Bonjour ! Voici le chapitre 11, dans les temps cette fois. Je n'ai pas grand chose à dire, sauf que je m'excuse du fait que c'est encore un chapitre de remplissage. L'action commence doucement dans le chapitre suivant et explose dans le treizième.
Petite information : le chapitre 12 sera peut-être publié début mai. Cela dépend du temps de correction. Mais après, ne vous attendez pas à un chapitre avant septembre. J'ai un stage durant mai et juin et donc un rapport de stage à fournir. Après, c'est les vacances d'été, et durant les vacances d'été, je me concentre sur mon autre fanfiction, celle sur Percy Jackson. De plus, cela me permettra de prendre de l'avance, peut-être suffisamment pour me laisser publier un chapitre tous les mois pendant quelques temps.
Bonne lecture.
Chapitre 11 : Discussion non enrichissante
Nagisa soupira quand elle prit en main les médicaments que lui tendait l'infirmier en chef de l'Établissement. Pourquoi ? Elle ne le savait pas.
Du fait de sa nature faible, elle passait bon nombre d'heure à l'infirmerie. Assez en tout cas pour s'être liée avec Hīringu Kyo (de son avis, leur relation était assez proche pour être qualifiée d'amical) et pour qu'il ait accepté de partager quelques morceaux de son passé avec elle, bien avant que Moko ne l'oblige à le faire devant tout le groupe. Assez pour qu'elle lui raconte en retour une partie du sien. En faisant en sorte de laisser de côté les partie les plus susceptible d'être reliées à la Mafia, bien entendu. A cette époque, elle pensait qu'il ne savait rien de ce monde et que certaines choses n'avaient pas leur place dans ses récits.
Comme il ne lui avait jamais dit comment il savait tout cela, elle avait supposé qu'elle devait considérer sa connaissance des flammes et de la Mafia comme une « trahison ». Que les autres considérait que c'était son avis sur le sujet, d'après les regards de pitié qu'elle recevait et du fait que Regin l'avais enlacée par derrière comme pour la soutenir de cette terrible révélation.
Vraiment ?
Pourtant, ses sentiments étaient aux antipodes.
Kyo n'avait jamais dit ne rien savoir sur le Mafia ou les Flammes. Jamais.
En fait, pas mal de fois il avait eu des paroles qui auraient dû leur mettre la puce à l'oreille, à elle et à Regin. De plus, il lui avait souvent proposé de faire des recherches sur sa maladie de son côté, argumentant sur le fait qu'il trouverait sûrement autre chose. Peut-être parlait-il de l'action de ses flammes. Qu'en savait-elle, ce n'était pas elle le médecin, elle n'était que patiente.
Cette révélation n'était pas pour elle une trahison, mais une autre des nombreuses connaissances qu'elle avait acquises ici. Il fallait arrêter de penser que l'Alliance était le centre du monde souterrain. Un des pôles, sans aucun doute. Mais rien de plus, rien de moins.
– Que voulait dire Hīringu-san en parlant du genre d'école où nous étions ?
Nagisa grimaça intérieurement quand elle entendit Cozzato désigner Kyo avec l'appellation Hīringu-san. Il avait rapidement pris le pli de la politesse excessive japonaise. Comme la plupart de leur groupe. Cela n'empêchait pas que, dès qu'elle entendait l'un d'entre eux l'utiliser un des suffixes japonais ou un nom de famille, elle trouvait cela bizarre. Elle avait beau être en partie japonaise, elle avait vécu toute sa vie en Italie.
Puis en entendant la fin de la question de Cozzato, elle soupira de nouveau.
Elle avait toujours trouvé l'Etablissement bizarre. Mais elle avait toujours mis cela sur le compte du fait qu'elle n'était pas habituée à tout cela. Avant que Giotto lui propose de l'accompagner à Namimori, elle avait toujours été scolarisée à la maison. Elle n'avait donc pas de point de référence pour comparer. Mais entre le directeur et le directeur-adjoint qui étaient d'anciens membres de la Famille Cavalonne, l'autorité presque absolue du conseil des étudients, et la dévotion de Kai envers l'école (pas aussi grande que celle de son père envers Namimori, mais suffisante pour tout de même étonner, Nagisa ayant toujours pensé Kai incapable de ressentir quoi que ce soit)…
Tout cela avait suffi, en quelques semaines, à lui faire comprendre qu'elle n'était pas dans une école banale.
