Disclamer: Je ne possède pas Harry Potter qui appartient entièrement à JK Rowling, cette histoire a uniquement pour but de distraire, je ne touche aucune rétribution quelle qu'elle soit.
Note: Milles excuses pour le retard de ce chapitre, et pardon pour les reviews auquel je n'es pas répondu! Sachez que je les est toutes lus et qu'elles m'on fait très plaisir!
Beta: Blues-moon
Harry a
Deux ans...
La fête pour l'anniversaire d'Harry battait son plein dans le jardin des Malfoy. Enfin, si tant est que l'immense parc dans lequel ils étaient puisse être appelé « jardin ».
C'était un dimanche d'août magnifique et les deux enfants s'amusaient comme des fous avec les paons (des paons! En chair et en os !) pendant que les adultes terminaient le fromage dans la véranda.
Seulement, malgré la bonne ambiance et le délicieux repas, Séverus n'arrivait pas à se détendre complètement, la présence d'Héphaïstos au manoir le stressait au plus haut point, craignant qu'il ne découvre le pot aux roses d'une manière ou d'une autre.
Lucius n'était pas non plus très enthousiaste à l'idée d'accueillir un moldu chez lui (surtout celui-là!), mais Narcissa avait été formelle : le jeune concierge s'occupait quasiment quotidiennement d'Harry, il devait donc être présent pour l'anniversaire du garçonnet.
Bien sûr, les aristocrates avaient pris toutes les précautions possibles pour ne pas trahir le secret magique : les photos ne bougeaient plus, les portraits gardaient la pose en silence, les elfes ne sortaient que sous « Glamour » les faisant passer pour des serviteurs lambda et les maîtres des lieux avaient revêtu tailleur et costume « Chanel » tout ce qu'il y avait de plus moldu.
Héphaïstos avait même failli s'étouffer en voyant Draco arriver, vêtu d'un jeans blanc « Baby Dior » et d'un polo bleu clair « Lacoste » juste pour aller jouer dans l'herbe avec son copain (« Mais, Séverus, tu te rends compte que les fringues de ce môme valent plus que mon salaire mensuel ?! Et on n'habille pas un enfant de blanc, c'est complètement insensé ! Sev ? Sévérus, est-ce que tu m'écoutes ? Tu m'écoutes pas, là, je le vois bien! »), mais finalement après un ou deux verres de Château Margot, 1995 la tenue vestimentaire du blondinet lui passa totalement au-dessus de la tête.
Étouffant la petite voix dans son crane lui faisant imaginer les pires scénarios, le potionniste apprécia la vision, plus que surprenante, de Lucius et son ami discutant aimablement (le vin, sûrement...) et avec le sourire aux lèvres ou riant aux éclats (assurément le vin donc...)
- Si tout le monde a terminé avec le fromage, je suggère que nous passions au dessert... Proposa Narcissa, amusée elle aussi de ce revirement de situation inattendu.
Une jeune femme arriva immédiatement pour les débarrasser, tandis qu'un homme plus âgé apportait la bouteille de champagne qui allait accompagner la pâtisserie.
- Je vais chercher les enfants, déclara le brun en se levant. Ils doivent être vers le fond du jardin, je ne les vois plus...
- Oh, je conseille de chercher vers la roseraie, Draco adore s'y rendre depuis le début du printemps...
Harry et Draco couraient à perdre haleine dans les allées tortueuses de l'immense roseraie, avant de finalement s'écrouler sur le sol en riant.
Ils finirent par se calmer doucement et restèrent plusieurs minutes allongés sur le sol, regardant le ciel en silence.
Le blond ne voyait absolument pas l'intérêt de faire cela, surtout qu'il n'y avait pas un seul nuage à regarder ce jour-là, mais Harry aimait le faire alors il le faisait aussi, pour lui faire plaisir.
Pour essayer de comprendre un peu aussi.
- Dis 'Ry ?
Un silence s'installa avant que le brun ne se souvienne qu'il fallait répondre quand quelqu'un lui posait une question. Son papa avait beaucoup insisté là-dessus. Ce devait être une règle importante...
- Hum ?
Le jeune aristocrate sourit jusqu'aux oreilles avant de s'asseoir pour prendre la main du jeune demi-elfe dans la sienne.
- V'ens, te mont'e ma cabane !
Docilement, le brun suivit son ami jusqu'à une alcôve naturelle dans un des rosiers grimpants aux fleurs odorantes et rouge vif.
La plupart des boutons, bien à l'abri du soleil, n'avaient pas encore éclos.
- Maman dit : faut ttend'e, marmonna Draco en touchant l'un d'eux du bout des doigts. Mais moi veux pas 'ttend'e...
