Coucou !

Comme d'habitude, mes chapitres sont postés à intervalles pas franchement réguliers. Études très prenantes et boulot en sont la cause. J'écris seulement quand le rythme se calme un peu, ce qui, je dois l'avouer, n'arrive que très rarement. Mais comme je vous l'ai déjà dit, le plan détaillé est écrit et ne quitte pas mon ordinateur, il ne me reste qu'à taper les chapitres. Je finirai cette histoire, c'est promis. Ça prendra le temps qu'il faudra ;). J'espère que vous comprenez.

Pour ce chapitre, on retrouve Sirius, j'espère que ça vous plaira.

Bonne lecture !


Résumé : Sirius, déshérité, fait sa rentrée à Poudlard pour sa dernière année. Il déchante vite en voyant ses amis se projeter vers un futur qu'il a du mal à envisager et se jette à corps perdu dans les bêtises. Il échoue en retenue où il fait la connaissance de Rachel, la préfète des Serdaigles.


Réponses aux reviews anonymes :

Guest : Merci beaucoup d'avoir laissé un petit mot, ça me touche :) ! À très vite !


Chapitre 12 – Avenir

Décembre 1977

Les flocons voltigeaient doucement dans le parc du château. Dissuadés par les courants d'air glacé, les élèves ne s'attardaient pas dans les couloirs. Ils préféraient se lover dans les fauteuils confortables de leur salle commune, bercés par la tiédeur de l'âtre.

L'approche des vacances de Noël rendait les élèves de Gryffondors fébriles. Les rires fusaient aux quatre coins de la pièce et rares étaient ceux bien assez fous pour croire en la douce illusion qu'ils pourraient travailler. Lily tentait pourtant. Le nez plongé dans un pavé sur les potions niveau avancé, elle avait plaqué ses deux mains très fort sur ses oreilles dans l'espoir d'étouffer le bruit que son sortilège n'avait pas réussi à atténuer.

« Ma puce, chuchota James en lui attrapant les poignets. Je ne sais pas pourquoi tu t'acharnes.

— Les ASPICS ? » tenta-t-elle d'ironiser.

James leva les yeux au ciel.

« Par Merlin, Lily, ce n'est que dans six mois ! Profite donc de la fête ! C'est notre dernier Noël ici !

— Il a raison, renchérit Peter. Si ça se trouve, l'an prochain nous serons tous morts. »

Le groupe des Maraudeurs le regarda, ébahis.

« Bah quoi ? Avec Vous-Savez-Qui et sa clique dehors…

— Merci de plomber l'ambiance Queudver, fit remarquer Remus.

— Je ne faisais qu'une simple constatation !

— Il faut reconnaître que tu n'as pas tort. Donc, Lily-jolie, comme le dit si bien notre cher ami, Carpe Diem !

— Tu t'es mis au latin ? ricana la jeune fille.

— Que ne ferai-je pas pour tes beaux yeux ! »

Alors que les garçons levaient les yeux au plafond devant la niaiserie de James, Lily soupira, un sourire attendrit aux lèvres. Ce qu'il pouvait être bête parfois ! Bête mais terriblement séduisant.

« Je pense plutôt que je vais rejoindre Rachel à la bibliothèque, sa compagnie est beaucoup plus stimulante que la vôtre.

— Tu m'étonnes, grogna Sirius qu'on entendait pour la première fois depuis le début de l'après-midi.

— Un miracle ! cria James en levant les bras en prière. Il parle ! »

Il se jeta aux pieds de son ami et continua :

« Par quel sortilège, quel subterfuge, que dis-je ? Quel envoûtement ! As-tu enfin trouvé le chemin qui te ramène vers nous ? »

Sirius se leva, attrapa sa cape et sortit de la pièce en fusillant son ami d'un regard noir.

« Qu'est-ce que j'ai dit ? s'étonna James toujours agenouillé sur le tapis, les bras ballants.

— James ! Étais-tu vraiment obligé d'en faire des tonnes ? » le réprimanda Lily.

