Notes : Bonjour tout le monde ! Hum.. si je vous dis que j'étais toujours en train d'échapper aux tomates pourries lancées pour le précédent retard en courant à cloche-pied autour de Pierrefond parce que Eren Jaeger m'a prise pour une ennemie de l'humanité en plus et me poursuivait, vous me croyez ? u_u Qui est Eren ? .. hum.. quelqu'un qui pourrait bien être la cause de mon retard en quelque sorte car il a accaparé tout mon temps :D
Brrrrrrrrrrrref, toutes mes excuses, Sumimasen, sorry, I apologize.
Voici le chapitre, bonne lecture :)
Réponses :
Naru88: La suite n'est au final pas vraiment arrivé plus vite, désolé.. mais bon, la voilà ! J'espère que tu aimeras :) Merci !
Zouzou : Faire revenir Morgane dans la lumière... hum, je ne sais pas. Tout dépend déjà de si j'arrête la fic bientôt ou pas. Car oui, à l'origine, c'est censé bientôt se terminer, donc je ne sais pas si il aurait le temps de faire tout ça ou pas. Je pense que Morgane a simplement fait un trêve ici, parce que le Merlin enfant n'est pas le Merlin adulte, et n'a pas de son point de vue commis les fautes comme l'empoisonnement. Ceci dit, Morgane gardera sûrement en mémoire ce petit Merlin ;) et puis si je décide de continuer la fic, pourquoi pas un développement un peu plus poussé ? Merci beaucoup à toi de ta review :D
Lorem : La suite, la voilà maintenant, j'espère que tu l'aimeras ;) Je suis contente que tu trouves que les personnages restent à peu près eux-mêmes, ça fait toujours plaisir de lire ça :D Merci beaucoup :D
Morgane mimi : Je suis contente que tu ai aimé la confrontation avec Morgane :) Oui, j'ai une vie à côté, et des TPE à préparer x) ceci dit, j'admets avoir été distraite par en plus de mon travail un certain anime... mais bon, voici le chapitre, que j'espère que tu aimeras:) Merci de tes deux reviews :)
Minimerlin : Merlin s'est en quelque sorte fait kidnapper avec Morgane non ?;) Mais bon, tu verras bien la suite ;) Merci beaucoup de ta review ! :D
CHAPITRE 11 :
Ils arrivèrent au château dans le silence et l'obscurité la plus totale. Gauvain se proposa pour s'occuper des chevaux, ce que Arthur accepta. Merlin, en revanche, ne se réjouit pas à l'idée d'être seul avec le Roi. Celui-ci semblait ne pas avoir la même lueur chaleureuse que d'habitude dans le regard.
Ils se rendirent aux appartements de Gaïus, toujours sans un mot, rendant le jeune garçon mal à l'aise. Ils toquèrent, puis entrèrent.
Aussitôt, Hunith, qui était aux côtés de Gaïus courut vers eux, et se mit à la hauteur de son fils pour le serrer dans ses bras.
- Tu es là ! souffla-t-elle avec soulagement en s'écartant de lui, j'étais très inquiète ! Où donc étais-tu passé ?
Il n'eut pas la force de répondre qu'il s'était enfui dans les bois, sans même se préoccuper du danger, alors qu'elle le protégeait depuis toujours.
- Il était dans la forêt, répondit pour lui Arthur d'une voix neutre, et nous avons croisé Morgane. Il était avec elle, mais elle l'a relâché sans faire de mal à personne. Il va bien, il est juste fatigué. Si vous voulez bien m'excuser, je vais aller avertir Guenièvre qu'on l'a retrouvé. Elle doit également être morte d'inquiétude.
Merlin baissa les yeux, de honte. Il n'avait pas pensé à toutes les autres personnes du château. Sur le coup, tout ce qui lui avait importé était de quitter le château et le plus vite possible. Hunith se releva, à la plus grande surprise d'Arthur et lui dit :
- Merci. Merci beaucoup de m'avoir ramené mon fils Arthur.
Mal à l'aise, il répondit :
- Il n'y pas de quoi, vraiment. C'est tout à fait normal. Il était sous ma responsabilité. Je me devais de le ramener.
