Coffee Prince « Café des Princes ».
Twilight, à S. Meyer & The 1st Shop of Coffee Prince, à Lee Sun Mi
Création de Lex Lina
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Chapitre 12
Mocha Praliné (suite)
« Alors... Non, plus à droite... ». Bee prend le bord de l'énorme pot de fleurs et le tire vers la droite.
Edward, bras croisés sur le rebord de la terrasse, observe son manège. Il dit ensuite. « Nan, en fait, c'était mieux à gauche... ».
Bee soupire violemment. « Hein ? Bon OK OK... ». Il repart dans l'autre sens avec son fardeau. Ensuite, il s'assoit lourdement sur son derrière quand il entend à nouveau la voix qu'il commence sérieusement à maudire.
« Et si tu le mettais plus en avant ? ». Edward sourit en entendant Bee qui murmure.
« C'est ton patron... Tu ne peux pas le tuer... C'est ton patron... ». Il traine le pot en avant.
« Quoique non en fait ! Vas le reposer à l'entrée... ».
Bee tire sur sa frange. « QUOI ! ».
Edward écarte les bras et rajoute. « Oui, bon. Tu avais raison. Ce pot était très bien à l'entrée. ». Il sourit en regardant Bee qui traine le pot en terre cuite, avec difficulté. « Soulève le s'il te plait car tu abimes le sol de la terrasse. ». Il éclate de rire en entendant son petit employé qui maugrée dans sa barbe son mécontentement.
James, en retrait mais qui observe la scène depuis le début, se rapproche d'Edward ne sachant vraiment s'il doit sourire. « Trouves autre chose à faire si tu t'ennuies mec ! Là c'est odieux ce que tu fais ! ».
Edward, pour en ajouter, essuie une larme au coin de son œil. « Arrêtes, t'as vu comme il est drôle. Je ne me lasserais jamais de ses mimiques. ».
James secoue sa tête. « Un jour, tu l'évites comme la peste et le lendemain, c'est ton meilleur ami... ». Ils sont tous les deux bousculés par Emmett qui leur lance un regard outré avant de rejoindre Bee et de l'aider.
Il prend et soulève aisément le pot et part le mettre à l'entrée du café. « Dis-moi de t'aider pour un truc comme ça Bee. T'as pas besoin de te tuer à la tache non plus. ».
xoxo
Bella, les mains toujours posées sur ses genoux, soupire et tente de récupérer un peu. Elle sourit et lâche un « Merci Em » une fois que son souffle est complètement revenu. La jeune femme se redresse, s'étire et se tourne en un seul mouvement pour retourner dans le café quand elle se retrouve nez à nez avec Edward. « Qu'est-ce que... ». Elle fait l'erreur d'inhaler son odeur et ferme les yeux de contentement. Au bout de quelques secondes, elle relève la tête et croise le regard du jeune homme. Edward, impassible, ne dit rien et finit par lui décocher son fameux sourire en coin avant de retourner directement dans son bureau.
James se rapproche d'elle et dit. « Laisses le encore mijoter un peu... ». Bella souffle sur sa frange.
« Je t'ai déjà dit que ce n'était pas possible. Ma situation est compliquée James... ».
James pose sa main sur l'épaule de la jeune femme. « Non là c'est toi qui m'écoute ! C'est déjà trop tard mon chéri. Vous êtes liés. Prends-moi pour une vieille folle ou ce que tu veux mais je sais que vous êtes fait pour être ensemble ! ».
Seth qui écoute la conversation depuis le comptoir, se sent obligé d'ajouter. « Écoutes les paroles de la vieille folle Bee. Puis, tu sais ce qu'on dit sur les vieux singes, hein ? ».
« Seth ! Folle peut être mais vieux singe ! Alors là hors de question ! ». James part comme une diva dans la réserve. Bella et Seth se regardent et éclatent de rire au même moment.
Le reste de la journée est des plus étranges. À diverses occasions, lorsque Bella se retrouve dans des situations difficiles, Edward semble être toujours au bon endroit, au bon moment. Elle va pour se cogner la tête sur le coin d'une étagère et la main large et chaude d'Edward lui évite l'impact au dernier moment. Elle a quelque chose à récupérer en haut d'un placard et Edward se place derrière elle pour s'en saisir. Elle passe la serpillère dans l'escalier et il l'attrape avant qu'elle ne se rompt le cou en ratant une des dernières marches.
En fin de journée, une tension plus que palpable découle entre eux. Bella est débordée mentalement par les sautes d'humeur de son ami et physiquement par la surcharge de travail qu'il lui impose. Ses sentiments sont mis à rude épreuve car d'un côté elle se sent oppressée par l'étroite surveillance d'Edward et d'un autre, elle est tellement attirée par lui qu'elle a peur de trahir son identité à tout moment.
Les autres princes se rendent bien compte du manège entre le couple. Edward et Bella sont encore en train de se prendre la tête sur le menu et ne cessent de se chamailler. Au comptoir, Billy secoue sa tête, sentant un nouvel orage approcher. Seth se rapproche de lui et dit. « Est ce que je peux être là, le jour où il apprendra la vérité ? ». Billy lui tape l'épaule.
« Je pense que ce jour-là, il vaudra mieux quitter l'état car ça sera explosif ! ».
