Désolé pour cette attente longue et intolérable !
j'ai eu beaucoup de mal avec ce onzième chapitre. Il marque un petit tournant dans l'histoire.
En effet, jusqu'à maintenant, j'avais une idée de départ, et un autre d'arrivée. Entre les deux, c'était le vide intersidéral. Autrement dite, je n'avais pas d'histoire. J'ai donc bazardé le premier jet de ce chapitre, créé une nouvelle page word et mis par écrit les idées qui me sont venues. J'ai résumé les vhaputres déjà écrits en quelques lignes et posé les bases des suivants (AActuellement, j'ai mes idées jusqu'au dix-sepièmre chapitre)
En même temps, j'ai relu cette fic et me suis dit "Mouais". Pour un adepte des séries fleuve (ATTENTION, je parle des fics, pas des animes... parce que Naruto et Bleach, j'ai ai plein le... enfin, bref. Y a que One Piece que je suis ), faire une histoire aussi courte n'est pas très malin. Aussi, la période des vacances de Noël durera au moins cinq-six chapitres (Kwaaaaa ? Oo). c'est beaucoup, mais je compte introduire un nouveau personnage important.
En parlant de personnages, j'ai également fiché la plupart des personnages, et en particuliers ceux qui sortent de mon imagination. Ainsi, nos quatre héros, ainsi que tous les élèves Weasley ont maintenant une fiche personnelle. C'est vraiment très utile, car j'ai mis sur papier des information que j'aurais pu oublier et que j'utiliserai à bon escient. Au fil de l'histoire, vous découvrirez donc les personnalité des enfants Weasley (Et je précise que la fille de Fleur et Bill aura un rôle sûrement important). Et j'ai aussi fiché les professeurs, évidemment.
Voilà, c'est tout. Je m'excuse encore et encore... me souviens plus de quand date mon dernier chaitre posté. Et je m'excuse aussi pour la longueur pathétiquement courte de ce chapitre. Vous comprendrez peut-être pourquoi il était légèrement inremplissable (Et j'ai, j'invente des mots. Et alors ?)
Bonne lecture, et sorry, sorry, sorry...
Chapitre 11 : Projets de vacances
Décembre approchait. Assis sur une souche dégagée de la neige qui la recouvrait, Adam regardait Sally et Zack sculpter le visage de leur bonhomme de neige. Le né-moldu avait fermement condamné l'usage de la magie pour empiler les boules de neige mais n'avait pas été écouté. Résultat, il boudait. Un peu plus loin, Vincent fixait la Forêt Interdite, pensif. Adam s'approcha de lui.
-Ca va ? lui demanda-t-il.
Le blond sursauta et se retourna.
-Tu m'as fait peur! Oui, ça va… je pensais juste aux prochaines vacances. C'est dans moins de trois semaines.
-Les vacances de Noël ? répéta le né-moldu. Les sorciers croient en Dieu ?
-Pourquoi pas ? Enfin, c'est surtout la tradition. Des vacances en hiver, ça ne fait jamais de mal à personne.
-Pas faux. Tu rentres chez toi… avec Taddicus ?
Vincent grimaça et souffla dans ses mains pour les réchauffer.
-Je ne rentrerai pas chez moi… Je préfère retarder le moment où mes grands-parents me sermonneront pour la Maison que le Choixpeau m'a choisie.
-J'avais oublié… Tu regrettes d'être à Serdaigle ?
Le blond sourit légèrement. Une lueur brillait dans son regard lorsqu'il regarda Adam dans les yeux.
-C'est la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie, déclara-t-il. La chaîne des Serpentard de ma famille est en partie rompue. Il n'y a plus que Taddicus en lice. Non, je ne le regrette pas du tout.
-Je ne comprends pas vraiment, lui confia le né-moldu. C'est vraiment si important ?
-Ma mère est née à l'époque de la guerre contre Tu-Sais-Qui…
Devant l'air perdu de son ami, le blond sourit et se reprit.
-…Contre le Seigneur des Ténèbres.
-Oh, Voldemort, d'accord.
-Si tu veux, mais la plupart des gens évitent de parler de lui et de l'appeler comme ça. On dit que ça porte malheur. Bref, à l'époque de la guerre contre le Mage Noir, le statut d'ancienne Serpentard de ma mère a compromis sa vie. Les gens ne voulaient plus l'engager, ou bien ils avaient peur d'elle. Elle en a vraiment souffert, et c'est pour ça qu'elle est partie en Amérique…
-…et qu'elle a rencontré ton père.
-Exactement. Tu vois, si elle était encore en vie, je suis sûr qu'elle serait vraiment fière de moi. Pas comme le reste de ma famille.
