Tadaaaa ~ Chapitre 12 ? Le voici ! Bon, il est un peu moins long que le dernier qui était exceptionnel vu que je n'avais rien posté pendant un moment, désolée si vous vous y étiez habitué ! :c J'essaye à chaque fois de faire le plus long possible mais j'ai très vite envie de publier pour avoir vos avis !
Bon, pas vraiment de précisions à faire pour ce chapitre, mais je tiens juste à vous prévenir que le chapitre 1 est désormais disponible en anglais. Merci à Pancake-sama pour l'avoir traduit ! *w*
Sans plus tarder, voilà le chapitre ! Bonne lecture !
"Nah ! T'avais qu'à pas toucher Yugi-chan !" sermonna Mana, les mains sur les hanches
Tsuruoka ne put répondre ne l'ayant pas entendu : trop sonné pour cela. Sa tête avait heurté le sol avec brutalité lorsqu'il avait été mis au sol par la brunette. Yugi, mais aussi et surtout Yami furent vraiment étonnés de constater que c'était elle qui avait si habilement assommé le grand homme. Les garçons eurent, après cela, bizarrement un peu peur de Mana. Tous deux avaient pris en note dans leur tête de ne jamais énerver celle-ci, quitte à peut-être subir le même sort.
"Wow, Mana-senpai ! s'exclama Anzu qui brisa le silence. Je ne savais pas que vous faisiez du karaté !
- Moi non plus ! Tu n'en as jamais parlé ! ajouta Yami, l'air suspicieux
- Je ne sais pas pourquoi mais quand j'en parle les gens ont tendance à m'éviter après, alors j'ai rien dit !" expliqua la concernée avec un sourire à la fois désolé et malicieux
Cette remarque fit rire Yugi, cependant, non remis de la strangulation, il toussa à la place ce qui alerta immédiatement son professeur.
"Yugi ! s'inquiéta-t-il en le rejoignant de façon pressé, son élève se trouvant toujours assis par terre, il s'accroupit devant lui lorsqu'il fut le plus près possible et lui demanda d'une voix préoccupée. Ça va ? Il ne t'a pas fait trop mal ?
- Non, non ! Ça va ! assura le petit adolescent, un peu mal à l'aise de recevoir autant d'attention, surtout de la part de son aîné
- Fais moi voir ton cou ! ordonna-t-il en s'approchant encore plus
- Yami-Sensei ! Je vous dis que ça va !" se plaignit Yugi en reculant.
Yami ignora complètement ses protestations et lui releva de force le menton - sans brutalité, juste de l'inquiétude - et lui retira son collier en cuir tout en tirant le col de sa veste vers le bas afin d'examiner sa gorge. Intimidé, Yugi ne savait plus où se mettre, cette situation le gênait beaucoup. Il regarda dans le vide pour ne pas zyeuter le visage de son professeur qui lui causerait - il en était sûr - un rougissement nerveux pour une raison inconnue. Néanmoins, il fut à son tour inquiet de constater que l'examen de Yami dura un moment dans le silence. Il jeta alors un petit regard vers le garçon.
"Qu'est ce qu'il y a ? fit-il
- Mon dieu, Yugi ! s'étouffa Anzu, la main sur sa bouche. Tu as des marques rouges partout !