Un peu plus tard, alors qu'elle vient de finir son service, Bella se change dans le vestiaire puis fait le tour de ses collègues afin de leur souhaiter une bonne soirée. Finissant par James, elle le retrouve tranquillement installé à une table.
« Bee mon chéri, est ce que tu veux bien diner avec moi ? ».
« Désolée, j'ai d'autres projets ! ».
James, intrigué, se redresse un peu, pose ses pieds sur une chaise à proximité et sort ses fameuses lunettes de sa poche avant de s'exclamer. « Oh ça sent le plan cul ça ! ».
Bella sourit et décide de jouer le jeu. « J'aimerai bien alors souhaite moi bonne chance ! ».
« Hum... Est-ce que je peux venir ? ».
Seth se pose sur la table où ils sont. « Parce que toi tu invites souvent tes potes quand tu as la possibilité d'un plan cul ? ».
Emmett arrive à son tour. « Ben oui, tu le connais ! Il a tellement d'amour à donner... ». Il accentue le mot amour en faisant les guillemets avec ses doigts.
James prend appui juste à côté d'une cliente et soupire. « Je vais encore être tout seul ce soir... ». Il soupire. « …. Est-ce ma faute si je suis prêt à donner de ma personne pour le plaisir de chacun ?... ». Il soupire à nouveau et se tourne vers la cliente qui le regarde avec des yeux ronds et compatissants. « Et toi ma grande, tu es libre ? ». La jeune femme s'étouffe presque avec sa boisson avant de hocher la tête vigoureusement. James se redresse avec grâce et tend la main en direction de la cliente. « Alors viens chérie... Tu vas passer une des plus belles nuits de ta vie... ». Elle se redresse guillerette et saisit rapidement ses affaires.
James se tourne vers elle et lui lance un regard par-dessus ses lunettes. « N'oublies pas de payer ta conso ma chérie et laisses un pourboire. ». Elle s'exécute sans un mot et il l'entraine dehors.
L'équipe est épatée, outrée, éberluée. « Mais... Mais comment il fait ? ».
Bella est la première à sortir de sa torpeur et attrape son casque qu'elle avait laissé à proximité. « Si ça ne vous dérange pas, je vais faire comme si je n'avais rien vu, hein ? ».
xoxo
Bee est déjà en train de démarrer sa moto quand Edward sort de son bureau. Il vient de finir un premier bilan statistique pour sa mère et ne souhaite qu'une chose : se détendre.
Billy lui sert un thé tandis qu'il s'enquiert d'où sont les autres collègues. Seth lui répond. « Bee a un rencard et en ce qui concerne James, je pense sérieusement que tu ne préfères pas le savoir.. ».
Edward intrigué se tourne vers Billy, seule valeur sûre de tout le café. Celui-ci est en train d'essuyer des verres et secoue sa tête avec une mine fatiguée. « Ce garçon, en l'espace de cinq minutes a outrepassé toutes les règles possibles de bienséance entre un serveur et sa cliente alors je confirme les propos de mon neveu. Moins tu en sauras et mieux tu te porteras. ».
Edward soupire. « OK... ».
xoxo
Une fois chez elle, Bella décide de prendre une douche pour se détendre. Elle est censée avec rendez-vous avec Jasper mais hésite encore à y aller. Se disant qu'en prenant sa moto, cela lui éclaircira les idées et qu'elle irait peut être chez lui, elle finit par sortir de chez elle. Elle se trouve nez à nez avec Jasper sur le pas de sa porte. Il la regarde timidement.
« Je n'étais pas certain que tu viennes alors j'ai décidé de prendre les devants... ».
Elle lui sourit à son tour. « Histoire que je ne puisse pas me défiler ? ». Il hoche la tête positivement.
« Alors, je ne présumais pas à tort pas vrai ? Tu m'as évité toute la semaine... ». Il lui prend la main et l'incite à faire quelques pas. Elle se laisse diriger.
« Je voulais que tu ais le temps de mettre tes idées au clair. Nos cœurs sont en jeu et on ne doit pas faire de mauvais choix. ».
Jasper sourit et prend son autre main. Il pose les deux mains de la jeune femme contre son torse. « Tu fais preuve d'une telle maturité sur le sujet... Bien plus que moi en tout cas. ».
Elle regarde leurs mains entrelacées. « Ce n'est pas de la maturité mais du bon sens. Quelqu'un de mature ne se retrouve pas dans la peau d'une fille qui se fait passer pour un mec à son boulot. ». Ils sourient tous les deux et elle lui embrasse la main. « Puis, tu es vraiment quelqu'un de génial et si nous ne sommes pas ensemble... hum... physiquement... je souhaite vraiment rester ton amie. ».
Jasper libère une de ses mains et la passe dans ses cheveux. « Comment être sûr de faire le bon choix ? ».
Bella avance vers l'entrée de sa cour. « Une glace ça te dit ? ». Ils descendent la rue en direction du quartier où sont situés les commerces. Après un silence agréable, Bella bredouille. « Si tu es sûr que c'est elle... alors... alors tu te dois de tenter le coup. Mais … je dois être honnête avec toi... Cette fille... hum... Alice... Ton frère... hum... Argh ! ». Elle trépigne, frustrée de ne pas trouver ses mots.
Jasper lève la main pour l'interrompre et mettre fin à son tourment. Il soupire et lève les yeux au ciel. « Tu n'as pas besoin d'en dire plus, car je le sais déjà. ».
