Héhéhééééé! =D
Je vous avais manqué, hein, hein? =D Bien sûr, que je vous ai manqué! 8D
Et regardez ce que je vous apporte, en plus! LE FAMEUX CHAPITRE 12! REGARDEZ COMME C'EST MERVEILLEUX, 40 PAGES RIEN QUE POUR VOUS!
Après, bon... Y a des gens qui aimeront, d'autres qui n'aimeront pas... Je peux pas faire grand chose XDCeci-dit, j'espère sincèrement que vous aimerez ce chapitre! Il m'a vraiment prit du temps, alors savoir qu'il a été bien lu, ou bien recevoir des commentaires dessus, ça me fera un plaisir EXTRÊME, vous ne pouvez pas savoir!
Ah, et si vous avez des conseils, pour que je m'améliore, n'hésitez pas! Les critiques sont toujours les bienvenues! =)

Allez, bonne lecture! ^.^
N'oubliez pas de me laisser vos impressions, c'est, à 80/90%, la seule motivation qui fait que je poste ici, donc bon ^^"
Merci pour ceux qui me liront, et... Voilà, je vous laisse, et je rajouterai certaines news à la fin x)

Allez, bonne lecture! =D
Bonne lecture... De 40 pages \0/


Chapitre 12

Misaki Takahashi

La chambre à l'écran… Elle était vide. Il n'y avait… Personne à l'intérieur.

"Hein…?"

C'était comme si le monde était en train de s'écrouler petit bout par petit bout, tandis que les yeux de Misaki restaient fixés sur l'écran gris.
Il n'y… Avait… Personne.
Un gros blanc prit place dans l'esprit de l'étudiant. Personne… Une porte ouverte…

"Oh non…"

Ca ne pouvait pas être possible…
Dans l'espoir vain qu'il puisse se tromper, il s'approcha davantage de l'écran, cherchant une quelconque forme humaine dans la cellule… Mais tout ce qu'il pouvait percevoir dans cette obscurité était des toilettes, une douche (ou du moins, cela s'y apparentait), une sorte d'armoire, et son "lit".
Mais pas… La moindre trace du psychopathe qu'il avait enfermé auparavant…

"Il… N'est pas là…" Le cœur de Misaki sembla se stopper à ce constat, tandis que ses yeux restaient bloqués sur l'image de sa chambre.

Alors soudainement, l'image de sa "prétendue sécurité" vola en éclat : l'autre s'était échappé!
La porte était ouverte et l'autre était à sa recherche, dans un endroit dont il ne connaissait rien!

"Mais j'avais pourtant fermé! Comment-?!"

Il se frappa le front de sa paume : Evidemment que l'autre avait pu s'échapper!
Il était le maître des lieux, il était impossible que la seule manière de sortir soit une petite carte digitale! Quand bien même il avait eu du temps pour se cacher, au fond de lui, il savait déjà que cela allait arriver.
Bien qu'il ne pensait pas le savoir d'une manière si évidente et si violente…

Avec lenteur, il se remit à reculer, en secouant la tête.
Parce que tout devenait de plus en plus clair de secondes en secondes…

"Je ne dois pas rester ici…"

Non, il ne le devait pas! Parce qu'une réalité écrasante venait de lui arriver en plein milieu du visage : L'autre savait où il était. Il savait exactement où il se trouvait à cet instant précis.
Et ce n'était pas difficile d'en trouver la raison : Misaki avait volé la seule clé qu'il avait eue sous la main. Et les seules salles qu'elle avait permis d'ouvrir étaient sa cellule et cette pièce, qui ressemblait en tous points à la salle de contrôle.
Alors qu'est-ce qui garantissait sa sécurité dans un endroit pareil?
Rien justement. Non, rien, et même pire, c'était du suicide de rester là!

"Il ne faut pas qu'il me trouve…"

Son sang se glaça à la pensée que l'autre le retrouve… Il devait être plus qu'en colère et Misaki n'osait pas imaginer comment ces retrouvailles pourraient bien se passer…
Non, il fallait fuir! S'il prenait le risque de rester plus longtemps… Alors c'était sa vie qu'il mettait en jeu.

"Je dois partir d'ici… Maintenant!"

Il détourna les yeux des écrans : il ne voulait pas en voir plus.
A cela s'ajoutait le fait qu'il ne pourrait rien pour eux… Même s'il parvenait à trouver de quoi ouvrir les portes, l'étudiant était certain que la grande majorité, de par ce qu'il avait vu, étaient incapables de se tenir debout.
Quand bien même cela lui aurait servi pour une diversion, il en était hors de question : jamais il ne se servirait d'autres pour parvenir à partir d'ici.
D'autant plus qu'ils avaient sans aucun doute souffert plus que lui…
Il serra les poings et empoigna la carte d'accès avec force.
Peut-être ouvrait-elle d'autres passages? Ou au moins une pièce qui contenait d'autres clés?
Ou peut-être trouverait-il un endroit pour se cacher en attendant…

"Je ne dois pas traîner…"

Non, il devait se dépêcher.
Parce qu'il était fort probable que ce psychopathe ère entre les murs de ce laboratoire désert…

"Allez… Bouge!"

A contrecœur, il jeta un dernier regard de pitié vers les garçons visibles à l'écran, avant de se diriger avec empressement vers la porte de sortie.
Il les sauverait… C'était une promesse.
Mais tout d'abord, il devait d'abord se sauver lui!

"Je… Je n'en peux plus…"

Depuis combien de temps était-il en train de courir…? Il ne parvenait même plus à estimer quoi que ce soit : peu importe comment il le prenait, comment il tentait d'analyser la situation, il était clair qu'il avait perdu toute notion de repère. Et ce, depuis son premier réveil dans cet enfer carrelé. Et c'était bien cela le pire, car à tout instant, il pouvait voir ce Vladlen surgir d'un couloir opposé au sien… Il ne savait même pas où il allait!
Il ne serait pas surpris d'apprendre qu'il tournait en rond depuis sa rébellion : au contraire, même, tout les couloirs se ressemblaient et la seule peur qu'il ressentait était de tomber sur ce psychopathe, ou pire, de ne pas le voir arriver. Ce serait vraiment quelque chose à éviter et il le savait. Il fallait accélérer. Cependant, cela restait très compliqué.
Il manquait décidément de souffle, et ce depuis un moment : il ne s'était arrêté que pour passer sa carte dans les systèmes d'ouvertures des portes. Et jusque là, aucune n'avait marché.

"Mon Dieu, qu'est-ce que je suis en train de faire…"

Il s'arrêta, ressentant un besoin urgent de reprendre sa respiration, sous peine de perdre conscience.
Il avait soif… Terriblement soif… Non pas qu'il n'avait pas bu avant de s'échapper… Mais cette course-poursuite l'avait terriblement épuisé et se remettre à courir lui semblait titanesque!

"Juste… Juste une seconde…"

C'était risqué. Très risqué. Néanmoins, il était tout aussi risqué, si ce n'était pas plus, de continuer à courir et de s'évanouir d'épuisement!
Il passa la main dans ses cheveux et essuya de sa manche pleine de sang séché la transpiration qu'il avait accumulée durant ces efforts. Il était presque au point de lutter contre l'envie de se laisser glisser contre le mur sur lequel il s'était finalement appuyé : il risquait de ne plus pouvoir se lever et dans ce contexte, il était plus sûr de ne pas tenter quelque chose de ce genre.
Après avoir pris une énorme respiration, il examina les environs et tendit avec attention l'oreille, dans le but d'essayer de localiser un quelconque danger. S'il pouvait au moins prévenir le côté le plus dangereux…
Son regard s'attarda sur une caméra, dans l'angle des murs. Il ne l'avait pas vue… Et pourtant, c'était bien le danger! Combien de caméras n'avait-il pas vues…? De plus, il suffisait que son poursuivant soit arrivé à la salle de contrôle et…
Non, si c'était vraiment le cas, ne l'aurait-il pas déjà retrouvé?
Et Misaki se rappelait parfaitement avoir fermé la porte derrière lui… Cela lui avait surement fait gagner du temps, tout comme au niveau de sa cellule. Bien que l'épaisseur du métal soit différente, il n'était pas sûr que cela ait un grand rôle au niveau du système de sécurité…

Il secoua la tête, déterminé : il n'avait pas encore perdu.
Pas encore. Et pour l'instant, il avait une certaine immunité. Cependant, l'autre en avait aussi, à savoir les possibilités d'ouvrir n'importe quel sas… C'était un bien bon avantage, quand on y regardait de plus près.

"Non… Ne te laisse pas décourager!"

Après tout, il trouverait bien une porte menant vers l'extérieur d'une manière ou d'une autre, n'est-ce pas? Que ce soit vers la réelle sortie ou vers une fenêtre comme une autre, il finirait bien par trouver quelque chose, n'est-ce pas…?
Du moins, le brun l'espérait du fond du cœur.

Ayant repris sa respiration, il s'avança doucement vers la fin du couloir et jeta un coup d'œil furtif aux intersections reliées à ce dernier. Personne. Au moins aurait-il le privilège se trouver peut-être en sécurité pour les quelques minutes à venir…?
Il hocha la tête en signe d'encouragement pour lui-même et après avoir vérifié avec angoisse derrière lui que personne n'arrivait, il s'engagea dans la voie de droite, par intuition.

Avec un rapide coup d'œil, il put dénombrer les portes présentes dans le corridor avant le prochain changement de direction : cinq.
Cet endroit était un véritable labyrinthe… Il avait même dû monter des escaliers! Après tout, rien ne prouvait que l'étage où il se trouvait précédemment n'était pas sous terre… C'était bien possible, en tout cas.

D'un pas prudent, de par la tension qu'il avait accumulée jusque là, il s'avança sans faire de bruit jusqu'à la première ouverture. La porte ressemblait en tous points à celles que l'étudiant avait rencontrées précédemment. Rien de particulier donc. Toutefois, cela ne l'a pas empêché de passer la carte magnétique dans la fente prévue à cet effet.
Un son négatif parvint à ses oreilles, indiquant, tout comme l'écran rouge de sécurité le montrait, que l'entrée était impossible. Encore une porte dont le pass était entre les mains de son poursuivant…

"Non, continue!" Il ne devait pas s'arrêter à ce point, qui sait…! Peut-être trouverait-il une autre salle où se cacher en attendant… En attendant quoi?
Il ne savait pas. Il aviserait probablement sur le moment.

Il arriva au niveau de la deuxième porte. Il répéta les mêmes gestes, sans pour autant se défaire de l'espoir de voir le voyant passer au vert… Néanmoins, le même bruit négatif se fit entendre, et dans la peur d'attirer l'attention par ce genre de sons, il jeta des regards angoissés autour de lui. Mais toujours rien.
Cela en devenait presque étrange…
Pourquoi, alors qu'il était fort possible que son ravisseur soit enfin parvenu à entrer dans la salle de contrôle, n'avait-il eu aucun signe de ce dernier…?

Il fronça les sourcils, tandis qu'un malaise prenait place au plus profond de son ventre, prêt à paralyser ses muscles au moindre cas de frayeur.
Comme s'il en avait besoin! Surtout en ce moment!

"Du calme… Avance!"

Il s'avança vers la troisième porte, tout aussi similaire aux précédentes. Il passa la carte d'accès dans la serrure électronique, mais reçut, sans surprise, le même son refusant son entrée dans la pièce qu'elle gardait cachée.

Il se mordit la lèvre : pourquoi toutes les portes lui refusait-elle systématiquement l'accès, alors qu'avec le pass de sa propre cellule, il avait réussi à entrer sans problème dans l'une des salles les plus importantes?!
C'était incompréhensible… Non, le simple fait de circuler dans ce dédale était incompréhensible!

"Oh mon Dieu…"

Plus le temps passait, plus ses chances de survies diminuaient peu à peu… A combien de pourcents étaient-elles proches de zéro…?

"Faites que… Faites que la quatrième soit la bonne!" Mais c'était tellement dur de s'accrocher à un espoir comme celui-ci, au point où il en était…

Avec une motivation perdue par ces constatations, il s'avança vers l'ouverture suivante, les poings serrés, rentrant ses ongles dans les paumes de ses mains, tant son inquiétude grandissait au fur et à mesure qu'il se rapprochait de cette dernière.

"Allez… Ouvre-toi!" Il avait fermé les yeux au passage de la clé dans la serrure et attendit, les muscles contractés par la frayeur de devoir encore vagabonder sans savoir où aller, et dans toujours dans la peur de tomber sur celui qui le recherchait.

Mais aucun bruit ne parvint à ses oreilles. Inquiet, il ouvrit un œil, puis le second.
L'écran… Il était vert… Avait-il réussi à déverrouiller cette porte…?

"Oh mon Dieu, c'est pas vrai…" Il avait réussi!

Il avait trouvé une autre porte! Son cœur se figea à cette pensée : il allait pouvoir se réfugier et se reposer!
Poussé par une forte adrénaline, il appuya sur la poignée, qu'il avait empoignée avec force, et ouvrit rapidement la porte, avant d'immédiatement la refermer derrière lui, pour plus de sûreté.

CLACK!

"Hein…?"

Il haussa un sourcil.
"CLACK"…?
Qu'est-ce que ce bruit…?

Pris d'un sérieux doute, il effectua une nouvelle pression sur la poignée, afin de l'ouvrir.

"Qu… Quoi?" Ses yeux s'écarquillèrent dans le choc : la porte s'était refermée juste derrière lui!

Ca ne pouvait pas être possible… Il avait bien réussi à l'ouvrir avant, non…? Alors pourquoi s'était-elle bloquée subitement et sans aucune raison?
En guise de précaution, il regarda les alentours de l'ouverture, mais il n'y avait pas la moindre trace d'un système de sécurité.
Comment allait-il sortir, maintenant…?!
Sa respiration s'accéléra à ce fait : cette salle était encore moins sûre que les couloirs… Il valait mieux la quitter au plus vite! Peut-être que la porte s'ouvrait différemment…? Après tout, elle semblait être plus épaisse que les autres…

Pour la première fois, il se retourna et fit face à toute la pièce, qu'il n'avait toujours pas observée depuis son entrée dans cette salle.
Toutefois, il fut bien surpris de la vision qui s'offrait à lui.

"Où…? Où est-ce que je suis?"