Hunith, reconnaissante, lui sourit doucement. Arthur lui fit un signe de tête, et partit du cabinet du médecin, resté jusqu'ici en retraite. Quand il fut sorti de la pièce, Gaïus lui demanda :
- Comment se fait-il que Morgane t'ai laissé partir ?
Pour toute réponse, un bâillement sortit de la bouche de l'enfant.
- Nous verrons cela demain, fit Hunith, il est temps d'aller dormir.
En voyant le regard soulagé de Merlin, qui n'avait pas à affronter les conséquences de ses actes dès maintenant, elle ajouta :
- Et ne pense pas échapper à des explications jeune homme. Maintenant, au lit !
Arthur passa une main sur son visage, fatigué. Il était en vie. Merlin allait bien. Et il était revenu. Il n'avait plus rien à craindre.
Durant tout le temps où Morgane l'avait sous sa coupe, il avait eu tellement peur qu'elle ne décide soudain de lui faire du mal. Sa sœur était imprévisible. Elle aurait pu tuer Merlin. Et elle aurait pu l'attaquer. Mais elle n'en avait fait rien. Pourtant, ça avait semblé être son but. Il ne comprenait pas. La seule explication était qu'elle possédait encore un minimum de compassion pour ne pas tuer un enfant de sang-froid. Mais lui ? Pourquoi était-il toujours en vie ?
Et elle avait mentionné un secret. Quelque chose qu'il ne saurait pas à propos de son valet. Il avait du mal à la croire, mais après avoir vu la réaction de Merlin, il ne pouvait que se demander de quoi elle pouvait bien parler.
Il entra dans sa chambre. Guenièvre était en chemise de nuit, en train de se peigner les cheveux, les yeux dans le vide, emplis d'inquiétude. Alors quand elle le vit, elle bondit de sa chaise, et reposa le peigne.
- Il va bien, lui annonça-t-il, juste fatigué.
Elle poussa un soupir de soulagement et s'approcha de lui.
- Où était-il ?
- Dans la forêt, comme je m'y attendais. En compagnie de Morgane.
Une lueur alarmée s'installa dans les yeux de sa Reine.
- Tu n'as rien ? Personne n'a rien ? Tout le monde va bien ?
- Tout le monde va bien, lui assura-t-il, elle ne nous a pas attaqué. Elle a laissé partir Merlin. Nous n'avons pas eu besoin de nous battre.
- Quoi ? Mais... je ne comprends pas. Explique-moi tout ça.
Ils s'assirent sur le lit, et il entreprit de lui raconter les événements. Quand il eut terminé, Guenièvre avait l'air pensive.
- L'important est que vous soyez sains et saufs, dit-elle, tu es sûr que tu vas bien ? Tu as mauvaise mine.
- Je suis fatigué c'est tout, répondit-il, ça ira mieux après une bonne nuit de sommeil. Je ne rêve que de ça !
Elle eut un regard plein d'empathie, et l'aida à se dévêtir et enfiler ses vêtements de nuit.
Le lendemain matin, Merlin dut présenter des excuses à tout le monde qui avait été à sa recherche. Les chevaliers l'avaient facilement pardonné, y compris Gauvain, et Guenièvre lui avait fait un câlin, soulagée, mais il n'osait pas vraiment venir vers Arthur. Ce fut pourtant ce qu'il dut faire.
Il frappa timidement à la porte des appartements royaux. Un « Entrez » se fit entendre et il pénétra dans l'antre du Roi. Celui-ci était installé à son bureau, le nez plongé dans des papiers mais l'air un peu ailleurs. Quand il vit Merlin, il se leva tout de suite .
- Bonjour, le salua-t-il.
- Bonjour.. répondit-il mal à l'aise, je.. je suis venu parce que... euh... enfin...
Arthur avait un petit sourire qu'il n'avait pas réussi à retenir, ce qui réconforta un peu le concerné, qui s'empêtrait lamentablement dans ses propos.
- J'étais venu pour... enfin... pardon.
