Chapitre 11

Il était 21h 15 passées quand Drago releva la tête de son devoir de potions. Il était en retard à son cours avec Lenwé. Il remit ses parchemins, ses livres et ses plumes dans son sac, rajusta sa robe de sorcier et sortit de son dortoir. Il ne croisa personne jusqu'au bureau de son professeur où il entra après avoir tapé à la porte.

- Excusez mon retard, je n'ai pas vu l'heure passer.

Drago resta planté devant le bureau de son professeur jusqu'à ce que celui-ci lui dise quoi faire. Au bout de quelques minutes qui ressemblèrent à une éternité pour le jeune homme blond, Lenwé redressa la tête de ses copies, un sourire indulgent se dessina sur ses fines lèvres et après s'être levé contourna son bureau et se dirigea vers son étudiant. Il posa ses mains sur les épaules du blond, planta son regard noir dans celui acier face à lui et dit :

- Bien commençons ! Je vais t'embraser Drago. Comme hier soir. Je veux que tu capture le feu et que tu le domines.

Un faible tremblement agita les épaules du blond et un voile de doute obscurcit ses prunelles. Il ne voulait pas éprouver de nouveau la douleur qu'il avait ressenti la veille. Et la proximité de son professeur le dérangeait. Il n'aimait pas le regard pénétrant que Lenwé posait sur lui. Mais il avait donné son accord pour ces cours particuliers. L'enjeu en valait la chandelle…

S'attendant au pire, il ferma les yeux et se concentra, attendant que la douleur de la brulure ne le terrasse. Mais rien ne se produisit. Après quelques instants, Drago osa ouvrir les yeux et les fixa dans ceux en flammes de son professeur. Il se rendit compte que lui-même était en flamme mais qu'il ne ressentait aucune douleur. Les mains de Lenwé pressait affectueusement ses épaules pour le pousser à réagir. Alors Drago ferma de nouveau les yeux et se concentra pour essayer de faire passer les flammes uniquement sur son corps, les capturer du corps de Lenwé et les diriger dans sa paume. Au bout de quelques secondes, il sut qu'il avait réussi quand son professeur le lâcha et qu'il sentit les flammes danser dans sa main.

- Très bien Drago. Tu apprends vite.

Drago fit disparaitre les flammes et un fin sourire se dessina sur son visage pâle. Il ne pensait pas que l'exercice serait si facile. Ou était-ce juste parce qu'il était réellement puissant…

Lenwé s'approcha de nouveau de son élève. Il n'était guerre plus grand que lui et Drago du lever légèrement les yeux pour fixer son regard dans celui de Lenwé. Mais au contact plus poussé de son professeur le Serpentard pris peur. Lenwé avait passé ses bras autour de Drago et le serrait contre lui. La sensation d'être tenue contre un autre corps dérangeait Drago. Il se sentait mal à l'aise et sa colère montait en lui. Un professeur ne devait pas tenir un élève de cette façon. Drago trouvait cela malsain et il lui fallait tout son self-control pour ne pas rejeter Lenwé. Il se sentait presque prêt à exploser et à repousser violemment son professeur quand il ne put que s'accrocher désespérément au bras musclés de Lenwé. Maintenant, Drago avait l'impression de se noyer, il était dans une bulle d'eau qui l'enveloppait lui et son professeur. L'air lui manquait, le liquide l'oppressait, il étouffait et avait peur d'ouvrir la bouche pour crier sous peine d'avaler des litres d'eau qui le tueraient. Il détestait son professeur, lui et ses exercices douloureux. Lui et son corps pressé contre le sien. Il essaya de sortir de la bulle qui l'étouffait de plus en plus en battant des bras et des pieds, mais l'étreinte de Lenwé l'en empêchait. Ses oreilles commençaient à bourdonner. Et alors que sa vision commençait à se brouiller, la couleur favorite de Drago revint le hantait, colorant toutes ses pensées de vert émeraude. Une seconde plus tard, il eut la réaction que son professeur attendait de lui. Le corps de Drago s'embrasa si violemment que son professeur fut obligé de le lâcher, brulé par les flammes qui rayonnaient à plus d'un mètre de Drago. Le blond était tombé à genoux tandis que les flammes dissipaient l'eau qui l'engloutissait un instant plus tôt. Drago avait du mal à retrouver son souffle.