Maugréant contre le manque de tact de son copain, elle sortit de la pièce à son tour, son livre soigneusement serré contre sa poitrine.

ooOOoo

Sirius marchait d'un pas déterminé dans les méandres des couloirs de Poudlard. Ses pensées se bousculaient dans sa tête sans qu'il ne puisse les contrôler. Était-ce un signe ? Devait-il renoncer ? Se pourrait-il qu'on lui offre la chance d'avoir lui aussi la vie calme et posée dont il n'avait jamais rêvé ?

BAM !

« Ça ne va pas la tête !

— Aïe ! »

Sirius se massait le front en grimaçant. Il avait percuté de plein fouet une personne à l'angle du corridor.

« Excuse-moi, je ne regardais pas où j'allais, marmonna-t-il en tendant la main à la jeune fille qui était tombée sur les fesses.

— J'ai vu ! Tu ne peux pas faire un peu attention, Black ? grogna-t-elle en acceptant son aide.

— Atwood ? Qu'est-ce que tu fabriques ici ?

— J'ai encore le droit de me balader dans ce château que je sache, grommela-t-elle en époussetant sa robe.

— Avoue que c'est plutôt curieux de te croiser dans ce couloir venté alors que tout le monde est prêt à se battre pour avoir une place près d'une cheminée. »

La jeune fille eut un sourire en coin et haussa les épaules sans répondre.

« Alors ? Qu'est-ce que tu fabriques ici ? s'étonna-t-il. Je te croyais à la bibliothèque avec Lily.

— Depuis quand mes déplacements t'intéressent-ils ? Dois-je m'inquiéter ou...? le taquina-t-elle.

— Oublie ça », se renfrogna Sirius en s'éloignant, la tête rentrée dans les épaules.

Rachel haussa les sourcils, surprise. Quelle mouche l'avait piqué ? Après un instant d'étonnement, elle s'écria :

« Black ! »

Sirius ne s'arrêta pas pour autant. Vexée, la jeune fille trottina pour le rattraper. Elle glissa sa main sur son bras et chuchota :

« J'ai l'impression que quelque chose te tracasse. »

Comme il ne répondait pas, elle ajouta :

«Viens, on va prendre l'air. Ça te changera les idées. »

Sirius la laissa le guider vers la grande porte. Il ne réagit même pas quand les flocons s'engouffrèrent dans son écharpe. Il eut seulement un léger rictus quand la jeune fille se serra un peu plus contre lui pour se protéger des bourrasques de l'hiver. Ils se hâtèrent en lisière de forêt pour se mettre à l'abri. Le silence n'était troublé que par le chant des branches qui s'entrechoquaient.

Vu d'ici, Poudlard ressemblait à un gros gâteau saupoudré de sucre glace et le Saule Cogneur prenait des allures de squelette décharné. Même les sorties nocturnes des Maraudeurs lui paraissaient moins plaisantes ces derniers temps…

Son regard finit par se poser sur Rachel qui l'observait calmement. Il sourit. Cette fille était étrange, il avait l'impression qu'elle pouvait lire en lui aussi facilement que dans son manuel de métamorphose. C'était assez déstabilisant. Sans qu'il n'y réfléchisse vraiment, les mots franchirent ses lèvres et il lui confia :

« J'ai reçu une lettre aujourd'hui. »

Surprise qu'il baisse aussi facilement les armes, Rachel s'assit doucement sur une souche sèche et écouta, attentive. Il fit quelques pas en lui tournant le dos puis ajouta tout bas :

« Du Ministère. »

Il shoota dans un tas de feuilles mortes.

« Mon oncle est mort.

— Je suis désolée.

— Il a fait de moi son héritier. »

La jeune fille tressaillit.

« Et c'est une bonne chose ? demanda-t-elle prudemment.

— J'en sais rien. Je ne sais plus trop où j'en suis si tu veux tout savoir. »

Sirius se retourna et plongea son regard dans celui de la jeune fille.