Elle s'arrête et dit tout en posant ses mains sur ses hanches. « Si tu le sais, pourquoi tu ne leur pète pas la gueule ? ».
Jasper ricane. « Parce que ça ne mènerait à rien, tout simplement. ».
« Ouais mais qu'est-ce que ça soulage ! ».
« Je veux bien te croire... Mais j'y ai pensé, ne t'inquiètes pas. ».
« Sérieusement ? L'ange Jasper a failli passer du côté obscur de la force ? Serais tu un vaurien ? ».
Le visage de Jasper s'illumine en entendant la réplique. « Je te plais parce que je suis un vaurien... et qu'il n'y a pas de vaurien dans ta vie... ».
Bella prend appui contre un mur à proximité et tente de se rappeler des répliques suivantes. « Mais j'aime les hommes gentils... ».
Jasper pose sa main sur le mur, au niveau du visage de Bella. « Oui et je suis un gentil vaurien... ». Il l'embrasse et l'attire contre lui avec sa main libre.
Bella savoure l'instant puis demande sérieusement. « Est ce que tu es sûr qu'elle ne veut que toi ? ».
Jasper hausse les épaules. « Qui sait ? ». Bella reprend sa route.
« Au moins tu prends ça bien. ».
« C'est une longue histoire, et j'ai décidé de ne plus me prendre la tête là-dessus. ».
« Bon ! On passe à autre chose hein ? Occupons nous de nous et pas des autres ! ».
xoxo
Edward est toujours au café. Billy lui sert une des nouvelles boissons à tester pour la nouvelle carte. Le jeune homme assit au comptoir lui demande avec l'air le plus innocent du monde. « Tu sais avec qui Bee a rendez-vous ? ».
Billy relève la tête. « Pourquoi ? ».
Edward tente toujours de paraître nonchalant. « Parce que le connaissant, il va encore se retrouver dans des ennuis jusqu'au cou ou faire quelque chose d'idiot. ».
Le vieux cafetier arrête d'essuyer le verre qu'il a en main et dit. « Si tu l'aimes tant que ça, dis le lui plutôt que de vous chamailler à longueur de temps. ».
Edward regarde partout ailleurs avant de trouver un intérêt plus que mystérieux à la boisson placée devant lui. Il marmonne. « Qui se chamaille avec qui ? Bon allez je rentre. ».
Billy débarrasse la tasse d'Edward et lance le reste d'un biscuit à Jake, couché à ses pieds. « Il ne m'a même pas démenti. ». Le chien soupire et Billy aussi.
Deux jours plus tard, Edward est dans le bureau de sa mère. Cette dernière rayonne tant elle est heureuse des résultats de son fils. Ils discutent joyeusement mais Esmée se rend bien compte de l'humeur maussade de son fils. « Quelque chose ne va pas mon chéri ? ».
Edward soupire et s'enfonce un peu plus dans son fauteuil. « Pourquoi penses-tu cela mam ? ».
« Je te connais mon bébé ! Bon vu que ce n'est pas ton travail, ni même un problème de famille, alors qu'est-ce que c'est ? Une fille ? Un garçon ? ».
Edward émet un petit rire en voyant sa mère passer en mode 'grande inquisitrice'. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas tenté d'en savoir plus sur sa vie privée. Il se lève et l'embrasse. « Ne t'inquiètes pas maman, tu seras toujours le soleil de ma vie. ».
Elle le laisse filer en le faisant promettre de passer diner à la maison familiale sous peu.
Edward repart au café et décide de travailler un peu sur le côté administratif. Comptes, paperasses, publicités, tout cela l'occupe un moment jusqu'à ce qu'il décide de prendre une pause au point que son ordinateur se met en veille. Installé dans son fauteuil, il reste fasciné par les images qui défilent à l'écran. Ce sont toutes les photos prisent par l'équipe. Certaines sont individuelles, d'autres où ils posent en groupe voire tous ensemble et certaines sont prises sur le vif. Il s'attarde sur le visage de Bee. Une de ses mains vient frôler l'écran. L'électricité statique picotant le bout de ses doigts ajoute un petit côté mystique à son attirance. Réalisant son geste, Edward projette violemment par terre tout ce qui était sur le bureau.
Moins d'une minute plus tard, James ouvre la porte. Il prend en compte l'état de la pièce et entre avant de refermer derrière lui. « OK, je ne disais rien mais il faut que tu réagisses là Edward. Quelque chose te bouffe et il faut que t'évacues. Je veux savoir ce que c'est ! Tu sais que je suis là pour toi ! Merde ! ».
Edward prend sa veste ainsi que ses clefs et son téléphone puis se dirige vers la porte. « James, on en reparle demain OK ? ». James marmonne son accord et quelques insanités et une fois que le claquement de la porte confirme le départ de son ami, il commence à remettre le bureau en ordre. L'ordinateur portable, seul objet resté intact sur le bureau, fait défiler des photos. James sourit. « Tsk Tsk Tsk... Edward, il serait tant que tu te fasses une raison... ».
Détalant du café, comme s'il avait le diable aux trousses, Edward compose un numéro qu'il a rarement exécuté dans sa vie. Celui de son père. N'étant pas disponible, il prend un rendez-vous auprès de la secrétaire.
Quand quelque chose vous trotte dans la tête, quoi de mieux qu'un neurochirurgien pour le retirer ?
