.

« -Je t'avais dis qu'il ne le prendrait pas mal, il t'aime trop pour te renier parce que t'es gay » répliqua Derek sans prendre en compte la précédente remarque de son compagnon.

« -Je suis pas gay » rétorqua Stiles, en croisant les bras.

L'Alpha leva les sourcils avec un ricannement.

« -Tu n'es pas gay ? » répéta Derek, ne comprenant pas les pensées de son compagnon.

« -Non, je suis amoureux, c'est différent. Je te signale, Derek-je-me-la-pète-Hale que tu as l'immense privilège de retenir toute mon attention et que je ne m'amuse pas à reluquer d'autres hommes, ni d'autres femmes, ni même qui que ce soit d'autre. Je ne suis pas gay, parce que si ça se trouve après toi, et bin je tomberais amoureux d'une fille et... »

Stiles n'eut pas le temps de finir sa phrase que Derek était devant lui, les yeux rougeoyants, grondant férocement.

« -Comment ça, après moi ? » grogna-t-il, menaçant.

Stiles eut un petit rire, à cheval entre le rire nerveux et le rire attendri - l'adoelscent était sûr que Derek l'aimait au moins un peu -, ce qui donnait un effet... étonnant à son rire. Qui d'ailleurs finit par s'étrangler.

« -Je me suis mal exprimé, j'ai l'impression » répondit l'adolescent avec un pauvre sourire. « Je ne compte pas te quitter, j'ai déjà fait trop d'effort pour l'annoncer à mon père. Je voulais simplement te démontrer que je ne suis pas gay. J'aime, je tombe amoureux d'une personnalité et pas du sexe d'une personne. Je suis un romantique, que veux-tu ? »

Il avait presque fini sa phrase dans un couinement. Il n'aimait pas voir Derek comme ça. Il n'avait pas voulu froisser son ego de loup, qui semblait prendre vraiment très, très, très au sérieux leur relation même si elle n'en était qu'à ses débuts.

« -Je suis pardonné, hein ? » demanda doucement Stiles en adressant un regard mouillé à son compagnon.

Derek soupira et ses yeux reprirent leur teinte gris/bleu habituelle alors que le grondement s'arrêtait.

« -Tu ne réfléchis vraiment pas quand tu parles ? » répliqua l'Alpha, exaspéré.

« -Euh... non. C'est une perte de temps pour mon génie. Si je dois tout garder pour moi, j'arrive pas à faire le tri » répondit Stiles en haussant les épaules. « Tu ne m'as toujours pas dit si j'étais pardonné ou pas. »

« -Parce que j'ai pas encore décidé » grommela Derek en croisant les bras.

Avec un sourire espiègle, Stiles agrippa les hanches du loup et captura ses lèvres. Une de ses mains se glissa jusqu'à sa nuque pour approfondir le baiser tandis que de sa langue il caressait les lèvres tentatrices de l'Alpha. Derek céda à la tentation et les entrouvrit pour que la langue de son compagnon vienne jouer avec la sienne. Il essayait d'avoir le dessus sur le baiser, mais Stiles se battait farouchement, amusé.

La main de l'adolescent qui tenait la hanche du loup se glissa sous son haut et caressa doucement la peau chaude son compagnon.

« -Stiles j'ai une urg...»

Derek et Stiles se séparèrent comme s'ils s'étaient brûlés. Un quart de seconde plus tard, une arme de poing, un US 9mm Beretta, était braquée sur l'Alpha.

« -Qu'est-ce que vous foutez là Hale ? » demanda le Shérif, dangereusement calme.

Stiles connaissait parfaitement ce ton. C'était celui que prenait son père quand il avait fait une énorme connerie qui lui coûtait souvent très cher. Il déglutit difficilement.

« -Je peux tout vous expliquer, Shérif Stilinski...» commença Derek, les yeux fixés dans ceux de John.

« -J'y compte bien » répliqua durement le père de Stiles.

L'Alpha s'humidifia les lèvres, prêt à servir une excuse valable à son vis-à-vis, mais Stiles s'en mêla, parlant en premier au grand damne de son compagnon.

« - Papa, baisse ton arme, tu vas pas tirer sur ton futur gendre hein ? Allez Derek, dis bonjour à beau-papa... »

Stiles eut un rire nerveux. Jonh s'étrangla, et manqua de s'étouffer.

