Dire que j'ai commencé cette fanfiction il y a 12 jours. Le temps passe trop vite...


Dimanche 12 février, Journal de Luke Garroway

Cher journal,

Je crois que la soirée que j'ai vécu ce soir était l'une des plus drôle de mon existence. La petite bataille entre les deux filles et les deux vampires prends une bonne tournure, Isabelle et Clary commencent à gagner du terrain. Les pauvres Simon et Raphaël commencent à être tellement fatigués d'avoir lutté contre elles toute la semaine…

L'Institut était vide aujourd'hui. J'avais besoin de voir Clary à propos d'un livre que j'avais trouvé chez moi et qui lui appartenait, je lui avais donc demandé de venir le récupérer. Elle était arrivée avec Isabelle, elles sont inséparables. Je leur avait proposé de rester boire une tasse de café, elles avaient accepté, et nous avions discuté. A vrai dire, je voyais bien que Clary brûlait de nous dire quelque chose. Elle finit par craquer et nous raconta tout.

« Vous savez qu'hier, Elaine, la mère de Simon, avait invitée Raphaël à manger chez eux… je lui ai fait croire qu'ils sortaient ensemble depuis trois mois, et qu'ils étaient comme deux ames soeures. Et bien j'ai reçu un appel de Simon hier soir, très tard. Il m'a tout raconté, tout ce qui s'était passe pendant le dîner, et c'est la chose la plus drôle que j'ai jamais entendu ! Figurez-vous qu'elle était tellement persuadée qu'ils'étaient fous amoureux qu'ils ont du jouer le jeu, et ils lui ont fait croire que c'était le cas… »

Isabelle éclata de rire, pendant que j'essayait de m'imaginer les deux vampires durant cette fameuse soirée… Les images qui s'invitèrent dans mon esprit me donnèrent un fou rire que j'eut du mal a contrôler. Lorsque nous nous fûmes calmés, Clary continua son récit.

« D'après lui, il a du tenir la main de Raphaël tout le repas, sa mère ne les quittait pas du regard donc ils ne pouvaient pas avoir un break. Mais on arrive à la meilleure partie : lorsqu'il est parti, Raphaël à serré la main d'Elaine et de Rebecca, mais comme il ne pouvait pas serrer la main de Simon puisque les deux membres de sa famille les observaient, il l'a embrassé sur la joue… »

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder les larmes de rire. Nous étions pliés en deux sur le canapé, et notre souffle commençait à manquer. Isabelle à réussi à reprendre le contrôle quelques secondes.

« Je savais bien que ça allait finir par marcher… Il faut absolument que j'ai une petite discussion avec eux ! »

Puis elle reparti dans un éclat de rire. Il nous fallu plusieurs bonnes minutes pour nous calmer, et nous étions essoufflés.

Clary et Isabelle ont passées l'après-midi chez moi. Nous avons décidé de nous faire un grand classique du cinéma, Les Temps Modernes avec Charlie Chaplin. Isabelle découvrait ce film, mais Clary et moi le connaissions par cœur, l'ayant vu des millions de fois lorsqu'elle venait dormir chez moi.

Puis, lorsque la nuit tomba, nous savions que c'était l'heure d'avoir une petite discussion avec Simon et Raphaël. Clary appela donc son meilleur ami sur son portable (il devait être à l'Hôtel Dumort à cette heure-ci). Celui-ci répondit après quelques sonneries.

« Allô ? »

« Simon, c'est Clary. Est-ce que Raphaël est avec toi ? »

« Qu'est-ce que vous voulez encore ? »

La voix qui venait d'intervenir était très certainement celle du vampire aîné. Clary la reconnut également, et un sourire éclaira son visage.

« Ah, Raphaël ! Alors, comment c'est passé cette soirée d'hier ? »

J'entendis un grognement sourd à l'autre bout du combiné.

« Espèce de… c'est toi qui a dit à la mère de Simon qu'on sortait ensemble ! »

Isabelle, qui semblait en mourir d'envie, pris la parole.

« C'est vrai que tu as embrassé Simon sur la joue ? Comme c'est mignon… »

Un lourd silence lui répondit. Puis, nous avons entendu la voix de Raphaël, tellement calme que ça en devenait flippant. Mais, apparemment, il ne semblait pas s'adresser à nous…

« Simon, ne me dit pas que tu leur a raconté ce qui c'est passé hier soir… Tu es au courant que ça risque de nuire toute les chances qu'on à de les vaincre, qui sont déjà très minces vu que tout le monde est contre nous ! »

« Désolé, Raph, mais en même temps, c'est toi qui a commencé. On aurais pu expliquer à ma mère que ce n'était pas vrai, mais tu as cru bon de jouer le jeu. C'est de ta faute, alors arrête de toujours tout rejeter sur moi ! »

« Est-ce qu'il vient de t'appeler Raph ? »

C'était plus fort que moi. Je n'avais pas pu m'empêcher de poser cette question, et Clary me remercia d'un regard et d'un sourire pour l'avoir fait. Isabelle renchérit :

« Et puis sérieusement, si vous voulez qu'on arrête de vous embêter avec ça, arrêtez de vous disputer comme ça, on dirait un vieux couple ! »

Elle avait cloué le bec à nos deux interlocuteurs. J'entendis un silence radio pendant quelques secondes qui me parurent des heures, puis Raphaël, toujours aussi calme.

« D'accord, on s'est tenu la main toute la soirée, d'accord je l'ai embrassé sur la joue. C'est bien ce que vous vouliez entendre, non ? Alors maintenant, je vais vous laisser à vos idées et théories délirantes, et je vais aller faire mon job. Bonne nuit. »

Puis sa voix laissa place au bip sonore interminable. La pièce fut plongée dans le silence complet quelques secondes, puis les deux filles laissaient éclater la joie de la victoire.

« On est les meilleures. Encore quelques jours, et Simon tombera dans les bras de Raphaël. »

Elles se tapaient dans les mains et sautaient sur mon divan, mais j'était trop heureux de les voir heureuse et je n'avais pas envie de gâcher l'ambiance.

D'après Clary, il leur restait un plan à mettre en œuvre, le GRAND plan. La bataille qui leur permettrai de gagner la guerre. Je n'avais pas encore le droit d'être dans la confidence, mais elles avaient tout misé sur ce dernier stratagème qui semblait être leur grande fierté. Je ne savais pas quand, ni comment, tout ce que je savais était que pour rien au monde je ne voulais rater ce moment là.