Comment ça ? Vous attendez trois semaines pour un chapitre qui ne fait qu'à peine 2500 mots ? Mais que fait l'auteur ! En fait je m'excuse, ce chapitre m'a donné beaucoup de mal et je l'ai recommencé de nombreuses fois. J'en suis satisfaite au final mais je me rend compte qu'il est court O.o. Désolé n_n'

Bonne lecture quand même !


Mélior Silverdjane : Moi aussi je déteste les fanatiques, ils sont horribles et leur agissement injustifiable. Cette organisation va vraiment être tous ce que je déteste. Je suis assez fier que tu es noté le nom de notre ami l'espion raté, qu'on comprenne qui il était rien qu'en lisant son nom était mon objectif, je suis assez fière que tu l'es remarqué :).

De toute façon, AVALANCHE + Séphiroth ça ne sera jamais une bonne association. Même avant de devenir cinglé c'était leur ennemi (pour l'ancienne AVALANCHE en tout cas). On ne peut pas dire qu'ils seront de très grand copain tout de suite hein.

Pour ce qui est des enfants, non, ce n'est pas le carburant de l'arme (beurk, quelle idée horrible) c'est purement gratuit. Encore un non sens d'une idéologie fanatique (on va sauver le monde ouais ! Mais en étant des connards. Non sens ? Non pas du tout, je ne vois pas où ...).

Lunagardeen : La voilà ta suite ;P. Ouais, Seph a un drôle de karma (non sans rire, ce type a juste une vie méga compliqué. On dirais qu'il accumule toutes les chances et les malchances de l'univers : orphelin abandonné de ses parent... mais devient le SOLDAT le fort du monde et un héros adulé. Ade super pôtes... mais ils le trahissent pour des raison super chelou. Il pered la boule... mais en même temps il survit deux fois alors qu'il aurait du crever et trouve le moyen d'en revenir une troisième... Comment qualifier ça ? ).

Kageno koibito : Cool ! Je suis contente que ça te plaise. Autant l'évolution de son caractère (i am happy ! J'ai parfaitemment rendu l'effet que je voulais !) que pour le petit passage ''sacrifice''. Je le pense vraiment capable de ça, après tout (sauf quand il a pété un plomb) il a toujours consacré sa vie aux autres. Je suis sûre qu'il aurait pris ce genre de risque pour Angeal ou Genesis par exemple.

Pitié de Sephy... Oula, oui, tu as besoin d'un psy (ou alors c'est que j'ai réussi mon coup XD).

Un FF sans sauver le monde... c'est plus un FF. Et ne t'inquiète pas. Je ne vous ferais pas subir une de ces scène horrible de Dirge of Cerberus où on voit des conteneurs entier de gens se faire bouffer par Oméga.


Disclaimer : FF7 est à Square et je n'en possède rien du tout :).


Le voyage du retour fut véritablement pesant. Séphiroth le passa comme à l'aller : sur le pont arrière à contempler l'horizon. Il avait une furieuse envie de s'envoler mais il ne le fit pas parce qu'il savait que cela ne serait pas du goût de ses alliés de circonstance.

Ses mains se crispèrent sur la rambarde métallique. Il revoyait l'homme qu'il avait découpé en morceau en train de hurler ses délires à la face de ses bourreaux. Rien que d'y penser il aurait voulu le tuer une fois encore.

Il se força à inspirer et expirer lentement. Devenir fou de vengeance ne l'aiderais pas à sauver sa famille.

– Difficile de ne pas en vouloir à l'homme qui essaye de détruire ceux que l'on aime, dit une voix derrière lui.

Il se retourna. Vincent le dévisageait avec son éternel air impassible.

– Qu'y a t-il ? Dit froidement Séphiroth.

– Je te dois des remerciements, lui répondit l'autre.

– En quel honneur ?Lui demanda son interlocuteur en haussant les sourcils, dubitatif.

– Lorsque tu m'a transpercé le cœur tu as empêché Chaos de prendre le contrôle, répondit succinctement l'immortel. Si j'avais été seul, je n'aurais peut-être pas été capable de le contrôler.

– Je ne sais pas si cela mérite des remerciements, fit Séphiroth en se retournant.

– Non... peut-être pas.

Les deux hommes restèrent immobiles à regarder le ciel.

– J'ai bien connu ta mère, fit tout à coup Vincent. Il me coûte d'en parler mais si tu veux en savoir plus sur ce qu'il s'est passé à l'époque vient me voir.