C'était une salle métallique blanche, dont les murs semblaient être rouillés aux coins de la pièce. Et le plus étrange… C'était qu'il n'y avait rien ici. Strictement rien. Pas même un bureau, un rangement, non… La salle était simplement vide.
Il leva la tête et aperçu des hauts parleurs et une caméra.
Mais qu'était cette salle…? Ses yeux s'ouvrirent davantage, tandis qu'il comprenait dans quelle position défavorable il se trouvait : il était coincé dans une pièce dénuée de tous meubles, sans possibilité de sortir et avec une caméra braquée sur lui!

"C'est pas possible…"

Ses épaules perdirent toute force et s'abaissèrent, alors qu'il comprenait peu à peu, mais rapidement, qu'il avait fait tout ça… Pour rien.

"Non… Tu vas bien trouver un moyen de sortir!"

La panique commençant de nouveau à remonter à la surface, il continua d'examiner la salle, dans l'espoir de trouver un moyen de s'enfuir.
Son regard s'arrêta sur une espèce de grosse boite d'aération rouillée, dépassant d'un mur.
Quelle pouvait en être l'utilité…? De l'aération dans une salle aussi vide et sans intérêt particulier…?

-"On dirait que tu es piégé, malyy bessoznatel'noye…" ("Petit inconscient…")

Misaki se figea totalement de tous ses muscles et son visage prit soudainement une teinte terriblement blanche, au son de cette voix qu'il n'attendait pas.
Il leva lentement ses yeux vers le plafond, où étaient accrochés les haut-parleurs, son visage se décomposant au fur et à mesure que son esprit semblait comprendre la dure réalité : il s'était fait attrapé et de manière complètement stupide…
Il aurait dû se douter que cette porte ouverte était trop simple! Mais il n'avait pas pris la peine de réfléchir, aveuglé par son désir de fuite. .. Grossière erreur, lorsque son kidnappeur était quelqu'un d'extrêmement méticuleux…
L'étudiant fit quelques pas en arrière, incapable de croire qu'il s'était fait piégé d'une manière aussi simple et prévisible.

-"Tu es bien courageux, dis-moi, pour avoir tenté de me tuer… Ou complètement stupide. Tu pensais réellement que je mourrais aussi facilement? Et que tu pourrais t'enfuir d'ici comme ça? Petit imbécile…"

Le brun frissonna au ton employé lors de la dernière phrase prononcée.
Il y avait de l'ironie, certes… Mais une fureur noire était également notable, et cela, Misaki le savait fort bien.

"Je suis fichu…" C'est ce qu'il avait tout de suite pensé à ce moment.

Evidemment… Evidemment, l'autre devait être dans une colère monstrueuse : il s'était fait assommé et possiblement fait couper le crâne à cause d'un de ses captifs… Sans oublier cette course-poursuite qui a dû l'agacer au plus haut point!
L'étudiant avait tout de suite compris que si l'autre ne le tuait pas dans les prochaines minutes, il souffrirait probablement des heures durant, tout comme la dernière fois… Tout cela réuni fit ressurgir une peur monstre en lui et il suffisait d'écouter la fréquence de ses battements de cœur, et de sa respiration, qui ne faisaient qu'augmenter de secondes en secondes.

-"Est-ce que tu sais au moins où tu es?" La voix de Vladlen prit une intonation amusée, qui ne rassura pas Misaki. Loin de là, d'ailleurs.
C'est aussi pour cela qu'il ne lui répondit pas, n'ayant pas oublié que ce fou avait un amour "inconditionnel" du silence. Il se contenta d'attendre, sentant ses jambes faiblir par son angoisse grandissante.

-"Non? Quel dommage, si tu avais su où tu te dirigeais, tu aurais vite changé de direction… Manque de chance, n'est-ce pas?"

"Qu'est-ce qu'il veut dire…?" Il n'en avait aucune idée. Ou seulement celle qu'il n'allait pas du tout apprécier cet endroit…

Parce que si cette salle était vide… Peut-être y avait-il une raison bien précise.
Et cette ventilation qu'il jugeait inutile…?

"Mon Dieu, où est-ce que je suis?" pensa-t-il avec frayeur.

-"J'aime beaucoup me servir de cette pièce… Pourquoi ne pas te montrer? Tu vas rapidement comprendre le malheur que tu as eu de rentrer ici…"

Ce malade… Avait tout prévu à distance.
Que Misaki irait dans cette salle, si elle était ouverte… Il avait tout prévu, il attendait juste tranquillement dans la salle de contrôle, observant tous ses faits et gestes. Et une fois que l'étudiant s'était jeté dans la gueule du loup, en fermant derrière lui, il lui avait juste suffi d'appuyer sur un bouton pour que le système se verrouille immédiatement après.
Il avait… Tout prévu, et ça… Depuis le début!
Tout ce que le brun avait fait, c'était de retarder l'heure fatidique…

"Mais pourquoi…?" Alors qu'il semblait si près du but, pourquoi…?

Un claquement, suivi d'un bourdonnement le ramena à la réalité.
Inquiet de la provenance du bruit, il leva les yeux : la ventilation avait été allumée.
Mais dans quel but…?
Il jeta un bref regard à la caméra, d'où il était sûr que ce Vladlen l'observait, un sourire narquois aux lèvres, trop heureux de pouvoir se venger correctement…

-"Voyons combien de temps tu vas tenir avant de me supplier de sortir…
-Mais qu'est-ce que vous me voulez, à la fin?!" C'était sorti tout seul.

Mais il n'était plus d'humeur à faire attention : n'était-il pas déjà piégé, après tout? Son sort n'était-il pas déjà joué…?
Il avait tout de même le droit de savoir tout cela avant de mourir!

-"Tu n'as toujours pas compris…?" Le ton de cette phrase était plus qu'ironique, montrant en effet que l'autre se moquait de lui pour son insistance. "Pourtant, tu as vu que tu étais loin d'être le seul, non?"

Misaki écarquilla les yeux, les yeux plongés dans l'objectif de la caméra.
Il savait… Il savait tout!
Mais comment…?!

-"Toi, et tous les autres que tu as pu voir… Vous êtes tous mes petits jouets. Vous êtes ma petite source de divertissement."

A cet instant, Misaki ne put s'empêcher de secouer inconsciemment la tête aux mots de son agresseur.
Il ne pouvait pas le croire, il ne pouvait pas… C'était impossible! Ce genre de personne n'existait que dans les films, ou les séries télévisées… Dans la réalité, ils ne pouvaient être qu'à l'asile!

-"Et avant que tu me poses la question… Aucun d'entre vous ne sortira d'ici."

Il y eut une petite pause, puis la voix reprit, sur un ton ayant perdu toute notion d'humour :

-"En tout cas… Pas vivant. Et ce n'est certainement pas un stupide gamin comme toi qui réussira à passer entre les mailles de mon filet. Mais je suppose que tu as compris… Je me trompe?"

Misaki ne put répondre : parce qu'il n'y avait rien à dire, justement. Il se contentait de regarder fixement la caméra et les haut-parleurs.

"Je dois vraiment m'en aller… Et vite!"

Il chercha des yeux quoique ce soit dans la capacité de l'aider, mais la salle restait démunie de tout objet. La simple chose qui aurait pu éventuellement l'aider était cette grosse cage métallique qui crachait de l'air…
De l'air… Froid?
Il n'avait pas fait attention au tout début, mais la température était légèrement plus froide depuis son arrivée, non…? Ou était-ce dû au fait qu'il avait cessé de transpirer?

Il s'avança vers l'aération, en espérant pouvoir l'escalader, et essayer de sortir de ce côté.
Néanmoins, tout ce qu'il put apercevoir était un ventilateur en marche, par lequel de petits nuages blancs passaient.
Ces nuages blancs… Ils n'étaient pas là avant, non…?
Pourquoi faisait-il plus froid, soudainement…?
Avec hésitation, il leva le bras vers cette dernière, puis sentit une vague d'air gelé courir sur sa peau.

"Qu-?!"

Il s'était aussitôt figé, après avoir baissé sa main.
Le froid… Il venait de là… Et de l'air glacé passait à travers la pièce à cause de ça!

"Mais pourquoi est-ce que…"

Il s'arrêta immédiatement dans ses pensées, lorsque tous les éléments en sa possession finirent par lui faire comprendre le sens de cette salle et pourquoi son ravisseur avait été très clair à ce propos.
Une salle blanche et totalement vide… Une caméra et des haut-parleurs… Une énorme aération pour une si petite salle… Le ton narquois de son kidnappeur…
C'était une chambre froide!
Aussitôt, il se sentit blêmir. Ce n'était pas possible, il ne pouvait pas se trouver dans une chambre froide, la baisse de température n'était qu'une coïncidence et il allait trouver un moyen de s'échapper à nouveau… N'est-ce pas?
Il ne pouvait pas… Mourir dans un endroit pareil… Ou…?
Non, il ne pouvait pas rester ici!

Il jeta un nouveau coup d'œil circulaire, toujours à la recherche d'une issue. Et de manière plus attentive, car cette fois, c'était bien plus grave.
Cette fois… Cette fois, la situation était bien plus dangereuse!
Il courrait le risque de se faire tuer par ce malade!

"Non… Calme-toi, réfléchis…"

Mais c'était bien compliqué. Car il lui suffisait de voir un petit nuage de buée s'échapper de ses lèvres à chaque respiration pour l'affoler : cela lui rappelait à quel point son temps était compté…
Depuis combien de temps le système s'était mis en marche…? Cinq minutes? Moins…?
Il passa doucement ses mains sur ses bras, sentant le froid commencer à attaquer ses muscles. Il n'était pas habillé pour supporter des faibles températures… Combien faisait-il à l'intérieur, maintenant?
Il devait agir… Vite!

Tout en rentrant ses mains dans ses manches, il s'approcha de la grille de la ventilation. Elle était haute, mais… N'y avait-il pas un moyen de la dévisser?
Il se mit sur la pointe des pieds et tenta d'attraper avec difficulté l'une des vis sur le côté.

"Je l'ai!"

Il essaya, de toutes ses forces, de la faire changer de sens, de l'enlever de la cage, cependant…
Cependant, il ne réussit qu'à s'irriter le bout de ses doigts, pourtant si douloureux.

"C'est pas vrai!" La rouille avait entouré les vis, rendant la tâche particulièrement impossible. Quand bien même il aurait eu un tournevis en sa possession, cela serait resté très dur.
Il se frotta les mains, en baissant la tête. Rien à faire, la grille possédait des barres beaucoup trop rapprochées pour tenter de les bloquer avec quelque chose. Il aurait éventuellement pu essayer de passer ses chaussettes à travers, pour tenter de bloquer le ventilateur, mais pour cela, il aurait fallu qu'elles soient en boule, et ça, jamais il n'arriverait à les faire passer à l'intérieur… De plus, il perdrait une source de chaleur. Il ne devait pas jouer avec les vêtements!
Il passa rapidement ses mains dans la poche de son pull, remarquant la baisse continuelle de la température. Sa peur remonta d'un cran.
Pourtant, il devait tout faire pour rester calme! Mais c'était si facile à dire… A faire, c'était une autre histoire.

"S'il faut… S'il faut, alors je défoncerai cette porte moi-même!" Pris d'un courage vain, il se mit en face de l'ouverture, et juste après avoir fermé fortement ses yeux, il s'élança, l'épaule vers le devant.

BLAM!

L'étudiant laissa échapper un cri de douleur, lorsque son épaule se fracassa contre le dur métal froid. Mais la douleur n'était pas le plus dur à supporter : la porte n'avait tout simplement pas bougé d'un millimètre lors de la collision. C'était comme lancer une brindille sur une porte classique!

"Non…! Recommence! Il faut que tu partes d'ici!" Il s'éloigna de nouveau de l'ouverture en marche arrière, ferma ses yeux, et encore une fois, se précipita vers la porte, produisant le même bruit que précédemment. Il hurla au contact de la porte, le choc contre cette dernière ayant provoqué une grande douleur dans son bras droit et le froid, lui, s'occupa de créer un engourdissement peu agréable.
Il serra les dents pour s'empêcher de crier davantage.
Il ne lui ferait pas ce plaisir… Non, il ne montrerait pas que-

"Recommence… Allez…" Mais le brun resta collé à la porte, pour au final se laisser glisser tout doucement et arriver sur les genoux.

"Allez…" Il passa une main sur son visage.

C'était trop. Il avait craqué. Silencieusement, il se mit à sangloter, en cachant ses yeux.
Il ne savait même pas pourquoi il était ici… Ni même ce qui avait bien pu lui valoir le fait d'être choisi par ce psychopathe!
Et depuis combien de temps était-il ici…? Est-ce que des gens le cherchaient, au moins?
Et… Et Usagi, est-ce qu'il le cherchait, en ce moment…?

"Usagi…" Bien évidemment qu'il avait pensé à lui pendant son séjour! Quelle question!

Simplement… Simplement, le contexte lui avait mis d'autres priorités à l'esprit, et comme ici, celle de s'échapper. Même si à présent…
Même si à présent, la mort lui semblait terriblement proche.
La température avait d'ailleurs dangereusement baissé entre temps… Ses mains avaient tourné au violet et il commençait à perdre ses sensations un peu au-delà des chevilles.
Il n'osait pas imaginer quelle température était présente dans la salle… De toute façon, il allait probablement mourir avant de le savoir, à ce rythme!

-"Oh, tu pleures?"

Misaki sentit ses larmes couler de plus belle à l'entente de son kidnappeur, qui devait, il en était sûr, se délecter de sa souffrance.
Il avait espérer ne plus l'entendre… Mais bien sûr, l'autre l'observait toujours!
Mais pourquoi lui parmi tous les étudiants présents au Japon?!

-"Ne t'en fais pas… Tu peux sortir si tu veux." Avait-il entendu, d'un ton faussement mielleux.

L'étudiant releva la tête, le visage rougi par les larmes et le froid, fixant d'un regard faible la caméra.
Etait-ce une impression, ou est-ce qu'il commençait à se sentir fatigué…?

-"Si tu me supplies de venir te chercher… Je pourrais bien me montrer clément, si je suis de bonne humeur après…"

Le brun écarquilla les yeux.
"Supplier"? Il allait devoir… Supplier pour sortir d'ici?
Etait-ce une blague…?

"Non…"

Il n'était pas aussi vulnérable que l'autre le pensait… N'avait-il pas réussi à sortir de sa cellule? A l'assommer?
Il n'était pas si faible… Il allait trouver comment sortir de cet endroit lui-même!
Mais en aucun cas il se prosternerait aux pieds de ce malade!

