Une petite semaine tranquille.

Le soir venu Lucius n'y tient plus, voilà trois jours que Sirius évite les tête-à-tête avec lui, ça le rend fou. Mais par Merlin ! Que doit-il faire pour se faire pardonner ? Surtout que le fourbe Griffondor l'attise à un point que c'en n'est pas tolérable. Il en perd la tête, là ! Et bientôt il va en perdre son contrôle.

Hier encore il a osé se trémousser devant lui. Bon, un Sirius black ne se trémousse pas à proprement parler mais c'est tout comme, il a quand même remué ses fesses devant lui pour le provoquer ce satané animagus. Il l'a même aguiché en passant sa main caressante sur son entrejambe quand personne ne regardait.

Du coup il l'a imaginé sous lui se mouvant langoureusement et ça l'a rendu tellement dur, par Salazar ! Son pantalon était tellement serré que son sexe fortement comprimé menaçait de sortir de son boxer aux vus et aux sus de tous. Severus lui lançait des regards empreints de pitiés, et merde ! Il n'est pas dit que quelqu'un ait pitié de lui parce que son sexe est en manque de chaleur humaine.

-Sirius, prépares-toi, j'arrive, murmure le blond Serpentard en rejoignant la chambre du maraudeur en passant par la salle de bain.

Tant pis si le brun lui hurle dessus il le fera taire en se jetant sur ses lèvres et s'il ne veut pas les ouvrir il lui pincera si fort les tétons que sa bouche laissera passer sa langue et qu'il le fouillera indécemment tout en se frottant contre lui pour lui faire sentir son membre qui ne se dresse que pour lui.

-Sirius ? Appelle le blond en pénétrant dans la pièce sur la pointe des pieds.

La chambre juste éclairée par le feu de la cheminée dont les ombres dansent sur les murs donne un air d'intimité à la pièce. L'homme blond regarde vers le lit et voit l'animagus endormi juste recouvert de son drap descendu sur ses hanches. Lucius subjugué par la vision érotique de la chose s'approche à pas lent et se repaît de cette image enchanteresse.

Sans un bruit, pour ne pas réveiller son bel endormi, le Serpentard se déshabille et laisse tomber sa robe de sorcier au bas de ses pieds. Sa chemise et son pantalon suivent le même chemin puis enfin le boxer qui libère une virilité déjà tendu et plus que prête pour l'usage qu'il veut en faire.

Lentement Lucius monte sur le lit, fait descendre le drap et laisse partir un souffle de sa gorge qui se serre quand il voit Sirius dans sa nudité la plus complète. Le blond s'assoit à califourchon sur son maraudeur juste à la hauteur de l'objet de sa convoitise, pose ses mains sur son torse et ferme les yeux sous les sensations extraordinaires qu'il ressent.

Lorsqu'il les ouvre de nouveau c'est pour tomber dans ceux de Sirius. Le bleu contre le gris.

-Je pensais que tu n'allais jamais venir, mon amour, murmure l'animagus avec sérieux. Mais là je dois dire que je suis heureux que tu aies attendu. Tu es tellement beau ainsi, assis sur moi, avec ton regard assombri de désir, chuchote Sirius. Tu incarnes le sexe, Lucius, tu respires le sexe, tu es le sexe et tout ce qui va avec.

-Tu m'attendais ? Alors toutes tes provocations, tes petits gestes ambigües, c'était pour m'attirer dans ton lit ? Tu sais que tu es un admirable coquin, Sirius Black ! Et si moi j'incarne le sexe, toi c'est la luxure, mon amour.

-Si je me souviens bien tu aimais ça avant. Tu vois je n'ai pas oublié, ajoute l'enquêteur mélancolique.

-Moi non plus, quoi que tu en penses chéri ! Tout est gravé dans ma mémoire.

-Alors je suppose que tu te souviens de ce qui me fait perdre la tête quand je suis dans tes bras ?

Lucius sourit et donne un petit coup de hanche vers le membre de Sirius pour lui faire sentir la rigidité du sien. L'animagus baisse les yeux vers leurs deux sexes réunis puis il s'assoit en se dégageant, laissant Lucius à la hauteur de sa virilité plus que réveillée.