« -Mon quoi ? Mon... quoi ? QUOI ? » hurla le Shérif, commençant à devenir rouge de colère.

Derek adressa un regard noir à son compagnon. S'il se faisait tirer dessus à cause de Stiles, celui-ci allait le regretter.

« -Hum. Voilà pourquoi je voulais pas te dire le prénom de « l'heureux élu » comme tu dis. Je savais bien que tu n'aimerais pas ça. Mais au point où on en est, ça peut plus être pire alors : Je te présente Derek Hale, la personne que j'aime. De tout mon coeur, hein. Si tu le tuais, tout le monde s'en voudrait. Tu t'en voudrais, hein ? Tu ne tuerais pas l'amour de ma vi...»

« -Tais-toi Stiles ! » vociféra John, tremblant de colère. « Sortez de chez moi immédiatement, Hale, avant que je ne vous tire dessus. »

Derek s'exécuta sans un mot, avançant doucement et évitant tout mouvement brusque. Le Shérif suivit sa progression de son arme. Lorsque la porte d'entrée claqua, signalant le départ de l'Alpha, John se tourna lentement vers son fils.

« -C'est une blague n'est-ce pas ? » demanda John, toujours aussi rouge de colère.

Stiles soupira.

« -Non Papa, ce n'est pas une blague. J'aime Derek, et il m'aime, y'a pas plus simple. Je n'ai pas choisis, c'est pas un caprice d'ado, ou une crise, ou je ne sais pas quoi. J'ai pas fais ça pour t'emmerder non plus. J'aime Derek, j'y peux rien » répliqua le fils, commençant lui aussi à s'énerver.

D'accord, son père n'aimait pas Derek, le trouvait louche, et avait pas mal de raison de se méfier. Mais quand même !

« -Papa, je ne te le demanderai qu'une fois : aie confiance en mon jugement. Derek est quelqu'un de bien et il est sincère avec moi. Il tient autant à moi que je tiens à lui. Et sache que tu n'arriveras pas à nous séparer. Tu sais à quel point je peux aller pour obtenir ce que je veux...»

Stiles sentit la tristesse s'abbatre sur lui et ses épaules s'affaissèrent légèrement. Si son père lui interdisait de voir Derek, il ne le supporterait pas. Il serait même probable qu'il fugue. Il aimait profondément son père, mais le lien qu'il partageait avec Derek était impérieux. Il se savait dépendant de l'Alpha. Il se trouvait d'ailleurs ridicule et complètement pathétique (Je ressemble à une midinette sérieux, manque plus que je chiale et j'y suis...) d'être ainsi, mais encore une fois il ne l'avait pas choisi. Il avait juste accepté le fait qu'il ne pouvait pas vivre avec Derek loin de lui.

« -Tu ne sortiras plus de cette chambre, Stiles. Tu es privé de sortie, d'amis, de console. »

« -Tu veux vraiment me priver de ma liberté parce que j'aime quelqu'un que tu n'aimes pas ? » demanda Stiles ahuri. « Tu te rends compte de ce que tu fais ? Tu préfères m'enfermer plutôt que d'affronter la réalité ? Je pensais que tu étais un homme courageux Papa, visiblement je me trompais. Très bien, prive-moi de tout. N'hésite pas, surtout. »

Stiles avait un goût amère dans la bouche. Le goût de la trahison, pensa-t-il. Son père était donc si peu compréhensif ?

« -Je ne veux plus t'entendre, Stiles. Tu es puni, c'est tout, fin de la discussion. »

Et il se retira, partant travailler. Des larmes de rage vinrent perler aux coins des yeux de Stiles.

« -Parce qu'il me prive aussi de la parole ?! J'y crois putain ! Il est au courant du premier amendement ou pas ? J'ai le droit de m'exprimer comme bon me semble...»

De colère, il jeta tout ce qu'il y avait sur son bureau au sol - évitant de faire benner son ordinateur chéri. A présent, sa vue était bouillée de larmes brûlantes de colère et de rancoeur. Il colla son poing dans un mur avec force, étouffant le gémissement de douleur qui en résultat. Il était bien trop en colère pour s'attarder sur sa main douloureuse.

Après plusieurs minutes de déchaînement total, sa colère reflua et se tapit dans un coin de sa tête. Il était toujours énervé, oh que oui, mais plus assez pour laisser exprimer puerillement sa rage.