Il décide donc de rentrer chez lui.
xoxo
Cela fait plusieurs jours maintenant que Bella accumule les heures de boulot. Elle fait une tournée bien plus longue à la boulangerie pour enchainer ensuite au café jusque tard dans la nuit.
Elle tente d'engranger le plus d'argent possible au cas où elle se retrouve sans boulot du jour au lendemain. Car Bella vient de se découvrir un nouveau défaut quand Edward est concerné : la lâcheté. Elle ne sait toujours pas comment dire à son ami la vérité sur son identité.
La jeune femme se retrouve donc, en cette fin de matinée, complètement crevée et sur sa moto, à bailler à s'en décrocher la mâchoire. Elle s'endort presque aux feux et aux intersections. Elle est quasiment arrivée à l'endroit où elle se gare habituellement quand une voiture fait un écart et la percute. Sa fatigue est telle qu'elle ne réussit pas du tout à l'éviter et Bella a juste le temps de se préparer à l'impact que sa moto tombe lourdement au sol. Bella roule sur le côté et reste immobile. Les princes ayant entendu l'accident et les cris affolés des clients, se précipitent dans la rue. Emmett et Seth se précipitent vers la jeune femme. Celle-ci lève un bras et secoue sa main. « Je vais bien ! Je crois que je vais bien ! En fait, je vais tellement bien que je pense faire un petit somme par terre. Mais pitié, occupez-vous de ma moto ! Ne la laissez pas au milieu de la route! ».
Billy et Edward arrivent et prennent la relève auprès d'elle alors que les deux autres s'occupent de retirer la moto qui gêne la circulation tandis que James s'en prend au conducteur de la voiture.
Après qu'elle ait réussi de les convaincre qu'elle allait bien, Edward soulève Bella et va l'installer sur le canapé dans son bureau. « Mais ça ne va pas de conduire dans cet état ? ». Il commence à faire les cent pas dans la pièce. « Tu ne pourrais pas faire attention ? Tu veux mourir ou quoi ? ». Il continue à l'invectiver durant plusieurs minutes. Bella se demande si elle peut tenter de s'endormir pendant qu'il s'en prend à elle.
James les rejoint et tend un verre d'eau agrémenté d'une aspirine à Bella. Il tourne un visage outré vers Edward. « Sors de ce bureau. ». Edward s'immobilise.
« Quoi ? ».
James se redresse, une main sur la hanche et l'autre montrant la direction de la porte. « Tu m'as bien entendu... Sors de là ! ». Edward respire bruyamment et part en claquant la porte.
Bella tente de se redresser et se pose sur ses coudes « Je ne comprends pas ce qu'il a. un moment tout va bien et l'instant d'après, c'est comme s'il me détestait. ».
James soupire et s'installe lourdement à côté d'elle. « Je ne vais pas présenter des excuses à la place de ce crétin... Je dirais donc qu'il est dans une période difficile. Mais ne t'inquiètes pas, nous savons tous les deux qu'il t'apprécie énormément et je pense que c'est justement ça qui le perturbe autant. ». Il ébouriffe les cheveux de Bella et se redresse. « Reposes toi un peu et tu nous rejoins après d'accord ? ». Il part en fermant la porte doucement.
Une fois seule, Bella prend son téléphone et compose un des numéros préenregistrés. « Roseeeeee... J'ai planté ma motooooo ! Je suis au café. Je vais bien mais je ne suis pas sûr qu'elle soit aussi bien que moi. Bisous. ». Elle se tourne ensuite avec difficulté sur le côté et ferme les yeux. « Faut vraiment que je trouve un autre boulot... ».
xoxo
Lorsque James ferme la porte, Edward est automatiquement sur ses talons. « Alors, est ce qu'il va bien ? ».
James le regarde intensément. « Edward, tu n'es plus très rationnel. Faut que tu te détendes là. Tu es en train de lui faire peur plus qu'autre chose. Va prendre l'air OK ? Ne t'inquiètes pas pour le café, on se débrouillera. ». Edward ouvre la bouche pour répliquer mais James lève une main pour le stopper. « On prendra soin de Bee et on contrôlera régulièrement s'il n'est pas blessé ou quoi que ce soit qui te passe par la tête. ». Edward hoche la tête et prend sa voiture.
Il erre un temps dans Seattle avant de se garer dans son centre commercial habituel. Il fait un peu de lèche vitrine et est encore plongé dans ses pensées quand une voix nasillarde l'interpelle. « Eddie ! Oh Eddie ! Je ne pensais pas te revoir ! ». La jeune femme, dont la voix lui perce les tympans, lui saute au cou. Il baisse la tête pour l'identifier.
Cheveux flamboyants, sourire carnassier et tenue provocante. Il tente un hésitant. « Victoria ? ». Elle lui saute une nouvelle fois au cou, pousse en plus des petits cris et rit comme une démente. Edward ne peut s'empêcher de marmonner. « Mon dieu ! Encore un peu et elle va me pondre un œuf dans le magasin. ». Il se racle la gorge discrètement et lui dit. « Victoria, tu tombes bien tu sais ? ».
« Alors mon Eddie qu'est-ce que tu deviens ? Tu as du temps de libre ? Tu es encore célibataire ? Tu sais que je pense à toi souvent ? ». Edward sans même répondre, l'entraine dans son magasin habituel. Victoria le suit docilement, passe différents rayons en prenant soin de ne pas tomber car il marche bien plus vite qu'elle. Le jeune homme la fait entrer sans ménagement dans une des cabines d'essayage sous le regard ébahis des vendeurs présents.