Conscient d'avoir lâché ça d'un coup et sans rien ajouter d'autres, il décida de poursuivre un peu :
- Je n'aurais pas dû disparaître comme ça. C'était stupide et dangereux.
Il restait convaincue que Morgane ne lui aurait pas fait de mal néanmoins si elle l'avait gardée prisonnier. Mais il ne valait mieux pas faire cette remarque. Arthur avait à présent un air grave et sérieux sur le visage, qui le faisait se sentir mal.
- C'était stupide, en effet, finit-il par répondre, mais je pense que tu as compris à présent. On a dû te le dire mille fois et ce n'est pas vraiment à moi de te faire la morale.
Arthur savait que c'était un peu facile de passer l'éponge comme ça, mais il ne se sentait pas capable de l'accabler de reproches sur son imprudence. Il lui avait déjà tout dit hier, et sa mère avait dû en rajouter. Et lui faire la morale aurait été de mauvaise foi, pour s'être plusieurs fois évadé lui-même dans la forêt sans personne d'autres à son âge .
En revanche, il ne s'attendait pas réellement à ce que le petit, soulagé, vienne lui entourer la taille de ses bras, pour faire un câlin. Surpris, il ne bougea pas pendant quelques instants, puis lentement, le recouvrit de ses bras.
- Je ne le ferai plus, promit-il en le lâchant.
- J'espère bien, répondit-il en souriant gentiment, à présent, que dirais-tu d'aller dans la ville basse chercher un petit cadeau pour ta maman pour te faire pardonner ?
- Je n'ai pas d'argent, répondit-il en faisant la moue.
- Moi j'en ai, répliqua Arthur en souriant, je peux t'en passer.
- Comme si je pouvais te rembourser un jour, bougonna-t-il.
- Crois-moi, tu n'as pas besoin de le faire, lui assura-t-il.
Il avait suffisamment d'argent, et Merlin avait risqué tellement sa vie pour lui que lui donner quelques pièces était dérisoire. Le petit, en réponse, lui sourit, reconnaissant, et ils commencèrent à avancer, direction la ville Basse.
- Toujours aucun signe d'une quelconque solution ?
Gwen avait décidé d'aller rendre visite à Gaïus et à Hunith, dans l'espoir d'avoir une bonne nouvelle. Merlin était adorable à cet âge, et elle l'aimait beaucoup, mais il ne pouvait pas rester comme ça indéfiniment. Au fond, le jeune homme commençait à manquer à tout le monde.
- Hélas non, répondit Hunith avec un sourire triste.
Guenièvre poussa un soupir.
- Qu'arrivera-t-il si nous ne pouvons pas le refaire grandir ?
- Il ne risque aucun dangers, lui assura le médecin, physiquement, il va très bien.
Elle se passa une main sur le visage, fatiguée. Hunith la prit par les épaules, dans un geste de réconfort.
- Tu devrais aller te reposer, lui suggéra-t-elle doucement, après tous ces événements, il est normal de se sentir fatiguée.
- Non, répondit-elle d'un ton ferme, j'ai suffisamment dormi, je tiens absolument à vous aider. Y'a-t-il quelque chose que je peux faire ?
- Non, je le crains, répondit Gaïus, moi-même je ne peux faire grand-chose pour le moment... et je doute que nous puissions trouver le coupable.
- Qu'adviendra-t-il de lui s'il reste un enfant ? demanda Guenièvre.
- J'imagine qu'il rentrera avec moi à Ealdor et... grandira une seconde fois.
- Rentrer à Ealdor ? répéta Gwen d'un ton horrifié, mais...
- C'est le mieux pour lui, intervint Gaïus d'un ton rassurant, il a besoin de retrouver ses repères..
- Mais... enfin... balbutia-t-elle.
- Vous pourrez bien évidemment le revoir, dit Hunith, nous pourrons vous rendre visite de temps à autre.
- Oui mais.. ce ne sera pas comme avant... soupira-t-elle.