Les flammes disparurent de son corps et il s'assit en tailleur, la respiration toujours saccadée.

Lenwé s'assit face à lui de la même façon et attendit un court instant avant de prononcer de sa voix grave :

- As-tu compris comment la douleur du feu fonctionne ?

Drago se contenta de secouer négativement la tête sans oser lever les yeux vers son professeur de peur d'être trop impoli.

- Mon feu t'es douloureux mais ne l'ai pas pour moi. Mon feu t'es douloureux jusqu'à ce que tu le captures une fois. Après ton corps le reconnait et il est insensible à la douleur car tu es en mesure de le maitriser. Tu m'as repoussé en utilisant ton propre feu, d'où la douleur que j'ai ressenti. Des questions ?

En même temps que son souffle revenait, les arabesques de ses mains disparaissaient.

- Vous êtes un grand malade, souffla Drago en lançant à son professeur un regard de pur mépris.

Et à la grande surprise du blond Lenwé explosa de rire en se relevant :

- Je te l'ai déjà dit Drago. C'est la peur qui te permet de réagir si violemment. Rien ne peu remplacer la peur. Alors je suis désolé que tu n'approuves pas mes méthodes mais vu comment tu réagis, elles sont efficaces. Des questions ?

Même si la colère et l'orgueil de Drago ne lui permettait pas d'admettre directement ce que Lenwé lui disait au sujet des ces méthodes d'enseignements, il savait qu'il n'avait pas tort. Aussi ravala-t-il ses propos insolents et souffla :

- Si un arkanien capture mon feu, il n'est pas douloureux pour lui si je comprends bien. Donc à quoi cela sert-il ?

- Ne brule pas les étapes, on n'y viendra… La leçon est finie pour ce soir. Tu peux retourner dans ton dortoir. Demain, je sais qu'il y a les sélections de Quidditch, donc je te dis à jeudi, 21 heures.

Des énigmes… Encore et toujours des énigmes. Drago détestait cela.

- Je préférerai Professeur que vous ne montriez pas à tous le monde en cours mes… facultés.

- Tu crois qu'Hermione ne l'aurait pas découvert ! Elle est beaucoup trop intelligente !

Drago ne retint pas la grimace de mépris que lui insufflait la phrase de son professeur.

- Quand à Harry, je suis persuadé qu'il est déjà au courant… Quand aux autres, ils étaient pétrifiés ! Tu peux retourner dans ton dortoir Drago. Bonne nuit.

- Bonne nuit, Professeur.

Drago cracha avec le plus de haine le dernier mot. Il était si en colère de se faire manipuler de cette manière. Il sortit du bureau de Lenwé et au lieu de descendre vers les cachots, il prit la direction de la tour d'astronomie. Il ne lui fallu pas beaucoup de temps, aussi perdu dans ses pensées qu'il était, pour arriver à la porte qui menait sur l'esplanade de la tour. Et dire que maintenant il devait tout révéler à Potter. Au delà du fait qu'il lui avait promis, il en avait envie. Partager toutes ces révélations avec une personne ne pourrait pas lui faire du mal… Du moins, il l'espérait. Il poussa la porte et quand il découvrit le brun assis par terre à l'attendre, ses doutes s'effacèrent. Le Griffondor avait levé ses yeux, de cette magnifique teinte émeraude que Drago affectionnait tant, pour les poser sur lui. Le cœur de Drago se mit à battre plus vite et plus fort quand il détailla le corps du brun. Comment Potter pouvait-il être aussi naturel, aussi chaleureux, aussi innocent.

Drago s'assit à coté d'Harry, un peu plus prés que la veille. Leurs coudes pouvaient se frôler.

- Tu es en retard ! Souffla Harry.

- Tu étais impatient ?

- Ne commence pas Malfoy à me chercher, souffla Harry en se noyant une fois de plus dans les yeux orageux qui le narguaient. Je veux les réponses que tu m'as promises.

Étrangement, toute la pression que Drago avait accumulé pendant son cours privé retomba au son de cette voix suave. Il se flagella intérieurement. Ce n'était pas le moment pour que ces pensées s'égarent. Comment révéler au brun ce qu'il était. Il regarda la lune qui les dominait haut dans le ciel, tandis qu'Harry attendait patiemment. Et alors, il sut comment faire. Il se concentra un instant écoutant la respiration légère d'Harry.

