Disclaimer : blablabla…on le sait tous, rien à part la fic ci-dessous ne m'appartient…

Comme ça y'est, le bac, c'est fini, et bien fini, je fpete ça en vous donnant mes fonds de tiroirs. Après, y'aura sans doute pas d'update avant deux (voir plus) semaines, donc...Faut que vous en profitiez. Lisez, lisez, donnez moi des avis, je les lirais, et je vous répondrais si vous avez des questions!

Nouvelle année : La magie doit retourner à la magie, et de poussière, tu retourneras à la poussière. Voldemort n'a jamais vraiment comprit le système qui fait que le boomerang revient à son lanceur par derrière... Tourné vers l'avenir, les actes du passé reviennent, au ras de sa nuque…

Où Harry apprend, où Sirius a un rôle, où Snape perd définitivement le fil de l'action, où Ron et Hermione sont beaucoup plus que ce qu'ils ont l'air d'être, et où Lucius et Draco Malfoy sont définitivement de la même famille…


Lord Voldemort écumait de rage.

Ce petit vermisseau, cette raclure de rien du tout de Potter à la noix venait encore de mettre à mal son prestige.

Alors ça n'allait pas, mais alors pas du tout. Et on ne pouvait rester caché du Lord très longtemps.

Je suis le ténébreux,- le veuf -, l'inconsolé

Le seigneur des Ténèbres entra en coup de vent dans la grande salle, et s'approcha d'une table couverte de cartes près de laquelle l'attendaient trois hommes. « Alors, où en sommes-nous ? » Il les entraîna vers le fond de la salle, ou l'humidité avait reprit ses droits.

Le prince d'Aquitaine à la tour abolie

Les trois mangemorts tremblèrent, et il vit des yeux gris se baisser derrière un masque. Et Voldemort su que les nouvelles étaient mauvaises.


Remus s'éloigna de la fenêtre, ramenant son livre vers la bibliothèque. Sur l'étagère, en face du fauteuil, il y avait une photographie. Lui, Harry, et Sirius. Il passa un doigt sur les deux visages. Les personnages lui adressèrent un salut. Un sourire triste se dessina sur son visage.

Ma seule étoile est morte,

La vieille maison devenait de plus en plus dire à entretenir. Malgré les fréquents passages de Sirius, Remus se sentait encore trop déprimé pour rendre la masure habitable. Mais personne ne s'en plaignait. Même Snape évitait avec tact d'aborder le sujet. Il se contentait de s'effondrer dans son fauteuil et d'attendre que le temps passe, silencieux.

Et mon luth constellé Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Remus jeta un œil par la fenêtre avant d'avaler le contenu du verre posé sur la table basse et de descendre à la cave.


Harry dormait. Sa poitrine se soulevait doucement. Entre ses lèvres brillait l'émail de ses dents. Sirius glissa sur le lit, et plana doucement au-dessus de l'oreiller. Il fit remonter la couverture en sentant le courant d'air entrant par la fenêtre ouverte. Il se déplaça, jeta un œil par la porte fermée, puis au dehors.

Dans la nuit du tombeau, toi qui m'a consolé

Une fois à l'extérieur il se dirigea vers le nord. Sous lui défilaient les paysages endormis. Au dessus de sa tête sifflaient les étoiles. La lune ronde avait commencé sa course, et à ses côtés, Hedwige volait silencieusement.

Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,

Un courant d'air chaud passa sous lui. Au loin, la colline était rouge, et le ciel avait la douloureuse odeur de la mort.


Il avait la respiration rauque, et il avait été obligé de retirer son masque. Il toussa, et une douleur lui traversa la poitrine. Il boitilla vers la tombe. Il s'agenouilla près de la dalle de marbre, et passa une main gantée dessus.

La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,

Il posa son visage brûlant sur la pierre froide. Elle semblait pulser doucement sous sa peau. Il respira profondément, et l'odeur de fumée âcre qui montait de ses vêtements le fit grimacer. Il leva la tête, et contempla le gros massif qui poussait derrière la stèle.

Et la treille où le pampre à la rose s'allie.

Une nouvelle quinte de toux le secoua. Il se redressa avec difficultés, et quitta le cimetière en détachants ses longs cheveux clairs.


Il entendit la voix de personnes courir devant la porte de la chambre de son amie. La voix de Snape qui criait à Flitwick d'aller chercher Hagrid. Il plissa les yeux, et essaya de rester endormi. Il se retourna sous la couverture, et son bras heurta le côté de sa compagne, qui grogna.