« -Je suis désolé Stiles » fit doucement une voix qu'il connaissait par coeur.

L'adolescent essuya ses joues d'un geste rageur, humilié d'avoir été pris dans un accès de faiblesse. Il haussa les épaules.

« -On est fixé au moins » répondit-il finalement, quand il fut sûr de maîtriser les tremblements de sa voix.

Sans rien ajouté, il attrapa un sac de sport et commença à y ranger - ou plutôt fourrer - ses affaires.

« -Qu'est-ce que tu fais Stiles ? » demanda l'Alpha.

Il s'inquiétait pour son compagnon. Il était resté sous la fenêtre tout au long de sa dispute avec son père, près à intervenir si le Shérif devenait violent. Il était attristé que Stiles et son père n'aient pas discuter plus amplement de la situation. Le Shérif avait peut-être pas pris la bonne décision, même s'il pensait que c'était la meilleure pour protéger son fils.

« -Je fais mon sac, ça se voit pas ? » répliqua durement l'adolescent.

L'Alpha fit quelques pas et attrapa le bras de Stiles qui tremblait de rage.

« -Stiles » fit-il avec douceur. « Ce n'est pas une bonne idée. Tu es en colère, et je le comprends, mais fuir n'est pas la solution à tout nos problèmes. »

« -Et bah là, si. Je veux juste... je veux juste m'éloigner de lui quelques temps. Je veux qu'il comprenne qu'il n'a pas son mot à dire sur la façon dont je dirige ma vie amoureuse. Il est mon père, pas un tyran. Il ne peut pas décider qui j'aime ou n'aime pas. Je ne peux même pas le décider moi-même ! Je veux être avec toi, Derek, et je me fiche de ce qu'il en pense...»

Le loup sourit tristement en secouant la tête.

« -Tu te mens à toi-même Stiles. Tu donnes beaucoup d'importance à ce qu'en pense ton père. C'est normal. Il ne veut que te protéger du mieux qu'il peut. »

Stiles soupira en entre-mêlant leurs doigts.

« -Je sais mais... s'il-te-plaît, Derek, emmène-moi avec toi. Juste pour un jour ou deux, le temps que notre colère redescende. Je ne veux pas faire ou dire des choses que je regretterais. »

L'Alpha pensait toujours que c'était une mauvaise idée, mais devant la détresse de son compagnon, il céda. Il hocha simplement la tête et Stiles reprit son activité. Il attrapa son PC et il partit avec Derek, balançant son sac sur la banquette de la Camaro.

Ooo0ooO

A son bureau, John essayait de se concentrer sur le nouveau dossier qu'il avait reçu sur le cadavre fraîchement retrouvé mais il ne faisait que ruminer sa dispute avec son fils. Ca avait dérapé bien plus loin que ce qu'il avait voulu. Il avait été vraiment choqué de voir Hale dans les bras de son fils. Il avait été suspecté de meurtre, il semblait toujours faire quelque chose de louche, et il était plus vieux que Stiles. Le Shérif n'avait plus été capable de penser correctement, un tas de scénario tous plus glauques les uns que les autres passant dans sa tête. Derek voulait peut-être du mal à son fils ? Il le menaçait peut-être ? Le faisait chanter ? Cet homme était dangereux et il ne voulait pas que son fils unique fréquente quelqu'un d'aussi... néfaste.

Mais plus il y pensait, plus il se trouvait injuste. Stiles lui avait demandé de lui faire confiance et il ne l'avait pas fait. Pourtant, son fils était quelqu'un de très déductif et savait cerner les gens. Peut-être que son fils connaissait effectivement Derek plus que son père. Mais il ne pouvait s'empêcher de voir l'homme comme un criminel, quelqu'un capable de manipuler Stiles, adolescent naïf et profondément gentil. Et ça ne faisait qu'alimenter sa colère. Il en voulait terriblement à Derek, parce qu'à cause de lui, son fils s'éloignait doucement.

Il décida d'avoir une conversation avec Stiles dès qu'il rentrerait de son travail et se remit sur son dossier pour le boucler au plus vite. Les conclusions du médecin légiste le libérèrent, la cause de la mort étant une importante prise de drogue. Il monta dans sa voiture et roula jusqu'à chez lui, préparant mentalement ce qu'il allait dire à son fils.

Quelle ne fut pas sa surprise et sa rage de voir que Stiles n'était plus là, et qu'il avait pris des affaires avec lui.

