Et voilà, le dernier chapitre, désolé de vous avoir fait attendre, mais comme ça vous l'aurez fini moins tôt ;p
Un grand GRAND merci pour vos reviews, ça fait vraiment trop plaisir à chaque fois, c'est magique 3
Je vous laisse à votre lecture, profitez-en!
CHAPITRE 12
Il pleuvait à nouveau à torrents. Le beau temps leur avait accordé quelques jours de répit, mais les nuages noirs étaient déjà revenus dans le ciel. L'orage était à présent aussi violent que quelques jours plus tôt.
Les locaux du CBI étaient déserts, exception faite d'un bureau, celui de l'Agent Teresa Lisbon.
Elle était assise comme à son habitude derrière son ordinateur, et finissait de taper son rapport. Régulièrement, elle jetait un regard à la forme allongée sur son canapé. Elle n'apercevait pas son visage car il était dos à elle, mais elle voyait très bien ses boucles blondes qui dépassaient de l'accoudoir. A force de coups d'œil, son attention se relâcha et elle finit par s'arrêter de travailler, posant son menton dans sa main, observant silencieusement son collègue. La simple vue de Patrick Jane suffisait a présent à la plonger dans un abîme de fantasmes. Dans celui ci, elle s'approchait de lui, passait doucement la main dans ses boucles blondes et le canapé devenait soudain un endroit très attirant...
Lisbon?
Elle sursauta violemment en entendant son nom et se rendit compte qu'elle avait le regard dans le vague depuis bientôt un quart d'heure.
Euh...Oui?
Non, rien de spécial mais comme je ne vous entendais plus taper, je me suis dit que vous aviez peut-être fini?
Pas tout à fait, j'en ai encore pour quelques minutes.
Lisbon secoua la tête pour chasser ses pensées...mais ces dernières revenaient à la charge, obsédantes.
Depuis cette nuit dans le bungalow, elles ne l'avaient pas quitté, rendant son travail auprès de son collègue plus ardu que d'habitude. A chaque fois qu'elle posait les yeux sur lui, elle sentait son souffle sur sa nuque et la chaleur de son corps pendant cette nuit.
Qu'est ce qui avait changé dans leur relation? Peut-être avait-il fini par faire le deuil de sa famille, peut-être était-il près pour une nouvelle histoire? Pouvait-elle y croire? Ces questions la torturaient sans cesse et son esprit était confus à force de retourner le même problème sans arrêt.
Ses propres peurs la retenaient également, depuis cet épisode à l'école de police, elle avait toujours du mal à faire confiance à un homme, et cela se ressentait même sur ses sentiments pour Jane.
Lisbon aurait pu rester plongée dans ses pensées ainsi toute la nuit, mais il commençait à se faire tard, et elle avait envie de rentrer. Elle se sentirait plus à l'aise pour penser à tout ça dans son canapé. Elle mit donc la touche finale à son rapport, puis éteignit son ordinateur et se leva.
C'est bon, je pourrais rendre mon rapport complet demain. Merci d'avoir attendu avec moi.
Je vous en prie, vous savez que c'est toujours un plaisir, dit le consultant en se levant souplement du canapé pour lui faire face.
Rester au sur votre lieu de travail aussi tard est un plaisir pour vous?
Non, c'est rester en votre compagnie qui me plaît, répondit-il en souriant franchement. Même quand l'on ne parle pas, être à côté de vous m'apaise Lisbon, je me sens bien.
Et moi, j'apprécie de vous avoir à l'œil comme ça je suis sure que vous ne faîtes pas bêtises, dit-elle en riant et en se retournant pour prendre ses affaires.
Elle eu le temps de voir le regard qu'il lui lançait. Il savait très bien qu'elle plaisantait pour éviter d'avoir à répondre à ses phrases trop directes. Elle continuait malgré elle à se protéger, usant de ses vieux réflexes comme si souvent ces dernières années.
Lisbon ferma son bureau à clé puis rejoignit Jane dans l'ascenseur. L'appareil descendait lentement, étage par étage...et à l'intérieur de la cabine la tension montait progressivement. Ils savaient tout deux à quoi pensait l'autre et ils n'osaient pas se regarder de peur de tout gâcher, de craquer irrémédiablement.
