Great ! Et bien voici donc le douzième Chapitre dans lequel Etta craque et concocte un petit plan signé Henrietta Malefoy… D

Dites-nous donc ce que vous en pensez ! Et merci à tous pour les nombreuses reviews qu'on a reçu ! ça nous a fait immensément plaisir et ça nous booste à écrire la suite… donc, ne vous en privez pas :)

Bonne lecture !

PS : on s'excuse pour le retard mais le site refuse qu'on poste les chapitres du coup on a du trouver une astuce en s'entraidant avec d'autre auteurs ayant le même problème ! Si pour vous aussi c'est pareil contactez nous on vous explique comment duper le site pour poster ! :)


Chapitre 12

Je regarde l'horloge de mon réveil, il est exactement six heure trente du matin. Jasper a fait sa ronde toute la nuit et c'est le moment où il descend déjeuner et donner des instructions aux domestiques. C'est ma chance, mon unique chance d'ailleurs. Je me lève du fauteuil où j'attends depuis déjà trois heures. J'ai chaussé des Converses pour être dans des conditions favorables à ma fugue et ai revêtu un jean basique pour passer inaperçue. Personne ne doit savoir que je suis partie. C'est pour ça que je ne transplane pas, sinon Kity le saurait instantanément. Les sorts qu'elle a lancés autour de la maison incluent certainement qu'elle soit au courant du moindre sortilège lancé dans le périmètre de sécurité. Je n'ai donc pas d'autre choix que de m'échapper façon James Bond, en moins explosif tout de même. Je respire, agrippe ma baguette, légèrement stressée. J'inspire à fond pour calmer ma peur. Je dois le faire sinon ils le paieront. Je dois me livrer aux Malefoy et subir les conséquences de mes actes. Je sais que je n'en sortirai pas vivante, que la mort m'attend au pas de la porte du manoir familiale des Malefoy. Mais je ne fléchirai pas face à ce qui va m'arriver. Je ne veux pas qu'ils souffrent, par ma faute. Ils vivront si je meurs. Ma décision est prise, plutôt mourir qu'il ne leur arrive malheur.

Sans un bruit, je me glisse dans le couloir. Un coup d'œil à droite me permet de voir que Jasper a bien finit sa ronde, un coup d'œil à gauche et je sais que tout le monde dort paisiblement. C'est le moment. Je fonce le plus discrètement possible à la porte d'entrée, n'allumant rien de peur de me faire surprendre par quelqu'un. Je n'ai qu'un quart d'heure avant que les domestiques n'allument les couloirs et préparent le petit déjeuner. Je dois faire vite. J'arrive enfin dans le hall pour constater quelques secondes plus tard que la porte est fermée à clé. Et que la dite clé est en possession de Jasper, Eugénia et Paul. Je jure. Il n'est pas question de tenter de la leur voler, non seulement je n'ai pas le temps mais en plus je ne sais pas où elles se trouvent. Retour à la case départ. Par Merlin et Morgane, c'est pas vrai ! Comment je vais faire ? Enervée, je tente de forcer la porte en vain. En plus, je ne peux pas utiliser la magie ! Maudite Kity et sa stupide méfiance ! Je ne me laisse pas abattre pour autant. Je n'ai pas de temps à perdre, j'ai rendez-vous avec la mort qui n'est pas connue pour être patiente.

Soudain, une idée enflamme mon esprit. Rapidement, je monte quatre à quatre le grand escalier jusqu'au deuxième étage. Je me précipite au fond du couloir et ouvre la fenêtre. Je me penche légèrement et tire violemment sur la plante grimpante. Je souris de satisfaction en constatant qu'elle est solide. Sans plus attendre, je passe le garde fou et m'agrippe aux branches. Je n'ai pas peur du vide mais la vue des graviers peu confortables comme endroit pour m'écraser ne me dit rien qui vaille. Je respire à fond et lentement je descends. Je n'ai pas fait plus d'un mètre d'escalade qu'un cri strident retenti. Surprise et paniquée, je dérape et tombe dans le vide en hurlant.