-Tu aimes me voir à tes pieds, Sirius. Tu as toujours aimé ça, hein ! Avoue.

-J'avoue, ricane Black. Le grand Lucius Malfoy à genoux devant moi, la tête entre mes jambes pour me sucer amoureusement la queue. Il n'y a rien de plus exaltant je t'assure !

-Est-ce que tu crois que ça te tuerai d'être honnête et de dire simplement que tu aimes mes fellations parce que c'est moi qui te les fait et pas parce que je m'appelle Malfoy !

-Lucius, arrête de jacasser et prend-moi la ou bien je…….

Lucius tire d'un coup sec Sirius par les jambes pour le rallonger sous lui, sans laisser au brun le temps de se reprendre il lui écarte les jambes et en le regardant droit dans les yeux insère un doigt à l'intérieur de son corps. L'animagus pousse un feulement de plaisir, son sexe dur deux secondes avant reprend encore plus de vigueur et se met à suinter sous ce doigt qui le fouille avec délectation.

Lucius le retire assez vite, pas besoin d'en mettre un deuxième il veut que Sirius soit serré. L'homme veut sentir l'étroitesse de son amant quand il le prendra, sentir les chairs s'étirer sous son membre quand il se frayera un passage, voilà ce qu'il veut.

Les yeux de Sirius brillent, il devine, non ! Il sent l'envie de Lucius, il sent que le blond veut se mouvoir entre ses fesses serrées. Lucius aime ça, Lucius a toujours aimé ça, un postérieur qu'il doit forcer car même s'il use d'un lubrifiant le blond fantasme sur les derrières bien étroits.

L'animagus, sans que l'ancien mangemort ne lui dise quoi que ce soit, se retourne sur le ventre et surélève ses hanches. Deux mains impatientes les agrippent et les tirent en arriéré d'un geste vif.

Sirius se mord les lèvres quand le gland butte sur son entrée, il anticipe le plaisir qui lui brûle les reins et qui le fait durcir d'avantage. Il serre les poings de douleur quand Lucius le pénètre en une seule fois et s'arrête quand il est complètement à fond en poussant un soupir d'extase.

Malfoy, le beau Lucius Malfoy retient un sanglot tant l'émotion de refaire Sirius sien est forte. Voilà tellement longtemps qu'il le voulait et enfin ça y est, le brun est revenu entre ses bras et pour longtemps il espère.

Sirius halète, ses bras en tremblent, les coups de Lucius le déchirent, le plaisir se mêle à la douleur. Putain ! C'est si bon ! Ce sexe qui entre et qui sort sauvagement, qui le prend sans douceur, qui s'enfonce avec plaisir. Et les mains de Lucius qui lui pétrissent les hanches, et ses bourses qui frappent les siennes et qui répandent une onde de félicité dans tout son corps.

Le blond accélère encore, puis passe une de ses main sous le ventre de Sirius, la main qui sans douceur le branle au même rythme que ses coups. Sirius va venir, chaque assaut de Lucius le rend fou, il ne peut plus se retenir. Les vagues arrivent chaudes et puissantes entre les doigts de son amant qui sent l'étroitesse de Sirius se resserrer encore plus.

Alors Lucius se tend et se cambre pour éjaculer le plus loin possible dans son bien-aimé. Le blond pousse un cri rauque et ses doigts s'impriment dans la chair des hanches de l'homme soumit, qui se trouve sous lui.

-Restes-là, murmure Sirius en reposant sa tête entre ses bras et le derrière toujours surélevé.

-Je n'ai pas envie de bouger, amour, répond Lucius en déposant un baiser sur le dos de l'animagus. Mais là il le faut, sinon je risque de te reprendre de suite vu l'image charmante que tu me donnes ainsi courbé devant moi.

-Pervers va ! Ricane le brun.

-Peut-être, oui, mais tu aimes ça, non ? Demande Lucius en retirant son sexe de l'antre de son amant et en se couchant près de lui.