Il tendit la main droite, celle qui était le plus près du Griffondor, paume vers le ciel. Une seconde plus tard, des flammes bleutées dansaient sur la peau blanche du Serpentard. Le regard d'Harry s'écarquilla devant la beauté des flammes et surtout devant la puissance magique qui en émanait. Mais ce qui troubla encore plus le Griffondor c'était les arabesques qui recouvrait toute la main de Drago, disparaissant sous la manche de sa robe de sorcier. Le blond tourna la tête vers lui et Harry se noya dans un océan d'or liquide. Les prunelles de Drago avait perdu leur éclat magnétique pour briller d'une magie pure. Il était fasciné par l'étincelle de dangerosité qu'il y décelait. Au même moment qu'Harry arrivait à cette constatation, le corps du blond s'enflamma intégralement et Harry se repoussa violemment pour échapper aux flammes brûlantes. Drago fit disparaitre les flammes seulement quelques secondes plus tard en avisant la lueur de panique dans les yeux du brun et s'approcha à quatre pattes pour ancrer de nouveau son regard dans celui de son vis-à-vis. Leur deux corps étaient près, dangereusement près. Harry avait basculé en arrière, en appui sur ses coudes et Drago était penché sur lui, leur visage à seulement quelques centimètres l'un de l'autre. Leur souffle se fit pour chacun d'eux plus saccadé. Drago mourait d'envie de poser ses lèvres sur celle du brun. Voir si elles étaient aussi douces qu'elles en avaient l'air. Gouter cette peau qui semblait si sucrée…

Quand à Harry, il était perdu dans ce regard qui ne lui inspirait dorénavant plus que de la confiance. Les yeux du blond redevenaient gris. Et alors qu'il allait s'étonnait de cette transformation à haute voix, il se rendit soudainement compte de leur proximité. Tout d'un coup, une brusque chaleur envahit tout son corps. Un désir puissant de se rapprocher encore plus du Serpentard l'envahit pour devenir une obsession. Il baissa enfin les yeux pour aviser les lèvres tentatrices qui étaient offertes à lui. Des lèvres fines, délicatement ourlées, totalement provocantes. Il n'en fut pas plus pour avoir raison de lui. Harry combla les quelques centimètres qui les séparaient et posa délicatement ses lèvres sur celle du blond.

Le temps s'arrêta. Ce fut un simple baisé, doux, suave, sensuel. Juste peau contre peau, souffle contre souffle.

Drago ferma les yeux pour mieux savourer les sensations qui envahissaient tout son être. Il en avait tellement rêvé inconsciemment. Harry quand a lui se délecta un instant du visage serein et passionné du blond avant lui aussi de fermer ses yeux. Il ressentit la chaleur entre leur deux corps dangereusement près. Il entendait leur cœurs battre à l'unisson. Il ne comprenait pas surtout pourquoi tout son être semblait se liquéfier avec ce simple baiser. Il en était à ce stade de ses réflexions quand il sentit Drago se reculer légèrement. Harry rouvrit les yeux pour contempler le visage désormais triste du Serpentard qui avait gardé les yeux fermés, la tête légèrement baissée dans une attitude honteuse. Le brun ne sut pas pourquoi il ressentit un froid glacial quand le corps du blond se retira légèrement de lui. Il ne sut pas non plus pourquoi il avait terriblement envie d'embrasser de nouveau Drago.

Sans réfléchir d'avantage, avant que le blond ne prenne la fuite, un peu précipitamment, il se redressa pour se trouver assis et se rapprocha de nouveau du blond et ayant retrouvé l'usage de ses mains s'en servit pour saisir la nuque de Drago. Celui-ci ouvrit des yeux complètement étonnés sur Harry et eut un choc en remarquant le désir qui voilait les émeraudes qui le fixer. Harry se rapprocha et tout en fermant les yeux posa délicatement ses lèvres sur celles du blond. Délicatement mais fermement, il embrassa plusieurs fois cette chaire tendre jusqu'à en connaitre la forme par cœur. Ce fut seulement quand le blond compris ce qui lui arrivait qu'il répondit au baiser et tout bascula. L'étreinte devint plus passionnée. Drago força le barrage des lèvres du brun et joua avec la langue mutine qui l'attirait au bord de la folie. Les mains d'Harry qui enserraient sa nuque le brulaient plus que toutes les flammes de la Terre. Il se rapprocha et fit basculer à la renverse Harry qui en sentant le poids du Serpentard sur lui resserra plus fort son étreinte. Sans cesser d'embrasser le blond, il déplaça sa main gauche pour la poser au creux des reins de Malfoy alors que la droite continuer à caresser la nuque si douce du blond et à maintenir cette bouche, qui lui faisait connaitre milles merveilles, contre la sienne.