« Au voleur ! A l'assassin ! s'égosille la « douce » voix d'Eugénia. Jaaasper ! A l'aiiiide ! »

Contrairement à ce que j'avais pensé, je ne m'écrase pas au sol. Mon pied reste coincé entre deux branches solides et je me retrouve pendu par un pied, la tête à l'envers à trois mètre du sol. Et cette vieille bique qui n'arrête pas ses hurlements me vrille les tympans. Je panique, je suis dans une situation incontrôlable, je vais me faire découvrir par Paul et là ça va être ma fête. Kity va me tuer et je ne parle même pas de Pam, Fred, Grace et Oliver. Je dois m'enfuir avant que l'hystérie d'Eugénia ne rameute tout le monde. Je dois me défaire de cette putain de branche. Je gigote dans tous les sens pour essayer de la faire craquer. Faisant abstraction des hurlements hystériques.

« Henrietta ! s'égosille Eugénia, veuillez descendre immédiatement espèce de sale petite voleuse ! Je le savais ! Je le savais que vous n'étiez qu'une peste ! Jasper ! Paul ! J'appelle la police ! Descendez immédiatement Henrietta !»

Descendre immédiatement ? J'aimerai bien ! Soudain, comme pour répondre à mon attente, Merlin me vient en aide. La branche craque et je pousse un hurlement avant d'atterrir lourdement au sol. Je lâche un juron faisant blanchir Eugénia qui me balance son ombrelle à la figure pour me faire perdre un temps précieux. Je me relève difficilement, je n'aie pas le temps de m'appesantir sur l'état de mes fesses. Jasper débarque, essoufflé et boudiné dans son costume de majordome. Je constate aussi avec horreur que Paul l'accompagne, même pas habillé. Il est torse nu ! Je rougis mais ne perd pas une minute.

« Etta ! s'écrit-il avec colère. Non !

-Revenez petite peste ! crie Eugénia. Jasper ! Rattrapez-la ! »

Je cours sans les écouter, mon dos me fait un mal de chien et je crains de ne plus jamais pouvoir m'asseoir. Mais je dois atteindre la grille d'entrée. Je dois arriver avant eux et transplaner. Je traverse le plus vite possible le parc, leurs pas sur mes talons. Je me retourne et constate que malgré le fait qu'il soit déchaussé, Paul court vite. Il n'est plus qu'à trois mètres de moi. Jasper quant à lui est tout proche malgré son tas de graisse qu'il appelle corps. Je me jette sur les grilles de la maison et rage en les voyant fermer. Sans plus attendre je me hisse par-dessus, quand soudain une main agrippe mon pied. Je cri avant d'envoyer ma chaussure dans la figure de Paul. Cassée en deux par mon dos en compote et essoufflée, je finis par arriver dans la rue avant Jasper et Paul qui ouvrent la grille. Je lance un regard désolé au jeune homme et lève ma baguette. Il m'ordonne avec colère de revenir et d'arrêter ma bêtise mais je l'ignore. Mon cœur se pince, c'est la dernière fois que je le vois. Je ferme les yeux, visualise le manoir rapidement.

Je suis percutée tout à coup par deux femmes sortant d'un taxi. Ma baguette roule à terre et les mains de Paul se serrent soudain sur mes poignés. Je me débats comme une folle tandis qu'il m'empoigne avec force.

« Lâche-moi, je lui hurle, laisse moi !

-Arrête ! réplique-t-il, Jasper attrapez le bâton de bois. Tu n'iras nulle part !

-Je dois y aller ! Tu ne comprends pas, je rage en me tortillant pour qu'il me relâche. Elle va vous tuer !

-Tu vas mourir ! s'énerve-t-il.

-Et alors ? je cris avec fureur en plantant mes yeux dans les siens, ça vaut mieux pour vous tous !

-Ne dis pas n'importe quoi, réplique-t-il le regard noir de colère.

-Paul ? s'élève soudain une voix claire.

-Elizabeth ? s'étonne soudain l'interpellé sans pour autant relâcher sa pression sur mes bras.