L'idée même d'envoyer Merlin à Ealdor lui était insupportable. Elle pourrait le supporter bien-sûr. Mais son mari en revanche... l'idée même de séparer Arthur de Merlin lui était absurde en réalité. Elle était tombée amoureuse du Arthur qui avait évolué grâce à son serviteur. Elle avait presque l'impression qu'une époque sans Merlin aux côtés de Arthur n'existait même pas.
Une voix joyeuse et excitée la sortit de ses pensées.
- Mère ! Mère !
C'était Merlin, qui courrait vers Hunith, un sourire énorme sur le visage, avec derrière lui un cadeau. Arthur, lui, se tenait juste à côté de la porte, avec un léger sourire. Il regarda Gwen, qui s'empressa d'enlever son air préoccupé.
- Regarde ce que Arthur et moi on est allés te prendre !
Il montra ce qu'il tenait derrière lui à sa mère, qui ouvrit la boîte. Elle contenait des bijoux, dont certains en or . Hunith écarquilla des yeux face au cadeau que jamais elle ne pourrait se permettre.
- Alors, tu aimes ? demanda Merlin excité.
- C'est... c'est magnifique... mais... ça a dû coûter une fortune !
Arthur secoua la tête, et lui assura que ce n'était rien.
- De plus, c'est Merlin qui a choisi. Si vous les essayiez ? proposa-t-il.
- Oui ! Aller maman ! insista le plus jeune.
Hunith sourit, et mit un collier en or, avec un bracelet et des bagues.
- Tu es la plus belle des mamans ! s'exclama Merlin.
Elle rigola, et remercia Arthur et son fils. Guenièvre les regardait avec un air attendri et quelque peu inquiet. Elle n'oubliait pas la décision de la mère de son meilleur ami si les choses ne s'amélioraient pas.
- Nous devrions peut-être vous laisser, dit-elle au bout d'un moment, Arthur et moi avons à faire.
Son mari la regarda avec un air étonné, mais fut d'accord. Ils saluèrent Gaïus, Hunith et Merlin, et partirent du cabinet du médecin. Dès qu'ils furent à l'extérieur, en train de marcher en direction de leurs appartements, Guenièvre dit à Arthur :
- Il faut trouver le moyen de lui rendre sa forme adulte. Ce n'est plus possible, il pourrait.. il pourrait demeurer comme ça pour toute la vie.
- Je sais. Mais je ne vois aucun moyen de le guérir.
Elle inspira un grand coup, puis proposa :
- Peut-être.. peut-être qu'avec un peu d'aide... de..
Elle se tut, n'osant pas compléter sa pensée. Arthur l'observa un moment, puis murmura :
- Tu veux dire la magie ?
Elle releva la tête, surprise.
- J'y ai pensé, dit-il, mais.. aucun sorcier n'accepterait de nous aider. Et la magie nous a causé plus de mal que de bien. Je ne fais pas confiance aux gens pratiquant la magie pour s'occuper de Merlin.
- Qu'en est-il de cette femme, au lac ? demanda Gwen, elle pourrait peut-être nous aider. Elle semble connaître Merlin, tu l'as dit toi-même et...
- Non, répondit-il fermement, elle nous a peut-être aidé, mais c'est parce qu'elle a récolté une récompense .
- Je peux donner quelque chose qui m'appartient, lui suggéra-t-elle d'un ton implorant, mais je suis certaine qu'elle pourrait nous aider !
- Je refuse que tu lui cèdes quelque chose qui a de la valeur a tes yeux ,et je refuse par dessus-tout te mettre en danger, répliqua-t-il d'un ton grave.
- Mais...
- La discussion est close, déclara-t-il d'un ton sans appel.
Il la contourna, et continua de marcher, tandis que Guenièvre se figeait.
- Elle veut le reprendre ! s'exclama-t-elle.
Il s'arrêta, et resta dos à elle.
- Hunith souhaite le ramener à Ealdor. Pour.. le réélever... si les choses ne s'améliorent pas.
Pendant un instant, il resta là, de dos, sans bouger, et Guenièvre put déceler sa colère d'où elle se tenait. Puis il reprit sa route, sans un mot. Elle soupira. Les prochains jours s'annonçaient compliqués.