Il quitta le pont en laissant un Séphiroth qui ne savait qu'en penser.


Arrivé à Edge, il se retrouva seul sur le quai. Les autres disparurent les uns après les autres dans les rues après un dernier regard méfiant. Pendant un moment il ne sut que faire. Il rentrait d'une mission éprouvante, il avait tué quelqu'un. Et pourtant il était là, sous le ciel. Dans cette ville. Un jour ordinaire.

Il eu envie de fuir. Il hésita. Puis il se repris. Il avait quelque chose à faire.


Il marcha jusqu'au quartier de la mère d'Aérith. Il essayait de ne pas penser à ce qui l'attendait. Regarder une victime de ses crimes droit dans les yeux. Il promena son regard sur les parterres fleuris et les pelouse bien entretenues. Les gens qui vivaient ici avait une vie paisible. L'idée qu'une poignée de personnes rendues folles par un prétendu idéal puissent la leur arracher le révolta.

Il franchit le portillon du jardin. Les jumeaux s'amusaient à l'arrière avec la fille de Barret et l'orphelin adopté par Cloud et Tifa.

Elmyra le vit. Elle marqua sa surprise. Elle se leva, déposant son tricot sur la table à côté de sa chaise et rejoignit Séphiroth à l'avant de la maison. Il s'était reculé afin de rester hors de vue des enfants.

Elle leva la tête vers lui et il baissa les yeux. Il ne parvenait pas à soutenir son regard. Un sentiment de culpabilité le rongeait.

– Vous êtes venu chercher Jill et Ian ? Demanda t-elle calmement.

– Je suis venu pour vous parler.

– Vous avez tué ma fille.

– Je ne le nierais pas... Désolé.

Il baissa la tête.

Elmyra était envahie de sentiments contraires. Aérith était son enfant, la prunelle de ses yeux. Grâce à elle, elle avait supporté la mort de son mari. Elle avait illuminé sa vie. Deux ans après sa perte était toujours douloureuse. Mais l'homme qui était devant elle semblait être lui aussi passé par bien des souffrance.

En silence, elle interrogea son cœur. Il lui souffla de pardonner. La vengeance ne lui apporterais rien, sinon encore davantage de tristesse.

Immobile,Séphiroth attendait sa sentence.

– Aérith..., commença Elmyra d'une voix basse, était une femme forte. Elle avait choisi de se battre, elle connaissait les risques. Mon mari était comme ça lui aussi. Je ne dirais pas que ces mots puissent réduire mon chagrin. Mais je n'ai pas le droit d'en réclamer davantage.

– Mais …, fit Séphiroth.

– Ce que j'ai vécu, lui dit-elle, je ne le souhaite à personne. Pas même à mon pire ennemi. Me venger ne me ramènera pas ma fille. En revanche, vous vivant, vous pourrez protéger ces enfants.

Séphiroth croisa son regard. Il était emplit d'une résolution tranquille. N'ayant rien à ajouter il s'inclina avec un profond respect.

– Merci.

– Jill ! Ian ! Cria t-elle. Venez voir qui est là pour vous.

– Papa !

En voyant les yeux de l'ancien Cauchemar s'illuminer discrètement alors que son fils et sa fille se jetait dans ses bras Elmyra su qu'elle avait fait le bon choix.


Il rejoignirent à pied le bar de Tifa. Séphiroth ne savait que faire. Il n'était pas le bienvenu parmi les membres d'AVALANCHE. Mais il devait demeurer à Edge pour Anya. Comment faire ?

La solution lui apparut sous la forme d'une fusée brune en béquille qui se je ta dans ses bras.

– Seph !

Hébété, il la regarda comme si elle était une quelconque apparition.

– Seph ?

Elle lui agita une main devant le visage.

– Réagis, tu me fait peur là.

Si elle se moquait de lui alors c'était qu'elle était bien réelle. Un soulagement intense l'envahie tandis qu'il lui posait une main sur la nuque et l'embrassa sans réfléchir. Trop c'était trop. Il l'avait déjà perdu une fois. Il ne voulait plus jamais que cela recommence.

Confuse, Anya mit fin au baiser en reculant d'un pas. Les joues rouges, elle lui jeta un regard où se mêlait une heureuse surprise et une pointe d'incompréhension.

– Je t'aime, lui chuchota t-il à l'oreille.