Adam hocha la tête, compréhensif. Et lui qui se plaignait de sa vie… il avait trouvé pire. Vincent craignait sa famille, ce qui était assez triste en soi. Il n'avait personne à qui faire confiance. Le né-moldu se rendit compte que, pour son ami, Poudlard était une sorte de refuge, un endroit où il était loin de ses grands-parents et de leur mépris pour lui.
-Et toi, alors, fit Vincent, le coupant dans ses pensées, tu n'as pas un peu peur de rentrer chez toi ?
Adam soupira longuement. Il y avait réfléchi, évidemment.
-Un peu, avoua-t-il finalement. J'ai peur que les gens m'aient oublié.
-Qu'ils t'aient oublié ? répéta le blond. Ce n'est pas comme si tu étais parti depuis trois ans… c'est juste quelques mois !
-Je sais, mais ça me fait quand même peur. C'est stupide, mais je n'arrête pas d'y penser. Et puis… mes amis, ma famille, ils vont me poser des questions. Mentir à tellement de monde, ça fait mal.
-Tu n'as pas vraiment le choix… leur révéler ce que tu es, c'est vraiment dangereux.
-Dans un sens, j'aurais préféré ne jamais avoir de pouvoirs…
-Ne dis pas ça… pour un enfant de moldus, c'est censé être un don !
-C'est vrai, je devrais être content.
-Mais tu ne l'es pas.
Adam soupira et chercha ses mots. Il hésita à parler de ce qu'il ressentait à Vincent. Pourrait-il comprendre ? Ce que le né-moldu avait en tête était sans doute incompréhensible pour un sorcier.
-Quand j'ai appris que j'étais un sorcier, ça ne m'a pas plu, dit-il finalement. Je n'aimais pas la magie et, dans un sens, je ne l'aime toujours pas maintenant. Bizarre, non ? En fait, la magie a quasiment détruit ma vie, ma vie moldue.
-Je ne comprends pas vraiment. Tu veux dire que ton pouvoir a détruit ta vie ? hasarda Vincent.
-En gros, oui. Je ne suis plus en contact avec mes amis, par exemple. Quand je rentrerai, on ne sera plus amis du tout. Ca me fait peur…
-Tu nous as, nous, fit le blond en désignant Sally et Zack, toujours occupés sur leur bonhomme de neige.
-T'as raison, je m'inquiète pour pas grand-chose…
Adam secoua la tête et alla rejoindre les deux cousins. Vincent le suivit après quelques secondes. Sally et Zack semblaient se disputer. Ils ne cessaient d'agiter leur baguette devant leur sculpture. En les voyant arriver, la Gryffondor s'écarta de leur oeuvre, mains sur les hanches.
-Ah, vous voilà ! Dites, c'est un garçon ou une fille ?
Les deux Serdaigles regardèrent le bonhomme de neige puis échangèrent un regard perdu. Effectivement, c'était une très bonne question. La sculpture n'avait aucune forme, mais on l'avait gratifiée de longs cils et d'une bouche rouge vif, ainsi que du chapeau pointu de Zack et de deux branches pour les bras.
-Eh bien… commença Vincent.
-… Une fille ? tenta Adam.
Sally lança un regard de triomphe à son cousin puis alla s'asseoir sur la souche qu'occupait le né-moldu quelques minutes plus tôt, un sourire satisfait sur les lèvres. Zack grommela quelque chose d'incompréhensible et donna un coup de pied au bonhomme de neige qui ne bougea même pas.
-De quoi vous parliez, tous les deux ? demanda soudain la Gryffondor en se tournant vers les Serdaigles.
-Des vacances qui arrivent, répondit Adam. Vincent va rester ici, et moi je rentre à la maison. Retour à la civilisation !
-Tu insinues qu'on est sous-développés ? demanda Zack.
-Tu rigoles ? se moqua le né-moldu. Attends, vous vivez dans un château sans électricité, vous vous éclairez à la bougie et vous écrivez avec des plumes sur du parchemin. Franchement, c'est légèrement moyenâgeux.
-Vu comme ça, concéda Vincent.
-On ne vit pas tous dans des châteaux, intervint Sally. Zack, par exemple, vit dans une maison.
-Et elle dans un manoir, répliqua le roux. C'est une snob.
-Juste pour les vacances ! se défendit la Gryffondor.
-En plus ! s'exclama son cousin. Vous imaginez, c'est un manoir de vacances !
-Tu es si riche que ça ? s'étonna Adam.
-Héritage familial, marmonna Sally.
-Vous trouverez difficilement pire que ma famille, soupira Vincent.
-Les Sang-Pur sont souvent plein aux as, expliqua Zack au né-moldu. Ce sont de vieilles familles fortunées.
-Sinon, vous faites quoi pendant ces vacances, vous deux ? demanda le blond pour changer de sujet.