Sentant le froid gagner ses muscles, il se recroquevilla contre lui-même et enfouit la tête entre ses genoux, cherchant à tout prix à garder sa chaleur, jusqu'à trouver une solution.
Si du moins… Solution il y avait.

"Non… N'y pense pas… Ignore-le, réfléchis…"

Et puis s'il parvenait à sortir, il arriverait peut-être à trouver le moyen de quitter cet horrible laboratoire. Et il retrouverait Usagi… Dieu qu'il avait envie de le voir en ce moment!

-"Tu ne tiens pas à mourir ici, n'est-ce pas?"

Le plus jeune décida de ne pas lui répondre, encore une fois.
Non… Il ne lui ferait pas ce plaisir!
Il voulait simplement… Se souvenir une dernière fois de l'écrivain.
Non pas qu'il ait abandonné l'idée de s'échapper! Mais…
Mais si jamais… La mort venait à l'emporter, il voulait au moins mourir avec un bon souvenir. Car jamais il n'allait supplier cet homme derrière sa caméra!
Jamais.

-"Je t'ai à peine touché et tu veux déjà te donner la mort? Je ne m'attendais pas à ce que tu sois si sensible, après avoir tenté de me tuer. Quelle fierté, dis moi…"

Il ne faisait même plus attention à sa voix.
La fatigue grandissante commençait à prendre possession de son corps, tout pendant que de merveilleux souvenirs défilaient à cet instant.
Comme son premier baiser, par exemple… Celui qu'il avait eu avec Usagi, à l'anniversaire de son frère, sous un lampadaire, avec une magnifique neige qui avait l'air de tomber juste pour eux.
Son bras droit tomba au sol, la force l'ayant quitté, dû à la très faible température.
Ou alors, la fois où l'auteur l'avait emmené avec Hokkaido, pour son anniversaire à lui… Il avait été rempli d'une joie indéfinissable, tellement heureux que son amant ait pensé à lui aussi fort…
Le bras gauche rejoint celui au sol, dans un bruit étouffé.
Il y avait aussi la fois où ils étaient allés à Atami… Il pouvait clairement se rappeler du père de l'écrivain et du moment où Usagi lui avait fait comprendre qu'il l'aimait réellement, ce qu'il s'était empressé de montrer au plus jeune une dizaine de minutes plus tard…

Avec lenteur, l'étudiant sentit son corps se renverser vers le côté. Il remarqua seulement à ce moment que ses yeux s'étaient fermés d'eux même.
Il se sentait si lourd… Ses larmes avaient presque gelé sur ses joues et il avait du mal à réfléchir.

CLACK!

Il les ré-ouvrit au bruit qui parvint jusqu'à ses oreilles, et de sa vue floue par la fatigue, il aperçut une silhouette s'avancer vers lui, et finalement s'agenouiller, juste devant son visage.

-"Tu es vraiment stupide…"

Il avait du mal à réfléchir et ne protesta pas lorsque deux bras semblèrent passer en dessous de lui pour le soulever. De toute façon, même s'il avait voulu, il n'en aurait pas eu la force…
Et que lui avait-on dit…? Ses oreilles sifflaient tellement qu'il n'avait pas compris… Mais qui lui parlait, en premier lieu?
Il se sentait si frêle qu'il pouvait à peine bouger ses doigts... Encore aurait-il fallu qu'il sente ces-derniers!
Tout ce que le brun voyait n'était que des formes colorées et il n'avait pas le courage de forcer sa vision, par peur de perdre conscience pour cet effort colossal.
Il gémit doucement lorsqu'il sentit son corps être porté, et avec une difficulté sans pareille, il tenta de changer l'orientation de sa tête vers la personne qui le soulevait à cet instant.

-"Usagi…?" Il était trop faible pour le dire clairement, mais il avait néanmoins réussi à le prononcer avec assez de souffle pour être sûr d'être entendu.

Il ne reçut aucune réponse, cependant, et comprit qu'il se faisait emmener hors de la pièce.
Où était-il, déjà…? Il n'avait plus assez de volonté pour réfléchir, il voulait juste… Dormir. Oui, juste s'endormir et se reposer.
Mais étrangement, une voix à l'intérieur de lui avait l'air de lui crier de tout faire pour résister. Pourtant, le sommeil n'était pas dangereux, n'est-ce pas…?

Après quelques pas, déduits par les secousses qu'il ressentait dans les bras de la personne qui le portait, il sentit qu'on le reposait au sol.
La température était affreusement différente : il avait l'impression d'être dans un four!
Mais quelque part, cela sembla le soulager, bien qu'il ne se rappelle plus exactement pourquoi…

Puis, avant qu'il ne puisse essayer de chercher davantage, il fut mis à genoux et deux bras l'enlacèrent. Il ouvrit les yeux, surpris, toutefois incapable de savoir de qui il s'agissait. Sa vision s'était améliorée entre temps, mais les miracles n'existaient pas encore…
Etait-ce… Etait-ce Usagi, qui le serrait de cette manière?
Pourquoi… Etait-il si chaud, lui qui avait toujours ses mains froides…?

-"Bolvan… Tu as vraiment cru que j'allais te laisser mourir si tu décidais de ne pas m'obéir? Je t'ai dis que tu ne m'échapperais jamais… Et ce n'est pas la mort qui t'aidera, bien au contraire!" ("Imbécile…")

"De quoi parle-t-il…?" L'esprit de Misaki était tellement embrouillé qu'il ne parvenait toujours pas à réfléchir correctement.

Il savait simplement qu'il commençait à regagner un peu de chaleur grâce à cette personne… Et pourtant, il ne se sentait pas bien du tout, sans pour autant savoir pour quelle raison.
Même si les souvenirs commençaient à revenir, mais de manière plutôt vague… Tout restait flou, et il était difficile de différencier le rêve de la réalité dans son état.
Où était-il, déjà…?
Puis il se figea, cette question ayant sonné comme un déclic dans son esprit.
Cet homme. Cet homme n'était pas Usagi. Et il était mauvais. Extrêmement mauvais.
Vladlen. Celui qui l'avait kidnappé. Celui qui avait… Voulu le tuer!

Il se trouvait… Dans ses bras!

"Mon Dieu…!"

Tout commençait à lui revenir petit à petit, tandis que la chaleur qui l'enveloppait lui permettait de reprendre ses esprits, même s'il avait probablement descendu la barre des 35° Celsius au niveau de sa température corporelle.
Et il se doutait bien qu'elle mettrait tout son temps pour remonter…

-"Lâchez… Moi…" Sa voix manquait d'autorité, mais il était clair.

Il fallait qu'il se détache de cet homme au plus vite!
Sinon, il… Sinon, il…!

-"Tu voudrais que je te lâche? Mais si je te lâche, comme tu me le demande si gentiment, tu vas mourir, tu le sais? Tu es en hypothermie, et si je te lâche, ton espérance de vie se résume à deux minutes, chrono en main. C'est vraiment ce que tu veux?" le ton qui avait été employé trahissait un grand amusement dans sa voix, l'autre étant certainement trop heureux de l'obliger à avoir besoin de lui pour vivre.

-"Vous… Men…Tez…"

Il n'avait décidément aucune force pour quoi que ce soit et même parler lui semblait très difficile.

-"Tu veux essayer…? A ta place, je profiterais plutôt de la chaleur qui m'est offerte…
-Ne me… Touchez… Pas…!
-Tu tiens donc si peu à la vie que ça? Quel dommage, moi qui voulais te sauver…"

Misaki tenta, malgré son incapacité à bouger, de repousser l'homme qui le tenait. Toutefois la prise qui était exercée sur son dos s'amplifia, l'attirant vers son ravisseur, et serrant sa cage thoracique.

"J'ai du mal… A respirer…" Peu importe comment il sentait la chose, c'était comme si on s'apprêtait à l'étouffer et à lui couper sa respiration.

-"Vous… Me faites mal!

-Je sais."

Sa basse température corporelle l'empêchait déjà de prendre de grandes inspirations, mais à présent, s'ajoutait à cela la force à laquelle il était maintenu contre le corps de ce psychopathe…

-"Vas-y, dors… Tu n'attends que ça.
-Lâchez-moi…!"

Il sentit la bouche de l'autre s'aventurer près de son oreille, son souffle passant à chaque expiration sur le lobe de peau. L'étudiant eut beau tenter tout et n'importe quoi pour s'éloigner, pour se dégager, rien n'y fit.
Il était paralysé et la différence d'énergie était plus que flagrante entre eux, si bien que chacune de ses tentatives étaient vouées à l'échec avant même d'avoir été tentées…

-"Shhh…"

Il sursauta.
Comme s'il avait besoin de ça maintenant!

-"Dors, j'ai dis… Sinon, c'est moi qui vais m'occuper de te faire dormir." Cette fois, Misaki n'eut pas besoin de chercher la menace : l'intonation de ce dernier montrait un agacement plus que palpable… Mais il ne put s'empêcher de recommencer à se débattre.
Il ne devait surtout pas rester dans les bras de ce fou!

-"Je…!
-Très bien…"

Avant qu'il n'ait eu le temps de faire, ou de dire quoi que ce soit, l'autre mit fin à l'étreinte et alors qu'il pensait avoir un peu de répit, libéré des mains de cet homme, ses cheveux furent soudainement attrapés, et sans qu'il puisse réagir ou se défendre, sa tête fut fracassée contre le mur derrière lui.
Puis ce fut le trou noir.


Il avait mal à la tête… Très mal à la tête… Cette douleur continue semblait lui marteler le crâne à chaque seconde, au rythme de ses battements de cœur et des pulsations de sang.
Il ne parvenait même pas à savoir d'où provenait cette souffrance… Ce n'était même pas comparable au mal de crâne après une fête, non… C'était dix fois pire! Sans oublier qu'une autre douleur, extérieur, elle, s'ajoutait à son compteur, rendant la chose encore plus dure à supporter.
Doucement, il commença alors à émerger, son esprit tout d'abord embrouillé, reprenait peu à peu du service, tout pendant qu'une étrange musique parvenait à ses oreilles, faible au début, puis de plus en plus forte.
A cela s'ajoutait la grimace qu'il ne put s'empêcher de faire en sentant de désagréables odeurs chatouiller son nez, particulièrement les odeurs métalliques, qui continuaient de le gêner.

"Où est-ce que je suis…?" Misaki avait l'impression qu'une énorme brume entourait sa mémoire, si bien qu'il pouvait difficilement trouver la raison de son état.

Et cette musique qui continuait… Pourquoi avait-il un mauvais pressentiment, tout d'un coup?

Il ne se rappelait que de souvenirs flous…
Il avait réussi à s'échapper de sa cellule… Il était parvenu à trouver ce qui s'apparentait à une salle de contrôle… Puis il s'était enfui.
Et après?
Tout se résumait à des tâches… Des tâches colorées…
N'avait-il pas trouvé une salle? Une salle où-

"Que-?!"

L'étudiant se réveilla en sursaut, ouvrant ses yeux au maximum, tout en poussant un hoquet de surprise : la chambre froide! Il s'était fait enfermé dans une chambre froide!

Et il avait survécu, il était vivant!

"Oh merci mon Dieu…" Il poussa un bref soupir de soulagement.

Mais ce dernier fut de courte durée, lorsqu'il réalisa subitement où il se trouvait.
Il avait été assis sur une chaise, où ses poignets étaient fermement retenus par d'épais liens en métal, empêchant tout mouvement, tout comme son torse, qui lui, était retenu par une large bande, tout aussi métallique, et donc incassable en l'état. De même pour ses chevilles, qui étaient, elles aussi, maintenues par des liens tout aussi solides.

"Mais qu'est-ce que…!" Ses yeux s'écarquillèrent dans le choc : il s'était fait piégé! Encore une fois!

Il baissa les yeux vers ses jambes, où étaient posées plusieurs couvertures, dans le but de le réchauffer, probablement. Elles couvraient ainsi le haut de son corps, jusqu'à ses pieds, et traînaient presque sur le sol.
Il jeta ensuite un regard vers le mur en face de lui, toutefois, il le regretta amèrement : il s'agissait du même mur que lors de sa première torture, où était accrochés de nombreux objets de tortures, comme des longues cisailles, de longs couteaux, ou toutes autres choses du même domaine morbide…

"Mais qu'est-ce que je fais ici…?!" Son cœur commença à battre à une vitesse impressionnante, l'obligeant à réduire l'écart entre ses inspirations.
Il fallait à tout prix qu'il trouve un moyen de s'échapper, ou… Ou…

Inquiet, il jeta un bref et discret coup d'œil derrière lui, pour s'assurer de sa compagnie : il était seul.
Le brun ne savait même plus s'il devait prendre ça pour une bonne nouvelle… Néanmoins, il se força à regarder les environs, dans la recherche d'un quelconque moyen qui lui permettrait de s'échapper à nouveau.
Comme s'il allait attendre sagement sur sa chaise… Bien qu'actuellement il n'ait pas d'autres choix. Mais il n'allait pas s'empêcher de chercher, au contraire!
Peut-être arriverait-il à trouver quelque chose pour défaire ses liens…?

"J'ai tout de même du mal à y croire…" Il n'avait pas pu s'empêcher de serrer les dents à cette pensée.

Ce n'était pas qu'il était pessimiste, non… Mais dans sa situation, cela tiendrait du miracle qu'il puisse briser ces barres de métal.
Il jeta tout de même un coup d'œil circulaire, par précaution. Il avait déjà été dans cette salle, mais cela restait utile malgré tout.

Son attention se porta quelques secondes sur une vieille radio posée sur une table, près de lui, qui diffusait de la musique classique de mauvaise qualité, en continu.
Misaki eut étrangement un doute sur sa raison dans cette salle : était-ce simplement pour le rendre horriblement mal à l'aise, ou juste par goût personnel…? Peu importe la réelle raison, cela ne l'empêchait pas d'en frissonner d'avance. Si c'était effectivement pour lui faire peur, eh bien, c'était réussi!
Il secoua imperceptiblement la tête et changea son regard de direction, tout en évitant soigneusement de le passer sur tous les objets douteux au mur.
Il remarqua aussi des cages de petites tailles au sol, mais préféra, là aussi, détourner les yeux.
Non… C'était une mauvaise idée… Non seulement ça ne l'aidait en rien, mais cela le terrifiait encore plus qu'il ne l'était déjà!

Il fallait changer de tactique.