Ce gamin va me tuer...

Le Shérif soupira. Il savait où Stiles s'était réfugié. Il était forcément chez Hale. John fut tiraillé un instant entre son envie de courir jusqu'à chez Hale arme en main, pour régler le problème et reprendre son fils, et sa raison qui lui conseillait de ne pas y aller. Il n'était pas sûr de maîtriser sa colère, et il savait que rien ne s'arrangerait tant qu'il était dans cet état. Il ne voulait pas risquer de perdre son fils plus que ce n'était déjà fait. Il aimait trop Stiles pour ça.

Le Shérif ne dormit rien de la nuit, ses pensées tournées vers son fils.

Ooo0ooO

Voyant la mine inquiète de son neveu et celle triste de Stiles, Peter ne fit aucune remarque. Il se contenta de voir passer le couple depuis le salon. Derek conduisit son compagnon jusqu'à sa chambre où il s'étala sur le lit, les yeux dans le vague. Les pensées de Stiles étaient tourmentée par sa dispute avec son père. Il revoyait sans cesse cette lueur de rage et de méfiance dans le regard du Shérif, et ça le blessait un peu plus chaque fois. Derek s'installa sur le lit, dos à la tête de lit, près de Stiles.

« -Arrête d'y penser Stiles, tu te fais du mal pour rien. Ca va s'arranger, tu verras » tenta-t-il de l'apaiser.

Il caressa tendrement sa joue avant de passer sa main dans ses cheveux en un geste de réconfort.

« -Qu'est-ce que t'en sais ? » marmonna l'adolescent.

« -Je te connais. Je sais que tu obtiens toujours ce que tu veux, et te réconcilier avec ton père fait partie de tes priorités. Tu obtiendras ce que tu veux, je te fais confiance...»

« -Comment tu fais ? » demanda l'adolescent en dardant son regard noisette sur lui.

Derek haussa un sourcil, ne voyant pas où son compagnon voulait en venir.

« -Comment tu fais pour ne pas être en colère contre lui ? Il t'a jeter dehors en te menaçant avec une arme, il a voulu qu'on se sépare... Et comment tu fais pour vouloir qu'on se réconcilie ? Et si ça nous séparait ? Et si mon père n'acceptait jamais notre relation ? Et si...»

« -Avec des « Et si ?» on pourrait refaire le monde, chaton. Je suis en colère contre lui, mais je le comprends. Tu es son fils unique, il a peur pour toi. Il t'aime plus que tout au monde, c'est ton père. Ne doute pas de ça. Sa réaction est normale, il a paniqué. Laisse lui du temps, il s'y fera. Et puis, son arme ne me fait pas peur, il ne m'empêchera pas de t'approcher, tu peux en être sûr...»

Stiles lui sourit doucement. Derek n'était pas un homme de mots, et pourtant il faisait de longues phrases quand il le voulait bien. L'adolescent se redressa sur les coudes pour embrasser amoureusement l'Alpha. Il se sentait réconforté par le soutient indéfectible de son compagnon qui le connaissait bien.

« -Merci Derek... Tu te rends compte que tu as fais pleins phrases à la suite, qui ont alimentées une conversation ? Y'a du progrès ! » lança Stiles avec un petit rire espiègle.

L'Alpha sourit en voyant que son compagnon avait repris son ton enjoué.

« -Ne t'y habitues pas » répliqua-t-il.

« -Pourtant, j'aime quand tu parles. Mais je préfère quand tu m'embrasses. »

Ils se bécotèrent pendant environs une heure avant que Stiles ne s'endorme, épuisé par tant d'émotions, la tête sur le torse de son compagnon. L'Alpha regarda Stiles dormirent en caressant doucement son dos en un geste répétitif et apaisant. Il passa une bonne partie de la nuit à réflichir à un moyen de rabibocher Stiles et son père.

Ooo0ooO

Le Shérif ouvrit un oeil embué de sommeil. Il avait été réveillé par un bruit strident. Il regarda son réveil : 6h30. Avec un g, il tendit la main vers son téléphone, responsable de son réveil.

Stiles : Viens chez Derek.