-C'est vrai, j'aime ça, susurre Sirius Black en se retournant et en prenant les lèvres de son blond qui répond aussitôt à l'invitation et qui d'un souple mouvement de hanches se retrouve une fois de plus sur l'animagus et frotte leurs sexes encore humides de leur ébat l'un contre l'autre.

-J'ai encore envie de toi, Siri, avoue Lucius.

-Ah ! Ça, sans aucun doute, sourit Sirius en posant sa main sur le membre volumineux d'un blond extatique qui pousse un gémissement quand le brun écarte les jambes et se caresse lascivement pour réduire son blondinet à une chose très, mais alors très excité.

-Cette fois-ci je veux prendre mon temps, te savourer en douceur, chuchote l'ancien mangemort. Je veux te redécouvrir et caresser chaque centimètre de ta peau, je veux te voir gémir et crier mon nom.

-Aime-moi, Lucius, tu m'as tant manqué, j'ai tellement espéré ce momentoù tu reviendrais vers moi que j'en devenais fou à force d'y croire.

Dans la chambre des bruits résonnent, des soupirs, des cris, des plaintes, puis ils s'estompent pour ne laisser que des souffles légers qui apaisent les corps de deux hommes endormis entremêles dans un désordre indescriptible.

Dans une autre chambre un Griffondor et un Serpentard se reposent eux aussi d'avoir abusé du sexe. Là aussi les corps sont effondrés d'avoir jouis avec tant d'ardeur et ce plusieurs fois de suite. Severus ne lâche pas la main du plus jeune quand il ferme les yeux et s'endort tranquille contre lui.

Demain ils doivent mettre au point leur piège pour les gobelins, mais pour l'instant il profite du moment présent et tenir la main d'Harry est un de ces moments qu'il aime particulièrement. C'est ainsi qu'il le tient depuis trois nuits et c'est ainsi qu'il continuera à le tenir pour longtemps encore.

Le matin suivant trouvent les quatre hommes fatigués. En arrivant dans la cuisine Belbouille ricane en voyant leurs mines défaites et Plantain envoie à Algard des bisous baveux pour se gausser des sorciers dont les yeux sont encore à moitiés fermés. Grassouille s'esclaffe en voyant la mimique des autres nains ce qui fait tressauter sa bedaine imposante et tomber son morceau de cake sur la table, morceau qu'il se hâte de ramasser et d'engloutir à toute vitesse en manquant de s'étouffer.

-Si personne n'arrête ces idiots, s'énerve Lucius Malfoy, il risque d'arriver un malheur !

-Laisse-les tranquille Lucius, rétorque Sirius. C'est de bonne guerre après tout !

-Ouais, ajoute Harry en plongeant son nez dans sa tasse de thé. Sirius a raison, ajoute le jeune Griffondor en baillant bruyamment.

-Lucius, assieds-toi, surenchérit le maître des potions. Pense que notre séjour n'est pas fini et qu'il peut se passer beaucoup de chose d'ici là.

-Mon ami, tu me réconfortes dans l'amitié que peuvent avoir deux serpentards, pendant un moment j'ai cru que j'étais seul.

-Si tu comptes sur ton Griffondor pour te soutenir et ben t'es pas dans de beaux draps ! Ajoute perfide Snape qui reçoit un regard en coin de Harry qui signifie que quoiqu'il fasse Severus gardera toujours ses habitudes de Serpentard.

-Tu sais ce qu'il te dit le Griffondor ? Râle l'animagus en regardant Snape, l'œil étincelant de colère.

-Non le cabot, mais tu vas me le dire, je suis sûr que tu en meurs d'envie.

-Vous n'allez pas recommencer vous deux !

-Monsieur Potter a raison, vos chamailleries sont malvenues et puériles.

-Lucius, si tu surveillais mieux le chien on n'en serait pas là !

-Messieurs, messieurs voyons ! Tente d'apaiser Mélicys. Vous n'allez quand-même pas vous chamailler pour si peu ?

-Excusez-les Mélicys, ce sont encore de grands enfants et parfois ils leurs arrivent d'oublier leurs âges.