De plus qu'il ne savait pas du tout à quoi s'attendre… Mais il savait d'avance que ce ne serait pas une partie de plaisir… Loin de là!
Il se demanda d'ailleurs combien d'autres comme lui avaient tenté de s'échapper…? Y en avait-il eu, au moins?
Et s'il y en avait eu… Qu'avaient-ils subi par la suite…?

"Il faut que j'arrive à négocier…" C'était sa seule chance, particulièrement face à un homme aussi atteint psychologiquement...
Peut-être parviendrait-il à-?

Il s'interrompit dans ses pensées lorsqu'un bruit retentit en écho dans toute la pièce, le faisant littéralement se geler sur place.
La porte! On était en train de la déverrouiller!

"Oh… Oh non…!"

Immédiatement, il laissa sa tête tomber vers l'avant, en guise de seule réflexe de survie, tout en fermant fortement les yeux.
Rien ne lui était arrivé avant de se réveiller, alors… Il suffisait de continuer!

"Je… Je dois faire semblant de dormir!" L'idée n'était pas mauvaise en soi, mais le souvenir de la première fois où il avait utilisé cette technique ne le rassura en rien, et si l'autre avait pu le voir à travers d'autres caméras qu'il n'avait pas repérées dans la pièce, son idée tombait à l'eau de suite.
Mais il continua et essaya, avec une grande difficulté, de calmer sa respiration.

Même s'il savait à l'avance qu'il avait très peu de chances de réussite… Rien qu'en se rappelant de sa crédibilité la dernière fois le décourageait énormément…
Et puis il ne pourrait pas rester endormi des heures durant, son ravisseur finirait bien par se douter de son stratagème!

Il entendit finalement la porte s'ouvrir et sentit tous ses muscles se glacer lorsque les premiers pas résonnèrent dans la salle, montrant que l'autre s'avançait bel et bien, et cela, juste derrière lui!

"Ne bouge pas, ne bouge pas… Reste calme, respire…" C'était tellement facile à penser! C'était une autre paire de manche lorsqu'il s'agissait d'agir…

Les pas s'arrêtèrent non loin de lui et l'étudiant eut du mal à savoir si l'autre le regardait ou non. Sa tension monta d'un coup à cette idée, tandis que son kidnappeur eut l'air de s'éloigner, tout en fredonnant par-dessus la musique qui se dégageait de la vieille radio.
Le plus jeune perçut ensuite quelques bruits métalliques.
Intrigué et alarmé par ces sons peu rassurants, il risqua un regard vers leur provenance.

Il tomba nez à nez avec la vision du Russe, en train de nettoyer ce qui semblait être de petites lames de scalpels, un sourire presque heureux et sincère sur ses lèvres.
Et Dieu que c'était cela le plus terrifiant, principalement en ajoutant la musique qu'il chantonnait joyeusement.
Cet homme… Etait un monstre vivant. Un monstre vivant qui nourrissait ses distractions par la vue de personnes souffrantes juste devant ses yeux et par sa faute.
Et tout cela dans son bonheur le plus complet…
N'était-ce pas un démon dans un corps d'homme?

Alors que Misaki le dévisageait toujours autant, restant toutefois discret et ne faisant aucun bruit anormal, il vit le regard de l'autre dévier vers lui, faisant se croiser leurs yeux, tandis que le sourire qui se trouvait sur le visage de ce fou s'allongeait de manière horriblement inquiétante.
Il l'avait vu! Il le savait réveillé!

"Oh merde!" C'était la seule chose qu'il avait pu penser à cet instant et ce fut très amplifié, lorsque Vladlen se tourna vers la table à laquelle il était proche, pour délicatement poser la lame qu'il avait entre les doigts.

"Est-ce qu'il savait…?" Instinctivement, il changea l'orientation de sa tête dans sa position initiale, toujours dans le but de faire croire au sommeil.
Même si c'était on ne peut plus raté à l'heure actuelle!

Il y avait maintenant une forte possibilité que son ravisseur savait son réveil avant même d'entrer dans cette pièce, cherchant sans aucun doute à le rendre encore plus mal à l'aise, s'amusant avec ses sentiments, et gagnant une morbide satisfaction en croisant le regard effrayé du plus jeune, qui l'observait depuis son entrée…
C'était une évidence, à présent.
Misaki aurait dû s'en douter : après tout, il n'était surement pas le premier à être assis sur cette chaise, et à avoir feint le sommeil!

Les yeux de nouveaux fermés, il finit par entendre de nouveaux le son des pas de son kidnappeur, de plus en plus proche de lui.
Il était maintenant persuadé que l'autre se trouvait juste en face de lui à présent!

"Vas-t-en, vas-t-en! Allez…!" priait-il pour lui-même, silencieusement.

Cependant, il se figea de tous ses membres et sentit son sang se glacer, lorsqu'une main attrapa son menton, pour le lever brusquement, le faisant ouvrir ses yeux de surprise.
Grossière erreur.
Car cette fois, son visage était bel et bien devant celui de son kidnappeur, et réveillé.
Il ne pouvait plus nier!
Son cœur se stoppa exactement au moment où le regard froid du Russe plongea dans le sien, associé à un sourire qui avait perdu toute notion de "bonheur"…
Il voulait tellement pouvoir s'enfuir à ce moment!

-"Ma petite spyashchaya krasavitsa s'est réveillée?" (Belle Au Bois Dormant)

Misaki n'osa même pas répondre : il ne savait même pas s'il en avait le droit, et de plus, il ne savait pas du tout ce que lui avait dit l'homme juste devant lui.
Sans oublier la terrible ambiance qui s'était installée!
Il se contenta de baisser les yeux, sentant son courage faiblir à une vitesse impressionnante.

-"Tu m'as causé beaucoup de soucis… Quel mauvais garçon."

Il fallait qu'il parvienne à négocier… Vite…
Sinon, il n'osait même pas imaginer ce qui allait lui arriver!

-"Je… Je ne le referai plus! Mais ne me faites pas de mal, s'il-"

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la main qui tenait son menton renforça brusquement sa pression, lui causant une douleur à sa mâchoire qui le fit grimacer.

-"Tu ne le referas plus, c'est ça? C'est ça que tu es en train de me dire...?"

Le ton de l'autre avait radicalement changé de la moquerie et de l'ironie vers une intonation qui montrait principalement une colère noire.
C'était un terrain miné… L'étudiant le savait… Mais cela restait sa seule chance de ne pas trop recevoir!
Il fallait qu'il arrive à-

-"Laisse moi t'expliquer quelque chose…" La voix de son ravisseur s'était radoucie, mais laissait tout de même échapper un grand énervement, qui ne laissa pas indifférent Misaki.

Son kidnappeur s'agenouilla devant lui, pour atteindre presque sa hauteur, sans cesser de le fixer de ses yeux bleus et froids.
Le plus jeune tenta de détourner la tête, de ne pas le voir… Mais ce fut peine perdue, car son visage fut rapidement ramené vers celui qui l'avait attaché ici.

-"Je crois que tu n'as pas compris ce que tu risques ici… Mais je vais tout reprendre à zéro, crois moi, ce ne sera pas un problème…"

Une autre main s'ajouta à la première, pour lentement caresser sa joue, ce qui ne fit qu'amplifier l'horrible malaise que ressentait Misaki à cet instant, qui ne put s'empêcher de fermer les yeux.

-"Ici, tu es CHEZ MOI, et lorsque j'applique des règles, j'aimerais qu'on les respecte… Bien entendu, je ne t'ai pas interdit de t'échapper, mais je te pensais assez intelligent pour ne pas essayer. J'ai eu tort, apparemment. Alors laisse-moi t'expliquer certaines choses…"

L'homme devant lui eut l'air de se lever, et le brun sursauta en sentant un souffle chaud sur son visage, indiquant la toute proximité de l'autre avec lui.
Non, il ne devait pas ouvrir les yeux! N'était-il pas déjà assez effrayé?!
Il ne voulait pas le voir… Surtout pas si près!

-"Tu auras beau dire et faire ce que tu veux, ça ne m'empêchera pas de m'amuser avec toi, comme je l'ai fait avec tous les autres… "Je ne le ferai plus"? Bien sûr que tu ne le referas plus : je vais te faire comprendre à quel point je suis énervé à cause de toi…"

La prise exercée sur son menton se libéra et le fou sembla s'éloigner de lui. Peu rassuré par les propos de son ravisseur, qui s'était remis à fredonner joyeusement, il ouvrit doucement et prudemment les yeux, pour finalement tomber sur la vision de ce dernier, qui s'amusait visiblement à examiner chacun de ses "outils" devant le jeune homme, tout en lui jetant d'inquiétants regards, conscient que l'étudiant le fixait avec une frayeur sans nom peinte sur son visage.
Dire que tout cela était perturbant était un euphémisme… Un énorme euphémisme.

Il fallait tenter d'autres approches! Et rapidement!
Il n'y avait aucun doute que ce psychopathe n'hésiterait pas à lui faire mal et cela ne se passerait en rien comme dans les séries télévisées, ou finalement, le "méchant" finissait par éprouver de la pitié pour sa victime…
Non, cette fois, Misaki était certain qu'il risquait énormément s'il ne faisait rien pour l'en empêcher… D'un autre côté, il risquait tout autant avec ses tentatives!

Il essaya une nouvelle approche, tout pendant que son kidnappeur maniait une imposante cisaille, comme pour vérifier sa dangerosité, un grand sourire plaqué aux lèvres.

-"S'il vous plaît… Je ne voulais pas-"

CLACK!

Les lames de la cisaille rouillées furent refermées sans qu'il n'ait eu le temps de finir sa phrase. Il sursauta au bruit produit, et avec lenteur, il leva des yeux effrayés vers l'homme qui se trouvait de dos, juste devant lui.
Toute trace de sourire avait à présent disparu.

"Oh non…" Il ne fallait pas être particulièrement intelligent pour savoir que le brun avait fait une bêtise… Une grosse bêtise…

-"Tu es vraiment stupide, je me trompe?" Un regard froid et haineux lui fut attribué après ces mots, tandis que le plus vieux posait délicatement l'outil vers la table proche de lui.

-"Je ne te ferai aucun traitement de faveur… Au contraire. Tu n'es pas le premier à essayer de m'en soutirer, et tu ne seras surement pas le premier à qui j'en ferai. Je pensais aussi t'avoir dit que le silence était quelque chose que j'aimais… Est-ce que tu te rends seulement compte que tu ne fais qu'empirer la punition que j'ai prévue…? Si je me rappelle bien, je ne t'ai pas autorisé à parler, pourtant, n'est-ce pas ce que tu es en train de faire depuis tout à l'heure?"

Le brun n'eut pas le courage de répondre. A ce point, cela aurait sonné comme du suicide! Non, il se contenta de suivre le dément des yeux, qui s'était déplacé jusqu'à une armoire, qu'il ouvrit avec un horrible grincement, ce qui s'accorda sans peine à la morbide ambiance qui planait dans la pièce.
Misaki n'osait même plus imaginer ce qui allait lui arriver à cet instant. Il essaya une nouvelle fois de retirer ses mains des liens qui entouraient ses mains, dans l'espoir d'arriver à les faire passer au dessous, mais c'était peine perdue. Tout ce qu'il parvenait à faire était de passer ses ongles sur l'accoudoir qui le retenait prisonnier, grattant la rouille, les mains tremblantes. Quand bien même, il aurait fallu faire la même chose pour ses chevilles, et cela, c'était une chose quasiment impossible en l'état. De plus, il ne voulait même pas savoir ce qu'aurait été la réaction de son ravisseur, s'il avait réussi à s'échapper… La porte de la salle était sans aucun doute fermée, comme elle l'était avant qu'il se réveille.

Il revint à la réalité lorsqu'il aperçut Vladlen s'approcher de lui, un rouleau blanc et un petit flacon à la main. Son cœur, qui s'était légèrement calmé, reprit un rythme affolant, en le voyant de plus en plus près à chaque pas.
L'étudiant ferma une fois encore ses yeux, de peur de ce qui risquait d'arriver. Après tout, il n'avait aucune chance d'y couper, cette fois… Il n'aurait rien pour l'assommer, et encore moins la marge de mouvement nécessaire!

"Ne fais rien, ne fais rien, ne fais rien…" Pourtant, Misaki savait très bien que ce n'étaient pas des petites prières qui allaient le sauver… Les miracles n'existaient pas, et il n'était surement pas le premier à être assis ici.

Il se figea, incapable de respirer, lorsqu'une main se posa à l'arrière de son crâne.
Il ressentit une étrange sensation au toucher de l'autre.
Déliait-il quelque chose…? Il n'avait même pas remarqué que quelque chose était enroulé autour de sa tête!
Quoiqu'il n'avait pas eu l'occasion pour y penser, cela dit…
Il sentit par la suite une sorte de ruban tomber, bande après bande, sur le sol. Intrigué, il rouvrit peu à peu ses paupières, pour découvrir un morceau de tissu blanc sur le sol, presque entièrement teinté de rouge.

"Oh mon Dieu, est-ce que c'est-?"

-"Je vais changer ton bandage avant toute chose." Surpris par la chose, le plus jeune leva des yeux étonnés vers son agresseur.

Il l'avait… Soigné?
Quel intérêt, si le but était justement de le faire souffrir…?

Le plus vieux eut l'air de comprendre la question dans l'air qu'affichait sa victime, et esquissa un sourire horriblement mauvais au plus jeune, qui frissonna à ce dernier.

-"Tu crois que je t'aurais laissé te vider de ton sang? Allons, le but du jeu est de savoir combien de temps tu survivras entre mes mains… Si je te laissais mourir dès le début, qu'y aurait-il de drôle, hein?" Il laissa échapper un petit rire à la suite de ses propos, puis, toujours avec cette folie peinte sur son visage, il ouvrit doucement le bouchon du flacon.
Et lorsque ce fut fait, il se mit à fixer Misaki, avec une expression extrêmement mauvaise sur son visage.
L'étudiant comprit immédiatement que, peu importe ce qui allait se passer, il allait souffrir. Et pas qu'un peu, en vue de l'expression qu'arborait l'homme à ses côtés…

Celui-ci ne laissa pas le temps au brun de réagir : il lui attrapa les cheveux à une vitesse impressionnante et l'obligea à pencher sa tête vers l'arrière, causant une vive douleur au crâne de Misaki, qui était toujours probablement blessé par le coup qu'il avait reçu lorsqu'il fut précédemment assommé.
Puis l'esprit du plus jeune se stoppa.
Ce liquide, dans le flacon… Ca ne pouvait être que de-

-"Ca risque de piquer un peu…" Si seulement c'était crédible… Malheureusement, le sadisme qui apparaissait sur le visage du plus vieux laissait penser tout le contraire!