-Qu'est ce que c'est que cette tenue, s'écrit la femme du taxi en montrant du menton son torse nu, ce n'est pas vraiment digne d'un Carbury cher frère. Surtout dehors à sept heures du matin ! Et qui est cette fille ? J'aimerai qu'on m'explique ! »

Profitant de la surprise et cohue générale je balance mon genou dans le ventre de Paul qui me relâche instantanément le souffle coupé. Ses yeux sont couleur colère. Je me jette sur Jasper pour récupérer ma baguette. Et me retrouve soudain plaquer au sol par cette masse de graisse que je croyais trop lourde pour faire des prises de judo. Ma joue se plaque contre le gravier froid et j'ai beau me débattre, je ne peux plus bouger. Paul se penche vers moi, la fureur dans son regard ne m'impressionne nullement.

« Tu n'iras nulle part Etta. »

C'est ce qu'on verra !

Je ronge mon frein tout en me farcissant le regard d'Eugénia qui mêle un tel mépris et une telle colère qu'il ferait fondre le pôle sud. A sa droite, raide dans sa robe rosâtre : Elisabeth Carbury. Laissez-moi-vous décrire sa délicate et charmante personnalité. C'est un mélange de superficiel d'arrogance, de mépris et de beauté. Je crois sa mère quand elle dit qu'elle est intelligente, pas de problème la fille se targe de ses connaissances sans interruption et expose bien sa supériorité. Et elle est belle. Ses yeux sont aussi bleus que ceux de son frère et sa chevelure blonde semble presque dorée comme le miel tant elle est soyeuse. Elle a un teint de pêche, des lèvres roses et pleines. Je me sens laide. Son amie, Edith Shaw, est son exact contraire. Brune et les yeux noirs. Elle n'est pas très belle. Son visage est sans attrait, elle a de grandes dents et des yeux rapprochés. Là où Elizabeth est exubérante et rieuse, Edith est timide et réservée. C'est à se demander comment elles peuvent être amies. Quoi que Kity et moi c'est un peu la même chose…

J'ai mal au dos. Mal aux pieds. Mal au cœur. Je suis prête à mordre la première de ses trois bécasses qui me fera ne serai-ce qu'une seule remarque sur ma tentative de fugue, ma robe verte pomme, mes ballerines fuchsia, mon métier de fleuriste ou mes bonnes manières. Je vais faire un meurtre : j'ai un Paul en rage, une Kity qui va me tuer, des amis à éviter, une maison qui a explosé Cassiopéa qui veut me tuer et en plus je me tape ces pimbêches bon chic bon genre ! Je sens que je vais exploser.

« N'est-ce pas charmant ? rit Elizabeth, ne trouvez-vous pas Miss Malefoy ? »

Je la toise d'un regard sec qui fait taire son rire cristallin. Puis détourne mon visage pour fixer le parc à travers la fenêtre. Je me moque bien de la couleur de la robe de cette peste pour le mariage d'Edith en juin prochain. Un ange passe avant qu'Eugénia ne reprenne la conversation.

« Miss Malefoy n'est pas la meilleure personne à qui demander conseil en matière de goûts vestimentaires ma chérie, fait-elle.

-Parce que vous c'est mieux peut être, je riposte, votre robe doit sortir de l'armoire de votre grand-mère. Mais peut être que vos moyens financiers ne vous permettent pas de racheter des robes dignes de ce nom.

-Qu…, s'offusque Eugénia, je vous prierez d'employer un autre ton en ma présence jeune impertinente.

-Vous n'êtes pas ma mère, je réplique froidement.

-Heureusement ! Sinon j'aurais honte de voir comment ma fille se conduit ! Grâce au ciel ma chère Lizzie, tu es une vraie perle.

-Merci maman, sourit de contentement la blonde cachant un gloussement derrière son éventail. Alors qu'en penses-tu Edith ? Le blanc et le bleu feront ressortir tes yeux.

-Je n'aime pas vraiment cette forme pour le col mais les couleurs pastelles rendent à merveille, répond la brune en se penchant sur le catalogue de robe de mariée.

-Bien sur il faut absolument aller à Londres pour la faire sur mesure ! Tout doit être parfait ! s'enthousiasme Elisabeth, il faudrait que tout le monde soit assorti aux couleurs de ta robe ma chère Edith.

