Je sais, j'ai été longue mais je suis en route d'écrire le tome 2 de mon livre et j'en ai fait ma priorité. Mais promis, je ne vous oublie pas pour autant! Ah et puis, comme on m'a posé la question, je suppose que cette personne n'était pas la seule à se demander donc, Eavan est un prénom Irlandais qui se prononce Evane tout simplement! Bonne lecture de ce chapitre que j'adore (non je ne me lançe pas de fleurs : p

- Papa ?

- Père…

Les yeux rivés sur mon journal, j'écoute d'une manière distraite ma fille faire du bruit en trempant sa tartine dans son lait.

- Jude m'a dit que…

- Tu parles encore à cette fille toi ?

- Tu bécotes bien sa mère.

Je relève la tête dans un grognement. Elle a vieilli mais n'a pas changé. L'air britannique lui a donné des mauvaises habitudes et elle me toise du haut de ses huit ans trois quarts.

Des cheveux longs et des yeux bleus sans cesse pétillant de cette malice si détestable, elle a le gros défaut de ressembler de plus en plus à sa mère. Mais Salazar merci, la blondeur de sa chevelure est bien le fruit de ma descendance.

Je rebaisse la tête et fais comme si je n'étais pas du tout touché par ces propos.

- Qu'est-ce que tu racontes là…

- Attends papa…

- … père

- … on t'a vu avec Jude le jour où tu m'as acheté le balai.

- Ah oui… ce fameux balai… celui grâce auquel tu es resté coincé en haut du prunier de la voisine… et qui finalement doit toujours y être.

- Oui mais Jude a promis qu'on irait le rechercher dès qu'elle aura le sien.

- … autrement dit, à la St Potter.

- Non, elle est très douée sur un balai… Sa mère dit qu'elle tient ça de son père car elle, elle sait même pas faire la différence entre un souaffle et un vif d'or. Enfin ça, c'est Jude qui le dit. Parce que moi je dis qu'il faut quand même le faire. Hein papa ?

- … père… Bon écoute Eavan, je veux bien faire comme si je ne savais pas que tu passes tes journées avec cette fille mais par pitié, évite de me rabattre les oreilles avec ta vie de préadolescente.

- Chui pas une préadolescente moi ! J'ai même pas encore de…

- EAVAN !

Par Merlin, si elle en vient à me parler de ce qu'elle n'a pas encore et qui devrait faire d'elle une fille, je sens que je vais mourir d'une crise cardiaque avant d'avoir fêté la quarantaine.

Je prends une dernière bouffée d'air et grogne plus que je ne dis :

- Bon, tu détournes encore de ta conversation… et non, tu n'as pas pu me voir embrasser sa mère ce jour là étant donné que…

- Ah donc, ça veut dire qu'un autre jour…

- Eavan… bon que voulais-tu me demander ?

Je relève la tête face à son silence et la regarde se tortiller une mèche de cheveux sans faire attention à la confiture qu'elle a encore sur les mains.

- Ah oui… Jude…

- Par Salazar… encore cette fille. Tu ne peux pas te faire d'autres amis ?

- Oh si… il y a Wayne aussi… mais lui il ne pense qu'à une chose : faire le plus de bisous possible à toutes les filles.

Ma main enserre le journal et le froisse… surtout, continuer à penser qu'elle fait ça pour chercher mes limites.

- Eavan…

- Oui je sais, je détourne encore la conversation mais c'est toi qui…

- Certes…

- Bon alors… y'a Jude…

Je suis certain qu'elle a prononcé ce prénom plus de fois dans sa petite vie que le mot père. Celui-là décidemment, ne fait pas parti de ses mœurs. Pourtant cette fois, je ne relève pas sachant pertinemment que ça sera l'excuse pour la voir dévier sur un autre sujet.

- Elle m'a dit qu'elle avait lu l'histoire de Poudlard pendant les vacances.

Machinalement, un sourire déforme mon visage. A croire que les enfants de la génération de ma fille ont mit un point d'honneur à ressembler à leur mère. Finalement, cette Julie ne doit pas être si bête… un exploit avec le père qu'elle avait.

- Et elle m'a dit aussi qu'il y avait quatre maisons où les élèves étaient répartis selon leurs capacités, leur défaut et leur qualité. Elle a dit que elle, elle serait sûrement à Gryffondor parce que sa mère et son père y étaient. J'aimerais bien être avec elle… tu crois que ça serait possible ?

- Si tu veux rejoindre la maison des perdants…

- Non papa, Gryffondor ! C'est celle des courageux.

- Ce sont surtout des personnes suicidaires qui ne sont pas plus futés qu'un Troll des montagnes.

- Façon tant que je ne suis pas à Serpentard… Jude elle dit que ceux de serpentards sont vils et qu'ils n'ont d'estimes que pour eux-mêmes. Elle dit qu'il y a toujours eu des problèmes dans cette maison et que c'est pour ça qu'on les a mis au sous-sol : en espérant qu'un jour tout tombe sur eux et qu'on ne les revoit plus.

- Tu crois en ça toi ?

- Non moi je lui ai dit que ça serait pas malin.

- Ah… tu me rassures.

- Bah oui parce que s'ils meurent, ils vont revenir en fantômes et dans ce cas, ça fera deux fois plus de serpentards.

Je manque de m'étouffer avec mon café noir et j'essaie coûte que coûte de ne pas perdre la face. Voilà déjà que cette fille se met en travers de mon chemin.

- Et bien voilà qui remontrait un peu la réputation de cette école.

- Oh mais elle est réputée papa !

- … père

- C'est même là-bas que Harry Potter a été à l'école. Jude elle dit même que sa mère était dans sa classe. Et puis elle dit aussi qu'il va se marier avec sa tante et qu'ils vont bientôt avoir un bébé. Moi je dit que là-dessus, Jude elle fabule.

- Quoi ?

Mon sang ne fait qu'un tour et j'ai du mal à assimiler ce qu'elle vient de me révéler.

- Bah oui… ça serait pas la première à dire qu'elle est de la famille à Harry Potter ! Mais dis, t'étais dans quelle maison toi ? Parce que je suis sûre que maman devait être à Serpentard… comme tu m'as dis que c'était une personne qui ne méritait pas que je m'en préoccupe…