Il y avait aussi le fait qu'elle ait remarqué : que plus la classe était ''âgée'', moins celle-ci comptait d'élève natif de Namimori ou de ses proches environs. Bien sûr, cela pouvait s'expliquer par la renommée de l'Établissement. Si même Giotto en avait entendu parler en Italie, alors c'était que celui-ci devait avoir une excellence notoriété au Japon, assez pour que n'importe quel étudiant avec des capacités supérieur à la moyenne rêve d'y entrer. Elle avait donc supposé que seuls les élèves qui s'accrochaient vraiment restaient jusqu'à la fin de leur scolarité.
C'était peut-être un raisonnement stupide, elle n'en savait rien. De toute façon, elle préférait observer. Elle n'était pas une personne d'action. Elle observait quand elle en avait envi, faisant comme qui dirait le mouton. Que les autres la prennent pour une idiote ou pour une faible, elle n'en avait rien à faire. Elle n'aurait de toute manière jamais la force d'agir sans avoir toutes les cartes en main. Elle faisait donc avec.
Rick ricana intérieurement à la question du Shimon. Tous les troisièmes années du lycée gardaient secret le sujet de leur cours supplémentaires, plus par accord oral que par ordres réels. Pas que Rick en avait quoi que ce soit à faire. Il n'avait de toute façon personne à qui en parler. Personne qui ne le sache déjà en tout cas.
– L'Etablissement est… essaya d'expliquer Lily Millefiore. En fait, on va dire qu'il est encore plus spécial que vous ne le pensez.
Non ? Sans blague ? Des fois, Rick était sidéré du talent que possédait la Millefiore pour les euphémismes. Ou sinon de celui des autres gosses à être incapable du minimum de réflexion. Avaient ils bien lus les protocoles et procédures d'urgence ? Ou alors juste les papiers qu'ils avaient signés quand ils étaient arrivés ? Ceux avec marqué que l'Établissement ferait tout pour leur éviter tout accident pouvant entraîner un quelconque décès mais qu'ils étaient tout de même prévenus ? Parce que même si aucun d'entre eux n'avaient fréquentés un établissement normal, ils devaient bien se douter que celui-ci n'était pas normal justement.
Ils avaient quand même dû reconnaître les noms de quelques grands clans de la Triade chinoise ou de clans japonais, non ?
En fait, non. Il n'était pas sidéré. Il était juste blasé.
– Au point que un simple infirmier possède des flammes de dernière volonté ?
Ils étaient sourds ? Non, parce que Rick était sûr d'avoir entendu que la connaissance des flammes de cet infirmier n'avait rien à voir avec l'Établissement. Fallait faire quoi pour que cela leur rentre dans la tête, leur taper dessus ? Si oui, il était volontaire.
De toute façon, vu le but de l'Établissement, oui, l'ensemble scolaire était spécial à ce point là. Mais ils n'avaient pas besoin de le savoir.
– Ce n'est pas le sujet ! s'écria Lily, ne sachant sans doute pas quoi dire réellement.
Il ricana de nouveau, cette fois sans prendre la peine de le faire silencieusement même s'il faisait tout de même en sorte de garder un volume sonore plutôt bas, il n'avait que faire des regards interrogateurs qu'il recevait, avant de bailler. Cette discussion allait être amusante, il le savait, mais qu'ils se dépêchent quand même un peu de s'étriper. Il avait envie de combattre, mais il haïssait l'ennui plus que tout.
James n'écouta que d'une oreille sa sœur et Asari débattre sur si le fait que l'infirmier en chef de l'Établissement était capable d'utiliser les flammes de dernière volonté était ou non important.
Pour lui, cela n'en avait aucune. En fait, d'après lui, ils auraient dû se douter que l'Établissement ne s'arrêtait pas à ces cours supplémentaires pour les troisièmes années au lycée. Il était peut-être joueur, mais il n'était pas aveugle. Il avait remarqué que les papiers signés au début n'étaient pas habituels.
Il se cala plus confortablement contre le mur et mit les mains dans les poches quand Lily et Asari commencèrent le célèbre affrontement « si VS non ». Il était rare de voir sa sœur si détendue. Il bénissait l'Établissement pour cela. Jamais sa jumelle ne se serait autant laisser aller en Italie.
– Non ! cria Lily. Kyoko-san est la sœur d'un des gardiens Vongola et une grande amie d'oncle Tsuna ! Elle a parfaitement le droit d'enseigner la maîtrise des flammes à qui elle veut.
– Elle n'a plus aucun lien avec les Vongola !