- Quoi ?! s'étonna-t-il en commençant effectivement à sentir une pression toujours présente à cet endroit
- Et tu prétends que ça va ? reprocha Yami, vexé que son élève ne lui dise pas la vérité
- Hm... geignit-il en détournant de nouveau les yeux, blessé par le fait qu'il venait de contrarier son sensei
- Quoi ?! Yugi-chan va mal ?!" paniqua Mana en se précipitant vers eux
En arrivant à son niveau, la troisième année, elle aussi inquiète, câlina le jeune garçon pour tenter de le rassurer. Ce fut efficace... Etant donné le fait qu'il était blotti contre la poitrine de l'adolescente affectueuse. Là, il ne put s'empêcher de rougir jusqu'aux oreilles, pétrifié. En voyant ça, Anzu toisa le première année, lui reprochant de profiter de la situation. Yami, lui, fut une nouvelle fois étonné, mais cette fois, dans le mauvais sens. En effet, à cette vue l'aîné sentit des piqûres dans l'estomac qui lui déplaisaient fortement. Il fronça les sourcils en regardant ailleurs pour ne plus voir ça, il ne savait pas pourquoi mais cette scène l'énervait ! C'est alors que son champ de vision retomba sur Tsuruoka qui venait de faire un geste suspect. Il le vit alors se relever, l'une de ses grosses mains sur sa tête, l'autre lui servant d'appuie pour se dresser. De nouveau en alerte, Yami se leva à son tour, se mettant bien devant Yugi et les filles de façon protectrice. Les trois autres adolescents le remarquèrent et comprirent alors la situation. Combattante et prête à en découvre encore une fois, Mana rejoignit son ami en mettant sa garde habituelle. Les deux première année, derrière eux, sentirent de nouveau la peur monter au fur et à mesure que l'homme se ressaisissait.
"Vous avez.. osé ! cracha celui-ci en se tournant vers eux, haineux
- Vous avez vu ? chuchota Yugi. Il a encore perdu sa perruque !
- KRRRRRMMBL ! firent alors les quatre adolescents
- VOS GUEULES ! hurla le chauve, les faisant taire. Je vais tellement vous butter !
- Qu'est ce qu'il se passe ici ?" interrompit une voix
Tous se tournèrent alors vers le fond du couloir où venait d'apparaître un autre grand homme, celui-ci généreusement chevelu à tel point que ses cheveux bruns clairs lui arrivaient en dessous des épaules. Vêtu d'un bel uniforme familier, il se dirigea avec prestance vers eux.
"Kuromaji-sama ! s'égosilla le conseiller
- Tonton ! s'enthousiasma Mana
- Heiiiinn ? firent les trois autres adolescents, choqués
- Oh ? Mana ? Qu'est ce que tu fais là ? demanda ce venu. Encore une fois qu'est ce qu'il se passe ?
- Tonton, c'est terrible ! expliqua Mana.
- Hm ? Tiens, Tsuruoka-san, il me semble que vous aviez plus de cheveux la dernière fois qu'on s'est vu..! coupa Kuromaji en observant l'autre adulte
- PRRRRFFFF ! firent les adolescents, ayant du mal à s'empêcher de rire
- C'est de leur faute ! fulmina Tsuruoka, furieux. Ils se sont foutus de moi, m'ont agressé, et m'ont ridiculisé !
- C'est faux, Tonton ! protesta Mana. On a rien fait, il s'en est très bien sorti tout seul pour ça ! Et c'est lui qui a agressé Yugi-chan !
- Comment ?! s'étonna Kuromaji
- Tais-toi menteuse ! gronda le conseiller
- MEUAH MENTEUSE ?!
- Mana-san ! Calme-toi ! supplia Yugi en la retenant avec l'aide de Yami de se jeter sur l'homme
- Kuromaji-sama, Tsuruoka-san a étranglé Yugi devant nous ! lança Anzu
- C'est vrai ! C'est vrai ! rugit Mana. Et Yami-kun l'a étranglé à son tour pour sauver Yugi-chan !
- Ne les écoutez pas ! Ils mentent tous pour se venger du fait que je les ai puni ! grogna l'accusé
- Vous traitez ma nièce de menteuse ?! s'énerva-t-il
- Je suis désolé mais c'est vrai ! Ils se défendent entre amis ! Ils ont inventé une histoire bidon pour me discréditer !
- BIDON ?! s'indigna Mana. Et les marques sur le cou de Yugi-chan, c'est du rouge à lèvre peut-être ?!
- C'est vous qui l'avez étranglé exprès pour me faire porter le chapeau !
- Mais tu te rends compte de ce que tu dis, enfoiré ?! hissa Yami, fou de rage, cette fois ce fut lui qui dû se faire retenir par Yugi, Mana, et même Anzu
- Regardez Kuromaji-sama ! Cet élève déborde de violence ! C'est lui qui m'a étranglé MOI ! Et il a dû s'occuper de l'autre !
- CA SUFFIT ! ordonna l'oncle de Mana, agacé par tous ces cris. Sennen-kun ! Tsuruoka-san ! Vous venez dans mon bureau tout de suite !"
Yami fut étonné d'entendre son nom. Il ne savait pas si c'était bon signe ou non, mais il avait confiance en cet homme, il savait qu'il s'agissait d'une personne aimable et posée. Il jeta alors un regard à Yugi qui, lui, semblait inquiet pour son sensei. Avant de partir, l'aîné pris la main de son élève et le tira pour le remettre sur pied car il était encore par terre. Il eut un timide remerciement de sa part. Il examina une dernière fois la gorge toujours rouge du petit adolescent puis lui murmura.
"Tu devrais aller à l'infirmerie. Ça m'inquiète !
- D-d'accord..!" fit faiblement Yugi.
Il lui relâcha la main à contre-cœur puis tourna les talons afin de rejoindre Kuromaji qui discutait avec Mana tandis que Tsuruoka lui lançait un regard glacial.
"Tonton ! C'est évident que c'est lui qui ment, pas vrai ?! bougonna Mana
- Oui, ne t'inquiètes pas, je ne suis pas stupide. rassura discrètement son oncle de façon à ce que personne d'autre ne l'entende. D'ailleurs, tu peux me rendre un petit service ?
- Bien sûr, Tonton !
- Appelle la police. Dès que tu seras seule.
- Alors là, compte sur moi !
- Mana-san ? Vous parliez de quoi ? s'enquit Yami en arrivant
- Oh de rien !"
En voyant son professeur partir avec les deux adultes, Yugi eut comme un pincement au cœur. Il avait vraiment peur pour son ami, après tout il avait bel et bien étrangler le conseiller pour le délivrer de ses griffes. A ce moment là, le jeune garçon avait bien cru mourir. Cette pensée lui rappela qu'il avait oublier de remercier Yami de lui avoir, sans aucun doute, sauver la vie ! Il se précipita alors vers lui malgré la distance qui les séparait à présent, mais il fut stoppé par Mana.
"Oula ! Où tu crois aller ?
- J'ai oublié de dire quelque chose à Yami-Sensei ! geignit Yugi
- Désolée Yugi-chan mais je pense pas que ce soit le bon moment. Tu lui diras plus tard, d'accord ? sourit-elle
- Hm... D'accord.. accepta-t-il sans grande joie. Au fait ! Je ne savais pas que le directeur était ton oncle !
- Oh, ça ? Désolée mais je voyais pas l'utilité de te le dire !
- Je comprends. Mais Kaa-san m'a dit que le directeur était son ami ! Ça veut peut-être dire que Kaa-san te connait !
- Euh, rappelle moi ton nom déjà.
- Mutou !
- Hm, non désolée, ça ne me dit rien..!
- Ah bon ?! ...Bon, c'est pas grave ! Mais Kaa-san m'a aussi dit que c'était le directeur qui lui avait recommandé Yami-Sensei pour me faire réviser !
- C'est vrai ? Ça m'étonne pas ! ria Mana. Tonton aime beaucoup Yami-kun !
- Vraiment ? se réjouit Yugi. Pourquoi ?
- Bah, tu sais ! C'est un très bon élève ! Mais on en parlera plus tard, là j'ai une petite course à faire, alors à plus tard !
- Ah-euh. Au revoir !"
Puis la jeune fille détala dans les couloirs. Yugi fut intrigué par ce comportement, mais il n'en tint pas vraiment rigueur. Sur ce, il suivit le conseil de Yami et se dirigea vers l'infirmerie.
"Attend Yugi ! Je vais t'accompagner ! fit Anzu
- Oh, merci !" sourit-il
Sur le chemin, les deux amis discutèrent de ce qui venait de se passer devant le bureau du conseiller. La jeune fille demanda plusieurs fois si la gorge de Yugi allait bien, elle obtint toujours la même réponse : "Ça va. Mais Yami-Sensei ci..." ou bien "Yami-Sensei ça..." Anzu fut amusée de constater à quel point son ami était gentil, à s'inquiéter avant tout pour ses proches plutôt que pour lui. Une fois arrivés, l'infirmière du lycée les accueillit chaleureusement avant de demander des explications en remarquant la rougeur du cou du petit adolescent. Lorsque Yugi lui raconta ce qu'il s'était passé, la femme crut à une blague au début puis fut choquée d'apprendre qu'il s'agissait de la pure vérité. Elle demanda alors au garçon de s'allonger dans un lit, car c'était le protocole, puis appela le domicile des Mutou dans la pièce voisine.
"C'est ridicule ! J'ai pas besoin d'être dans un lit ! râla Yugi en se redressant
- Fais ce que l'infirmière t'a dit ! ordonna Anzu. Et puis c'est pas comme si c'était désagréable !
- Je sais mais je ne veux pas me détendre alors que Yami-Sensei est peut-être-
- Ohh ! Mais lâche le un peu ton Yami ! le coupa-t-elle. Il est pas en sucre, tu sais ! Je suis sûre que tout se passe bien pour lui !
- ...Si tu le dis..
- Mutou-kun ? appela l'infirmière en entrant dans la salle
- Oui ?
- J'ai appelé ta mère, elle vient te chercher.
- Ah.. d'accord. fit-il, contrarié de partir d'ici alors que son sensei passait peut-être un mauvais moment
- Masaki-san, je pense que vous pouvez retourner en classe maintenant, le prochain cours ne va pas tarder à commencer !
- D'accord ! répondit-elle, elle se retourna vers son ami quand l'infirmière fut de nouveau sorti. Bon, je vais y aller, tu as besoin de quelque chose avant que je parte ?"
Comme réponse, elle eut un grognement. Yugi rougit. Son estomac venait de crier famine.
"Bon bah ça répond à ma question ! ria-t-elle. Désolée de t'avoir empêché de manger jusque là avec mes histoires... Non en fait, désolée pour tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui. C'est ma faute si tu..
- Anzu, c'est pas ta faute ! assura Yugi
- Merci de pas m'en vouloir, Yugi ! Je cours te chercher ton bento ! Il est dans ton sac, pas vrai ?
- Oui ! Merci !"
Quand Anzu fut de retour quelques minutes plus tard, ce fut pour déguerpir telle une flèche après avoir remis le bento à Yugi, la sonnerie venant de se faire entendre. Le garçon se retrouva alors seul dans le lit de l'infirmerie et son bento posé sur ses jambes. A vrai dire, il avait beau avoir faim, il n'avait pas le cœur à manger. Il était toujours préoccupé par l'absence de Yami. Est-ce que cela se passait bien dans le bureau de Kuromaji ? Était-il dans la même pièce que Tsuruoka ? Le directeur croyait-il à la version de son sensei ? Yugi ne pouvait qu'espérer et surtout attendre. Il décida alors de, finalement, ouvrir son bento. Manger lui changerait peut-être les idées et lui ferait du bien. Il prit ses baguettes en main, piocha au hasard dans la boîte, attrapa un beignet de crevette et l'avala d'une bouchée. C'était délicieux, mais cela avait un arrière goût d'amertume dû aux derniers événements passés. Il se souvint de l'instant où il avait vraiment été ridicule et stupide : lorsqu'il avait vu Tsuruoka devenir chauve il avait explosé de rire et cela avait causé du tord à tout le monde, mais surtout à Yami qui était à présent convoqué chez le directeur. Tout cela n'était pas de la faute d'Anzu comme elle l'avait pensé, mais c'était la sienne. C'est lui qui avait chercher le conseiller en riant comme un fou. Quel abruti ! Il était la source d'ennuis de son sensei ! Il se détestait.. il se détestait tellement..!
Soudain.
BAM.
Sursaut.
La porte venait de s'ouvrir brusquement, laissant apparaître un visage bien familier.
"Yugi !
- Yami-Sensei ?! Qu'est ce que vous faites là ?!"
Il n'eut pas de réponse. A la place, le troisième année s'approcha du lit et prit place sur le tabouret où était assise Anzu plus tôt.
"Qu'est ce qu'à dit l'infirmière ?
- Les marques vont finir par partir toute seule, tout va bien ! rassura Yugi
- Ça te fait encore mal ?
- Plus trop. avoua-t-il en se frottant le cou. Mais vous n'étiez pas censé être..
- Si, je viens d'en sortir. Là c'est Tsuruoka qui y passe. expliqua l'aîné
- Ça c'est bien passé pour vous ?
- Oui, je pense que Kuromaji-sama me croit. Après tout j'ai sa nièce pour confirmer ma version !
- Qu'est ce qu'il va lui arriver à ton avis ? questionna Yugi
- Renvoi immédiat, mais s'il pouvait aller au trou ça m'arrangerait grandement ! feula-t-il. Mais bon ! Changeons de sujet, parler de ça c'est stressant, je trouve.
- On est bien d'accords.. Mais, pourquoi vous êtes venu ici ? Vous ne devriez pas être en cours ?
- Tu penses vraiment que j'ai envie d'aller en cours après tout ça ? Non ! Et puis je voulais voir comment tu allais surtout.
- Eh bien je vais bien ! gloussa le cadet. Kaa-san est en route pour me raccompagner chez moi.
- Oh. J'imagine qu'on annule la séance de ce soir, alors ?
- Bien sûr que non ! répondit Yugi un peu trop fort. Euh.. je veux dire.. non. Vous pourrez venir si vous le voulez.
- Peut-être même que je pourrais venir chez toi quand Mutou-san sera là au lieu de retourner en classe ? proposa son sensei en riant
- Yami-Sensei ! C'est pas bien de sécher ! s'amusa à son tour son élève
- Je plaisante, ne t'inquiètes pas! Enfin l'envie y est !
- Vous passerez ce soir alors ?
- Oui, je t'apporterai les cours que tu as raté. J'aurais qu'à les demander à .. euh.. Anzu, c'est ça ?
- Oui. Merci, c'est gentil de votre part !"
Entendre le nom de la jeune fille de la bouche de son professeur ne plut pas vraiment à Yugi. Mais il n'était absolument pas d'humeur à parler de ça maintenant alors que Yami était gentiment à son chevet. Il se contenta de l'ignorer et profita de la situation pour parler d'autre chose d'important qu'il avait oublié.
"Au fait, Yami-Sensei ! Je ne vous ai pas remercier pour m'avoir sauver tout à l'heure !
- Uh ? "Sauver" ? T'y vas pas un peu fort ? ricana le troisième année, visiblement mal à l'aise
- Bien sûr que non ! Je serais mort asphyxié si vous n'aviez pas intervenu à temps..!
- Tu parles ! Je riais quand tu te faisais étrangler à cause de son crâne ! J'ai mis du temps à me rendre compte que je ne t'endendais plus! Je suis ridicule..! culpabilisa-t-il
- Ce n'est pas grave, moi je ne me serais jamais arrêté de rire ! contesta Yugi. Ce qui compte c'est que vous m'avez sauvé !
- Mais si je n'avais pas été là jamais tout cela ne serait arrivé.
- Quoi ?
- Ben oui, réfléchis. C'est parce que j'étais convoqué dans son bureau que tu as ris en voyant Tsuruoka.
- Ce n'est pas de votre faute ! C'est moi qui ai éclaté de rire ! protesta Yugi
- Non, c'est ma faute je te dis !
- Moi je vous assure que c'est la mienne !
- ... Bon. Disons que c'est de la faute de Tsuruoka, sinon on y arrivera jamais ! conclut finalement Yami en hochant la tête et en croisant les bras
- Oui, vous avez raison !" acquiesça Yugi en l'imitant
Ils se mirent à rire suite à cela. Amusés par leur réaction. L'un comme l'autre se mettait toujours la faute sur le dos sans réelle raison. Sur ce point, ils étaient quasiment identiques. Quand ils furent calmés, Yugi soupira de soulagement.