Suis-je amour, ou Phébus ?...Lusignan ou Byron ?

Au creux de sa main, une flamme apparu, et il observa les traits de son amie. Elle dormait avec les cheveux étroitement tressés, et ses sourcils étaient doucement relevés, comme figés dans une expression de surprise.

Mon front est rouge encor du baiser de la reine ;

Sous son souffle et la chaleur de la flamme, elle ouvrit les yeux. Il lui sourit, et tout deux, dans le noir, ils écoutèrent le monde pleurer et se battre derrière leur porte.


L'homme courait près du Lac. Il fallait se presser, l'Ordre aurait besoin de Thestrals cette nuit. Le spectre était passé au QG et les avait prévenu qu'une région du Sud était attaquée. Dumbledore avait eut l'air préoccupé. Sans presque un regard pour l'étendue liquide féerique, le maître des Potions se hâta vers la cahute du géant. Le moment n'était pas aux souvenirs.

J'ai rêvé dans la grotte où nage la syrène…

Le grand homme était encore plus ébouriffé que d'habitude. Le temps de délivrer son message, et Séverus Snape recommençait à courir sur le chemin qui menait à Pré-au-lard. Il jeta un coup d'œil à sa marque grisâtre qui le démangeait un peu.

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :

Il arrivait en vue du village. Il transplana et sentit un souffle chaud et fétide passer sur son visage. Charriant une odeur de fuite, de panique, et de cadavres en train de se consumer.


Dans l'obscurité d'une pièce ou tout les rideaux étaient tirés, le son d'une harpe, étouffé, se battait contre le silence. Huit personnes, silencieuses, regardaient le joueur sombre. La mélodie, faite de notes désunies, semblait moribonde. Une dixième personne entra, et échangea quelques mots avec deux autres spectateurs.

Ondulant tour à tour sur la lyre d'Orphée

Le silence retomba parmi le public. La mélodie s'accéléra rapidement et les sons devinrent discordants. Le joueur avait la tête rejetée en arrière, le visage plongé dans le noir. Un mouvement plus brusque de sa main droite brisa une corde, et le son miroitant se répandit dans toute la pièce.

Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

Harry se détendit brusquement dans soubresaut de son cauchemar et heurta le mur du sommet de son crâne. Il s'assit, se tenant la tête et hurlant.


Ron et Hermione, confortablement installés sur les bancs de la table de Gryffondor dans la grande salle, lisaient chacun un journal, en le tenant grand ouvert devant eux. Ce qui faisait qu'à part de dos, ils étaient totalement invisibles à leurs camarades de tables.

Sur les premières pages, les gros titres annonçaient qu'une région du Sud avait été attaquée, et que les Aurors avaient réussi à garder le contrôle du secteur, mais tout juste. Les deux amis baissèrent ensemble leur journal, et se regardèrent en secouant doucement la tête. « Ça ne vas pas comme ça devrait. » Constata Ron. « C'est le moins qu'on puisse dire. » Compléta Hermione.

Ils se levèrent, et quittèrent la table et la salle après ces paroles énigmatiques mais peu surprenantes de leur part. Il grimpèrent trois escaliers, et passèrent trois fois devant la même porte. Puis, ils l'ouvrirent au moyen d'une énorme clef qu'Hermione sortit de son sac. La serrure céda avec un « clonk » sonore, et ils entrèrent.

Dans la salle sur Demande, il y avait trois fauteuils, de velours brun et bleu, des torches fixées aux murs et une énorme table. Sous cette table étaient couché trois hauts tabourets, et trois longues baguettes de bois clair. Sur un des fauteuils, ils y avait une grosse boîte en carton. La table était l'élément le plus particulier du décor. Elle faisait plusieurs mètres de longs, et plusieurs mètres de large. Une plinthe vernie courrait sur son pourtour, et sur toute la surface se matérialisait une maquette en trois dimensions du Royaume-Uni, de l'Irlande et de la côte de la France. De grandes zones du territoire anglais étaient peintes en noir, et d'autres portaient de petits drapeaux avec soit une marque des ténèbres, un phénix, un gros « M » bleu. Certain drapeaux avaient leurs sigles barrés de rouge.

Il y avait quatre grands drapeaux rouges le long de la côte française, et un trait de peinture rouge parcourait le milieu de l'Irlande. Sur toute la surface de la Grande-Bretagne, il y avait des zones quadrillées de vert pâle, de blanc, et de rose.