Le Shérif n'y réfléchit même pas à deux fois, il se leva, prit une rapide douche, s'habilla et fonça chez Hale. Si son fils voulait parler avec lui, alors il n'y avait pas à hésiter. Lorsqu'il arriva à l'appartement, il marcha d'un pas rapide et monta les escaliers. Il se demandait si son fils allait lui signifier clairement qu'il ne voulait plus avoir de contact avec lui ou s'il avait l'intention de laisser son père se faire pardonner.

Arrivé devant la porte de Hale, il mit quelques secondes avant de frapper pour rassembler son courage. La porte ne s'ouvrit pas sur Stiles mais sur le propriétaire des lieux. Le Shérif se crispa, essayant d'endiguer la colère qu'il ressentait.

« -Shérif Stilinski. Entrez » fit simplement Derek en s'effaçant.

Après une hésitation, il mit un pied dans l'appartement et observa les lieux. C'était décoré avec simplicité et avec goût. De ce qu'il pouvait voir du salon, du couloir et de la cuisine, tout était dans des tons chaud ; marron, rose, orange jaune avec quelques touche de blanc et de noir. L'endroit était propre et bien rangé. Son hôte le laissa faire son inspection avant de l'enjoindre à le suivre dans la cuisine. C'était une cuisine moderne, et tout aussi clean que le reste. D'un geste, Derek invita le Shérif à s'asseoir et lui proposa un café. Bien que méfiant, John accepta.

« -Où est mon fils ? » demanda-t-il finalement.

« -Il dort » répondit Derek en lui posant sa tasse devant lui. Devant le froncement de sourcils du Shérif, il continua. « C'est moi qui vous ai envoyé ce message. J'avais besoin de vous parler et je doutais que vous veniez si je vous avais envoyé un message de mon propre téléphone. »

Le Shérif ne chercha pas à nier, c'était vrai. Il ne serait pas venu pour Derek. Il était venu pour Stiles.

« -J'ai conscience que vous n'avez pas confiance en moi... » commença l'Alpha.

« -Je vous ai arrêté deux fois, je pense être dans mon droit » l'interrompit John.

« -Et ces deux fois, c'était Stiles qui m'avait désigné comme coupable, avant de me disculper lui-même, les deux fois. J'ai toujours été innocent, et Stiles le savait. » Il fit une pause. « Je ne vous demande pas de m'aimer, je ne suis pas parfait et sûrement pas ce que vous attendiez pour Stiles. Mais je l'aime. Et de savoir que vous ne cautionnez pas notre amour détruit votre fils. Il vous aime, il est touché de votre réaction et pas de la bonne manière. Si vous ne faite pas un effort pour moi, faites le pour lui, il en a besoin. Vous n'êtes même pas obligé de m'adresser la parole plus que nécessaire, une ou deux formules de politesse et c'est tout. Mais ça fera plaisir à Stiles et c'est tout ce qui m'importe. »

Le silence se fit dans la pièce, tendu. Le Shérif n'était toujours pas convaincu par Hale. Il n'arrivait pas à le croire. Alors qu'il se murait dans un mutisme borné, Stiles fit son entrée en bâillant, les yeux à demi-fermés. Il s'approcha de Derek, embrassa son crâne avec tendresse avant de se diriger vers un placard pour prendre un bol. Puis il se figea. Après une inspiration profonde, il se tourna lentement vers la table. Oui, il avait bien vu. Son père était là. Dans la cuisine de Derek. A 7h15 du matin.

Il cligna des yeux.

« -Qu'est-ce qu'il fait là ? » demanda-t-il, toujours en colère.

Derek se leva et lui prit la main.

« -C'est moi qui l'ai appelé chaton » fit doucement l'Alpha. « Vous devez parler tout les deux. »

« -J'ai pas envie de lui parler, de toute façon il ne veut plus m'entendre » répliqua puérilement Stiles une moue boudeuse sur les lèvres.

Derek eut envie de la lui effacer d'un baiser, mais en présence du Shérif, ce n'était pas une bonne idée. Il se contenta de lever les yeux au ciel.

« -Stiles. On en a déjà discuter hier, tu te rappelles ? Te réconcilier avec ton père fait partie de tes priorités. C'est l'occasion de vous expliquer.» Il pressa la main de son compagnon avant d'ajouter, plus bas pour que seul Stiles entende : « Ne gâche pas cette chance, chaton, tu vas le regretter sinon. »

Stiles soupira en serrant la main de Derek.

« -Okay, okay, mais tu restes avec moi » souffla-t-il en dardant son regard noisette dans celui gris/bleu de son compagnon.