James plissa les yeux. Voici la raison principale pour laquelle il évitait le plus possible les rejetons vongola. A cause des victoires du Vongola Decimo, la plupart avait un peu trop tendance à se prendre pour le centre du monde.
– Les Vongola ne sont pas les seuls ayant la maîtrise des flammes, Asari. Plus aujourd'hui, intervint-il. Tu aurais tenu ce discours il y a trente ans, peut-être aurais-tu eu raison. Mais plus maintenant. Nous…
– La question serait plutôt pourquoi Kyoko-san a aidé Hīringu-san à maîtriser ses flammes à ce point, interrompit Moko.
Il détestait être interrompu, mais elle avait raison.
– Ma tante a le droit d'enseigner l'existence des flammes de dernière volonté à qui elle veut, c'est son droit. Mais…
– Elle ne lui a peut-être pas appris à les maîtriser à ce point…
– Nagisa, je sais que…
La jeune fille la coupa.
– Tu ne sais rien, James. Toi non plus, Moko. Et même toi, Regin. Et pour autant que je sache, Kyoko-san ne possède pas des flammes de type soleil. Kyo-san à sûrement appris à maîtriser ses flammes seul, après que Kyoko-san lui ai appris les bases. Et le premier qui…
– Enfant des Flammes, dit simplement Cozzato.
James détourna son regard du regroupement principal et le posa sur les deux Shimons, l'un toujours inconscient. Cozzato était resté aux côtés de Kage, silencieux après avoir posé la question qui avait déclenché le débat. L'héritier des Shimon n'avait pris la parole que deux fois. Mais il avait pourtant mené le débat. Et James voyait dans ses yeux que le jeune garçon avait eu la réponse à la question qu'il se posait.
Effrayant.
Tsss.
Mais pas plus effrayant que Lily, lui ou encore Giotto. James avait beau faire l'idiot la majorité du temps, il était aussi intelligent que sa jumelle. Il savait que sa génération était spéciale. Le fait que la majorité des Enfants des Flammes encore en vie soit de sa tranche d'âge – et dans son entourage plus ou moins direct – était le premier signe.
Les temps futurs allaient être intéressants. Il observerait. Et participerait bien entendu.
La prise de parole de Cozzato eu l'effet désiré, et le débat pris fin. Et même si des questions sur l'Établissement restaient dans l'esprit des plus jeunes, tous eurent l'intelligence de se taire et d'en rester là. Pour le moment.
Giotto allait relancer la discussion, cette fois sur ce qu'ils devaient faire quand un gémissement se fit entendre, l'interrompant dans son élan.
– Merda…
– Kage, dit doucement Cozzato, en l'empêchant de se relever d'un bond. Vas-y lentement. Tu es passée à deux doigts de la mort.
Kage, qui avait habituellement un teint halé, était pale. Ses cheveux marron toujours attachés en chignon étaient décoiffés. Et pour une fois, malgré sa grande taille et sa ressemblance frappante avec sa mère, elle ne faisait pas plus que son âge. Elle était à présent adossée à un mur, la respiration un peu hésitante. Elle posa une main sur son ventre, étonné de toucher autre chose que du vide et du sang.
– Comment…
A ses côtés, Cozzato l'observait, inquiet. Ses cheveux tournaient réellement au rouge vif à cause du sang des combats et ses pupilles en forme d'étoile à cinq branches, avec lesquelles il était né, suivaient chacun des gestes de son amie d'enfance, future gardienne et bras droit. Son bras gauche, habituellement soigneusement bandé, était recouvert de bandes plus si blanches que ça et posé sur l'un des bras de Kage, l'empêchant ainsi de faire des gestes trop brusques.
Quelques secondes de repos suffirent à la collégienne pour reprendre ses esprits et un minimum de couleurs.
– Comment ça se fait que je suis encore en vie ? demanda-t-elle, le plus calmement possible et d'une voix – espérait-elle – assurée même si interrogative.
Ce fut Moko qui répondit à sa question.
– L'infirmier en chef de l'Établissement, Hīringu Kyo, est un utilisateur des flammes du soleil. Un très bon, je peux te l'assurer. Il t'a soigné toi, ainsi que nous tous.