« Depuis que je suis petit, j'ai été élevé comme l'héritier d'une grande famille. Je croulais sous les gallions et la certitude que le manoir de mon enfance serait un jour mien. Mon sang avait choisi pour moi. Je sais que ça fait prétentieux de cracher dans la soupe alors qu'on a tout, mais ce dont j'ai toujours rêvé c'est de pouvoir décider de ma propre vie. »

Il déglutit et poursuivit :

« Quand j'ai quitté le manoir, pour la première fois j'ai eu l'impression d'être le maître de mon avenir. Et j'ai eu peur, avoua-t-il. Cette rentrée était pour moi la première. Je voyais le monde d'un autre œil. Mes amis ont tous des projets, font leurs choix de vie, alors que moi qui ait toujours eu un parcours tracé d'avance, je n'avais plus rien. Il m'a fallu du temps pour accepter mais j'en avais finalement pris mon parti. »

Rachel était un peu perdue. Où voulait-il en venir ?

« Je veux me battre. Je veux lutter contre Tu-Sais-Qui et sa bande de pantins en papier mâché. Du moins je croyais que c'était ce que je voulais. Jusqu'à hier je n'avais rien à perdre en m'engageant dans le combat.

— Hormis ta vie », fit-elle remarquer sarcastiquement.

Sirius haussa les épaules d'un air désinvolte pour lui montrer que cela lui importait peu.

« Je ne veux être lié à personne, même pas par un héritage. Je veux que ma mort soit utile, c'est tout.

— Rassure-moi, tu ne comptais pas te jeter devant lui en écartant les bras pour te prendre le premier sort qui traînerait ? Parce que je n'appelle pas ça se battre, j'appelle juste ça de la stupidité et de l'orgueil mal placé. »

Elle se leva.

« Vous, petits sorciers que vous êtes, ne connaissez strictement rien à la guerre. On ne vous apprend que vos batailles contre des peuples que vous jugez inférieurs. À quoi sert d'apprendre les victoires si on ne vous enseigne pas les échecs ? D'où je viens, on nous raconte les instants de douleurs et les familles décimées par les pertes. On nous parle simplement de la guerre dans tous ses aspects. Mes parents ont connus la seconde guerre mondiale, Black, et crois-moi ce n'était pas un jeu. »

Se rendant compte du ton amère avec lequel elle parlait, elle ajouta, désinvolte :

« Mais bon, ce n'est que l'avis d'une pauvre petite moldue. »

Sirius resta pensif. Il ne voulait pas se disputer avec elle. Rachel était beaucoup trop intelligente, elle aurait vite fait de lui montrer la stupidité de son choix, et il n'était pas prêt pour ça.

« Et toi ? demanda-t-il habilement pour changer de sujet. Que comptes-tu faire l'an prochain ?

— Vaste question, éluda-t-elle en se rendant compte de sa pirouette. Je ne vais pas tellement avoir le choix. »

Sirius éclata de rire.

« Mais bien sûr ! Atwood, tu te disputes les meilleures notes avec Lily et Remus. Franchement, ça m'étonnerait que tes multiples ASPICS ne t'ouvrent pas grand les portes du monde du travail. »

Elle le regardait, ahurie.

« Tu ne comprends vraiment rien en fait ! Le Ministère est infiltré par les Mangemorts, Black. Tu crois que je vais pouvoir me pointer le sourire aux lèvres tous les matins avec mon petit cœur de sang-de-bourbe en bandoulière ? Tous ces efforts que nous faisons Lily et moi ne serviront strictement à rien à la fin de l'année et visiblement tu es le seul à n'y avoir jamais pensé. Tu n'es qu'un idiot égocentrique ! »

Elle le planta là en traînant lourdement ses pieds dans la neige qui collait à ses chaussures pour retourner au château.

ooOOoo

Sirius resta interdit un long moment, les paroles de Rachel se répétant en écho dans sa tête. Quand ses doigts gelés crièrent grâce, il se décida à rentrer. Le dîner fut très calme. Il ne pouvait détacher ses yeux de la silhouette de la préfète de Serdaigle. Se pourrait-il qu'elle ait raison et qu'il soit véritablement un imbécile qui ne se préoccupe que de sa misérable petite personne ? Pouvait-elle être en danger comme beaucoup d'autres ? Il tritura ses brocolis du bout de sa fourchette sans en avaler la moindre bouchée. Il fallait qu'il en ait le cœur net.