Misaki tenta tout de même de redresser sa tête, mais ce fut vain, car la force qui était exercée sur cette dernière était trop puissante pour lui résister. Il vit alors, avec une insupportable lenteur, le flacon s'approcher de sa blessure, tout pendant que le sourire présent sur les lèvres de son bourreau ne cessait de s'agrandir.

-"Non, s'il-vous pl-"

Il ne put continuer sa phrase, l'autre avait commencé à laisser couler le mystérieux liquide sur le haut de son crâne.
Et aussitôt à ce moment, l'expression de Misaki changea radicalement, alors que le petit filet coulait tout doucement le long de sa tête.
Il laissa échapper un petit gémissement de douleur, en venant presque à mordre sa lèvre du bas pour s'éviter de crier, tant la souffrance qu'il ressentait augmentait de plus en plus, au fur et à mesure que le produit se rependait sur sa blessure, qui n'était pas totalement guérie. Il serra ses poings, et sentit ses ongles s'enfoncer dans ses phalanges, mais il fallait avouer que ce n'était rien par rapport au mal qui l'attaquait sur sa plaie, tandis que le liquide continuait de couler dessus.

-"En… ENLEVEZ-CA!" Il n'avait même pas réfléchi et s'était contenté de le crier à son agresseur.

Mais tout ce qui lui important à l'instant présent était que cette douleur se stoppe, et seulement ça, cette dernière s'empirant de secondes en secondes et lui infligeant la même sensation qu'une brûlure, comme du sel sur une blessure. Bien qu'en plus éprouvant.
Il tenta bien sûr de détourner sa tête de la prise de cet homme, mais rien n'y fit, sa main le tenait toujours aussi bien en place, lui tirant les cheveux, par la même occasion. Il n'en fallut pas plus pour que Misaki sente les larmes lui monter aux yeux, causées par le mal qu'il ressentait, ces dernières brillant à la lumière qui se trouvait au dessus de lui, et accentuant sa situation plus que mauvaise.

-"Oh, pardon, ça pique, c'est ça? Tu devrais plutôt me remercier de désinfecter ta blessure…" Il n'eut pas besoin de réflexion pour entendre l'ironie méprisante qui traversait les mots de son ravisseur, montrant un cruel et morbide plaisir à la vue de l'étudiant, qui souffrait juste devant ses yeux et par sa faute, et qui montrait bien sa douleur par l'expression présente sur son visage.

Misaki allait lui crier de se taire et d'arrêter, lorsque la prise exercée sur son crâne se retira et le liquide qui coulait eut l'air de s'éloigner, pour au final, s'arrêter complètement.
Sentant à nouveau une certaine liberté dans les mouvements de son cou, il laissa tomber en avant sa tête, tout en fermant fortement les yeux, sentant toujours autant cette horrible douleur dévorer l'intérieur de sa blessure. Mais il ne fallait pas en attendre moins d'un désinfectant sur une plaie aussi grande…
Il entendit cependant l'autre poser le flacon non loin de lui et avant qu'il n'ait eu le temps de prendre une grande inspiration, il sentit une sorte de bandeau s'enrouler le long de la blessure.
Il allait se redresser, mais son bourreau le devança :

-"Ne bouge pas, je n'ai vraiment pas envie de refaire ton bandage à cause de toi…"

Comprenant parfaitement la menace qui pouvait être traduite entre les mots, il obéit, et ne bougea pas le moins du monde, fixant un endroit au sol, sans intérêt particulier, pendant que la nouvelle bande s'enroulait tout autour de son crâne.
Du moins, c'était la seule chose qu'il avait trouvée pour ne pas croiser les yeux de ce psychopathe!
Il sentit un nœud se créer sur le nouveau bandage et il s'autorisa à lever la tête, quand il comprit que ce dernier était fini. Instinctivement, il se sentait plus à l'aise… Même si cet étrange soulagement fut de courte durée et particulièrement au moment où Vladlen s'éloigna de lui à nouveau.
Cette fois, il n'osait plus imaginer et restait simplement les yeux fixés sur les mouvements de son agresseur.

-"Tu m'as impressionné, tout à l'heure… Tenir vingt minutes dans une chambre froide, alors que tu pouvais dès le début en sortir et éviter de me mettre en colère… Tu as du cran."

C'était faux… Qu'il sorte ou non, la situation actuelle aurait été la même. C'était au moins une chose dont Misaki était presque sûr. Quant aux vingt minutes… Il ne savait pas quoi penser.
Il était vrai qu'il avait perdu toute notion d'où il se trouvait, quand le froid avait pris possession de lui, mais il ne pensait pas avoir duré si longtemps. Et cela n'empêchait pas le fait de lui mentir. Il aurait pu durer dix minutes, tout comme il aurait pu en durer vingt. Tout se jouait dans les mensonges qu'il était susceptible d'entendre, après tout.

Le Russe était sorti de son champ de vision, en passant derrière sa chaise, l'empêchant de prévoir ses prochaines actions. Tout ce qu'il entendait était ses bruits de pas résonnant en écho dans toute la pièce, et cela, suivi de près par de puissants bruits métalliques, qui le firent frissonner, toujours dans l'éventuelle crainte de ce qu'il pourrait lui arriver.
Et il était certain qu'il ne se contenterait pas de repartir simplement dans sa chambre! Non, ce serait beaucoup trop simple, pour ce qui était arrivé avant… Il n'était pas certain du nombre de garçons ayant tenté de s'échapper et ayant réussi, jusqu'à se faire prendre.
Et il n'était pas sûr de pouvoir témoigner de leur vie, non plus…

De plus en plus effrayé pas les sons qu'il réussissait à percevoir, il tenta de changer l'orientation d sa tête dans leur direction, mais comprit assez rapidement qu'il n'y parviendrait pas. Quelque part, il s'en sentit soulagé, toujours effrayé à la perspective de voir quelque chose qui ne sortirait jamais de son esprit…

Puis les bruits se stoppèrent. Son cœur eut l'air de tomber de dix étages : qu'allait-il se passer, à présent? Le brun sentit sa respiration augmenter fortement, tandis que les pas de son ravisseur reprirent, s'approchant de lui avec dangerosité.

"Oh pitié, faites qu'il ne m'arrive rien…!" Bien qu'il savait l'utilité de ce genre de prière, il ne pouvait pas s'en empêcher. La peur lui dévorait les entrailles, s'amusant à faire battre son cœur à toute allure et à augmenter ses respirations.
Et son agresseur s'en réjouissait terriblement.

Ce dernier réapparut dans son champ de vision, toujours son sourire fou collé au visage. Son regard tomba sur l'étudiant, prouvant en effet qu'il n'allait pas repartir comme ça. Et bien sûr, c'était évident.
Le plus vieux réajusta sa blouse pleine de sang et s'approcha d'une petite table, à proximité de Misaki, où trônait une petite mallette noire qu'il s'empressa d'ouvrir juste devant sa victime.

"Oh c'est pas vrai…" Les yeux du brun s'écarquillèrent avec horreur, avant de passer de cette mallette vers cet homme, qui venait juste de l'ouvrir.
Et qui le regardait avec ses yeux remplis de folie pure.
Cette espèce de petite boite… Etait remplie de centaines et centaines de scalpels!

"Oh mon Dieu, non…" Il ne parvenait même plus à déglutir, tant la vision qui s'offrait ainsi à lui était effrayante : il était persuadé que son kidnappeur ne cherchait certainement pas juste à l'effrayer!

Vladlen plongea sa main dans ladite boite et en retira une des lames de manière lente et délicate, qu'il s'amusa à observer, avant de passer un doigt dessus, comme pour s'assurer de la dangerosité de cette arme miniature.
Et le plus horrible était bien évidemment l'expression heureuse qu'il arborait tout en exécutant ce geste symbolique.

-"Nous allons jouer à un petit jeu, d'accord?" Ses yeux bleus dévièrent de la lame vers ceux de Misaki, qu'il prenait plaisir à dévisager dans cette situation.

Le mot "jeu" fit immédiatement sonner une sonnette d'alarme dans l'esprit du plus jeune, qui savait déjà à l'avance le prix de la moindre de ses erreurs.
Et ô combien il en avait peur…

L'autre s'avança d'un pas vers Misaki et tendit sa main libre vers le dessus de sa tête : il n'en fallut pas plus à Misaki, qui s'empressa de fermer les yeux, serrant les dents par la même occasion.
Il ne voulait pas savoir ce qui allait se passer!

Mais à sa plus grande surprise, lorsque la main se posa sur ses cheveux, la seule chose qu'il sentit était de simples caresses.
Etonné, il rouvrit tout doucement ses paupières, en levant les yeux vers Vladlen, qui ne l'avait visiblement pas quitté du regard.
Ce qu'il détestait cette impression… Cette impression d'être à la merci de ce fou.
Ce n'était pas une impression, d'ailleurs.

-"Je vais te poser des questions simples. Si tu ne me réponds pas, ou si tu me mens… Je m'occuperai personnellement de t'apprendre à m'obéir."

La menace dissimulée à travers ces mots fut loin de passer inaperçue, si bien que le brun hocha précipitamment la tête, craignant par-dessus tout ce que ce sadique considérait comme "apprentissage"… De plus, la peur de parler était toujours présente et le scalpel qu'il tenait dans sa main n'était en aucun cas un signe de futur agréable…
Quant aux questions qui allaient lui être posées… Le plus jeune ne put s'empêcher de frémir : à quel genre de question devait-il précisément s'attendre? Et aurait-il l'autorisation de lui répondre, tout simplement…? Le brun serra les dents, tout pendant que la main continuait de passer entre ses cheveux, évitant soigneusement l'endroit blessé, et que le regard de Vladlen était baissé vers lui, comme s'il l'examinait de haut en bas.
Bien que c'était toujours vers ses yeux verts, que ceux du fou semblaient revenir à chaque fois.
Pour un peu, il aurait même pu croire apercevoir une expression douce sur son visage… Du moins, il y aurait cru, si celui qui se tenait à ses côtés n'était pas si mentalement instable!
Mais étrangement, il était presque sûr, pendant un millième de seconde, d'avoir vu une expression "normale" sur le visage de son agresseur…
Néanmoins, même si cela avait été vrai, elle avait disparu tout aussi vite : il avait dû se tromper, bien sûr…
Comment un homme comme lui aurait-il pu afficher des traits normaux et… Doux? Tout ce qui pouvait s'y refléter était un sadisme sans limite!

Ce dernier se détourna de l'étudiant, enlevant lentement sa main et souriant toujours de la même manière. Il s'avança vers le mur en face d'eux, là où étaient accrochées toutes ces armes malsaines, pour la plupart rouillées, et reflétant la lumière de salle, renforçant ainsi le côté angoissant et morbide de cette pièce et, bien sûr, de son propriétaire, qui s'était remis à passer ses doigts le long des lames, dos à Misaki.
Toutefois, ce dernier était pratiquement sûr qu'un sourire narquois avait pris place sur le visage de l'autre.
Et il n'en fallait pas plus au brun pour confirmer la dangereuse situation dans laquelle il se trouvait actuellement : même s'il n'allait probablement pas mourir, d'après les dires du Russe, la suite en devenait elle-même évidente au fur et à mesure des événements.
Il allait terriblement souffrir. Et il le savait dès sa rencontre avec ce psychopathe, certes… Mais c'était bien pire à ce moment précis.

Il déglutit avec difficulté lorsque l'autre sembla s'attarder sur une longue lame, laissant son doigt s'aventurer près du côté coupant, produisant un léger son qui fit dresser les cheveux de Misaki.
Tout était si bien orchestré pour lui faire comprendre qu'il ne s'en sortirait pas vivant!
Oh, pourquoi? Pourquoi n'avait-il pas réussi à s'échapper?!
Pourquoi avait-il fallu que ce soit lui, son ravisseur…? Une personne si méticuleuse, qui était capable de prévoir tous ses faits et gestes…?
Ce n'était pas possible… Juste… Pas possible…

-"Première question…"

Le plus jeune releva la tête, inquiet, et posa son regard sur l'arrière du crâne de celui qui l'avait attaché sur cette chaise, collant son dos au plus profond de son siège.
Son sang s'était presque glacé au son de sa voix… Il aurait beau essayer autant qu'il voulait, il ne parviendrait jamais à sortir de cette chaise.
Le son des outils s'entrechoquant causa une nouvelle accélération des battements de son cœur, comme s'il frappait son torse sans arrêt, lui rappelant à quel point la panique avait pris place au plus profond de lui.

"Si j'essaie de mentir, ou si je me tais, je…" Il n'arrivait même pas à finir sa pensée!

Mais le fou reprit, tout aussi amusé par la scène qui lui était offerte :

-"Tu as murmuré quelque chose, quand je t'ai sorti de la chambre froide…"

"Hein…?"

Il avait dit quelque chose à ce moment…? Il ne s'en souvenait même plus! Les seules choses qui lui revenaient à l'esprit étaient d'avoir tenté de défoncer la porte, de s'être allongé dans un coin et d'avoir attendu… Ensuite, c'était comme si un blanc avait pris place dans sa mémoire. Ce qui suivait était simplement le fait de se retrouver dans les bras de Vladlen et d'avoir tenté de se débattre… Rien de plus.
Il écarquilla les yeux : s'était-il passé quelque chose pendant ce blanc…?

"Qu'est-ce que j'ai bien pu lui dire?" pensa-t-il, horrifié. Et si c'était quelque chose qui n'aurait jamais dû franchir ses lèvres?!

Il tenta avec peine d'avaler sa salive, tentant de détourner le regard.
Dieu qu'il avait peur et qu'un terrible mal de ventre lui déchirait les entrailles… Tout ce qu'il souhaitait était de pouvoir s'échapper!

-"Dis-moi… Qui est «Usagi» …?"

Le cœur de Misaki sembla se décrocher de sa poitrine.
Il leva des yeux abasourdis et abattus vers le Russe, qui avait légèrement tourné la tête dans sa direction, lui permettant ainsi de voir l'air abominable qui trônait sur son visage.
Il savait… Il savait!

"C'est pas… C'est pas possible!" Cet homme ne pouvait pas savoir… Pourtant, cette expression…

"Non! Il ne peut pas!"

Le brun resta silencieux un instant.
Que pouvait-il bien dire?! Que pouvait-il bien dire pour éviter de répondre juste?!
C'était un réel terrain miné…
Et comment avait-il pu lâcher, d'une façon aussi imprudente, le surnom de l'écrivain?!