Derek put y lire sa peur que tout se passe comme la veille. Il avait peur de ne pas pouvoir modérer ses paroles et l'Alpha lui semblait tellement calme que sa présence l'apaisait. Derek hocha la tête et retourna s'installer à la table, Stiles à ses côtés.

Le Shérif s'était senti exclu pendant leur conversation en aparté. Il avait remarqué le geste affectueux de Derek et avait serré les poings et les dents pour ne pas dire ou faire quelque chose qu'il regretterait. Finalement, il entendit Hale convaincre son fils de lui parler et il en fut étonné. Stiles et lui s'assirent en face du Shérif en silence. Silence qui dura jusqu'à ce que John décide de le briser.

« -Stiles je... je suis désolé d'avoir réagi de cette manière. C'était peut-être un peu excessif. »

Stiles émit un ricanement. Un peu excessif ? Il se fout de ma gueule ? Il voulait m'enfermer dans une tour pour que Derek ne m'approche plus !

« -Mais je ne suis pas d'accord avec ... ça » reprit-il en les montrant tout les deux.

« -Ca ne change rien Papa.»

« -Bien sûr que si. Tu es mineur, Stiles ! C'est du détournement. Paragraphe 261.5, b : « Toute personne qui est mêlée à rapport sexuel illégal avec un/une mineur(e) qui n'est pas âgé(e) de plus de trois ans ou de moins de trois ans par rapport à l'âge de l'auteur de l'acte, est coupable d'un délit ». C'est dans le code pénal de Californie. Derek est de six ans ton aîné, c'est une infraction !»

Stiles soupira d'exaspération.

« -Pour que ça soit une infraction au code pénal, il faudrait déjà que Derek et moi ayons couché ensemble ! » s'énerva l'adolescent. « Je connais aussi bien que toi nos lois, Papa, et je les respecte. Je suis toujours vierge, et ce jusqu'à mes dix-huit ans. Qui sont dans deux mois. »

Il y eut un nouveau silence. Cette situation ressemblait à une impasse. Stiles ne voyait pas comme s'en sortir sans fuir l'Etat.

« -Monsieur Stilinski » intervint posément Derek, « qu'est-ce qu'il vous dérange vraiment dans cette relation ? Le fait que je sois un homme ? Que je sois plus vieux ? Ou que je sois Derek Hale ? »

« -Un peu de tout, je suppose » répondit le Shérif, de mauvaise grâce.

« -Pour les deux premières question je n'y peux rien, c'est votre problème. Pour la troisième, ça peut s'arranger. Je ne suis pas celui que vous croyez, et je peux vous le prouver si vous m'en laissez l'occasion. »

« -Fais-le pour moi, Papa, je t'en prie... Laisse une chance à Derek... »

Le Shérif observa le couple devant lui. Son fils semblait être agité par diverses émotions qui défilaient sur son visage : espoir, peur, appréhension, doute. John soupira.

« -Très bien, je vais essayer de faire un effort...»

« -Merci Papa » sourit chaleureusement Stiles.

Le Shérif hocha simplement la tête avant de se lever, arguant qu'il devait aller travailler. Quand il fut sortit, Stiles se colla à Derek.

« -Ca aurait pu être pire » commenta-t-il. « Finalement, tu avais peut-être raison ; avec du temps il s'y fera. »

« -J'ai toujours raison » réplique le loup avec un sourire suffisant.

Stiles leva les yeux au ciel quand une ombre attira son regard. Peter était dans l'embrasure de la porte, arborant un sourire amusé.

« -Sympas la rencontre avec beau-papa ! Si c'est toujours aussi intéressant, n'hésitez pas à m'appeler, je me suis bien marré ! Le coup du «Qu'est-ce qui vous dérange dans cette relation » était hi-la-rant ! Mon neveu préféré, tu l'as coincé comme un maître. J'ai l'impression que je déteins sur toi...»

Stiles frissonna. Oh mon dieu, c'est bien ce que je pensais avec le gène psychopathe...

« -Certainement pas » contra Derek. « Toi, tu lui aurais simplement arraché la gorge. »

« -Tu marques un point ! » sourit Peter.

FIN


Alors, ça vous a plu ? :D

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A bientôt pour un nouvel OS les loulous ! Et surtout si vous avez des thèmes à proposer, n'hésitez pas à me les soumettre par MP ou par review :D :coeur: