Auteur de la fic en anglais : Evandar

Traductrice de la fic en français : mava-chan

Betas : Les lecteurs (très efficaces par ailleurs)

Bon, j'ai décidé de changer un peu de présentation, je vais essayer de faire quelque chose de plus concis...j'ai bien dis essayer...

Donc, tout d'abord mes remerciements et autres : _ Je fais donc un gros bisou à Ange77 ainsi qu'à toute la communauté d'"illéttrés" dixit mamanline

_ Je remercie aussi Y-noy pour sa review constructive

_ Je présente mes plus plates excuses à vampyse pour ne pas l'avoir citée plus tôt

_ Un petit clin d'oeil en passant à la perspicacité légendaire de stormtrooper2 et d'adenoide

_ J'en profite pour faire un énorme bisou à makimic pour être toujours aussi attentif à mes fautes et aussi un spécial merci à la pointilleuse Umihime pour les mêmes raisons

_ Un gros coup de coeur pour TheDrEamSpEcTraL et ses propositions alléchantes

_ Un clin d'oeil aussi à Axelle et Lily Joke pour leurs longues reviews et pour finir

_ Salut spécial pour la première review, de zaika et pour la dernière, de saralinia12489

_ Bien sûr, je n'oublie pas tout les autres dont les reviews m'ont tout autant fait plaisir et dont il ne faut pas se vexer si je ne peux pas remercier tout le monde en les citant comme ceux d'au-dessus, je ne vous adore pas moins...


Serpens Armarum.

Chapitre 12 : Le train.


Comme chaque année, le quai 9 ¾ grouillait d'élèves et de parents. Harry se faufila à travers la foule, gardant la tête basse pour cacher sa cicatrice derrière sa frange, et avança vers le groupe que formait ses camarades de classe. Ils le saluèrent tous joyeusement puis continuèrent à se raconter leurs aventures de vacances avec animation, tandis que leurs parents les surveillaient.

Harry repéra une masse de têtes rousses dans la foule et s'éloigna d'elle autant que possible. Il avait passé beaucoup de temps à penser aux Weasley durant cet été et il n'était pas sûr qu'il puisse les supporter. Et encore moins Ron et Hermione, cette dernière s'étant comportée de façon plutôt exécrable avec lui dernièrement. Il ferait mieux de s'assoir tout seul et de lire plutôt que de tenir sa langue toute la journée avec ses amis.

Il se glissa dans un compartiment proche de l'arrière du train. Le compartiment en question n'était pas vide : assis dans un coin se trouvait un homme aux cheveux grisonnants vêtu d'une robe rapiécée. Par réflexe, Harry sortit la langue et goûta l'air. Aussitôt il remarqua que l'homme avait une odeur étrange. Elle avait un caractère sauvage, comme de prédateur - inhumaine - même si l'homme sentait aussi comme tout sorcier d'âge moyen normal. Harry haussa les épaules. Il était endormi et Harry était très peu disposé à le déranger. Il avait l'air d'avoir besoin de tout le sommeil qu'il pourrait avoir.

Harry déposa prudemment son aquarium à serpents sur l'un des sièges et posa son fourre-tout à côté de lui. Puis il sortit sa valise de sa poche. Tiberius l'avait rétrécie pour lui ce matin mais maintenant qu'il était dans le train, il pouvait lui rendre sa taille normale. Les restrictions de Magie pour Mineurs étaient levées au début du trimestre après tout, et l'année scolaire de Poudlard commençait par le voyage dans le Poudlard Express.

Il lui rendit sa taille normale d'un coup de baguette et la plaça dans le casier au-dessus de sa tête. Sa valise était lourde et la soulever au-dessus de sa tête était une tâche plutôt ardue, si bien qu'il dût lutter avant de réussir. Haletant, il se laissa retomber dans son siège. Il reprit son souffle - se disant, et ce non pas pour la première fois, que ça ne lui aurait pas fait de mal si sa transformation lui avait aussi donné une force physique surhumaine - et se pencha pour vérifier l'état de ses nouveaux nés.

C'était la journée, et ils étaient supposés dormir, enfoncés dans le sol sablonneux de leur aquarium. Harry voulait vérifier que c'était bien ce qu'ils faisaient, ne sachant pas comment ils avaient réagis au voyage par cheminette. Mais avant même de se mettre à les chercher, il sut qu'il n'avait pas à s'inquiéter. Il arrivait à entendre, de là où il était, de légers ronflements remonter du fond de l'aquarium. Il se sentit fondre. Ils étaient tellement mignons.

Il referma le couvercle de l'aquarium et attrapa son fourre-tout. Il se dit qu'il vaudrait mieux qu'il commence à lire dès maintenant, juste au cas où il se ferait interrompre. Le livre était un recueil de contes de fées moldus venant des quatre coins du monde - The Virago Book of Fairy Tales par Angela Carter - et Harry l'aimait beaucoup. Il n'avait jamais eu la chance de lire ou d'entendre ce genre d'histoires lorsqu'il était jeune et ça représentait beaucoup pour lui de recevoir un tel cadeau.

Il venait juste de l'ouvrir lorsque la porte de son compartiment s'ouvrit elle aussi. Il leva la tête, redoutant de voir Ron ou Hermione, mais à la place, son regard se posa sur trois garçons qui paraissaient assez nerveux. Ils avaient l'air de Premières Année qui venaient à Poudlard pour la première fois.

« Um. » dit l'un des garçons. « Est-ce qu'on pourrait s'assoir ici ? »

Harry secoua la tête. « Allez-y. » dit-il. « Mais ne faite pas de bruits. Il est en train de dormir. » D'un signe de tête il désigna l'homme endormi et fut soulagé de les voir acquiescer.

Ils firent entrer leurs valises et il les aida à les mettre dans les casiers. Il savait par expérience que cette opération délicate était beaucoup plus facile quand on avait de l'aide.

Une fois qu'ils eurent fini avec les valises, il se replongea dans son livre, faisant fis des soupirs excités des Premières Année. Il pouvait se souvenir de son excitation lors de son premier voyage à Poudlard comme si c'était hier. Il ne les blâmait pas le moins du monde d'être excités ; il voulait juste qu'ils ne fassent pas trop de bruits. Et puis il était très content de leur présence ici : cela voulait dire qu'il n'y aurait pas de place pour Ron et Hermione et qu'il pourrait se concentrer sur sa lecture.

Harry se sentait légèrement coupable d'essayer d'éviter ses amis. Il ne pouvait pas vraiment en vouloir à Ron pour des choses que ses parents et Dumbledor avaient fait - il ne savait même pas si Ron était au courant de cette histoire d'argent - et c'était dans la nature d'Hermione d'être autoritaire et exécrable.

Le train avançait depuis presque deux heures lorsque la sorcière avec son chariot à bonbons était passée. Il regarda les trois Premières Année payer leurs parts - une quantité de bonbons qu'ils n'arriveraient certainement pas à finir - et fit signe à la sorcière qu'elle pouvait partir. Aurora lui avait fait son déjeuné : quelques morceaux de steak crus magiquement refroidis posés dans une boîte avec un thermos d'eau - en somme un repas beaucoup plus convenable pour un demi-serpent que des pâtes à citrouilles. Il essaierait de les cacher lorsqu'il les mangera, il ne voulait surtout pas effrayer les jeunes élèves.

Il venait juste de reporter son attention à son livre lorsque la porte du compartiment s'ouvrit de nouveau.

« Harry ! »

Harry soupira. Il n'avait eu aucun mal à reconnaître la voix d'Hermione. Ils l'avaient trouvé.

« Te voilà, camarade. » dit Ron en faisant irruption dans le compartiment. « On t'a cherché partout. »

« Qu'est-ce que tu faisais là ? » demanda Hermione.

« Silence ! » leur dit Harry. « Il est en train de dormir. » Il montra de nouveau l'homme endormi. « Et d'ailleurs j'étais en train de lire. »

Ron grimaça. « Tu te transforme en une seconde Hermione, camarade. » dit-il. L'idée n'avait pas l'air de beaucoup lui plaire.

« Qu'est-ce que tu lis ? » demanda Hermione. Et sans attendre de réponses de sa part, elle saisit le livre sur ses genoux et regarda la couverture. Elle secoua la tête, moqueuse. « Des contes de fées, Harry ? » dit-elle. « Franchement. Je n'arrive pas à croire que tu lis ça. Ce sont des trucs d'enfants. Et en plus, ce n'est qu'un ramassis de mensonges. »

Harry lui arracha son livre. « C'est intéressant. » lui dit-il. « Et contrairement à certaines personne, je ne les ai pas lu lorsque j'étais enfant, alors laisse tomber, d'accord ? »

Elle tutta. « Quand même. » dit-elle. « Tu devrais plus te concentrer sur l'école. Tes notes ne sont pas ce qu'elles devraient être. Est-ce que tu as fini tes devoirs à temps ? »

« Je les ai fini depuis des siècles. » dit Harry.

Ron grogna. « Tu te transformes vraiment en une seconde Hermione. » dit-il. « Bon, tu vas venir dans notre compartiment ou pas ? On a de la nourriture… »

« Et tu nous as manqué, Harry. » le coupa Hermione. « Nous n'avons pas beaucoup parlé sur le Chemin de Traverse. »

Harry soupira. Il ne pourrait pas y couper. Il marqua sa page dans le livre et le remit dans son fourre-tout. « D'accord. » dit-il.

« Bon sang. » fit Ron. « Pas la peine de te montrer si enthousiaste. »

Harry se dépêcha de refermer son sac et prit l'aquarium de ses nouveaux nés. Les trois Premières Année le regardaient curieusement, il le savait. Il les ignora.

« Je suis fatigué, Ron, c'est tout. » dit-il. « J'ai veillé tard la nuit dernière. »

« Qu'est-ce que tu faisais ? » demanda Hermione avec curiosité.

« Mes valises. » lui dit-il.

Elle renifla. « Et moi qui pensais que tu allais essayer de t'organiser cette année. » dit-elle. « Tu vraiment penser à faire tes valises plus tôt. »

Harry se demanda s'il devait lui dire la vérité : qu'il avait veillé tard parce qu'il voulait absolument dire au revoir à un des résidents nocturnes de l'hôtel magique dans lequel il était resté, et qu'il avait fini par avoir une bataille d'oreillers impromptue avec un Drow. Il n'était pas sûr qu'elle le prenne bien, si du moins elle le croyait, aussi préféra-t-il se taire.

Le couloir du train était relativement calme. La plupart des voyageurs étant occupés à savourer les petites gâteries sucrées qu'ils venaient de s'offrir. Le compartiment vers lequel Ron et Hermione l'avait conduis ne dérogeait pas à la règle. Les jumeaux étaient là, à parler avec Ginny et Neville tout en piochant dans une montagne de bonbons, de pastilles et de gâteaux posée sur la table. L'air était saturé de sucre.

Harry prit un siège à côté de la fenêtre et fit de la place sur la table pour son aquarium à serpents. Heureusement, les nouveaux nés ne s'étaient toujours pas réveillés. Il ne voulait pas que toute cette agitation dans le compartiment ne les sorte de leur sommeil réparateur.

« Bonjour Harry. » le salua Neville. « Qu'est-ce que tu as là ? »

« Des nouveaux nés serpents. » lui dit Harry. « Comment s'est passé ton été ? »

Neville lui sourit avant de se lancer dans une description détaillée de tout ce qu'il avait pu faire dans le jardin de chez lui et les serres. Alors qu'il l'écoutait, Harry se mit à sourire. Il aimait Neville ; il ne passait pas beaucoup de temps avec lui mais il aimait Neville. Il se demandait si se serait possible de se rapprocher du modeste et timide garçon tout en s'éloignant de Ron et d'Hermione, comme il avait envie de le faire.

« Il y aussi des couleuvres dans le jardin. » lui dit Neville. « Il y avait une vieille rocaille fleurie au fond du jardin, cachée par de hautes herbes. Il y en avait quelques unes. »

Harry sourit. « Ca doit être l'habitat idéal pour elles. » dit-il. « Elle doivent manger les souris qui se cachent dans les herbes aussi. Qu'est-ce que tu en as fait ? »

« Rien. » dit Neville. « J'ai coupé un peu les herbes et j'ai planté de nouveaux plants mais je les ai laissé tranquilles. Elles semblaient se ficher complètement de ce que je faisais parce qu'elles ne sont pas parties. »

« Ugh. » fit Ron. « Ca ne vous gênerai pas de parler d'autre chose ? Les serpents ne sont que d'affreuses choses gluantes. Et puis, pourquoi tu t'es inquiète tant Harry ? »

Harry avait envie de dire quelque chose du genre 'parce que je suis leur Empereur', mais il se retint. « Je suis un Fourchelang, tu t'en souviens ? »

« Ouais. » dit Ron. « Mais ça ne veut pas dire que tu dois donner la chair de poule et adorer les serpents. »

Harry fronça les sourcils. « Le simple fait que je sois un Fourchelang ne fait pas de moi un 'mauvais' sorcier. » dit-il. « Je ne vois pas pourquoi je devrai mettre ce don de côté juste parce que le Monde sorcier a de stupides préjugés. »

Ron rougit, et bien étrangement Ginny aussi, mais Neville, lui, acquiesça. Hermione leva les yeux au ciel. « Ce ne sont pas juste de stupides préjugés, Harry. » dit-elle. « Il y a une corrélation directe entre le Fourchelang et les sorciers qui ont mal tourné. »

Harry leva les sourcils. « Peut-être. » dit-il. « Ou peut-être que les Fourchelang qui ont mal tournée sont les seuls à avoir attiré l'attention parce que je peux te dire maintenant qu'il n'y a rien de mauvais chez les serpents. Ils sont plus occupés à trouver à manger et une bonne cachette que de contaminer l'esprit des jeunes sorciers avec leurs intrigues insidieuses. »

« Le Basilic - » commença Ron.

« Était juste comme tous les autres serpents, excepté qu'il était magique et qu'il faisait soixante pieds de long. » dit Harry. « Et par ailleurs, les seules choses que je l'entendais siffler parlaient toutes de nourriture. Il n'y a rien de mal avec ça, excepté le fait que la seule source de nourriture dans l'école à être assez grande pour rassasier un serpent de soixante pieds de long, c'est les élèves eux-mêmes. »

Le silence plana pendant un moment dans le compartiment. Ginny, Harry l'avait remarqué, avait incroyablement mal à l'aise avec la situation. Il savait qu'elle en avait tous les droits, il espérait juste qu'elle n'allait pas se blâmer pour l'incident de la Chambre. Ca n'était pas de sa faute.

Puis Hermione parla à nouveau. « Qu'est-ce qui ne va pas, Harry ? » demanda-t-elle. « Tu as changé. »

Harry ne pouvait pas lui dire combien ce qu'elle avait dit était vrai. « Il n'y a rien qui ne va pas. » dit-il. « Je vais bien, Hermione. »

Elle ne le croyait pas, il le savait, mais elle laissa quand même tomber l'affaire. Et il la remercia silencieusement pour ça.


Bon, la question du jour a été posée par Nienna-lo : "Comment Tom a-t-il ou faire pour penser aux toilettes des filles ?"

Personnellement je pense que c'est parce qu'il est plus tordu que ses prédécesseurs...

Ah oui, le livre qui a été cité au début du chapitre existe vraiment à ce que j'ai compris ^^