Note de l'auteure : Bonjour à tous ! voilà donc un nouveau chapitre. C'est l'un de ceux que j'affectionne le plus, notamment la fin. J'espère qu'il vous plaira et j'attends vos avis ! Bonne lecture !
Chapitre 12: Sangs-purs aux cent problèmes
Il était à peu près 18 heures lorsque Bellatrix revint du Duel. Sa sœur remarqua directement qu'elle était de bonne humeur. Enfin, de bonne humeur, c'était deux grands mots qui étaient difficiles d'associer à Bellatrix Black. Même Narcissa voyait dans ses sombres yeux pétiller une excitation malsaine qui était caractéristique de sa joie. Son sourire en coin en disait long sur son état, elle jubilait presque. Et puis Narcissa la vit rôder dans la tente, trop impatiente que quelqu'un lui demande comment elle allait. Ce fut Cassiopée qui se risqua à poser la question.
- Figures-toi, que je gagne tous mes duels et que je suis déjà sûre d'aller en final, avoua-t-elle, très fière.
- Comment ça ? Il te reste des duels, non ? interrogea sa cousine, plus pour combler la conversation que par véritable intérêt.
- Bien sûr mais au vu du nombre de points que j'ai…
- Des points ? interrompit sa sœur, ne comprenant pas.
- Oui, en fonction du nombre de duels que tu réussis en un certain temps et en fonction des sorts que tu jettes, tu obtiens des points. Et je suis la première du classement, finit-elle, dressant la poitrine.
Sa sœur, installée sur le canapé, retourna à sa lecture et Cassiopée augmenta le volume de la radio. Bellatrix, voyant que cet exploit n'avait rien d'extraordinaire à leurs yeux, se dirigea vers le bar et prit un verre de whisky pur feu. Elle alla s'asseoir juste en face de sa sœur à côté de sa cousine. Tout en sirotant elle observait les deux jeunes femmes qui ne s'adressaient même pas un regard. Bellatrix comprit immédiatement que quelque chose se passait et elle devait absolument savoir. Elle essaya de piquer sa sœur:
- Beurk est passé, il rayonnait mais dès qu'il a vu que tu n'étais pas là, il est reparti. Je suis sûr que votre petite nuit ensemble l'a rendu accro, enfin, s'il ne l'était pas déjà, ricana-t-elle.
Elle avait visé pile au bon endroit et Narcissa baissa le livre et regarda sa sœur avec les sourcils froncés.
- Je te l'ai dit, il ne s'est rien passé cette nuit-là.
La discussion sembla aussi intéresser la cousine qui tendait l'oreille, regardant distraitement Narcissa tout en prenant un air détaché. Bellatrix le vit bien et en profita pour creuser de ce côté-là.
- Et toi, tu étais où hier soir Cassy ?
À la suite de cette question, Cassiopée et Narcissa échangèrent un regard que Bellatrix n'arriva pas à déchiffrer.
- Oh, je me suis endormie dans un coin, déclara-elle le ton indifférent comme si ça n'avait pas d'importance.
Narcissa ricana et roula les yeux. Vraiment, Bellatrix ne comprenait rien. Elle appuya son regard déterminé sur sa cousine, souhaitant une autre réponse.
- Ca ne te regardes pas Bellatrix, se défendit-elle face aux yeux sombre de sa cousine.
- Bien, bien… céda-t-elle, pour le moment. Et toi Karen, tu te souviens finalement de où tu t'es retrouvée ? interrogea-t-elle.
Mais personne ne répondit. L'aînée des Black chercha donc du regard où était Karen mais aucune trace. À nouveau elle questionna du regard sa cousine.
- Elle est à la recherche de sa baguette, elle l'a perdue hier il me semble.
- Je vais aller l'aider, annonça Narcissa subitement, posant son livre et se levant.
Les deux autres jeunes femmes ne s'attendaient certainement pas à cet élan d'altruisme de la part de la blonde. Mais en vérité Narcissa n'avait aucune envie de rester dans cette pièce. Entre sa sœur qui jouait au serpent et Cassiopée dont elle ignorait la relation ambigüe qu'elle entretenait avec Lucius, elle voulait prendre l'air. Elle attrapa une cape et sortie.