Harry s'amusa du visage boudeur de son ami (qui finit par le regarder d'un air vexé) avant de planter son regard vert dans les yeux gris qui lui faisaient face puis posa délicatement ses lèvres sur l'un des bourgeons.
Immédiatement, celui-ci éclot en l'une des plus belles fleurs que l'aristocrate n'eut jamais vues de sa courte vie, libérant un parfum suave et envoûtant.
- Waa... S'exclame-t-il, un immense sourire aux lèvres et les yeux écarquillés de stupeur. 'core! Refais 'core!
- Chuut, souffla Harry l'index posé sur la bouche, pas dire !
Le petit blond regarda la rose puis de nouveau son ami avant de chuchoter :
- Dirai pas, juré! C'est secret... Il déposa un baiser claquant sur la joue du plus jeune pour sceller sa promesse. Refais 'core. Te plait...
- Un bisou, une fleur, murmura le brun en souriant avec malice.
Et dans la cachette rassurante de la plante parfumée, les boutons s'ouvrirent les uns après les autres...
Sévérus revient à la véranda avec Harry dans les bras et tenant (ou plutôt traînant) Draco par la main.
Le petit blond arborait un air revêche et boudeur, mais son camarade avait l'air aux anges, accroché au cou de son papa.
- Alors, où étaient-ils ? Demanda Lucius en faisant servir le champagne.
- La roseraie.
- Oh, j'aurais dû parier! Pesta Narcissa sous le rire de ses convives.
- Ils se faisaient des bisous, cachés derrière un rosier grimpant, expliqua le potionniste en gloussant
(ok, il est vrais que lui aussi avait un peu abusé du vin...)
- Oh-oh, tu as osé interrompre cela? Et bien, ça explique la tête de notre blondinet préféré! S'exclama Héphaïstos en prenant Draco sur ses genoux. Je te félicite pour ton romantisme jeune homme!
- C'est quoi gromentiste?
- Romantisme Draco, ro-man-tisme, rit sa mère.
Elle ne chercha pas à aller plus loin dans ses explications, car à ce moment-là, le gâteau d'anniversaire arriva :
Une grosse charlotte aux fruits surmontée de deux bougies allumées.
C'était Harry qui avait choisi cette pâtisserie dans le magazine de commande de la boutique, et tous les adultes espéraient que l'enfant accepte de goûter un morceau. Après tout, le petit adorait boire des jus de fruits alors, peut-être se déciderait-il à en manger pour l'occasion.
La star du jour, loin des préoccupations des grandes personnes, souffla ses bougies avec enthousiasme avant de s'applaudir lui-même en riant, fier de son exploit.
Il eut quelques flashes d'appareils photo, les flûtes en cristal de Baccarat tintèrent les unes contre les autres (à la plus grande panique du concierge, terrifié à l'idée de faire de la casse) et les parts de gâteau furent distribuées.
- Harry, tu veux en goûter un bout? Demanda Sévérus en présentant une cuillère pleine au petit garçon.
Ce dernier lui fit un grand sourire jusqu'aux oreilles avant de planter son regard dans celui de son père et de répondre un: "Non!" clair et précis puis reporta toute son attention sur Draco.
Celui-ci engouffrait, maladroitement, des cuillères pleines de fruits et de crème avec une gourmandise non dissimulée, toute bouderie oubliée. Le tout sous le regard mi-affectueux mi-désapprobateur de ses parents.
Sévérus était littéralement tombé des nues, rares étaient les fois où son fils lui refusait quelque chose.
La surprise l'avait laissé pantelant, la cuillère en l'air et la bouche béante.
Cela fit tellement rire Héphaïstos qu'il recracha sa bouchée sur la tête de Draco, toujours sur ses genoux.
- Oh, mon Dieu! S'exclama le jeune homme en attrapant une lingette pour nettoyer les dégâts dans la chevelure blonde. Je suis désolé, Draco!
Seulement, l'hilarité d'Harry mêlée au regard mi-blasé mi-outré du petit aristocrate, les joues encore pleines, ne l'aidaient pas vraiment à se calmer.
- Sev'! Mais aide-moi bon sang! Je t'ai aidé moi quand tu as vomi sur Harry!
- Tu as vomi sur Harry?! S'exclama le couple.
- Héphaïstos! On avait dit qu'on en parlerait plus!
Trop tard, l'info échappée, les Malfoy voulaient tout savoir, et ce qu'un Malfoy veut, il l'obtient.
Dussent-ils utiliser le harcèlement...
C'est en fin de soirée que les deux jeunes hommes rejoignirent leurs pénates avec un soupir de soulagement.