« James, chuchota-t-il. Est-ce que je peux te dire un mot après ? »

Étonné, le préfet-en-chef acquiesça. Sirius attendit patiemment que son meilleur ami ait englouti la moitié de la tarte à la mélasse et le traîna hors de la Grande Salle.

« Est-ce que Lily est menacée parce qu'elle est née-moldue ? lâcha-t-il de but en blanc.

— Pourquoi tu me demandes ça ?

— Réponds à ma question. Est-ce qu'elle ne pourra pas trouver de travail au Ministère à cause des Mangemorts qui occupent plusieurs postes à responsabilité ? »

James le regarda, un peu étonné par la vigueur avec laquelle Sirius avait posé cette question.

« Évidemment ! confirma-t-il finalement. Ce n'est un secret pour personne. Ça fait des mois qu'on surveille attentivement la montée de Tu-Sais-Qui pour savoir s'il ne va pas nous falloir partir à l'étranger à la fin de l'année.

— À l'étranger ?

— Tu débarques ou quoi Patmol ? s'énerva James. Les nés-moldus sont les premiers visés par le régime. Je pensais pourtant que tu savais à quoi t'en tenir avec tout ce que tu as entendu chez tes parents avant de partir. Hors de question que Lily reste un instant de plus en Angleterre si les choses continuent de s'aggraver. Je la suivrai où il faudra, tu peux compter là-dessus. »

Sirius frappa le mur avec son poing.

« Mais quelle triple buse je fais ! hurla-t-il.

— Wow, wow, wow ! Qu'est-ce qu'il se passe mon pote ? s'inquiéta James. Pourquoi le sort de Lily t'intéresse tout à coup ? Ça fait longtemps que tu sais qu'elle est née-moldue et... »

James écarquilla les yeux. Le manège étrange de Sirius pendant le repas prenait d'un coup tout son sens.

« Tu as parlé à Rachel. »

Sirius le regarda, la mine dévastée. Il hocha la tête et renchérit :

« Et j'ai éclaté de rire quand elle m'a dit qu'elle ne trouverait pas de travail à la fin de l'année. »

James ébouriffa ses cheveux d'une main tremblante.

« Bon sang, Patmol, dans quel monde tu vis ? »

Et dire qu'il pensait être le plus à plaindre ! Elle avait raison, il n'était qu'un abruti. Au fond, il n'était pas si différent de ses parents à toujours se croire au-dessus des autres, à ne jamais penser qu'à lui. Si Poudlard était sa maison, au moins à l'extérieur il n'était pas une cible. Du moins tant qu'il ne se serait pas ouvertement positionné contre le Seigneur des Ténèbres. La dispute avec Rachel lui avait ouvert les yeux.

« La guerre n'est pas un jeu ! » se rappela-t-il.

Il avait l'impression d'avoir vieilli de dix ans en une seule après-midi. Le monde qui se dessinait lui faisait soudain peur. Les quelques mois qui lui restaient à Poudlard lui paraissaient si court, il aurait voulu geler l'instant présent ! Cette nuit-là, Sirius peina à trouver le sommeil.

ooOOoo

La plupart des élèves étaient rentrés chez eux. Le calme habituel des vacances de Noël avait envahi le château et ce n'était pas pour déplaire à Sirius. Attablé dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner, il lisait attentivement la Gazette. Sa dernière prise de conscience lui avait fait comprendre pourquoi James lisait le journal depuis plusieurs mois.

Trafic de peau de dragon, pots de vin au Ministère, assassinat dans la banlieue londonienne... Les nouvelles achevaient de lui miner le moral dès l'aube, mais c'était un mal nécessaire. Il n'avait pas trouvé le courage de s'excuser auprès de Rachel. Voir les éclairs dans ses yeux lui était beaucoup trop douloureux. Le journal était sa pénitence pour sa lâcheté, la seule façon qu'il avait trouvée pour calmer sa culpabilité.