-On va faire un grand… un énorme dîner de Noël, répondit Sally. Toute la famille sera là.
-On sera au moins vingt, soupira Zack.
-Et en plus, mon père a prévu d'inviter les anciens membres de l'Ordre du Phénix.
-Comme chaque année…
Vincent écarquilla les yeux.
-L'Ordre du Phénix ? Ouah !
-C'est quoi ? demanda inutilement Adam, blasé.
-Un groupe de sorciers ayant combattu les Mangemorts et Voldemort à l'époque où personne ne croyait qu'ils représentaient un véritable danger. C'est une véritable légende.
-Oh…
-Nos pères en ont fait partie, expliqua Sally. Tous les membres sont restés en contact, mais on ne sait pas vraiment pourquoi.
Un silence s'installa. Au bout de quelques secondes, Vincent proposa aux autres de rentrer au château. Ils passèrent le reste de l'après-midi dans la Grande Salle, à parler de leurs projets de vacance. Sally et Zack avaient un planning bien rempli, tandis que celui d'Adam était totalement vide. Pour lui, rentrer chez ses parents était le plus important.
Un matin de décembre, moins de deux semaines avant les vacances tant attendues, Adam déjeunait en compagnie de Vincent. Tous deux étaient songeurs et ne parlaient pas beaucoup, se contentant d'ouvrir la bouche uniquement pour y enfourner une tartine ou demander la cruche de chocolat chaud. Soudain, les hiboux du matin entrèrent par les fenêtres, apportant le courrier. Vincent reçu son exemplaire quotidien de la Gazette du Sorcier et le feuilleta tranquillement. Le né-moldu, quant à lui, regardait avec étonnement une lettre tombée dans on assiette. Elle était envoyée par ses parents. C'était vraiment inhabituel. Ses parents répondaient toujours à ses lettres, mais n'en envoyaient pas eux-mêmes. D'ailleurs, comment avaient-ils trouvé un hibou ? Adam prit l'enveloppe et l'ouvrit. Il parcourut rapidement la lettre, son visage se décomposait au fil de sa lecture.
-Oh, non… gémit-il.
-Ca va ? lui demanda Vincent en voyant sa tête.
Le né-moldu lui tendit la lettre. Son ami la lut rapidement, sourcils froncés.
-Ca, c'est vraiment pas de chance, commenta-t-il en la lui rendant. Ils ne peuvent rien y faire ?
-Ils peuvent cacher mon retour et m'obliger à rester cloîtré dans la maison, mais ce ne serait pas des vacances.
-Et refuser d'héberger ta famille ?
-Impossible ! Déjà qu'ils ne s'entendent pas très bien…
-Je suis désolé…
Adam chiffonna la lettre et la fourra dans sa poche.
-Pas autant que moi, fit-il avec amertume. Je vais rester ici. Tu imagines ? Je ne verrai plus ma famille avant les vacances de Pâques ! Et encore, il y a des chances pour qu'ils aient encore une excuse pour que je ne rentre pas.
-Tu crois vraiment qu'ils ne veulent pas de toi ?
-Je n'en sais rien ! Tu ne trouves pas que c'est une étrange coïncidence ? Cela fait des années qu'on a pas passé de Noël avec toute la famille. Et, comme par hasard, c'est cette année qu'ils remettent ça !
-Ce sont tes parents ! Tu ne peux pas dire qu'ils ne veulent pas te voir.
-Je sais… désolé.
Après le déjeuner, les deux Serdaigles allèrent en cours d'Histoire de la Magie, en commun avec les Poufsouffles. Encore moins attentif que d'habitude, chose assez difficile avec le professeur fantôme Binns, Adam passa son temps plongé dans ses pensées. Il en voulait à ses parents de lui demander ça. Et en plus, ils espéraient une réponse ! Le né-moldu prit sa décision. Il ne rentrerait pas chez lui, et n'écrirait plus à ses parents. Après tout, il se fichait de ce qu'ils penseraient, de leurs inquiétudes et du reste.
Adam fut plus serein le reste de la journée. Il réussit la plupart de ses sorts pendant le cours de Sortilèges, mangea bien à midi et fit ses devoirs sans rechigner. Vincent s'étonna de ce changement de comportement par rapport au matin mais ne releva pas. Le soir, le né-moldu accepta même une partie d'échecs. Il la perdit mais ne s'en formalisa pas. Il alla aussi se coucher tôt, inquiétant légèrement son ami.
Hélas, une fois dans son lit, toutes ses résolutions fondirent comme neige au soleil. Adam soupira longuement et enfouit son visage sous sa couette. Il ne dormit pas beaucoup et passa le plus clair de la nuit à ressasser le contenu de la lettre.
