Yah, ça y est nouveau chapitre! Bon je vous préviens c'est ratting M ce chapitre, désolée é.è Si jamais cela vous dérange, cherchez les 5 petites astérisques, ça finit là.
Enfin bref pour les autres j'espère que ça ira -n___n-

Bonne lecture!


Chapitre XII

La relation de Mamori et Kazuki n'évoluait plus d'un pouce, mais Juumonji espérait, et elle, essayait de ne rien laisser paraître. Quand il tentait un rapprochement, il la sentait s'éloigner de lui d'autant.

Pendant l'entraînement, le démon et le lineman se toisaient, méfiants. On aurait cru deux chiens cherchant à défendre leur territoire ; Cerberus aimait bien cette ambiance.

Le vendredi soir, l'équipe rentrait chez elle, et Juumonji quitta le local après avoir volé un baiser furtif à Mamori car elle devait rester tard pour faire la feuille de match de la semaine prochaine. Hiruma était le dernier à se changer. La manager était mal à l'aise, –elle était tout de même seule avec lui !- mais elle se dit qu'un fois rhabillé, il rentrerait chez lui, ça ne prendrait pas longtemps.
Elle sursauta quand il se pencha au-dessus de son épaule.

« N'oublie pas de mettre Musashi, d'habitude c'est moi qui le mettait.
- O-Oui. Merci
- Mmh ? T'as l'air stressée. Je te fais peur c'est ça ? il sourit de toutes ses dents, narquois.
- Non voyons ! Tu m'as surpris, c'est tout, elle hésita un moment. Désolée pour t'avoir giflé… la semaine dernière.
- Bah, il haussa les épaules. Je t'ai poussé aussi. »

Elle s'arrêta d'écrire.

« Tu viens de t'excuser ? elle criait presque, incrédule.
- Prend ça comme tu veux. »

Elle sourit sincèrement.

« On te retrouve enfin, Hiruma-kun. Ca fait un bien fou.
- Je sais.
- Sans toi… je… sans toi l'équipe n'avance pas, se reprit-elle.
- Je sais, je sais.
- Hiruma… sa voix s'étrangla peu à peu.
- Je sais… »

La voix douce du quaterback la fit fondre et elle le laissa prendre possession de ses lèvres. C'était comme elle le rêvait. Doux, chaud, une sensation qui précipitait son esprit vers un néant absolu. Elle se raccrocha à son cou comme à une bouée de sauvetage et elle sentit les mains fines du démon emmêler ses cheveux. Elle gémit quand il lui mordilla la gorge, quand la sensation des mains de Juumonji laissa la place à celle des doigts d'Hiruma.
Avant même qu'elle ne réalise, elle était allongée sur la table où il expliquait d'habitude ses stratégies, la veste et la chemise à moitié ouverte, à l'instar du quaterback. Défit le nœud et la chemise d'uniforme de sa manager et d'un geste habile fit glisser sa jupe le long de ses jambes fuselées. Mamori avait les joues rougies par la gêne et l'excitation, ça ne fit que monter le désir d'Hiruma d'un cran.

Il se pencha sur elle pour qu'elle défasse sa cravate et enlève sa chemise, et la jeune femme longea certaines de ses cicatrices du bout des doigts. Le football Américain lui avait laissé pas mal de traces.

Les mains du Démon s'égarèrent sur la poitrine de sa compagne, mais gêné par le soutien-gorge, et avec un « tch » de frustration, il le retira rapidement.