"Yami-Sensei, ces temps-ci, quand je suis avec vous, je ris vraiment beaucoup !
- Moi aussi. sourit son professeur. Et j'ajouterai que je me sens réellement bien.
- Oh..? Ce.. c'est vrai ? demanda-t-il, surpris et intimidé
- Oui ! répondit le troisième année en souriant de plus bel ce qui causa chez son élève un petit rougissement, il détourna immédiatement le regard quand il s'en aperçut, gêné
- En fait... moi aussi ! avoua-t-il en lâchant un léger rire nerveux avant de reprendre un beignet de son bento, son appétit revenu en même temps que Yami
- Tiens, tu ne manges que maintenant ? remarqua-t-il enfin
- Oui. Anzu m'avait traîné au bureau avant que je puisse commencer. Vous en voulez ? proposa Yugi en tendant les baguettes vers son ami
- C'est vrai que ça sent très bon. Mais non merci, tu as besoin de manger. refusa-t-il en reculant sa tête
- J'insiste Yami-Sensei ! Kaa-san en fait toujours trop pour moi, d'habitude j'en donne à Jounouchi-kun mais comme il n'est pas là..."
Yugi approcha de nouveau les baguettes vers la bouche de son sensei qui ne put s'empêcher de saliver devant le beignet. Il n'avait pas osé le dire, mais Mana avait vraiment pris une grosse part de son bento un peu plus tôt et il avait donc encore faim. La façon dont son élève lui présentait la nourriture le gêna un peu cependant. Il avait vu plusieurs fois des couples se proposer à manger de cette façon, or lui et Yugi étaient deux garçons. C'était plutôt bizarre. Néanmoins, il se dit que ce n'était rien : il s'agissait de Yugi après tout, ils étaient seuls et entre amis. Il se faisait simplement des idées.
"Bon, eh bien si tu insistes..! clama-t-il avant d'accepter le beignet, les joues roses
- Alors ? C'est bon ? sourit le cadet, apparemment touché par son geste
- Mh-Wow ! J'adore ! mâcha-t-il, encore la bouche pleine
- Ça fera plaisir à Kaa-san de l'apprendre !
- Mhm ? s'étonna Yami alors qu'il était en train de savourer la crevette, il avala avant de reprendre. Tu vas quand même pas lui dire. Si ?
- Pourquoi pas ?" interrogea Yugi, intrigué
En fait, Yami ne savait pas de quoi il parlait. Mutou-san serait contente d'apprendre que sa cuisine plaisait au troisième année ou elle serait contente d'apprendre qu'il avait accepter d'être nourri par son fils ? Le garçon se secoua la tête pour retrouver ses idées claires. Bien évidemment que c'était la première suggestion ! Qu'est ce qu'il était idiot parfois quand il était avec son ami..!
"Oh, tu parles de la cuisine ! Oui, oui, dis lui que j'adore !
- Vous pensiez que je parlais de quoi ? s'enquit le première année, soupçonneux
- De rien, de rien ! J'avais juste la tête ailleurs ! mentit Yami en se grattant l'arrière de la tête
- Vous en voulez encore ? proposa Yugi
- Seulement si tu veux bien, je veux pas faire mon pique-assiette..! dit-il, mal à l'aise de prendre sa nourriture
- Ça ne me dérange pas ! sourit le cadet en s'emparant une nouvelle fois d'une portion entre ses baguettes qu'il tendit vers son professeur. Allez-y !"
De nouveau le visage rose, Yami accepta timidement - ce qui ne lui ressemblait pas - le cadeau de son petit élève. Comme lors de la première fois, il prit soin de ne pas toucher les baguettes avec sa bouche, ce serait encore plus gênant, et s'empara du beignet avec ses dents puis se recula vivement de Yugi pour savourer sans nervosité. Celui-ci gloussa encore en observant sa réaction avant de se remettre à manger. Cette fois, la cuisine de sa mère avait bien meilleur goût que lorsqu'il était seul et contrarié.