Victoria le regarde, avec un grand sourire et passe sa langue sur ses dents blanches. « Alors Eddie ? Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? ». Edward fronce les sourcils en entendant ce surnom qu'il abhorre et décide d'être direct.
« J'irais à l'essentiel. Je pourrais être séducteur ou romantique mais je ne le serais pas. Cela pour trois raisons. Premièrement, je ne suis même pas sûr d'être encore capable de jouer ce jeu. Deuxièmement, je n'en ai ni le temps, ni la patience. Et enfin, sache que malgré cela tu ne seras jamais la seule et unique à mes yeux. En fait, je veux juste qu'on s'éclate un moment. ».
Il sait qu'il est odieux, que sa mère pourrait même envisager de lui planter ses mauvaises manières bien profond si elle l'entendait parler ainsi à une jeune femme mais pour une fois, il veut juste être honnête.
Victoria s'humecte les lèvres et semble réfléchir un instant. « Pour passer un bon moment ? Est-ce que c'est la seule raison ? Tu veux t'amuser un peu ? ».
Edward passe la main dans ses cheveux. La cabine d'essayage pourtant spacieuse, semble rapetisser à vue d'œil. « Vickie, je te connais, je sais comment tu me regardes. Je sais qu'on a un passé ensemble mais reconnais qu'on a beau être attiré, on sait tous les deux que ça n'ira jamais plus loin. Alors tu choisis. On peut passer un moment cool tous les deux ou encore partir chacun de notre côté. ».
Victoria sourit, ce genre de sourire carnassier qui fait froid dans le dos et qui donne la frousse à Edward.
Elle pose une main manucurée sur la chemise d'Edward et dit d'une voix qui auparavant lui paraissait séductrice. « Tu es détestable Edward Cullen. Tellement froid et cynique... J'adore ça. ». Elle colle sa bouche pulpeuse contre celle d'Edward avec passion. Chacun se bat pour dominer l'autre. Victoria entame ensuite sa descente le long de son cou, de son torse, jusqu'à sa ceinture, griffant sa peau de ses griffes redoutables. Elle passe rudement sa main sur le tissu du pantalon, dont la bosse apparente, la fait presque ronronner de plaisir. Elle dégage le sexe en érection d'Edward et se lèche les lèvres d'excitation. Elle le prend dans ses mains et passe une langue paresseuse sur toute la longueur. Elle lève son regard pour observer le jeune homme qu'elle pense avoir bientôt en son pouvoir.
Edward l'observe, les yeux mi-clos. Sa main est enfouie dans la crinière écarlate. Victoria semble ensuite savourer le sexe mis à sa disposition. De sa langue, elle lèche, titille, effleure le membre, s'extasiant sur la douceur de la peau fine et velouté qui palpite dans sa bouche.
Edward a maintenant les yeux clos. Il tente d'ôter de son esprit l'image entêtante de la personne qu'il aimerait, s'il était capable de se l'avouer, avoir au lieu de Victoria.
Il ne peut s'empêcher de reconnaître que cette dernière est talentueuse, enfin sa bouche l'est en tout cas. Elle mordille, suce et aspire exactement aux bons endroits et au bon moment. Il sent son orgasme arriver.
« Vickie... Vickie... Il faut que tu... Putain Vickie... Arrêtes si tu ne veux pas que je ... ». Victoria pose une main autoritaire sur la fesse d'Edward, dont elle profite au même moment pour admirer la fermeté, pour l'obliger à rester où il est et, de son autre main, qu'elle glisse à la base du membre qui durcit sous la pression, affirme son intention d'accepter tout ce qu'il est prêt à lui donner.
Mais avant même qu'elle n'ait le temps de réaliser quoi que ce soit, Edward la soulève et la plaque brutalement contre un des murs. Victoria se met à rire, avant de s'attaquer fiévreusement au cou du jeune homme. Elle remonte et entoure ses cuisses autour de sa taille. Edward s'ajuste et s'enfonce dans la chaleur de son entrejambe.
Victoria prend appui contre un porte manteau placé à proximité d'un de ses bras, permettant ainsi au jeune homme d'accélérer son rythme vu qu'il n'est plus obligé de la soutenir. À chacun de ses coups de reins, une myriade d'émotions et de sensations parcourent le corps de Victoria. Alors qu'il parvient à atteindre chacun des points sensibles qui la font tant chavirer, elle ouvre les yeux et observe le magnifique jeune homme qui lui administre tant de plaisir.
Ses cheveux aux reflets incroyables, ses yeux clos dont les cils fantastiquement longs sont perlés par de petites gouttes d'eau. De la sueur ? Des larmes ? Victoria rit intérieurement. Non ce n'est pas possible. Ce mec ne pleure pas. Edward Cullen est reconnu comme étant un mec froid, presque sans cœur pour ses ennemis et n'ayant de l'affection que pour sa famille et les quelques personnes qui peuvent prétendre être de ses amis.
La nouvelle cadence, suave et lascive, qu'entreprend Edward la fait revenir sur terre. Il parvient à la faire jouir une nouvelle fois, avant que lui-même ne parvienne à relâcher violemment la preuve de son orgasme en elle.