« Hi-Hiruma-kun… Mamori essayait de cacher sa poitrine de ses mains mais le quaterback lui attrapa les poignets doucement pour les embrasser.
- Ca va aller… N'ai pas peur. »

Elle déglutit et essaya de se détendre, frémissante quand elle sentit les lèvres d'Hiruma se poser sur ses seins. C'était agréable. Ce n'était pas sa première fois à lui, se dit-elle. Elle se mordit les lèvres et chassa cette pensée de son esprit. Peu importait.
Elle poussa un petit cri quand une main d'Hiruma glissa sous sa culotte. Il l'embrassa doucement pour la rassurer et lui sourit. Pas ce sourire démentiel, un vrai sourire. Pas diabolique juste tendre et protecteur. Elle se fit la réflexion qu'il était très beau, encore plus avec cette expression.
Elle serra les dents quand il introduit doucement un doigt en elle, bougeant doucement. Ca ne faisait pas vraiment mal, c'était juste inhabituel. Elle s'accrocha à ses épaules, gémissante, et il lui embrassa le cou.

« Sure ?
- Certaine » elle n'avait pas hésité à répondre.

Il lui répéta ses paroles rassurantes, glissant le sous-vêtement de coton le long de ses cuisses. Il défit son pantalon d'uniforme et se glissa entre les jambes de Mamori, penché tout près au-dessus d'elle.

Elle planta son regard bleu dans les yeux d'Hiruma et acquiesça, angoissée. Il l'embrassa après un nouveau « ça va aller », et la pénétra doucement, arrachant à la jeune fille un petit cri. La douleur aigüe lui mit les larmes aux yeux, mais elle se mordit les lèvres pour étouffer ses plaintes. Hiruma s'arrêta, inquiet mais elle lui fit signe de continuer. Il bougea précautionneusement les hanches, les mains légèrement crispées sur les cuisses si féminines de la manager, fermant à demi les yeux. La douleur s'estompa doucement et Mamori gémit plaintivement, puis de plus en plus fort, raffermissant sa prise sur les larges épaules du Démon. Elle ruait de bien-être sous le corps fin, et le quaterback enfouit sa tête dans le creux du cou de son amante, les yeux fermés, ravagé par le plaisir.

La jeune femme n'avait jamais pensé que c'était si dur, si chaud. Elle sentit le plaisir se déverser en elle avec la force d'un cyclone, et elle haleta le prénom de son partenaire dans un souffle. Elle le sentit pris de spasme, tendit qu'il se déversait en elle, dans un faible râle de jouissance. Il resta couché sur elle, essayant de ne pas l'écraser, épuisé, un sourire aux lèvres.

*****

Elle resserra le nœud de sa chemise, rouge pivoine de ce qu'elle venait de faire. Elle venait de donner sa virginité à Hiruma, au sein du lycée, dans le club de foot, sur la table stratégique. Bon sang, elle ne regarderait plus ce meuble de la même manière.
Autre chose aussi, c'est Juumonji qu'elle allait regarder différemment. Il fallait qu'elle mette les choses au clair. Le démon remit négligemment sa cravate, et Mamori la réajusta, comme elle en avait pris l'habitude avec Sena. Une question lui brûla les lèvres toutefois.

« Hiruma-kun…
- Mh ? Quoi ? Encore? Il lui sourit, narquois.
- Ce n'était pas… ta première fois pas vrai ?
- Si, il haussa les épaules.
- Tu avais l'air sûr de toi… pourtant.
- Bien sûr, sinon tu aurais eu encore plus peur et on ne serait parvenu à rien. Autant te détendre au maximum… Mamori. Après c'est venu tout seul.»

Son cœur manqua un battement. Il avait pensé à son bien d'abord, elle était sa première expérience et il l'avait appelé par son prénom. Elle piqua un fard et se jeta dans ses bras, respirant son parfum si masculin à pleins poumons.

« Eh ? Ca va ?
- T'avais pas dis « pas dans mon local » ? reprit-elle, moqueuse.
- Et alors ? J'ai dis « mon » j'y fais ce que je veux. »

Elle rit et Hiruma lui passa une main dans les cheveux. Ils sortirent enfin des vestiaires et Cerberus suivit aussitôt son maître. Il grogna de satisfaction.
Leur odeur mêlée était délicieuse.