"Mon Dieu, pourquoi est-ce que j'ai dit ça?!" S'il avait pu, il se serait volontiers giflé… Mais ce n'était pas le moment.
Et il devait rapidement trouver une excuse!

-"Alors?" La voix de Vladlen était de nouveau parvenue à ses oreilles, tandis qu'il s'était davantage tourné vers lui, comme s'il se délectait d'observer sa victime dans un état de peur le plus complet.

Une excuse! Une excuse, et vite!
Sans pouvoir l'expliquer… Le brun avait le sentiment qu'il ne fallait surtout pas que l'auteur soit mentionné! Et il en était sûr.
Il inspira un grand coup et ouvrit la bouche, prêt à parler.
Il fallait mentir… Même si c'était dangereux, il ne devait pas dire la vérité…
Qui pouvait bien dire ce dont ce fou était capable?!

-"C'est le surnom que je donne… A un ami de la fac…" avait-il murmuré, repliant ses doigts contre ses paumes, avant de déglutir difficilement.
Il ne devait surtout pas être percé à jour… Non, il ne devait pas, sinon…

-"Oh, vraiment?"

A cette question, l'étudiant frémit de nouveau.
Cette façon de parler…

"Il sait que je mens…!" Il n'y avait pas plus évident! Quant aux échappatoires qu'il possédait… Aucune, tout simplement.

Il n'avait aucun moyen de s'en sortir!

-"Ou… Oui…" C'était comme mentir avec la preuve flagrante de sa culpabilité! Il n'y avait aucun moyen qu'il se fasse croire… Non, aucun.

-"Et cet «ami» est quelqu'un dont tu es proche, je me trompe?" A ces mots, son opposant s'approcha de lui, ses pas résonnant en écho dans toute la salle, à mesure qu'il s'avançait, faisant tournoyer le scalpel, qu'il tenait toujours dans sa main, entre ses doigts.

Le temps de Misaki était compté… Terriblement compté! Les secondes qui le séparaient de son atroce destin semblaient défiler à une vitesse folle, si bien que le jeune ne put s'empêcher de faire un compte à rebours…
1…
2…
3…

Trop tard, la quatrième seconde ne pouvait pas être prise en compte.
L'autre était déjà juste à ses côtés… Près de lui, si près... Tellement près que l'étudiant ne se fit pas prier pour fermer ses yeux, tandis que tous ses muscles s'étaient littéralement figés.
Et c'était horrible de constater à quel point leur respiration était différente… Le brun n'arrivait même plus à contrôler la sienne et… Celle de son ravisseur était calme.
Beaucoup trop calme.

-"Très bien, si tu ne veux pas répondre…" Le plus jeune ferma davantage ses paupières, baissant la tête à la proximité de son bourreau.
Pourquoi devait-il être aussi proche?!
De plus, il savait déjà qu'il avait fait une énorme bêtise… Il ne fallait pas être particulièrement intelligent pour s'en rendre compte!

"Ne bouge pas, ne fais rien…!" Le fait d'avoir fermé les yeux l'empêchait de prévoir les mouvements de son kidnappeur. Néanmoins, c'était bien mieux que de croiser son regard froid et cruel!

Il n'eut cependant pas le temps de penser plus, qu'un court son aigu déchira l'air et immédiatement après cela, une douleur inexplicable prit place sur sa joue droite. Interloqué, et extrêmement surpris, il ouvrit ses yeux, choqué, ces-derniers fixés sur le sol, avant de lentement remonter vers celui qui se trouvait à ses côtés.
Celui-ci avait levé son bras qui tenait la lame et lorsque le regard de Misaki passa sur ladite arme, il put remarquer, avec stupeur, un filet rouge sur le bord.

"Qu…?!" C'est alors à ce moment qu'il sentit sa joue piquer et quelque chose couler doucement le long de sa peau. Et c'était loin d'être des larmes…

Son agresseur affichait un air particulièrement satisfait, l'inspectant de haut en bas, enveloppé par une aura menaçante.
Et ce sourire…

Le plus jeune baissa la tête vers son pantalon, après avoir senti une goutte tomber de sa joue : c'était du sang.
Du sang. Sur son jean.
L'autre l'avait…! Avec son scalpel, il l'avait…!
Son cœur manqua soudainement un battement, prenant conscience de ce qui s'était passé, juste à l'instant.

-"Peut-être que ma question n'était pas assez explicite… Toi, et cet «ami», vous êtes proches, non?"

Le plus jeune recommença à trembler, tout en levant doucement et lentement son regard vers celui de son agresseur, qui, pour son plus grand malheur, avait perdu toute notion d'amusement.
A présent, c'était une toute autre expression qui lui faisait face.
Une expression extrêmement sérieuse. Et cela ne rassurait en rien l'étudiant, qui comprit immédiatement que le terrain dans lequel il circulait était miné.
Il fallait donc à tout prix qu'il évite de contrarier son agresseur, qui avait, semble-t-il, perdu sa patience…

"Qu'est-ce que je peux répondre…?" pensa-t-il désespérément.

Il ne pouvait pas répondre "oui"… Car il perdrait toute crédibilité auprès de son ravisseur.
Mais répondre "non" était tout aussi dangereux : c'était comme rentrer dans le jeu de ce dernier.
Même s'il n'y avait probablement plus question de jeu, à présent…

-"N… Non, pas spécialement…" murmura le plus jeune, incertain.

Mais il avait raison de l'être… Car il ne savait pas jusqu'où l'autre pourrait aller, pour lui faire cracher la vérité. Et il lui suffisait d'y penser, pour sentir des frissons parcourir le long de son corps…
S'il pouvait juste s'enfuir…!

Après cette courte réponse, il espérait, du moins, convaincre son kidnappeur…
Kidnappeur qui ne changea pas le moins du monde son visage mécontent.

-"Bien sûr…"

Le brun se figea.
Ce ton était haineux…! On ne peut plus haineux!

"Oh non…"

Il était rentré dans son jeu... Il le savait, il s'était piégé lui-même!
Il tenta malgré tout, par la crainte, de fermer les yeux, mais une fois encore, une main attrapant son menton le ramena à la dure réalité, le forçant à ouvrir ses paupières et à regarder le démon qui l'avait attaché ici.
A regarder ce visage rempli d'aversion à son égard.

-"Tu crois vraiment que je suis si stupide? Espèce d'imbécile…"

Et avant qu'il ne puisse dire ou penser quoi que ce soit, il sentit une nouvelle douleur prendre place sur sa peau, de nouveau sur sa joue blessée.
Encore, il avait…!
Le brun laissa échapper un nouveau gémissement, accompagné par ses yeux qui recommençaient à se remplir de larmes, pour le plus grand plaisir de celui qui les avait provoquées.

-"Tu veux entendre ce que, moi, j'en pense?"

Misaki avait déjà refermé ses yeux.
Il souhaitait juste pouvoir se réveiller, tenter de sortir de cet enfer par tous les moyens…
De ne plus se trouver en face de ce psychopathe, ce fou qui s'amusait à le voir souffrir, lui, et tous les autres…
Sa chair déchirée ne cessait de piquer et il ne put s'empêcher de laisser paraître une grimace de douleur, signe de sa totale soumission à ce malade. Et pourtant, il devait paraître fort… Sinon… Sinon…

Cependant, la pression exercée sur la mâchoire se desserra, pour au final disparaître complètement.
Mais il ne rouvrirait pas ses yeux… Non, il ne voulait pas croiser encore une fois son regard!
Son ventre recommença alors à le faire souffrir terriblement, montrant avec horreur l'énorme peur qu'il ressentait à cet instant, incapable de voir ce que prévoyait son agresseur.
Et de l'autre côté, il ne voulait pas savoir du tout!
Par réflexe, il replia ses mains sur elles-mêmes, frottant ses ongles sur la rouille qui s'était formée sur les "accoudoirs".
Puis il entendit des bruits de pas, le faisant comprendre que l'autre se dirigeait à l'arrière. Il n'en fallut pas plus pour qu'il se fige totalement, craignant ce qui allait se passer…
Mais ces pas continuaient de s'éloigner peu à peu… Puis une longue série de bruits métalliques atteint ses oreilles.
Il ne pouvait s'empêcher, avec une curiosité atrocement morbide, de se demander ce qui se passait, là… Juste derrière lui.
Cela ressemblait, en tout cas, aux mêmes bruits qu'il avait entendus plus tôt : et pour autant, il n'en connaissait toujours pas la provenance…

Puis tout sembla s'arrêter. Pendant quelques secondes, cependant.
Car les bruits de pas, la preuve que son agresseur s'approchait de nouveau de lui, avaient recommencé, provoquant un sinistre écho dans toute la salle, résonnant sur tous les murs et montrant à quel point l'autre était calme dans sa démarche.
Comme si tout cela était parfaitement normal.
Ce qui était probablement le cas, néanmoins…

Il risqua l'ouverture d'un œil, même s'il craignait avec une horreur presque non contenue, ce qui pourrait surgir devant lui.
Et ô combien il avait raison…

Vladlen avait réapparu dans son champ de vision, précédé par le bruit de ses chaussures à chaque impact sur le sol, arborant, Misaki en était presque sûr, le sourire le plus effroyable qu'il n'ait jamais vu sur le visage de ce fou.
Et simplement à cause de ça, le cœur de l'étudiant manqua un battement, déclenchant dans tout son corps une grande sonnerie d'alarme. Et lorsque le regard de l'étudiant s'abaissa vers ce que tenait le malade juste devant lui, il aurait pu défaillir, tant il ne s'y attendait pas et que son esprit tentait de se convaincre que ce qu'il voyait N'ETAIT PAS ce qu'il croyait être.
Mais c'était peine perdue et il le savait plus que bien.

Le Russe tenait dans ses mains une longue barre en fer, dont une bonne partie se trouvait être blanche et presque éblouissante.
Blanche et éblouissante, de par l'impressionnante chaleur qui semblait se dégager de l'extrémité : elle avait été chauffée, à un point extrême!
Le brun pouvait presque percevoir toute l'intensité brûlante qui semblait s'échapper de la barre, que l'autre psychopathe tenait comme un enfant tenant un simple bâton…

A cet instant précis, c'était comme si tout un monde entier s'écroulait autour de Misaki, qui continuait de fixer, avec un effroyable sentiment, l'objet tenu par l'homme dont il était la malheureuse victime.

Il pouvait même entendre le crépitement du métal, dû à la forte chaleur, ne faisant qu'amplifier l'inqualifiable crainte qu'il ressentait à ce moment , accompagné par la forte température, qui se dégageait jusqu'à sa peau, comme annonciatrice d'un funeste destin.

L'autre leva ledit objet, plongeant son regard dans celui du plus jeune, se délectant avec un plaisir totalement distinct, de la peur dans les yeux de l'étudiant, avant de finalement s'approcher doucement, tout doucement de lui, d'un pas comparable à celui d'un félin. Un félin terriblement menaçant.

-"Ce n'est que mon humble avis, mais…" L'ironie présente dans sa voix transperça presque Misaki, qui n'osa pas, cette fois, détourner les yeux.
De plus, il ne voulait pas entendre la suite : il avait un mauvais, très mauvais pressentiment…

-" « Usagi » … J'ai comme l'impression que ça ressemble beaucoup à « Usami »… Quelle coïncidence, non?"

Misaki aurait pu littéralement mourir sur place, à la mention de l'écrivain, celui dont il ne souhaitait pas entendre le nom sortir de ces lèvres.
Sans pouvoir s'en empêcher, il eut un mouvement de recul, tout en écarquillant ses yeux de stupeur, ne s'y attendant pas du tout.
Du moins… Pas déjà.
Mais tout cela ne fit que confirmer le fou dans ses dires, qui laissa échapper un rire amusé par la réaction de son "petit jouet", comme il l'appelait. Le brun ne put retenir un frisson à la vue du cruel démon qui se tenait devant lui, une arme visiblement dangereuse à portée de main.

"Non… Il… Il ne doit pas le savoir!" Mentir : il ne pouvait faire que ça!

S'il disait la vérité… Alors peut-être y aurait-il un risque d'impliquer d'autres personnes!
Et Usagi était la personne qui ne devait surtout pas être mentionnée… Du moins, c'était ce qu'avait pensé son inconscient, son esprit étant trop embrouillé et surpris pour le faire de lui-même…

-"O-Oui, c'est juste une coïncidence…" souffla-t-il presque silencieusement, sa voix s'étant perdue quelque part, par la peur de répondre faux.

-"Oh, vraiment… Nous en reparlerons plus tard, alors…" avait répliqué son opposant, montrant par son regard le fait qu'il était loin d'être dupe.

Evidemment… Misaki n'était surement pas le premier qui essayait de lui mentir… Bien sûr qu'il ne l'était pas. Mentir aurait été tout à fait humain, dans cette situation.
Cependant, il reporta son attention sur le Russe, qui s'était approché au plus près de lui, la barre baissée, mais maintenant très proche de lui…

-"Mais je suis toujours en colère… Je vais te faire regretter de m'avoir désobéi, crois moi… Tu me supplieras bientôt de t'achever."

L'étudiant se figea de tout ses membres, sentant un frisson gelé parcourir chaque parcelle de sa peau, et ce, même avec le morceau de fer brûlant à côté de lui.
La main libre de Vladlen passa derrière son crâne et s'empara d'une poignée de cheveux, profitant d'un instant de faiblesse chez le brun, afin de l'immobiliser plus qu'il ne l'était déjà.
Soudainement, Misaki sembla enfin se réveiller de cette peur qui l'avait paralysé depuis l'entrée du fou dans cette pièce, chose qu'il n'avait pas pu prévoir si tôt après son réveil, assis sur cette chaise :

-"A-Attendez…!" Il avait haleté ce mot avec affolement, croisant les yeux déterminés et affreusement sombres de son agresseur, qui continuait de plaquer sa tête sur le côté, empêchant ainsi tout mouvement possible.

Puis ce dernier commença à lever le bras tenant la barre chauffée à blanc, continuant son inquiétante ascension vers son visage.
Misaki avait alors immédiatement commencé à se débattre, comprenant avec une abominable illumination ce qui risquait d'arriver, s'il ne parvenait pas, de suite, à s'échapper de ces mains qui pourraient peut-être le tuer dans quelques minutes.
L'autre allait le…! Sur son…!