Une fois redescendue de sa jouissance, Victoria ne ressent plus rien. Ni ses muscles et encore moins ses membres. Si Edward relâche son emprise alors qu'il reprend sa respiration tranquille dans le creux de son cou, elle tomberait directement au sol. La jeune femme tente encore de ne plus haleter, la tête reposant sur le haut de celle d'Edward. Elle souffle un. « Wouah ! ».Puis prend appui sur le porte manteau pour poser ses jambes fébriles au sol.
Edward se rhabille. Il n'a pas encore dit un mot, puis s'effondre ensuite sur la petite banquette mise à disposition. Il se passe la main sur le visage et ensuite protège ses yeux de son bras.
Victoria, enfin remise de ses émotions, sait déjà que son temps est terminé. Elle s'apprête à sortir quand Edward la retient par le bras. « Attends, je sors avec toi. ».
Elle lui sourit, ravie de ne pas affronter seule le regard des personnes situées de l'autre côté de la porte.
La petite bulle dans laquelle ils étaient éclate à l'instant où Edward ouvre la porte. Il tient Victoria par la main. Elle reconnaît la gentillesse de son geste. Il fait passer ce simple coup entre deux portes comme si Victoria était sa petite amie. Un homme, dont un petit badge doré indique qu'il est le responsable du magasin, les attend au milieu du magasin. Il tient ses mains, l'une dans l'autre, en signe d'humilité, à hauteur de poitrine.
« La même commande que d'habitude Monsieur Cullen ? ».
« Oui s'il vous plait et ajoutez une livrée complète de chemises blanches pour mes employés. Il semblerait que certains soient plus que maladroits. ».
« Vous m'en voyez désolé Monsieur. Et je prends en compte votre commande. Vous serez satisfait dans les meilleurs délais. ».
Victoria peut jurer avoir vu des dollars affichés dans les yeux du responsable, qui affiche un sourire plus que béat. À croire que c'est lui qui était en cabine avec Edward. Ils se saluent une dernière fois et le couple sort du magasin.
Victoria et Edward restent immobiles. Le silence entre eux, est plus que pesant. Elle décide d'entamer la conversation. « Tu fais travailler tes serveurs dans des chemises Hugo Boss ? La classe. ».
Edward ébauche un petit sourire. « Ouais, mais ils le méritent. ».
« J'espère que j'ai pu t'aider un peu. Est-ce que tu as pu te détendre comme tu le désirais ? ».
Le sourire du jeune homme s'agrandit. « Oui et non. Mais je te remercie. Tu es la plus parfaite des distractions qu'un homme puisse rêver. Je suis désolé de ne pouvoir te donner plus que cela Vickie... ». Elle pose son doigt sur les lèvres d'Edward.
« Ne dis rien de plus Eddie. Tu es plus qu'honnête et j'apprécie le geste. C'est dur à accepter mais j'étais d'accord pour jouer le jeu. En tout cas, si tu as encore besoin de moi, c'est quand tu veux. ». Elle fait quelques pas vers une table à proximité et saisit une serviette en papier. Elle inscrit son numéro de téléphone dessus. Une fois la serviette en sécurité dans la poche de sa veste, Victoria conclue. « A la prochaine beau gosse ! ».
Alors que la silhouette de la sulfureuse Victoria s'éloigne de lui, Edward passe une main tranquille dans ses cheveux. Il est encore étonné de s'en être sorti si facilement. Pourtant son malaise est encore présent. Tapi dans un recoin de son être, le dévorant petit à petit. Durant tout leur acte, il n'avait qu'une personne en tête et à ses yeux ce n'est pas la personne qu'il faut.
Il finit par décider de rentrer chez lui, afin de trouver une nouvelle alternative qui répondrait à toutes ses questions. Une averse a provoqué un semblant de fraicheur dans les rues et il en profite pour utiliser son toit ouvrant. Edward se demande combien de temps est ce qu'il doit rouler pour parvenir à se vider la tête complètement.
xoxo
Quelques heures plus tôt...
Bella pilote sa moto avec Jasper derrière elle. Il fait lourd mais le temps est ensoleillé. Elle vraiment besoin de se détendre vu qu'elle a dû subir les foudres de sa sœur face aux éraflures sur sa moto.
Au moins, Jasper, lui, a eu la politesse de lui demander si elle-même n'avait rien de grave avant de rejoindre Rosalie pour pleurer devant la belle Ducati.
À présent, ils se baladent dans la péninsule olympique, appréciant l'environnement sauvage et finissent par s'arrêter dans un petit restaurant au bord de la route pour prendre une petite collation.
Jasper lui demande. « Alors t'en es où avec mon frère ? Est ce qu'il est au courant ? ». Bella souffle bruyamment dans sa paille au lieu d'aspirer, sous le choc et la franchise de la question.
« Pourquoi ? Tu veux qu'il me tue ? ».
Jasper soupire et repose son dos lourdement contre la banquette en simili cuir rouge. « Tu sais que ça va devenir de plus en plus dangereux pour toi ? Et ton boulot au café ? ».
Bella semble admirer les glaçons qui fondent tranquillement au fond de son verre. « Ça va. Mais je cherche autre chose... Sinon, Cullen est bizarre en ce moment. Comme s'il avait une double personnalité ou un truc du même genre. Un jour, il est adorable et le lendemain, il est méprisant. ». Elle prend une frite du plat qu'ils ont pris en commun et la mâchouille distraitement. « C'est dur et pourtant c'est un très bon patron, puis l'équipe est géniale. En résumé... le taf est sympa. ».