Les deux mains du blond étaient passées sous la tête de Harry et lui non plus ne voulait pour rien au monde que ce moment s'arrête. Il avait terriblement chaud. Son cerveau ne réfléchissait plus mais savourait cet instant comme si c'était le dernier. Et cette main puissante et possessive au creux de son dos maintenant son torse sur celui du Griffond. Il se sentait au paradis et son corps ne tarda pas à réagir à ce sentiment de bien être.

Il sentit son sexe gonfler et pulser douloureusement entre lui et Harry. Il se mortifia une fraction de seconde avant que le brun ne gémisse dans sa bouche, entre leurs langues entremêlées, et que la main gauche d'Harry n'appui un peu plus fort dans son dos pour mieux ressentir l'érection de Drago contre son corps. Il n'en fut pas plus au brun pour être dans le même état d'excitation. Sentir ce sexe se dresser pour lui, sentir l'envie de Drago pulser contre sa propre érection, sentir leur vêtements entre eux le frustrait et le rassurait. Drago sentit Harry remuer légèrement son bassin sous lui, frottant leurs deux sexes l'un contre l'autre. Le blond se retira de la bouche du Griffond pour gémir tout en se mordant la lèvre. Mais Harry ne laissa pas s'éloigner le blond de lui. Lui enserrant toujours la nuque, il maintint sa tête dans le creux de son cou et le gémissement de Drago dans son oreille fut une des plus belles musiques qu'il n'eut jamais entendu. Ce qui le fit gémir à son tour.

Drago était au bord du gouffre. C'était si bon. C'était si normal. C'était si Pottérien. Tout avec lui était tellement plus fort. Leurs insultes, leurs bagarres, leur passion. Mais était-ce réellement normal ? Il était sur celui qui avait voulu le tuer, l'enserrant dans ses bras puissants, réclamant que leurs érections se frottent lascivement, gémissant à ses caresses. C'était Potter.

Drago n'avait plus aucun doutes par rapport à ses sentiments. Il se sentait si bien sur Harry, si vivant dans sa bouche, si excité contre son sexe. Il le désirait depuis si longtemps maintenant. De la haine à l'amour il n'y a décidemment pas grand-chose. Mais Potter dans tout ça ? Lui ? Que désirait-il ? Se rendait-il compte avec qui il était ? De ce qu'il était en train de faire ? Pourquoi gémissait-il si divinement à chaque fois que leurs virilités se rencontraient ?

Drago eut désespérément envie de voir les yeux d'Harry. Ses yeux ne savait pas mentir. Il avait besoin de réponses. Il avait besoin de savoir. Le blond redressa la tête et regarda fixement le visage rougit de plaisir qui lui faisait face. Le souffle d'Harry était court et il se rendit compte que sa propre respiration était aussi saccadée. L'immobilité de Drago fit ouvrir les yeux à Harry. Ses deux pupilles étaient assombries par le désir, son regard un peu hagard, ne comprenant pourquoi le blond avait arrêté de se frotter, de l'embrasser et de gémir. Harry trouva le regard de Malfoy, tout aussi excité que lui mais résolument inquiet. Il fit glisser sa main jusqu'à la joue du blond et la caressa du bout des doigts comme on le ferait avec un objet fragile. La peau du blond était si douce, si parfaite. Il ne comprenait pas les sentiments qui étaient en train d'exploser en lui, mais il était convaincu d'une seule et d'une unique chose. Il ne voulait plus quitter le corps de Drago Malfoy.