Ron prit un drapeau avec une marque des ténèbres barrée de rouge, et le planta dans une région du sud du territoire. La tache noire qui s'étendait jusque-là recula de quelques centimètres. Il prit ensuite un grand compas et mesura la distance entre la tache noire et la tache rose la plus proche. Il répéta l'opération avec la tache blanche, puis la tache verte. « Ils s'éloignent » constata Hermione. « Oui » fut la réponse laconique de Ron. Il sortit ensuite de son cartable un bloc de papier moldu, assez épais, et dont la couverture orange et noire portait un sigle griffonné et illisible. Il l'ouvrit, et le tendit à Hermione. Tandis qu'elle lui dictait ce qui était écrit sur la dernière page, il reportait ses indications sur la maquette. Puis, à deux, ils quadrillèrent une nouvelle zone verte, en utilisant un fil tendu et un pinceau fin.

« Où qu'il soit,il fait son travail ». Remarqua Hermione. Elle remesura les écarts entre les drapeaux rouges français. « Il faudra quand même lui demander de vérifier ces mesures là. Elles me paraissent très curieuses. » Ron marqua quelques lignes dans le carnet.

Tout deux prirent alors des rouleaux de parchemin, cachés au fond de leurs cartables. Ils les étudièrent un moment, avant de rayer méthodiquement une rangée de lignes. Puis, ils prirent au fond de la boîte à drapeaux un autre bloc ; visiblement plus vieux, et à la couverture très sombre. Dessus, un objet pointu avait entamé le glaçage de la jaquette, et au pinceau, on avait coloré le motif de rouge. Un grand « K » s'étalait maintenant sur presque toute la surface du bloc. Ils l'ouvrirent, et tournèrent de nombreux et très fins feuillets. Lorsqu'enfin arriva une page blanche, Hermione trempa une plume dans l'encrier à l'angle de la maquette, et commença, scrupuleusement, à recopier les lignes non barrées des parchemins.


Lorsqu'ils sortirent de leur dernier cours de la journée, traînant leur sac à bandoulière derrière eux, ils s'attardèrent un long moment dans les couloirs. Ils passèrent près d'un mur ou une pierre semblait un très léger ton plus sombre que les autres, et où les aspérités, dans un coin, formaient si on regardait bien un petit « K » très caractéristique. Si on ne savait pas que cela y était, la marque était tellement infime qu'elle devenait indécelable.

Hermione sortit de sa poche un petit flacon, qui contenait un liquide rouge sombre, dans lequel flottaient des petites particules brunâtres. Elle l'ouvrit, s'assura que personne ne regardait ni à gauche, ni à droite, et plongea une pipette dans le liquide. Elle en prit quelques gouttes, et les déposa sur le « K » de la pierre. Elle rangea le flacon, et posa le bout de son doigt au beau milieu de la goutte. « Ouvre-toi ». Un râle rauque sortit de ses lèvres. Ron sourit. Elle aussi. « J'ai toujours envie de dire « Sésame, ouvre-toi », à la place. »

Le « K » se détacha alors de la surface, et s'enfonça dans le roc. Puis la pierre toute entière s'affaissa dans le mur. Comme à l'entrée du Chemin de Traverse, les autres pierres se rangèrent, et formèrent une Arche au dessus d'eux. Ils la passèrent, et quelques secondes plus tard, tout avait disparu.


El Desdichado

Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,

Le prince d'Aquitaine à la tour abolie

Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé

Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du tombeau, toi qui m'a consolé,

Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,

La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé

Et la treille où le pampre à la rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?...Lusignan ou Byron ?

Mon front est rouge encore du baiser de la reine ;

J'ai rêvé dans la grotte où nage la syrène,

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :

Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée

Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

Gérard de Nerval.

Première conséquence d'un bac de français immédiatement suivi de quatre heures de cours de maths facultatifs... Je suis désolée.

Je pense que ce chapitre pour le moins énigmatique sera plus ou moins expliqué par les suivants (ou du moins, je l'espère de tout mon cœur) sinon, vous savez bien que je suis à votre disposition pour vous expliquer quoi que ce soit (et si vous n'êtes pas satisfaits de mes explications, revenez à la charge, et demandez à Tozi1, il arrive que Tozi tout court soit un peu lente à la détente…)

Il en a pas l'air comme ça, mais ce chapitre marque le tournant le l'intrigue. Je vous embrasse tous bien fort. Et espère avoir de vos nouvelles...Bisous: D