« Alors pourquoi partir ? ».
Bella souffle sur sa frange. « Je préfère être sûre d'avoir autre chose avant qu'il ne me vire. ».
Jasper garde un sourire pincé dans le regard vague de la jeune femme. Il connait Edward par cœur. Celui-ci ne montre que très rarement ses sentiments et là, il en dévoile tellement face à Bella que Jasper se doute que son petit frère doit être pas loin de la combustion spontanée à l'heure qu'il est. Mais en même temps, il est jaloux. Jaloux de cette possibilité de relation entre la magnifique Bella et son frère. Celui même qui 'rodait' déjà autour d'Alice.
Après leur petit gouter, ils repartent tranquillement vers Seattle mais sont pris par une averse qui les trempe en quelques instants.
Jasper l'invite chez lui, en attendant que le temps se calme et qu'elle se sèche un peu. Il part se changer puis revient lui proposer des vêtements de rechange.
Bella saisit la tenue et demande. « Est ce que je peux utiliser ta salle de bains ? ». Il hoche la tête positivement et lui montre le chemin.
Au même moment, Alice entre dans le jardin et est accueillie joyeusement par Aro. Après une simple caresse, elle le repousse vivement, ne voulant pas risquer de se salir. Possédant une clé, elle ouvre et entre dans la maison de Jasper et l'aperçoit dans sa cuisine. Ce qui tombe bien vu qu'elle apporte de quoi diner. Les clés et le sac qu'elle pose sur le plan de travail font qu'elle se fait enfin remarquée par le propriétaire des lieux. Jasper se retourne avec un air effaré. « A... Alice ? Qu'est-ce que tu fais là ? ».
La jeune femme sourit et s'approche de lui. « Oui moi aussi je suis ravie de te voir. ». C'est le moment que choisit Bella pour sortir du couloir habillée d'un t shirt de Deep Purple bien trop grand et d'une serviette de toilettes enrubannée sur la tête.
« Hum... Salut... ».
Alice la scrute. « Mais on se connait non ? ». Bella soupire et retire la serviette, libérant ses cheveux.
« On peut dire ça oui. ».
« Tu étais au défilé, très jolie robe d'ailleurs... mais tu me dis quelque chose... ».
« Pfff... tu sais … des petites brunes, il y en a partout... ».
« LE CAFÉ DES PRINCES ! Tu travailles au café d'Edward c'est ça ? ».
Jasper décide enfin d'intervenir. « Bon maintenant que tu connais la vérité... ».
Alice l'interrompt. « Et toi tu étais au courant depuis le début... ». Elle reste les yeux fixés sur Bella. Le fait de la voir avec les vêtements de Jasper l'horripile au plus haut point. « Tu sais, j'ai des vêtements ici. Tu peux me les emprunter si tu veux. ». Bella soupire.
OK Pisses moi dessus aussi, histoire de marquer un peu plus ton territoire... Putain comme si j'avais besoin de ça.
Alice continue. « Jasper... Peux-tu aller de mon côté de la penderie pour lui trouver quelque chose à mettre ? ».
Oh purée ! Combien de temps avant qu'elle ne commence à me sniffer le derrière et à bouffer mes pompes ?
Bella affiche un grand sourire. « Merci mais pas besoin de vous déranger pour moi, surtout que je n'habite pas trop loin. ».
La théière siffle dans son coin et Jasper file dans la cuisine. Alice en profite pour commencer son inquisition. « Comment t'es-tu retrouvée dans une telle situation ? ».
Bella entreprend de se sécher les cheveux. « Au début, c'était pour l'argent car j'ai eu quelques déboires familiaux qui ont fait que j'avais besoin d'argent rapidement mais dorénavant j'adore l'équipe et le boulot. Ils sont comme une autre famille et c'est génial. ».
Remarquant le regard toujours meurtrier d'Alice, Bella préfère garder sous silence sa relation avec Edward et Jasper. « En conclusion, j'aimerais savoir si tu peux garder ce que tu sais sous silence, le temps que je puisse m'expliquer et dire la vérité directement à Edward. ».
Contre toute attente, Alice accepte, ajoutant même que Bella a beaucoup de courage. Mais cette prémisse d'amitié s'envole par la fenêtre quand Jasper appelle Bella pour qu'elle le rejoigne dans la cuisine. Ils préparent le thé ensemble tranquillement. Bella lui chuchote.
« Tu devrais sortir quelques condiments car je pense qu'elle est à deux doigts de me dévorer. ». Jasper éclate de rire et tente vaillamment de se calmer. Mais Bella continue, lui tapotant doucement le dos du plat de sa main. « Mais cela bien entendu si elle ne marque pas son territoire partout dans ta maison avant. ».
Il pouffe encore quand ils reviennent dans le séjour chacun avec un plateau. Jasper enfonce encore un peu la situation de Bella quand Alice tente encore d'appuyer son semblant de relation avec Jasper. Elle s'installe tout près de lui, connait parfaitement la composition de son thé et même quels biscuits sont ses préférés. Donc l'ambiance est vraiment malaisée. Une fois sa tasse terminée, Jasper raccompagne Bella et l'aide à s'installer sur sa moto. Alice continue à les regarder au travers de la fenêtre, sa jalousie semble pulser par vague. La connivence entre eux est flagrante.