Kage fut d'abord sous le choc. Un micro choc certes (elle était la fille d'Adelheid Shimon, bon sang !), mais un choc quand même. Elle se reprit vite, même si elle savait que Cozzato avait vu son choc. Et elle se baffa intérieurement. Comment osait-elle se laisser aller devant son futur chef de Famille. Elle était la fille d'Adelheid ! Celle-ci l'avait formé depuis son enfance à être la plus apte possible, à assumer un futur rôle dans la Famille et maintenant que Cozzato lui avait proposé le rôle de bras droit, elle faisait preuve de faiblesse. Déjà qu'elle avait été ridicule lors du combat, si en plus, elle se laissait aller après…
– Comment…
Le pire était que cela semblait normal pour eux. Avaient-ils seulement conscience du problème que cela posait ? Un civil… Outre le fait qu'il devenait une cible de haute volé pour toute personne à la recherche de gloire, un seul faux pas de la part de Hīringu Kyo pourrait mettre en danger toute la Mafia. Kage se souvenait bien de la mort de son père et de Shitt P. à cause d'un traître qui était allé révéler le secret des flammes à une personne extérieur de la Mafia.
– On a été aussi choqué que toi, Kage. Mais c'est Sasagawa-san, la mère de la présidente qui le lui a appris. De plus, on pense qu'il est un Enfant des Flammes.
Oh… Kage se calma tout de suite. Un Enfant des Flammes avait un statut particulier, surtout depuis que l'Alliance avait fait passer son message il y avait quelques années. Vu que dans ce cas ci, c'était la faute de la Mafia, et plus particulièrement celle des Familles principales de l'Alliance, les leurs entre autre, que Hīringu Kyo était pourvu des flammes de soleil.
Un silence pesant planait maintenant sur le groupe.
Après l'intervention de Nagisa, personne n'avait pris la parole et personne ne semblait en avoir envie.
– On continue ou pas ?
Tous les regards se portèrent une nouvelle fois vers Cozzato. Cela commençait à devenir une habitude.
– Qu'est-ce que tu veux dire ?
Cozzato se retint de lui lancer un regard lui exprimant sa fatigue vis à vis de leur idiotie apparente.
– On retourne à la base pour prévoir quelque chose ou alors on se dirige toujours vers la base que Sepira a vue dans sa vision ?
– La question ne se pose pas ? On y va !
Lily leva les yeux au ciel et s'empêcha à grande recours de phrase calmante du genre « ne pas le tuer, c'est un allié » de le claquer.
– Tu dois être le seul à ne pas avoir remarqué que nous avons été quelque peu surpassés, lors du combat, Asari. Si on est encore là tous en vie, c'est parce que Hīringu-san était là.
– Pff, rétorqua l'épéiste. C'est pas comme si nous avions combattu de toutes nos forces. On les a battus facilement quand on s'y est mis sérieusement.
– C'est de là que vient l'indécision, imbécile ! On peut le faire, Lily n'a jamais dit le contraire, dit James, défendant sa jumelle. Mais pour ça, faux y aller à fond. Tout le temps. Et aucun d'entre nous n'a l'habitude des longs combats.
Ils s'entre-regardèrent. C'était vrai. Il avait tous été entraînés – plus ou moins durement – mais très peu avait réellement vécu le combat.
– On risque d'être rapidement fatigué contrairement aux Adelmar, comprit Nagisa, assise non loin d'eux, dos contre le mur.
– Et si on va à fond, continua James, on ne peut pas garantir les conséquences sur le paysages.
Regin ricana et se recula, s'adossant à un mur au côté de la jeune illusionniste.
– Pas d'inquiétude pour ça.
– Pourquoi ?
– Vous avez vu la salle ? C'était pas le premier combat ici.
– Et puis, de toute façon, on aura qu'à payer. Ce n'est pas comme si nos parents ne faisaient jamais de dégâts, intervint Moko.
Regin n'empêcha pas un ricanement de sortir. Nagisa, quant à elle, se mit légèrement à tousser. Asari grimaça. Et Giotto soupira. Même si la retenue de leurs parents concernant les dommages matériels avait augmenté, il n'en restait pas moins vrai qu'une certaine partie du budget de la Familia était dédié au paiement des réparations. Tsunayoshi avait même plus d'une fois pensé à racheter des entreprises de construction. Il ne l'avait jamais fait. Par manque de temps. Pas par manque d'envie.
– On y va ou pas, alors ? On a rien à perdre de toute façon.
– Juste nos vies, ironisa Rick, parlant pour la première fois.
– De toute façon, il faudra bien y aller à un moment ou à un autre, répliqua Giotto, fermant le débat sur cette question.
Ou du moins l'espérait-il.
– Oui, oui, dit Lily. Mais on retourne dans la salle info avant ou pas ?
En fait, non. C'était pas terminé.
La lecture vu as plu ?
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