Elle sentit des larmes lui monter aux yeux. Elle les avait tellement attendu ces trois petits mots. Elle se força à contenir son émotion et à la dissimuler derrière une pointe d'ironie.

– Tu as mit du temps à t'en rendre compte.

Puis son regard se durcit et son ton se fit sévère.

– Tu as intérêt à te rattraper.

Séphiroth ravala difficilement sa salive.

– Oui... Pardon.

Rester en retrait, les enfants les regardaient avec de grands yeux. Ian mimait le baiser en faisant un ''beurk'' significatif à sa sœur.

Anya sourit et leur ouvrit grand ses bras :

– Mes chéris !

– Qu'est ce qu'il s'est passé ? Demanda t-elle à Séphiroth tout en leurs faisant un gros câlin. C'est Tifa qui m'a appelée à l'hôpital.

– Je t'expliquerais, lui dit t-il. C'est un petit peu compliqué.

Il n'allait tout de même pas lui parler des kidnappeur et des hommes en noir devant les jumeaux. Elle jeta un regard interrogatif aux griffures qui ornait son cou. Il s'était soigné à l'aide d'une matéria mais toutes les marques n'avait pas encore disparut.

– Ça aussi je t'expliquerais... fit-il d'un air blasé.

Elle lui sourit.

– On rentre à la maison alors ?

Il ferma les yeux pour mieux savourer la douceur de ces mots : ''à la maison''. Il avait un chez-lui. Un endroit où il n'était plus ni un étranger ni un indésirable.

– Oui, souffla t-il. On rentre enfin à la maison.


– Seph ? Demanda Anya.

Ils étaient tous les deux allongés dans leur lit. Ce même lit où il avait dormi si longtemps, il y avait une éternité. Tant de choses s'étaient passées depuis.

– Quoi ? Fit-il.

Anya était allongée sur lui, la tête douillettement posée sur son torse. Lui jouait distraitement avec ses cheveux courts, perdu dans ses pensées.

– Tu crois qu'on va s'en sortir.

Sa question était légitime. Entre l'organisation des hommes en noir, AVALANCHE, la réparation de la maison et autres... Ils allaient devoir se battre pour garder la tête hors de l'eau.

– On s'en sortira, assura t-il avec une certitude qu'il était loin de posséder. Même si j'ai l'impression que nos problèmes ne font que commencer.

– Bien sûr, sourit-elle, dans quelques années il y aura la crise d'ado de Jill et Ian.

– Ne parle pas de malheur, gémit-il. Je préfère affronter un régiment de SOLDAT.

– La prochaine fois je vous aiderais, dit-elle.

– Oui, ironisa t-il, quand tu ne marchera plus avec une béquille et que tu n'aura plus ton bras dans une attelle.

– Hé, protesta t-elle. Je vais pouvoir remarcher normalement d'ici quinze jours. Compatit donc un peu à ma situation !

Il rit et descendit lentement ses mains sur ses hanches. Anya sourit et se releva légèrement pour venir l'embrasser. Mais ils furent interrompu par une petite main qui cogna à la porte de leur chambre. Anya jeta un regard désolé à Séphiroth et se releva pour ouvrir. Jill et Ian se tenait sur le seuil avec leur oreiller à la main.

– Heu... commença Jill.

– On peut dormir avec vous ? Finit Ian.

Un sourire tendre se dessina sur le visage de leur maman.

– Bon. D'accord pour ce soir.

Heureusement que c'était vraiment un grand lit. Anya et Séphiroth contemplèrent amusé leur deux petits anges endormis entre eux deux.

– Ils sont trop mignons, finit par dire Anya.

Séphiroth resta muet, comme à son habitude et se recoucha sur ses oreillers. En s'endormant, il souriait encore.


– Alors ? Demanda Reeve à Tseng qui venait de frapper à sa porte.

La situation était grave. Exceptionnellement, le patron de la Shinra avait accepté de prêter ses espions et gardes du corps au chef de la WRO afin de résoudre la crise au plus vite. Rufus n'était pas un insensible. Les nouvelles rapportée par l'expédition de l'île du Sanctuaire n'avait pu que l'inquiéter et le faire frémir d'horreur. Si l'envie du groupe terroriste d'activer une arme millénaire pour s'attaquer à des villes l'avait laissé plus ou moins de marbre, (il en avait déjà vu d'autres), le fait que ces gens puisse vouloir sacrifier des centaines d'enfants innocent dont il connaissait parfois les parents l'avait horrifié.