Bella remarque la silhouette d'Alice derrière la fenêtre et le signale à Jasper. « J'espère que tu n'auras pas de problème. ».
« Tu n'as aucun souci à te faire. J'ai déjà vécu ça avec Aro, ça ne devrait pas être plus difficile avec elle. ». Ils se marrent tous les deux. « Je suis désolé. À chacun de nos rendez-vous, il se passe quelque chose qui fait que ça ne se finit jamais très bien. Mais ne t'inquiètes pas, elle gardera ton secret. ».
Ils se promettent de se revoir prochainement.
Jasper remonte jusque dans la maison, un grand sourire inscrit sur son visage. Alice le suit dans tous ses déplacements. « Alors est ce que tu tiens à elle ? Est-ce que vous êtes ensemble ? ». Il ne répond rien et s'installe dans le canapé. « Tu souris tout le temps quand tu es avec elle et j'ai l'impression que tu es toujours en sa compagnie d'ailleurs. ».
Jasper soupire et se dit que le reste de sa journée va être long.
xoxo
Le lendemain, au café, Edward charge Bella de tout le travail harassant. Il est toujours derrière elle, pour le moindre détail. Mais en même temps, il lui porte son déjeuner, lui donne une crème qui amoindrie la douleur qu'il est allé chercher exprès pour elle, puis recommence son manège plus ou moins odieux autour d'elle.
À la fermeture, Bella passe la serpillère et Edward continue de l'éreinter. Emmett, James et Billy observent la scène tout en continuant leurs parties à nettoyer. Bella passe auprès d'eux, le balai tournant rageusement sur le sol. Seth passe ensuite près d'eux et chuchote. « Je sens qu'on approche du final. ».
« Bee. Est-ce que tu as fait le compte des bouteilles de vin qui restent dans la réserve ? ». Edward ne prend même pas la peine de la regarder en lui aboyant ses ordres. Bella, exaspérée, s'arrête devant lui, l'allure presque menaçante.
« Bon alors, qu'est-ce qu'il y a ? Hein ? Pourquoi est-ce que tu es ainsi avec moi ? Qu'est ce qui te gène ? ».
Edward l'observe sans mot dire. Frustrée, Bella se mord la lèvre avant de s'ébouriffer les cheveux. Elle est à deux doigts de se les arracher d'ailleurs. Elle gronde. « Gggrrrh ! ».
« Ne fais pas ça. ».
« Quoi tu veux contrôler mes tics à présent ? ». Elle refait exactement les mêmes choses.
« Ne. Fais. Pas. Ça ! ».
Bella se penche et pose ses bras sur les accoudoirs du fauteuil de son patron. Elle se rapproche de lui et soupire avant de mordre sa lèvre. Edward, dont les yeux verts semblent être pailletés d'or, attrape son employé par le bras et l'entraine avec lui jusque dans la réserve. La porte claque laissant les autres employés médusés.
Emmett et Billy haussent les épaules. James dit. « En espérant qu'il ait les tripes d'aller jusqu'au bout... ». Seth se rapproche de lui.
« On parie ? ». Il fouille dans ses poches et en étale le contenu. « J'ai cinquante dollars, et je garantie qu'il se défilera avant. ».
James sourit. « Hum... Seth tu sais me prendre par les sentiments. J'aime tout ce qui est facile et ton argent me fera beaucoup de bien. Pari tenu alors. Emmett, Billy, vous suivez ? ».
Les autres princes se rapprochent, sortant leur argent de leurs poches.
Pendant ce temps, dans la réserve, Bella tente d'excuser son comportement mais le justifie aussi par le fait qu'Edward soit complément ingérable en ce moment. Elle va pour s'appuyer sur une étagère à proximité quand elle se rend compte qu'Edward lui tient toujours le bras.
« Bee... ».
Bella sent la tension augmenter. « Je vais finir mon ménage OK ? On se parlera après d'accord ? ».
« Bee. Ce n'est pas si simple. ».
« Oui ? ».
Edward resserre son étreinte sur le bras qu'il tient captif. « Je ne peux plus me concentrer à cause de toi ! ». Bella est inquiète face au désespoir qui émane de lui. « Si tu savais comme je suis perdu en ce moment. ».
Bella pose sa main sur l'épaule d'Edward. « Oh Edward ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Est-ce que tu as un souci ? ».
« J'ai l'impression de dérailler. ». Soudain, Edward l'attire contre lui. Bella est prise par surprise. Elle reste sans bouger avant de fondre sous le contact de cet homme qu'elle apprécie tant.
… Enfin, par moment...
Elle finit par répondre à son étreinte et elle le serre un peu plus contre elle. Les yeux fermés, elle lui murmure. « Ne fais pas cela Edward... Je n'aurais qu'encore plus de mal si je dois te quitter. ».
xoxo
Les répliques entre Bella et Jasper sont tirées de StarWars 'the Empire Strike Back' entre la princesse Leïa et le Gentil Vaurien qu'est Han Solo.
Peter Petrelli, personnage principal de Heroes, héros tourmenté qui cherche toujours à aider son prochain.
Harry Potter, personnage principal de Harry Potter, si vous ne connaissez pas, je ne peux plus rien pour vous.
La tenue de Bella et les 'Fuck-Me' bottes sont visibles sur le site de Burberry.
xoxo
à bientôt !
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