Mais peu importe comment il tentait de se défaire de la prise de cet homme, peu importe sa volonté, il était encore et toujours immobilisé, sans défense…

-"Ar… Arrêtez! Non, s'il-vous plaît…!"

Il avait refermé fortement ses paupières, incapable de supporter plus longtemps la vue du dangereux métal s'approcher lentement et peu à peu de sa peau.
Bientôt, il put sentir l'incroyable chaleur, présente dans ladite barre, se frotter et danser sur ses joues, comme pour se moquer de sa triste condition. Le crépitement de la poussière brûlée était, lui aussi, bien plus intense aux oreilles de l'étudiant, qui s'apprêtait à sentir une insupportable douleur sur sa joue, comme le laissait penser les actions de son kidnappeur.
Mais rien : juste une énorme chaleur. Une énorme chaleur, qui caressait la peau de son visage, et les coupures qui y avaient été faites quelques minutes plus tôt.
Il ne savait même pas comment réagir…! Son cœur martelant l'intérieur de sa poitrine avec insistance, sa respiration lourde et répétitive, la peur de cette douleur qui ne venait pas…! Il ne savait pas combien de temps résisterait-il sans crier à l'aide, même si bien sûr, personne ne lui répondrait.
Et encore moins de personnes iraient le sauver des griffes de ce démon…

-"Non… Pas le visage…" Misaki avait risqué un coup d'œil vers son bourreau, interloqué par cette phrase soudaine, et qui arborait à présent une étrange expression, comme celle qu'il avait pu apercevoir en un millième de seconde auparavant.

-"Je ne vais pas abîmer ton visage… Non… Pas le visage…"

Il y eut une légère pause, durant laquelle l'étudiant ne parvenait pas à aligner le moindre mot, ne serait-ce que mentalement, trop occupé à trembler, pendant que la barre chauffée à blanc se retirait petit à petit de sa joue, qui avait déjà été rougie sous l'effet de la très forte chaleur dégagée par l'objet.

-"Son visage…" Le brun ne prêta même pas attention à cette phrase, fixant avec crainte le métal s'abaisser, presque jusqu'au sol.
Mais après s'être assuré de la baisse d'un quelconque risque, il fut cependant surpris par le fait d'être mentionné à la troisième personne, bien que ce sentiment partit presque aussi vite qu'il fut venu : l'autre était mentalement instable, si bien que ce genre de paroles était fortement possible. D'autant plus que ce n'était pas le sujet le plus approprié en l'instant précis.

La prise exercée sur ses cheveux sembla se libérer, si bien que la première chose que fit Misaki, était de détendre doucement son cou douloureux.
Mais cette petite détente fut de courte durée.
Car Vladlen, ce fou, s'était placé juste devant lui, toujours cette barre brûlante entre les mains, le dévisageant de haut en bas, d'une manière méprisante.

-"Je vais te faire supplier ton pardon… Crois moi, tu voudras réellement mourir, avec moi." La colère présente dans ses mots fut presque écrasante pour Misaki, qui comprit de ce fait, que même s'il avait échappé à quelque chose de vraiment douloureux…
Ce soulagement n'allait pas faire long feu, à présent.
Un horrible frisson glacial s'abattit sur tout son corps, prenant possession de ses muscles, qui se figeaient un à un, devant ce démon, ce cruel démon qui avait pris place en face de sa chaise.

D'une voix tout aussi hautaine, le Russe continua, tout en plaçant la barre brûlante à l'horizontale, suivi de près par le regard d'incompréhension, plein d'effroi cependant, du brun.

-"A chaque fois que tu tenteras de t'échapper… Je te ferai comprendre par ce moyen d'arrêter tout de suite de me provoquer."

Et juste après ces mots, il avait commencé à approcher ledit objet des jambes de Misaki, dont les yeux s'agrandirent presque aussitôt après avoir compris la raison de la place du psychopathe ici.
Son visage prit une impressionnante pâleur, tandis que ses yeux passaient de la barre à son ravisseur, et inversement.

Et juste avant l'inévitable, l'autre continua sur sa lancée :

-"Et même si tu finiras par ne plus pouvoir marcher, je continuerai encore et encore!"

Le plus jeune avait ouvert la bouche pour tenter, une nouvelle fois, de négocier, de trouver un arrangement, mais tout ce qui sortit de ses lèvres…
Fut un cri atroce, résonnant dans toute la pièce, plus que tous les sons qui avaient eu leurs échos dans cette salle…
Il ne pouvait crier que sa douleur, sa douleur sur ses jambes…
Ces brûlures qu'il ressentait à cet instant, pendant que la barre blanche continuait d'être pressée contre son pantalon, provoquant des trous dans ce dernier, et le bruit particulièrement insupportable de la chaleur sur sa peau, tout cela accompagné par l'odeur de la chair brûlée vers les narines du brun.
Mais tout cela… Tout cela n'était que le début de cet incessant jeu.
Ce jeu qui avait duré plus de six mois, maintenant.

Combien de temps, réellement?
Combien de temps s'était-il écoulé, jusqu'à ce qu'il perde toute son humanité…?

…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…

…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…..…

-"Réveillez-vous! Réveillez-vous, c'est fini! C'est fini!"

Une voix extérieure s'immisça dans l'esprit de Misaki, comme si l'on essayait de le rappeler à l'ordre.
Il pouvait entendre ses propres cris, déchirant le silence qui s'était soudainement installé après la fin de cette atroce vision. Il pouvait même sentir son corps être secoué, ses larmes couler le long de ses joues…
Mais en aucun cas, il ne souhaitait ouvrir les yeux!
Il avait beau savoir qu'il n'était plus là-bas, qu'il était en sécurité, avec ses proches… Rien ne pouvait y faire : la simple idée de revoir cet homme sans cœur et sans pitié le faisait trembler d'horreur.
Il ne pouvait même pas imaginer ce qui arriverait, si l'autre finissait par le retrouver… Il n'était pas sûr de s'en sortir indemne, non… Ce psychopathe l'était peut-être juste assez pour l'empêcher, par tous les moyens de marcher!

Alors il ne pouvait pas ouvrir les yeux : ce qu'il avait vu… Il l'avait presque revécu!
Même si ce n'était pas allé jusqu'au bout… Parce que cela ne s'est pas arrêté là. Bien au contraire…
Lorsque Vladlen avait fini de brûler sa peau, Misaki avait simplement pensé que c'était enfin fini… Qu'il allait pouvoir arrêter de souffrir, ne serait-ce que pendant un moment! Même si la peur que cela recommence était incroyablement grande, mais ce n'était pas réellement nécessaire de le rappeler, c'était même évident.
Mais le Russe ne s'était pas arrêté à cela.
Il avait simplement reposé la barre sur le sol métallique, et après s'être dirigé vers le mur où étaient accrochées toutes sortes d'objets de torture… Il était revenu avec une paire de cisailles, comme celle qu'il avait tenue une dizaine de minutes plus tôt. Cependant, le brun ne pouvait toujours pas bouger, et la simple peur de cet objet suffisait à le faire trembler plus qu'il ne le faisait déjà, ses larmes coulant à torrents tout le long de sa peau, et sa chair brûlée continuant toujours de lui causer une souffrance indescriptible.
Mais il restait immobile. Impuissant, aux mains de cet homme, ce sadique. Celui qui s'amusait à le tourmenter sans raisons, pour un plaisir qui ne pouvait pas exister dans le monde réel…
Pourtant, c'était bien le cas. Et la victime de ce dernier, c'était juste lui, et cette vingtaine d'autres garçons enfermés, tout comme lui.

Alors qu'il pensait que cela ne pouvait pas être pire… Son ravisseur s'était agenouillé, et alors que Misaki se demandait avec effroi ce qui allait se passer, comment l'autre pourrait le faire davantage souffrir… Néanmoins, c'était bien possible. A son plus grand malheur.
Ce dernier avait fait passer ses longs ciseaux vers le bas de son pantalon et commençait déjà à le lui couper, peut-être pour décoller le tissu qui avait presque collé sur sa peau…?
Mais arrivé au niveau de ses plaies, le passage des lames sur les parties encore enflammées avait été particulièrement difficile à supporter, et comme lors de ses brûlures, il avait arrêté de s'empêcher de crier : c'était tout simplement impossible!
Toutefois, cela avait continué, son kidnappeur coupant peu à peu son pantalon, passant ensuite au reste de ses vêtements, tout cela sous les yeux larmoyants et emplis de souffrances du plus jeune, qui n'arrivait même plus à fermer les paupières.

Il n'avait fallu que quelques minutes pour que ses restes de vêtements se retrouvent sur le sol, ne lui laissant que son caleçon pour se protéger de quelconques regards qu'il ne souhaitait absolument pas, et encore plus à ce moment.
L'autre avait ensuite ouverts ses liens, libérant ses poignets et ses chevilles de cette pression qui les avaient blessés, en vue des marques rouges qui étaient apparues tout autour.
Et encore une fois, il avait pensé que ce serait fini… Mais au fond de lui-même, il savait que cela ne serait pas le cas.
La chance l'avait déjà abandonné il y a peu… Il ne pouvait pas espérer une autre échappatoire tout de suite. Non, il ne le pouvait pas du tout!

Vladlen s'était retiré à l'arrière de la salle, laissant sans aucune surveillance Misaki, qui était presque libre, si l'on ne comptait pas la porte fermée à double-tours.
Cependant… Essayer de s'échapper était impossible…
Il ne pouvait même plus bouger ses jambes, tellement la douleur était affreusement considérable et étendue!
Il s'était contenté de serrer ses bras contre lui, sanglotant de plus belle, grelottant par le froid et observant avec tristesse et dégoût ses vêtements déchirés, au sol.

"Je dois sortir d'ici…" avait-il alors pensé en pleurant. Mais comment, alors qu'il lui serait impossible de courir pendant un moment?

Le Russe revint alors dans son champ de vision, tenant une bouteille comme précédemment, mais avec du coton, ce qui rassura Misaki légèrement, même si son destin était désormais fondé…
Il tenait également ce qui s'apparentait à un tissu blanc, assez long, mais qu'il laissa dédaigneusement tomber sur le sol, avant de s'approcher de ses jambes.
Au grand étonnement de Misaki, il l'avait soigné. Même si cela avait été particulièrement douloureux et insupportable… Cela l'avait été moins que ce qu'il avait subi précédemment…

Et une fois cela fait… Sa volonté avait presque volé en éclat, lorsque Vladlen lui avait finalement jeté le tissu.
Tissu qui était en réalité un long T-shirt blanc. Comme tous ceux qu'il avait pu voir, plus propre, néanmoins, que ceux portés par les autres garçons, captifs de cet homme.

-"Habille-toi." C'était le seul ordre qu'il avait entendu depuis sa "punition".

Il avait refusé, tout au début, mais son ravisseur lui avait bien fait comprendre du regard qu'il ferait mieux d'accepter son sort.
Parce que ce qui s'était juste passé n'était qu'un début, et au fond de lui-même, Misaki l'avait malheureusement compris… Alors il avait obéi et s'était habillé.
Voilà comment sa volonté avait été presque réduite à néant…
Bien qu'il en restait toujours un bout, un bout qui continuerait de subsister, et qui lui avait probablement permis de survivre et d'arriver jusqu'à la sortie, comme à présent…

Mais la voix qui s'était fait entendre plus tôt avait repris, le sortant de ses souvenirs, tout pendant qu'on continuait à le secouer, comme pour essayer de le réveiller d'un mauvais rêve dont il était presque impossible de s'enfuir…
Toutefois, il sentit la voix devenir plus claire, plus distincte, le tirant petit à petit de ce mauvais souvenir, qui semblait vouloir rester ancré dans l'esprit de Misaki.

-"Allez, ouvrez les yeux!" Le son de ces mots ayant augmenté brutalement, preuve qu'il commençait bel et bien à émerger, le plus jeune obéi instinctivement, par surprise, et ouvrit rapidement les paupières, même si la lumière était trop forte pour ses yeux longtemps fermés.

Juste devant lui se trouvait son médecin, qui le tenait fortement par les épaules, l'air particulièrement soucieux.
Que s'était-il réellement passé pendant cette séance d'hypnose…?
La seule chose qu'il se rappelait… Etait de s'être laissé endormir comme la première fois, d'avoir… Recommencé à vivre cet enfer qu'il avait espéré à tout jamais quitter, puis de s'être réveillé soudainement, par la voix de son docteur, qui l'avait tiré d'un étrange état de somnolence.
Peut-être une suite de l'hypnose…? C'était probablement le cas, c'était simplement sa deuxième séance…

-"Est-ce que vous allez bien?!" Le ton de l'homme qui se tenait juste en face de lui était soucieux, et même très soucieux.

Le brun s'interrogea à ce sujet, mais quand il essaya de poser la question pour en savoir davantage, encore une fois, aucun son ne sortit de sa bouche.
Ce n'était toujours pas parti…
Il l'avait bien espéré… Mais ce n'était pas le cas.
Son médecin lui avait parlé d'un souvenir bloquant sa voix… Alors si ce n'était pas celui-ci, à quel point le vrai était-il traumatisant…? Il n'osait même pas imaginer.

Retournant sur Terre, Misaki acquiesça d'un léger hochement de tête.

"Je pensais enfin pouvoir parler…" Sa situation en venait à être véritablement désespérante… Lui qui pensait pouvoir communiquer à nouveau… C'était raté, pour cette fois!
Et tout cela, à cause d'un malade qui s'amusait à torturer de jeunes étudiants… Qu'avait-il fait, pour mériter ça?

-"Vous m'avez vraiment inquiété…"

Il reporta son attention sur celui qui se trouvait en face de lui, haussant un sourcil aux paroles de ce dernier et aussi à l'air anxieux qui était affiché sur son visage.
Il y avait… Quelque chose d'anormal…

"Est-ce que quelque chose s'est passé pendant que j'étais inconscient…?" C'était la seule chose qui avait pu venir à l'esprit de Misaki, alors que tous les éléments en sa disposition se combinaient petit à petit.
Il ne manquait plus qu'il ait d'autres problèmes, maintenant…

-"J'essaye de vous réveiller depuis plus d'une demi-heure…" Le cœur du brun manqua littéralement un battement.