Quand les portes s'ouvrirent enfin, ils se précipitèrent pour sortir, avant d'étouffer complètement. Ils se cognèrent l'un à l'autre et reculèrent sous le choc, se retrouvant face à face, les yeux dans les yeux. Un instant passa, immobile et silencieux. Puis soudain...ils éclatèrent de rire en même temps.
Le fou rire les gagna bientôt, et ce fut les portes de l'ascenseur qui se refermaient qui les rappelèrent à la réalité. Ils sortirent, l'un après l'autre cette fois ci, riant toujours à gorge déployée. Ils riaient de leur gaucherie, de leur peurs et de leur gêne mutuelle.
Après quelques instants, ils reprirent leur sérieux et sortirent sous le porche, se rendant alors compte de l'état déplorable de la météo.
Ha, cette fois c'est à moi de vous raccompagner dit Lisbon d'un air malicieux, je ne voudrais pas vous laisser sous la pluie avec votre tacot à pneus lisses.
Quand allez-vous enfin accepter que mon « tacot » comme vous l'appelez a beaucoup plus de classe que vos énormes machins?
Peut-être, mais nous au moins, nous pouvons rouler par tous les temps. Allez, ne vous faîtes pas prier, cela me fait plaisir de vous rendre la pareille pour hier.
Bon, si vous insistez...Shall we?
Sur ces mots, il lui prit la main et l'entraîna derrière lui sous la pluie. Ils avaient parcouru la moitié du chemin jusqu'à la voiture quand il s'arrêta brusquement. Encore en pleine course, Lisbon lui rentra dedans de plein fouet et le projeta à terre, s'effondrant sur lui.
Mais, que...?
En quelque secondes, le blondinet avait renversé la situation à son avantage et fait rouler Lisbon sous lui. Il était à présent au dessus d'elle, le visage tout près du sien.
Avouez que vous l'avez fait exprès dit-elle en rougissant.
Ne répondant rien, il se contenta de lui sourire, de ce sourire éclatant qu'elle connaissait bien et qui faisait décoller les papillons de son estomac à chaque fois.
Elle ne pensait même pas à se relever ou à le repousser, ils étaient allongés par terre sur le ciment du parking du CBI, mais jamais un endroit ne lui avait paru plus romantique et approprié. Elle ne voulais que le regarder lui encore et encore, ses boucles blondes plaquées sur son front, les gouttelettes de pluie qui ruisselaient sur son visage et dans son cou, ses lèvres légèrement entrouvertes...Elle ne voulait plus qu'une chose, posséder tout ceci et pour la vie.
Aussi ne bougea t-elle pas quand il approcha lentement son visage du sien, millimètre par millimètre. Enfin, après un instant qui lui sembla durer des heures, elle sentit les lèvres de Jane se poser sur les siennes en un baiser d'abord hésitant, puis passionné. Elle passa les bras autour de son cou, resserrant leur étreinte, espérant qu'elle n'ait jamais de fin.
Au bout d'une éternité, elle le relâcha et ils se redressèrent, haletants, les yeux rivés l'un à l'autre. Il se redressa doucement et lui tendit la main pour l'aider. Dès qu'elle fut debout, il en profita pour la serrer contre lui, l'enveloppant de ses bras. Elle était si petite qu'il pouvait poser son menton sur sa tête.
Elle l'entendit murmurer à son oreille:
Je regrette qu'il n'y ai pas de bungalow miteux dans le coin...
Elle attendit quelques instants, le temps d'être sure de ce qu'elle venait d'entendre, puis releva la tête et dit en le regardant dans le yeux.
Cela peut s'arranger...
Quelques instants plus tard, Teresa Lisbon et Patrick Jane sortaient du van et couraient sous la pluie pour rejoindre l'appartement de la brunette. A peine entré, son collègue l'enlaça et elle eu juste le temps de refermer la porte et de se dire que, de sa vie, elle n'avait jamais autant aimé courir sous la pluie...Running in the rain...
THE END