Elle marcha un temps seule, errant dans les allées. Elle n'avait aucun but. Elle ne voulait pas aller voir Caractacus. Ils étaient pratiquement tout le temps collés et Narcissa avait besoin de sa dose de solitude journalière. Il était aussi hors de question d'aller voir Lucius, qui d'ailleurs devait être complètement guéri maintenant. Alors elle se contentait de marcher. Elle pensait à sa sœur, Andromeda lui manquait. Elle aurait remis l'héritier Malefoy à sa place si elle avait été là. Elle aurait traîné sa soeur un peu partout mais elles auraient finalement passé des bons moments ensemble. Narcissa s'était attendue à ce que se soit Cassiopée qui prenne ce rôle mais depuis le début du camp, elle ne reconnaissait pas sa cousine. Elle passait le plus clair de son temps avec des personnes peu recommandable pour son rang mais elle trouvait aussi le temps de batifoler avec son presque fiancé et ça, Narcissa ne le comprenait absolument pas. Elle-même avait du mal à supporter Malefoy, alors comment Cassiopée, qui détestait sans vraiment le dire l'idéologie des sangs-purs, pouvait avoir une quelquonc relation avec lui ?
La jeune Black faisait des rondes et elle s'aventura vers les tentes des plus jeunes sorciers, plus ou moins par hasard. L'ambiance était quelque peu différente. Il y avait du mouvement partout, des adolescents qui couraient de tentes en tentes, qui riaient, s'entraînaient tranquillement à lancer de gentils sorts. Narcissa s'arrêta un moment, se contenta de paraître invisible entre deux tentes et observa chacun des jeunes sorciers présents. Barty Croupton Junior et Aubree Greengrass discutaient gaiement de leurs premières expériences à Poudlard devant la tente du jeune garçon. Le reste du clan Greengrass était un peu éparpillé mais facile à reconnaître par leurs grandes tailles et leur cheveux couleur cendre.
Les jumeaux Jaden et Josie traînaient avec les autres 5° années, Helma Selwyn, Verlas Travers et Flyod Parkinson. Les deux autres 5° années du camp, Susanne Abbot à Poufsouffle et Octavia Shafiq à Gryffondor, parlaient Quidditch avec une 6°année de Poufsouffle, Helen Macmillan.
Garrett Greengrass et Theodore Fawley, deux 3° années se battaient gentiment en duel mais l'immense Greengrass semblait avoir l'avantage. Un peu plus loin trois autres filles de 3° années gloussaient en les regardant, c'était Myrtis Selwyn, Merle Rowle et Althea Slughorn, un mélange de Serdaigle et de Serpentard.
Entre deux tentes, on apercevait le séduisant Leto Selwyn et sa petite amie de 6°année à Serpentard tout comme lui, se bécoter.
Un peu plus loin, sur une table en bois se trouvait le cousin de Narcissa, Regulus, avec ses amis. Il jouait aux échecs version sorciers avec Graham Slughorn tandis que leur amie, Dulcie Rowle lisait Vie et Habitat des animaux fantastiques, et Deacon Travers, à l'air un peu benêt, jouait avec son rat.
Mais ce qui attira le plus l'attention de Narcissa c'est le groupe de 4° année qui était un peu à part et qui était divisé en deux. D'un côté se trouvait Verna Croupton, Franck Londubat, James Potter, Remus Lupin et son cousin, Sirius Black. De l'autre, un petit groupe mené par Evan Rosier avec comme compères Edmund Avery et Desmond Mulciber ainsi que Alcina Rowle. Les quatre Serpentards semblaient être en pleine altercation avec les Gryffondors et Serdaigle. Pourtant, Narcissa ne vit aucun échange verbal, simplement des regards tueurs. La Black n'imaginait même ce que devait être l'ambiance à Poudlard entre ces deux camps. Cependant, cela ne dura pas longtemps et chacun retourna dans son coin. Narcissa observait le jeune Rosier, charismatiquement intriguant. Elle ne fit pas attention et elle fut surprise par son cousin, Sirius.
- Narcissa ? demanda-t-il pour être sûr.
- Bonjour Sirius, déclara-t-elle doucement.
- Qu'est-ce que tu fais là ? Ta tente n'est pas censé être dans la direction opposée ? cracha-t-il brusquement et froidement.
- Je me suis retrouvée ici par hasard, se contenta-t-elle de répondre face à l'insolence de son cousin.
- Et tu comptes rester ici éternellement ? insista-t-il pour la faire partir.
- Aussi longtemps que je le souhaiterais, rétorqua-t-elle de façon arrogante et hautaine.
- Très bien, céda-t-il avant de s'en aller.
Narcissa, cependant, dans un élan, le retint en lui prenant l'épaule.
- Comment vas-tu Sirius ? L'école se passe bien ? Tes amis ont l'air gentil.