Un hibou se posa devant lui et commença à picorer ses toasts. Sirius essaya de le chasser d'un geste agacé mais le volatile s'obstinait. Le jeune homme remarqua l'enveloppe qu'il tenait entre ses pattes et son cœur manqua un battement en reconnaissant l'écriture. Il posa précipitamment le journal et s'empressa de décacheter le pli.

ooOOoo

Cher Sirius,

Comment vas-tu ? Ton absence me peine et ton sourire taciturne me manque. Les fêtes de Noël sont plus tristes que jamais cette année.

Une fois encore il a été décidé de faire don à la cause. J'ai l'impression que cela ne finira jamais. Toutes ces montagnes de gallions dépensés dans l'espoir de voir le monde que nous connaissons se détruire… Suis-je la seule à y voir le début d'une catastrophe ? Non, je sais que tu le penses aussi, tout comme Andromeda. À ce propos, as-tu des nouvelles de ma sœur ? Elle ne répond à aucune de mes lettres et je m'inquiète.

Sirius, j'ai appris qu'oncle Alphard t'avait légué une somme d'argent conséquente, j'en suis contente. Ma tante était dans un état de rage incroyable, mais je crois bien que cette nouvelle n'a fait qu'affaiblir un peu plus ton père...

Je voulais t'annoncer moi-même la nouvelle, on va me fiancer à la nouvelle année. Je dois t'avouer que je ne déborde pas d'enthousiasme. Lucius Malfoy a une réputation qui fait froid dans le dos. On raconte qu'il est sans pitié et qu'il méprise tout hormis sa petite personne, qu'il enchaîne les conquêtes et dilapide sa fortune à tire-larigot. Je ne sais plus quoi penser de ces ouï-dire. Je le verrai pour la première fois lors de la cérémonie. Je crois bien que mes parents sont bien décidés à ne pas reproduire l'erreur qu'ils ont faite avec Andromeda. Les cris de Père résonnent encore d'après le scandale de son mariage. Je savais qu'ils cherchaient à me marier le plus vite possible mais je ne pensais pas qu'ils réussiraient un mois à peine après le départ de ma sœur.

Parfois je l'envie. Je vous envie. Vous avez eu le courage de tout quitter pour ce que vous pensiez juste. Moi aussi l'idée de m'enfuir me taraude mais je n'ai pas votre force, je sais que je n'en serai pas capable.

Sirius, je t'en prie, garde dans ton cœur l'image de la petite Black joyeuse et fine d'esprit avant que Malfoy n'en fasse qu'une bouchée.

Je t'embrasse,

Ta cousine, Narcissa

ooOOoo

Sirius froissa la lettre dans son poids serré. Ils avaient réussi finalement. Sa famille s'accrochait désespérément aux traditions désuètes remontant du fond des âges. Merlin merci, il avait été suffisamment rapide pour partir avant qu'on ne lui passe la corde au cou. Narcissa avait été bien naïve de croire que ses parents lui laisseraient choisir l'homme qu'elle souhaiterait épouser après l'affront qu'avait essuyé la dynastie Black un mois auparavant. Andromeda qui s'était enfuie la veille de ses fiançailles pour se marier en toute clandestinité avec un né-moldu, il n'était pas étonnant qu'après ça ils aient hâté les négociations pour leur fille cadette.

Le prix de la dote, les lopins de terre légués, la cassette remise à l'épouse à la naissance du premier enfant… Tous ces marchandages donnaient froid dans le dos de Sirius. Comme si sa cousine ne valait guerre plus qu'un balai de course, on la vendait au prix du marché !

Qu'allait-il bien pouvoir lui dire ? Narcissa avait toujours attendu son mariage depuis sa sortie de Poudlard, il ne pouvait qu'imaginer sa déception et son angoisse quand on connaissait la réputation de son futur mari. Il sortit un parchemin et une plume de son sac et entreprit de répondre à sa lettre en essayant de faire taire la peur et la tristesse qui lui serraient le cœur.


J'espère que ce retour de Sirius et des Maraudeurs vous a plu. Avez-vous des idées pour la suite de l'histoire ? Je m'attèle à l'écriture du prochain chapitre et espère vous le poster d'ici la fin du mois :).

À bientôt pour la suite !

Bibi