La journée avait été agréable (si l'on oubliait les affectueuses moqueries de ses amis sur ses débuts laborieux en tant que père), mais épuisante. D'ailleurs, le petit brun, éreinté d'avoir couru dans tout le domaine avec son camarade, s'était endormi comme une masse dans la voiture.
Le moteur avait à peine démarré que le bébé avait rejoint les bras de Morphée. Draco n'était pas mieux, s'étant mis à ronfler dans les bras de son père pendant qu'Héphaïstos attachait Harry.
Résistant à la tentation de se poser confortablement dans un fauteuil (sachant pertinemment qu'il aurait, par la suite, toutes les peines du monde à se lever) Sévérus se dirigea vers la chambre pour préparer l'enfant pour la nuit.
Si au départ le potionniste prit moult précautions pour ne pas réveiller son fils, il se rendit bien vite compte que ses efforts étaient totalement inutiles: le petit n'ouvrirait pas les yeux même si une fanfare avait élu domicile dans son lit.
Fort de cette constatation, la couche et le pyjama furent vite mis et le petit soigneusement bordé.
- Oh, je suis crevé moi... Soupira le brun en retournant dans le salon qui, à sa plus grande surprise, était vide. Hépha?
- Reste où tu es, j'arrive! Lui répondit une voix en provenance de la cuisine.
- Mais, qu'est-ce que tu fais?
- J'arrive, je te dis!
Poussant un grognement de frustration, l'ancien Serpentard s'écroula sur le canapé en ronchonnant dans sa barbe inexistante.
Cependant, il n'eut pas attendre trop longtemps seul puisque quelques secondes plus tard, la lumière du plafonnier s'éteignit et le châtain apparu avec un chou à la crème surmontée d'une bougie.
- Qu'est que? Commença-t-il, incrédule, en voyant son ami marcher doucement pour ne pas éteindre la flamme.
- Joyeux anniversaire Sévérus...
- Ce...ce n'est pas mon anniversaire...
- Je sais bien! S'exclama le jeune homme en levant les yeux au ciel. Mais comme l'anniversaire d'Harry était jeudi, même si nous ne l'avons vraiment fêté qu'aujourd'hui, et qu'aujourd'hui nous sommes dimanche...
Héphaïstos ralluma la bougie qui avait fini par s'éteindre puis posa l'assiette sur les genoux de son camarade.
- Cela signifie que ça fait deux ans jour pour jour que tu es papa. Et deux ans aussi que nous sommes devenus amis, bon grès mal grès. Ça mérite bien un chou à la crème, non?
Un petit rire incrédule s'échappa des lèvres du brun avant que celui-ci ne souffle la bougie.
- Déjà deux ans, marmonna-t-il en coupant la pâtisserie en deux. Je n'en reviens pas, c'est passé si vite...
La lampe de chevet à côté du canapé fut allumée, diffusant une lumière intime et tamisée dans la pièce.
L'ancien Serpentard dégusta la crème du bout des lèvres tout en regardant les ombres jouer sur le visage de son ami. Même dans la pénombre il pouvait voir le bleu de ses yeux pétiller.
Pendant un court instant, cela lui fit repenser à Dumbledore. Il l'avait défendu pendant le procès, lui évitant le bannissement définitif, et c'était lui qui avait proposé de mettre son don au service de Sainte Mangouste. Il lui devait une fière chandelle...
- Sev, tu te souviens de mon livre?
-Hum? Marmonna le brun en reprenant contact avec le présent. Oui, bien sûr! Je suis sûr qu'il va faire un carton. Tu vas voir les gens vont se battre pour l'acheter!
- Merci, ria le châtain avant de reprendre d'un ton sérieux: mais ce que je voulais te dire, c'est que mon éditeur voulait que je fasse une dédicace dans les premières pages.
Il sortit une feuille de sa poche avant de la tendre à son ami.
- Tu peux me dire ce que tu en penses?
Sévérus acquiesça la bouche pleine, heureux de cette marque de confiance, avant de poser son assiette pour commencer la lecture.
À ma famille qui m'aime, me soutient et croit en moi.
À celui qui, sans vraiment l'avoir voulu, partage mon quotidien
jour après jour.
Et bien sûr à son fils, petit extraterrestre bien trop mignon pour
être humain.
À nous trois, qui depuis deux ans avons commencé à
écrire une histoire, qui je l'espère, sera longue...
- Alors? demanda le gardien, inquiet.
La réponse qu'il reçut ne fut pas verbale, mais la paire de lèvres qui s'écrasa sur les siennes avec passion et amour le satisfit tout autant...