Drago quand à lui le fixait toujours. Il ne savait plus s'il devait faire subir les pires outrages à ce fruit défendu qui se languissait sous lui ou s'il devait partir à tout jambes et rester caché dans son dortoir jusqu'à la fin des temps. Il cherchait une approbation du brun, une réaction qui lui aurait permit de prendre une décision. Celle-ci ne se fit pas attendre. La main placée au creux de ses reins se retira, laissant un grand froid le poignarder. C'était donc la décision du Griffond ? Puis Harry se redressa, faisant ainsi se redresser Drago. A la chaleur du brun se substitua son absence. Drago sentit son monde s'écrouler. Il se sentit perdu, abandonné.

Mais les yeux d'Harry ne quittaient plus sa proie. Il se rapprocha félinement jusqu'à Drago qui avait reculé et qui s'était assis. Harry se mit à genoux devant Drago et saisit sa tête en coupe entre ses mains et y posa de multiples baisers. Sur le front et sur les yeux que Drago avait refermés. Puis il arriva aux lèvres de Drago et les butina tout en faisant à son tour basculer le blond en arrière. Et il inversèrent leurs positions. Harry au dessus de Drago était ainsi sur que celui-ci ne partirait plus. Il fit se coucher le blond en douceur et gémit quand son érection plus douloureuse que jamais retrouva sa compagne. Ce son fit chavirer le cœur de Drago et se saisit à son tour du visage de Harry pour l'embrasser. Harry se frottait lascivement contre le bassin de Drago. Recherchant plus de contact, plus de sensations. Il prenait tout son temps de manière à ce que leurs sexes malgré le tissus aient le temps de se toucher, de se serrer, de se compresser. La douceur de Harry fit chavirer Drago qui bientôt dut se mordre les lèvres pour s'empêcher de trop gémir. Il cria presque quand Harry ne bougea plus au dessus de lui. Il exprima sa frustration par un grognement et par des coups de bassins qui ne parvinrent pas à faire bouger le Griffond. Celui-ci mit son nez dans le coup du blond et inhala le parfum du blond qui le fit gémir de nouveau. Drago se tendit sous lui, haletant. La présence du brun sur lui était si merveilleuse. Mais il en voulait plus. Tellement plus. Harry lui susurra au creux de l'oreille :

- Doucement, prends ton temps. Je ne veux pas que ce moment cesse.

Le cœur de Drago se serra dans sa poitrine. Potter ne faisait pas ça que pour assouvir une pulsion sexuelle. Il savait avec qui il était et voulait en profiter. Drago était vraiment au paradis. Et malgré son sexe douloureux, lui aussi voulu prendre son temps. Harry lui déposa un léger baiser et donna un petit coup de reins pour sentir le sexe du blond qui gémit. Les mains de Drago s'égarèrent dans le dos de Harry et caressèrent ses épaules tout en restant sur le tissus des vêtements. Il suivit sa colonne vertébrale pour arriver à sa chute de reins. Harry gémit sous les caresses et après chaque gémissement, il déposait un baiser sur les lèvres du Serpentard. Après plusieurs minutes qu'ils passèrent à se découvrir chastement, Harry était à bout. Il n'arrivait plus à se contenir. Son sexe était trop douloureux, il était trop contenu dans son boxer et son pantalon, et les gémissements du blond sous lui devenaient trop tentants, trop désespérés, trop lubriques. Il se jeta sur les lèvres du blond, happa sa langue et se frotta contre Malfoy plus rapidement et plus fortement. Drago fut très vite à bout. Harry, remuant lascivement sur lui, finit par avoir raison de sa patience. Le brun sentit Drago se tendre de plaisir sous lui, se libérant dans son pantalon. Harry jouit à son tour étouffant un râle de plaisir dans le coup du Serpentard. Il restèrent ainsi plusieurs minutes, essayant de retrouver leurs respirations, écoutant leurs battements de cœur. Puis Harry se redressa sur un coude, tout d'un coup assailli de doutes. Il avait peur d'être rejeté… Drago ouvrit les yeux et les ancra dans ceux d'Harry. Pour répondre à tous les sentiments qu'il voyait naitre dans les deux émeraudes qui le fixaient, il ne trouva qu'à embrasser tendrement le Griffond et à le serrer contre lui. Il ferma les yeux, conjura un matelas et une grosse couverture. Harry fut touché et heureux de rester coller à ce corps qui l'attirait. Il restèrent dans la même position, chacun avec un léger sourire sur les lèvres et s'endormir l'un dans les bras de l'autre.