Ils n'étaient pas les seuls à bouger. AVALANCHE au grand complet fouillaient terre et mer pour retrouver les disparus. Cloud et Tifa sillonnaient les campagnes en motos, Cid accompagné de Yuffie et des unités volantes de la WRO parcourait le ciel afin de repérer d'éventuel QG ou d'autres îles dissimulée. Personne n'avait de nouvelles de Vincent mais tous le monde savait qu'il cherchait aussi de son côté, par des moyen peut-être plus obscurs. Barret enfin, et Nanaki, allaient de villes en villes à la recherche d'information.

L'ancien mineur était le plus touché par la situation. La plupart des enfants enlevés avaient à peu près l'âge de sa fille.

Les Turks eux utilisaient leurs méthodes : ni très légales ni très délicates sans doute, mais habituellement efficaces.

Habituellement car malgré tous les moyens mis en œuvre ils n'avaient presque rien découvert. En trois semaines, leurs recherches avaient mis à jour qu'il existait bel et bien une organisation mais dès qu'ils s'en rapprochaient les pistes se coupaient brusquement. Sans informations ou personnes à interroger ils ne parvenaient pas à remonter le fil.

Les Turks faisaient directement leur rapport à Reeve quand il ne leur envoyait pas un Caith Sith. D'où la présence de Tseng dans son bureau.

– Rien, Répondit le wutaien. Mais on a un problème.

– Ah ?


Quelques coup bref ébranlèrent la porte de la demeure d'Anya. Celle ci, en tablier était en train de préparer à manger.

– J'arrive ! Cria t-elle. Séphiroth ! Il y a des pâtes qui cuisent dans la cuisine. Vérifie que ça ne déborde pas !

Elle alla ouvrir et se retrouva nez à nez avec deux soldats de la WRO en uniforme.

– Mais qu'est ce que...

– Je suis désolé Anya, lui dit Reeve en descendant de l'hélicoptère. On fait mieux pour une première rencontre. Mais ça devient intenable en ville.


– Mais vous ne pouvez pas faire ça ! S'exclama Anya alors qu'ils partaient pour Edge dans une des machine de la WRO.

– Je suis désolé, répéta Reeve, croyez-moi, je préférerais ne pas avoir tous ces problèmes. Mais il fallait se douter que ça finirais par arriver.

– Mais pourquoi...

L'homme lui répondit par un regard triste et compréhensif. Il n'aimait pas ce qu'il était en train de faire.

Séphiroth était assis en face, menotté et encadré par deux soldats qui n'en menait pas large. Jill et Ian étaient blottis dans un coin de la banquette et regardaient tous cela avec de grands yeux effrayés.


AVALANCHE les attendaient à l'aéroport. Ils les entourèrent en silence, autant pour les empêcher de s'enfuir que pour les dissimuler à la vue de la foule rageuse massée derrière les barrières de sécurité.

– Ils ont fini par apprendre qu'il était en vie, murmura Tifa en passant un bras dans le dos d'Anya pour la soutenir. Ils réclament sa mort. On ne peut que les comprendre. Il y a peu de temps, j'aurais été pareille. Mais je ne voulais pas que ça se passe comme ça.

– Des groupes manifestent jour et nuit pour que quelque-chose soit fait, fit sombrement Tseng, certains parlaient même de réquisitionner un bateau pour aller eux même vous régler votre compte. Heureusement, ils ignoraient l'endroit exact où vous vous situiez.

– Je ne veux pas, gémit Anya, pas maintenant. Je viens à peine de le retrouver.

Tifa serra plus fort son bras autour de ses épaule pour lui manifester son soutien. Derrière, Vincent avait tendu la main aux deux petits qui s'y cramponnaient très fort sans comprendre ce qu'il se passait. À l'avant, Cloud marchait les dents serrées. Il n'avait pas envie que cela se passe de cette façon. Cette parodie de tribunal populaire qui s'annonçait lui donnait l'impression d'être revenu au temps de la Shinra.


Et voilà, on retrouve la longueur qu'avait mes chapitres avant les deux derniers gros mastodontes. Je vous laisse avec un cliffhanger de folie et vous devez certainement être en train de vous dire : QUOI ! MAIS C'EST QUOI CE BORDEL ! Rassurez vous c'est voulu :p.

A la prochaine !