-Je vois ça, monsieur Harry, j'ai le même problème voyez-vous !

-Oui, je m'en suis rendu compte, sourit Harry magnanime.

-Belbouille, Plantain, Algard, Grassouille, n'avez-vous pas du travail qui vous attend ? Disparaissez vilains garnements et que je ne vous entende pas aujourd'hui ! Ordonne le petit professeur qui voix doucereuse qui trahie ses propos sévères.

Lucius ricane en les voyant passer devant lui, Algard lui fait une grimace comique et Belbouille soulève sa lèvre en coin tandis que Plantain l'ignore superbement.

-Lucius !

-Oui, qui a-t-il ?

-Je te signale que nous avons une discussion sérieuse là !

-Bon, puisque nous sommes tous là nous devons nous mettre d'accord pour la prochaine invasion de gobelins messieurs.

-Et que suggérez-vous, Monsieur Potter ? Demande le blond pour faire voir qu'il suit la conversation.

-Je vais demander à jack de surveiller l'horloge du grenier et de nous avertir aussitôt que les mécanismes apparaissent, nous devons aussi poster plusieurs personne près de la cheminée, Sirius et moi nous nous en occuperons puisque c'est notre travaille.

-Severus et moi resterons avec vous, ces gobelins sont quand même une dizaine et vous savez qu'ils sont hargneux quand on les agresse. Si vous n'êtes que deux vous n'en viendrez pas à bout tout seul.

-Merci de votre confiance, monsieur Malfoy, plaisante Harry. Mais je crois que je sais encore me défendre et Siri aussi.

-Je n'en doute pas mais quatre baguettes valent mieux que deux !

-D'accord, souffle le jeune homme qui sait que quoiqu'il dise Lucius et Severus s'inviteront quand même.

La journée se passe en préparatifs pour les nuits qui arrivent. Harry rejoint Jack Beurk dans les combles pour le mettre au courant de leur plan et lui demander s'il veut bien les avertir si quelque chose ce passe. Auquel cas le fantôme devra sans tarder les mettre au courant pour qu'ils puissent, sans perdre de temps et sans laisser aux gobelins la possibilité de riposter, les arrêter tous ensemble dans un même sort.

Jack approuve et lui assure qu'avec sa capacité à traverser les murs il sera ainsi plus rapide pour les avertir et mettre ces renégats hors d'état de nuire. Le seul problème sera d'attraper ce cousin qui sera aux abords du manoir, et dehors il fera nuit à cette heure-là. Comment vont-ils faire pour mettre la main dessus ?

-On verra à ce moment-là, jack, mais ce qui est sûr c'est qu'il ne m'échappera pas ce lascar.

-En effet, je pense qu'il n'a aucune chance avec un Harry Potter aux trousses, pouffe l'ancêtre des Vladdisky. Cependant je suis désolé de voir qu'il s'agit d'un membre de ma famille qui agit ainsi, ce n'est pas très honorable, n'est-ce pas ?

-Monsieur le fantôme, dit pompeusement le jeune homme aux yeux verts. Vous avez des ancêtres et des héritiers et des futurs héritiers qui valent bien plus que tous les Igor réunis. Ne vous mettez pas martel en tête pour une pomme pourrie ça n'en vaut pas le coup.

-Je crois bien que vous avez raison et puis ce Malfoy a l'air pas mal, hein ?

-Lucius est parfait, avance Harry. Il n'a pas toujours était comme ça mais on peut dire que maintenant tout va bien. Et puis avec son nouveau compagnon je pense qu'il ne peut que s'arranger.

Harry voit la mélancolie s'installer sur le visage du fantôme, celui-ci souffle douloureusement et disparaît dans un mur sans ajouter un mot. Le jeune homme qui devine pourquoi se jure d'avoir une petite conversation avec Tataragne afin de déterminer s'il peut soulager la tristesse de Jack.

Harry pense qu'il serait bien qu'il trouve où habitait l'ancienne promise de Jack et peut-être lui ramener un souvenir ou un portrait peint à la main, quelque chose qui soulagerait la peine du fantôme. Oui, il faut qu'il fasse ça.