-Je me charge de faire en sorte que ton père et ton frère aient un nouveau costume pour l'occasion. Le marié doit être éblouissant ! »

Je manque de m'étouffer avec le thé que j'ai porté à mes lèvres. J'avale de travers et tousse bruyamment avant de reprendre mes esprits. J'ai mal entendu n'est-ce pas ?

« Paul va se marier avec vous ? je demande abruptement à la brune.

-C'est un projet de longue date, la mère d'Edith et moi-même espérons cet heureux évènement depuis leurs plus tendre enfance, vante Eugénia.

-Pardon ? je fais interloquée. Il est fiancé avec elle ?

-Hey bien, répond Elisabeth quelque peu agacée, il n'a pas encore fait sa demande mais ça ne serait tarder !

-Il m'a pris la main pour monter les marches, rougis cette tête à claque d'Edith. Je suis sûre que ce soir, mon souhait sera exaucé.

Je manque de m'étouffer avec le thé, une seconde fois ! Moi aussi il m'a pris la main ! Moi aussi il… Je me rends compte de ma soudaine jalousie et me tais. Pourquoi je suis triste et jalouse ? Etta par Merlin ! Tu t'étais promis de ne pas tomber amoureuse ! Quelle cruche ! Pense un peu à Kity ! A cette pensée, mon sang ne fait qu'un tour. Je me lève et repose la tasse de thé.

« Où allez-vous Miss Malefoy, demande Elizabeth gaiement, nous avons absolument besoin de votre avis pour les sets de tables. »

Je l'ignore et claque la porte en sortant. Je suis peut être amoureuse -et j'ai bien dit peut être- mais je m'en fichais, je me fichais bien de mes sentiments à son égard ! Ils devaient disparaitre pour ne pas gâcher le bonheur de Kity. Et maintenant j'apprends que Paul joue avec le cœur de Kity déjà en miettes. Il n'a pas le droit ! Je fulmine et rumine mes répliques sur sa conduite indigne d'un gentleman comme aime le décrire sa mère. J'entre sans frapper dans son bureau et me plante devant sa chaise où il étudie des documents. Il lève un regard colérique vers moi mais je l'ignore, j'en ai rien à faire qu'il ne m'ait pas pardonnée ma tentative de fuite.

«Comment peux-tu être aussi faux-jeton envers Kity, j'explose à bout de nerfs à cause de tout ses évènements.

-Excuse moi, s'énerve-t-il au quart de tour en se levant de son fauteuil, on a du mal se comprendre je crois ! C'est toi qui t'enfuis après avoir lui avoir assuré que tu ne bougerais pas ! Alors ? Qui c'est qui ment à Kity maintenant ?

-Toi espèce d'enflure, je rétorque en pointant mon doigt sur son torse.

-Pardon ? rétorque-t-il sèchement en me toisant de toute sa hauteur.

-Tu m'as très bien comprise ! Ne fais pas semblant ! Je le savais qu'un beau gosse comme toi ça n'était pas bon pour Kity ! Les beaux gosses lui brisent le cœur ! Comment as-tu pu jouer de cette façon avec elle ?

-Mais de quoi tu parles, demande-t-il énervé.

-Je parle de ton mariage avec Edith ! ça te gène pas de sortir avec Kity et de lui faire croire en l'amour alors que tu vas te marier avec une pimbêche choisie par ta mère ? je crache avec violence, tu t'en fiches de ses sentiments envers toi ?

-Mais de quels sentiments tu parles ? fait-il, agacé.

-Par Merlin ! Vous sortez ensemble je te rappelle, je m'écrie les larmes aux yeux, tu sors avec elle pour t'amuser ! Tu te fiche de son amour pour toi !

-De quoi… de quoi tu parles ? il est soudain plus calme, Kity ne m'aime pas, Etta.

-Oh ! Arrête ! Je ne suis pas aveugle du tout ! je rétorque un pincement de tristesse au cœur, la gorge serrée.