Une demi-heure…?
Pourquoi ne s'était-il pas réveillé avant? Il cligna les yeux dans l'incrédibilité, fixant son docteur avec un regard empli d'incompréhension. Dans le but d'en savoir plus, il chercha des mains son petit tableau, mais l'autre le devança presque aussitôt, d'une voix grave et sérieuse, ne faisant donc rien pour rassurer le plus jeune, qui s'était stoppé, attentif à ses prochains mots.
Il ne pouvait pas passer à côtés de ces explications…

-"Vous m'avez encore parlé, vous savez…"

Il fronça les sourcils, dévisageant son médecin de haut en bas, continuant d'afficher une expression qui montrait sa difficulté à comprendre. Plus rapide, il s'empara de son tableau en plastique, interrompant son interlocuteur dans ses propos, qui se contentait d'attendre la prochaine question à venir à ce sujet.
Qui ne tarda pas, cependant.

""Jusqu'où ai-je parlé?"" était inscrit en lettres noires sur la surface blanche, l'objet tourné vers le psychologue, qui pencha la tête à la lecture de ladite demande. L'étudiant était rempli de curiosité et d'inquiétude envers sa voix perdue, cette voix qui avait subitement disparu, sans raison apparente…

-"Eh bien…" tenta de répondre le plus vieux, visiblement extrêmement gêné par la question.

-"Il vous avait… Blessé. Aux jambes."

Misaki ne sut que répondre exactement.
Au moins n'avait-il pas entendu la suite… Mais c'était déjà assez pour montrer à quel point l'homme qui l'avait séquestré si longtemps était pire qu'instable : il était totalement fou, il n'y avait aucun doute là-dessus.
Il hocha simplement la tête, avant de reposer doucement et calmement le petit tableau blanc sur ses genoux, avant de faire un léger signe de mains, autorisant l'autre à continuer les explications qu'il attendait tant.

-"En fait… Je pense que nous avons touché un souvenir trop intense." Le médecin fit une pause dans ses propos, remarquant l'air perdu du brun, qui n'avait pas pu s'empêcher de froncer les sourcils à nouveau. C'était un sujet très compliqué, pour un simple étudiant comme lui, qui n'étudiait en rien la médecine et encore moins tout ce qui touchait au psychologique…

Mais le plus vieux reprit rapidement, conscient que ses paroles pourraient peut-être déceler une certaine clé pour la sortie, pour le remède de son patient.

-"Le souvenir que vous avez eut étai extrêmement violent, de ce que j'ai pu entendre et voir pendant votre inconscience…"

"S'il savait…" avait presque ironiquement pensé Misaki à l'entente de cette phrase, qui montrait bel et bien l'ignorance de tous les gens qui n'avaient rien vécu du tout.
Bien sûr que c'était violent. Bien sûr qu'il avait crié.
Mais fallait-il préciser que ce n'était presque rien, après ce qu'il avait pu vivre plus tard…?

-"Je pense que ce souvenir était trop fort pour que vous puissiez vous réveiller avant la fin : il faudra que nous soyons très prudent, pour l'avenir. Je vais chercher un moyen d'être plus précis dans les prochaines séances… Il faudra, vous, de votre côté, que vous cherchiez des choses, des situations qui pourraient sortir, ne serait-ce qu'un petit son de votre bouche. C'est vraiment très important. L'hypnose peut aider, c'est un fait médical… Mais elle peut aussi empirer la situation, si elle est trop utilisée… Il faut rapidement qu'on trouve ce souvenir qui bloque votre voix et éviter de traîner sur des souvenirs qui feraient mieux de rester cachés, vous comprenez? Il est inutile de ramener à la surface des choses qui devraient mieux rester où elle se trouvent… Surtout lorsque ce sont d'aussi violents souvenirs."

Misaki resta figé, incapable de bouger le moindre muscle, fixant avec une certaine angoisse la personne qui se trouvait assise, dans la chaise opposée à la sienne.
Alors il n'était pas encore sauvé… Non, ça aurait été bien trop simple, n'est-ce pas…?
Il lui restait beaucoup de chemin à parcourir pour être enfin rétabli, sauvé de cette peur qui lui tordait le ventre sans interruption, à la simple pensée du psychopathe qui l'avait enlevé, toujours de manière mystérieuse. Car il ne se souvenait toujours pas de ce moment… Ni du moment où il s'était réellement enfui, d'ailleurs.
Juste… Ces horribles moments passés en compagnie de ce malade. Et comme il aurait aimé ne pas s'en souvenir, de ces choses-là!
Il baissa la tête, sentant ses forces et sa volonté faiblir petit à petit.
Il semblait si près du but… Mais évidemment, ce n'était pas si simple.
L'étudiant ne devait pas s'attendre à retrouver sa voix au bout de quelques séances d'hypnose… Non, ce serait bien trop tôt! On entendait souvent parler de ces gens qui mettaient des années à se remettre de grands traumatismes…
Il n'insinuait pas que le sien était plus important que les autres, mais… N'était-il pas particulier, lui aussi? Alors il était évident que ce n'était pas en quelques jours que cette affaire serait réglée, malheureusement… Et au fond de lui, il le savait pourtant très bien, mais avait dès le début refusé de l'admettre, concevant cette thérapie comme miraculeuse.

Sauf qu'il venait de tomber de haut. De très haut.
Car qu'on lui dise que cette méthode soit dangereuse… C'était comme lui dire que ce qu'il faisait ne servait à rien et qu'il ne cessait en rien de tourner en rond, encore et encore… Sans pouvoir s'arrêter et se remettre petit à petit, essayer de revivre comme avant…
Non, c'était comme un cauchemar, auquel le réveil était impossible.

Son docteur parut comprendre le malaise qui s'était installé et recommença, d'une voix plus douce, tentant de mettre son patient dans un meilleur état d'esprit :

-"Ne vous inquiétez pas… Vous y arriverez, je peux vous en assurer! Et vous êtes en sécurité, maintenant… Vous pourrez donc plus facile-"

DRIIIIIIING!

Les deux hommes sursautèrent à la sonnerie qui venait brusquement de s'enclencher, résonnant entre les murs du bureau, annonçant un appel.
Le téléphone avait interrompu leur dialogue et chacun se retourna vers l'appareil, continuant de sonner en continu, avant que le plus vieux décide de se lever lentement, une étrange expression peinte sur le visage, décidé, néanmoins, à répondre pour savoir qui les avaient dérangés durant leur séance.

-"Je pensais avoir demandé à ce que l'on filtre mes appels…" avait-il simplement maugréé, tout en s'approchant de la petite machine, qui continuait de hurler dans leurs oreilles, incessamment.

Misaki suivit le bras de son médecin, qui décrocha l'appareil d'une manière agacée, tout comme le montrait son visage et le ton de sa voix lorsqu'il s'annonça avec un bref "allô".
Le brun s'enfonça dans son fauteuil, avant d'en profiter pour se frotter les yeux et bailler de fatigue.
Jamais il n'aurait pensé l'hypnose comme étant une méthode qui dépenserait si vite son énergie… Non, jamais.

Il allait fermer les yeux, pour tenter de se détendre et d'oublier, même si cela était presque impossible, d'oublier un peu tous ses soucis et d'imaginer comment sa vie pourrait reprendre son cours normal. Il avait du mal à y croire, mais l'imagination ne tuait personne, ou du moins, ne l'avait pas encore fait jusqu'à présent!
Toutefois, lorsque son psychologue laissa échapper un "Oh…", il reporta son attention sur lui, curieux, mais sans réelles arrières pensées. Il ne s'intéressait pas vraiment à ce que pouvait lui dire la personne à l'autre bout du fil, après tout… Ce n'était pas ses affaires.

Du moins, cela ne l'était pas, jusqu'à ce qu'il remarque les yeux presque affolés qui venaient de se poser sur lui après quelques instants silencieux de la part de son docteur, qui avait visiblement pâli, comme figé, des racines s'étant incrustés dans ses membres au sol.
Quelques secondes passèrent, cependant, durant lesquelles Misaki et l'autre échangèrent leur regard, l'un dont l'inquiétude était plus que visible, et l'autre…
L'autre dont l'angoisse montait seconde par seconde, tant le sentiment d'être impliqué dans quelque chose grandissait à vue d'œil.

Mais c'était peut-être juste lui, hein? Ce n'était pas un seul coup d'œil qui pourrait lui faire croire n'importe quoi…
N'est-ce pas?
Et puis, qu'est-ce que ça pourrait être…? Ce n'était pas comme s'il n'était pas en sécurité…
Au moins, il l'espérait de tout cœur.

Ce dernier augmenta d'ailleurs sa cadence, tout pendant que Misaki détournait les yeux, tenta de se convaincre que c'était juste une simple impression et qu'il était simplement devenu paranoïaque : ce qui était très probable, il fallait l'avouer…

-"Très bien… J'arrive dans quelques minutes, nous en reparlerons immédiatement après." Et il avait raccroché. Juste comme ça.
Mais la peau de son visage avait blanchi, preuve d'une grande inquiétude, amplifiée par cette tension qui avait remonté d'un coup, étrangement…

Le plus jeune prit son tableau et s'empressa de marquer quelques mots, espérant ainsi récolter des informations et peut-être en récolter sur lui.
Du moins, il espérait que cela n'ait pas de rapport, de près ou de loin, avec son cas, déjà assez sévère!

""Un problème?"" avait été inscrit de manière rapide, mais tout de même lisible.

Mais la réponse ne fut pas immédiate, comme l'espérait le brun, qui continuait de sentir son angoisse remonter peu à peu, alors que sa respiration s'accélérait légèrement.
Il fallait quelque chose, sinon… Sinon, il pourrait presque croire que cela le concernait…

"Mais… Ce n'est pas le cas non…?" cette pensée aurait très bien pu s'associer avec un rire jaune, car c'était principalement une phrase dont le but était de le rassurer.
Ce n'était pas gagné…

Lentement, sa bouche commença à s'ouvrir, dans la peur, comme si quelque chose était réellement arrivé.
Quelque chose le concernant, lui.

Mais alors qu'il allait effacer son tableau pour demander de nouvelles informations, peut-être de manière plus brusque, un sourire se dessina sur les lèvres de celui qui s'occupait de lui, comme si rien ne s'était passé.

-"Non… Non, ne vous en faites pas, c'est juste un problème personnel. Je vais vous reconduire dans votre chambre."

L'étudiant souffla un grand coup, soulagé que cela ne soit pas lui. Il se leva faiblement et s'empressa d'aller s'asseoir dans le fauteuil roulant qui traînait à l'entrée de la pièce : il n'aurait surement pas assez de force pour suivre tout le chemin vers sa chambre… Peut-être quelques jours plus tard.
Son docteur s'était avancé et avait attrapé les poignées, pour commencer à le tirer.
Mais étrangement, le mauvais pressentiment qu'il avait commencé à éprouver au moment de l'appel ne cessait de le tourmenter.
Pourquoi avait-il l'impression que tout le monde lui mentait, et ce, dès son arrivée ici…?!
Comme une gigantesque farce, dont il était le héros!

Il secoua la tête, imperceptiblement.

"Je me fais des idées, je suis juste parano…"

Oui… C'était surement ça.
Qu'est-ce qui aurait bien pu arriver, sinon…?


(Je m'excuse à l'avance des pavés que je fais... Le site ne me permet pas d'aller à la ligne, de faire des alinéas, ou de sauter des lignes. Autant dire que c'est FRUSTRANT è.é Bref, passons à mes commentaires, A LA SUITE, FORCEMENT XD )

Alors? Alors? 8D
C'était comment? 83

J'ai réussi à montrer une partie COMPLÈTEMENT PSYCHO de Vladlen, si c'est pas géniaaaal? (genre, comme si vous saviez pas qu'il était fou... XD )
C'est un de mes chapitres les plus travaillé (si c'est pas le plus travaillé, d'ailleurs...), alors si vous avez des impressions, ça serait génial de me les donner, ça me ferait super plaisir! Idem si vous avez des questions, je serai plus que prête à y répondre! ^^

Et donc...? Qu'est-ce qui a bien pu se passeeeer...? 8D *j'adore vous faire chier de cette manière, c'est tellement jouissif, alors que je sais parfaitement ce qu'il va (OU PAS 8D ) se passer! 83 *
Là encore, si vous avez des idées sur la suite, des suggestions, des remarques... Faites péter les commentaires! =D

Donc voilà, j'espère que vous avez aimé ce chapitre...
Bref, ça clôt le sujet de "Je suis de retour...". Passons aux news, maintenant! =D
Je me permet d'en parler ici, parce que bon, QUI SAIT, ça intéressera peut-être du monde XD *instant pub méga cool =D *

- Tout d'abord, les épisodes du "Petit Chaperon Rouge" avancent! (je rappelle qu'ils sont tirés d'une de mes fanfictions, on sait jamais... Là encore, ça attirera peut-être du monde xD ). L'épisode 2 est terminé à... Environ la moitié, si c'est pas plus! 83 N'oubliez pas, si vous n'avez pas vu l'épisode 1 (de 20 minutes, OUI MESDAMES XD ), allez sur ma page youtube "Celiacp17", il est disponible =)
Nous accueillons d'ailleurs une nouvelle dessinatrice, Natshez!
Proposez vous, si vous êtes intéressées... ^^

- Ensuite, je bosse actuellement sur le chapitre 15. J'ai dû faire 4/5 pages. Autant dire que c'est pas beaucoup. Et pourtant, je poste le chapitre 12 avant de l'avoir terminé. Pourquoi? Parce que les chapitres 11 et 12 vont ensemble, et que ça fait presque un mois depuis... Donc je le poste, même si ça réduit ma marge de chapitres en avance. Ce qui m'amène à vous demander (en espérant que je craque pas avant XD ) d'être patient pour le chapitre 13, car il faudrait que je termine le chapitre 15, ET que je commence (à au moins 10 pages...?) le chapitre 16, qui rappelons-le, sont des chapitres qui me posent beaucoup de problèmes. Voilà, c'est dit XD Au moins, je vous aurais prévenus x) Et puis, je vous ai donné un GROOOS chapitre, vous serez capable d'attendre, non...? xD

Donc bon... C'était mes petites news du moment ^^
Je vais arrêter de vous embêter, et...
A plus tard pour le prochain chapitre! =D


Nana-Chan : Hellow! ^^ Merci beaucoup, je suis super contente que ma fanfiction te plaise! *^*
C'est vrai que Misaki m'a fait beaucoup de peine... Particulièrement au moment où il essaie d'enfoncer lui-même la porte blindée de la chambre froide... Oui, c'est méga triste T-T
Eh bien... Voilà la suite... DE 40 PAGES XD
Merci beaucoup, ça me fait très plaisir °^° Je vais faire de mon mieux pour continuer ^^
Bye! =D