La blonde voulait sincèrement s'intéresser à la vie de son cousin, elle se préoccupait de son état. Elle ne voulait pas le voir, lui aussi, disparaître de la tapisserie familiale. Mais il ne l'entendait pas de cette oreille et prit cet interrogatoire très mal.
- Pourquoi ça t'intéresse ? Depuis quatre ans tu m'adresse à peine un regard et là subitement tu en as quelque chose à faire de moi ? Il est où le piège ?
- Il n'y a pas de piège Sirius, déclara-t-elle triste de la méfiance de son cousine à son égard. Nous étions amis quand nous étions plus jeunes. Malgré tous les récents évènements tu restes mon cousin et je me préoccupe de toi.
- La faute à qui si on ne se parle plus ? ria-t-il. Nous n'avons plus rien à nous dire Narcissa depuis que tu as choisis les sangs-purs et moi la justice, la liberté et la résistance, déclara-t-il d'un air fougueux et rebel.
Il s'en alla rapidement, visiblement énervé par ce peu conversation qu'il avait eu avec sa cousine. Narcissa soupira, au moins elle avait essayé. Elle observa à nouveau tous ces jeunes sorciers pour la plupart encore innocents. Elle se sentit triste à l'idée de penser que dans quelques années seulement, certains se battraient, probablement à mort. Elle suivit les conseils de son cousin et repartie en direction de la grande tente. Cependant en chemin elle fut surprise de voir Karen, derrière une tente avec un homme. Curieuse, Narcissa pencha la tête pour découvrir de qui il s'agissait. Quelle fut sa stupeur lorsqu'elle découvrit Fabian Prewett avec sa domestique. Il tenait le gilet de cette dernière ainsi que sa baguette. Narcissa se fit discrète et écouta.
- Ta baguette n'était pas très loin de ma tente et tu as oublié ça quand tu es partie ce matin, annonça-t-il doucement en rendant les affaires à la jeune femme.
- Oh, fit-elle timidement et rougissante, merci beaucoup. Je devrais y aller, s'empressa-t-elle ensuite de dire.
- Attends ! la retint le jeune homme. Je me demandais si tu étais libre ce soir, proposa-t-il. Ne me regarde pas comme ça ! Je ne vais pas te proposer une balade en dragon ! plaisanta-t-il. Il y a la projection du film et je voulais savoir si tu accepterais d'y aller avec moi, demanda-t-il ensuite, plus timidement.
- Oh, fit à nouveau la jeune américaine. Je ne sais pas vraiment… commença-t-elle. Enfin je veux dire, j'adorerais, vraiment, s'empressa-t-elle d'ajouter en voyant l'air déçu de son interlocuteur. Mais si mes maîtresses me voit là-bas avec vous, je n'ose imaginer la suite des évènements. Mais j'apprécie vraiment l'invitation et j'espère que vous ne m'en voulez pas trop d'être partie si vite ce matin. Ce n'est pas que je n'ai pas apprécié la soirée d'hier mais c'est juste que… elle ne prit pas la peine de finir, s'exaspérant elle-même.
Mais le jeune homme souriait face à ce bout de femme qui se défendait du mieux qu'elle le pouvait. Sa façon de baisser les yeux constamment pour ne pas paraître trop présente, sa manie de se mordre les lèvres à chaque fois qu'elle avait l'impression de dire quelque chose de stupide, le fait qu'elle le vouvoie malgré le fait qu'il la considérait comme son égale, il la trouvait charmante, à tel point qu'il ne voulait pas s'en séparer. Il s'approcha un plus d'elle et la prit dans ses bras à la grande surprise de la jeune femme. Il faisait presque une tête de plus qu'elle mais les voir ensemble semblait évident et était très attendrissant.
- J'ai adoré la soirée d'hier, admit-il doucement pour la rassurer. Et je sais que tu as des obligations et saches que je ne te ferais pas courir de risques.
Il se redressa, la prit par les épaules, remit un mèche de cheveux derrière son oreille et lui embrassa le front, la faisant frissonner. Tous ses gestes étaient tendres et sincères, faisant décrocher un sourire timide à la jeune femme.
- J'ai une idée pour ce soir ! s'exclama-t-il soudainement. Retrouve-moi ici dans deux heures d'accord ?
Karen hocha positivement la tête. Ils se quittèrent ainsi. Non loin de là, Narcissa était stupéfaite de la scène à laquelle elle venait d'assister. Karen et Fabian Prewett étaient amants ?
Elle secoua la tête pour effacer cette idée et ne chercha pas plus loin, après tout Karen avait le droit à une vie privée. Elle pensa à la projection qui aurait lieu un peu plus tard et se demanda si elle irait et surtout, avec qui.