-Mais…, continue-t-il ébahi, comme si on venait de l'assommer, tu n'as rien compris depuis le début…

-Au contraire ! J'ai vu clair dans ton jeu ! je l'interromps alors qu'il s'avance vers moi, tu fais semblant d'être quelqu'un de bien ! Tu t'amuses avec des filles aux cœurs brisés pour les jeter ensuite ! Tu t'amuses le plus possible avant ton mariage d'aristo avec Edith Shaw !

-Je ne vais pas épouser Edith ! Elle m'est totalement indifférente ! C'est les lubies de ma mère et ma sœur, s'exclame-t-il avec colère. Je n'aime pas Edith ! La seule ici que j'aime c'est…

-Si tu oses prononcer le prénom de Kity pour dire que tu l'aimes, je crache la voix chargée d'une colère noire, je te jure que tu vas le regretter ! Tu n'as pas le droit de lui faire croire que tu l'aimes ! C'est cruel !

-Mais Etta tu ne comprends rien ! s'écrit-il en attrapant mes poignés pour tenter de me calmer. Je n'aime pas Kity !

-Tu l'avoues enfin enflure ! je fais avec froideur en me dégageant, tu n'as fait que jouer avec elle !

-Je n'ai pas joué avec elle ! On est amis ! Il n'y a rien entre nous Etta, tu ne comprends pas ! Je…

-Monsieur Carbury, toussote soudain Jasper que je n'ai pas vu entrer à cause de notre dispute.

-Quoi ? aboie-t-il avec fureur.

-Miss Fairfax attend dans le vestibule.

-Faîtes-la entrer, ordonne Paul.

-Oui… Faîtes-la entrer, c'est une bonne idée ! Qu'elle sache enfin la vérité ! je lâche.

-Etta, s'il te plait écoute-moi…

-Je n'écoute pas les menteurs ! je crache avant de me jeter sur mon amie qui entre. Kity ! »

Mais son regard furieux me cloue sur place. Je reste interloquée tandis qu'elle s'avance lentement vers moi, j'ai presque envie de reculer…

« Paul te mens Kity, je m'écris avant qu'elle n'ouvre la bouche.

-Pardon ? rétorque-t-elle froidement en me repoussant pour me fixer dans le fond des yeux. La seule personne ici qui ne tient pas parole c'est toi Etta !

-Écoute-moi, Kity ! Je sais que tu es en colère pour ce matin mais il faut que tu saches qu'il se fout de toi ! Il ne t'aime pas !

-J'avais pas besoin de ton aide pour le savoir, fait-elle agacée. Et je m'en fiche !

-C'est ce que j'arrête pas de lui dire, grogne Paul.

-Quoi ? je murmure soudain assommée par la révélation. Tu t'en fiches ?

-La seule chose qui m'importe là maintenant c'est de savoir ce qu'il t'est passé par la tête ce matin ?

-Tu veux vraiment savoir, je réplique calmement. Je voulais me livrer parce que je ne veux pas qu'elle touche le moindre de vos cheveux.

-Mais tu es idiote Etta ? s'écrit Kity hors d'elle. Elle nous tuera pour n'importe quel prétexte !

-Pas si je passe un marché avec elle !

-Et qu'est ce qui te fait croire qu'elle acceptera ? Tu sais comment elle est !

-Je la connais depuis plus longtemps que toi Kity, je crache, je sais parfaitement comment elle est et ce dont elle est capable ! Elle n'hésitera pas à tous vous tuer pour me retrouver ! Mais si je me livre, vous aurez une chance de fuir et survivre ! Je ne peux pas rester là à attendre qu'elle vous tue pour me trouver tout en buvant le thé infect d'Eugénia !

-Si tu abandonnes Etta, on fera tout pour te sauver même si on meure, lâche Kity. Tu ne peux rien y faire.

-Je ne supporterai pas qu'elle vous fasse du mal et que vous vous sacrifiez pour moi, je déclare, je vais me livrer Kity. Et je vous ordonne de ne pas m'aider et de vous enfuir. »

Je les toise tout les deux sans frémir. Paul et Kity bouillonnent de colère mais il n'est pas question que je les laisse affronter Cassiopéa à ma place. J'ai assez fuie.