Bonjour tout le monde

revoilà lundi, donc revoilà QTA.

chapitre 12

bonne lecture et merci pour les rws.


Stiles et sa mère restèrent à table encore un moment. L'ado avait appelé son père et s'était excusé, et le shérif avait promis de rentrer d'ici 10 minutes, alors la mère et le fils attendaient son retour. Enfin il arriva, mais pas seul.

- J'ai trouvé ce gentil jeune homme devant notre allée. Je crois qu'il t'attendait Stiles, annonça le shérif.

Derek sourit au shérif puis fit un signe de la main à Stiles qui resta immobile la bouche ouverte. Le shérif tapota la tête de son fils qui revint au moment présent.

- Mais de… que… qu'est-ce que tu fais déjà là ?

- Je t'avais dit que j'étais là dans une heure et c'est déjà passé, alors je t'attendais.

Stiles sortit son portable de sa poche et regarda l'heure puis se leva d'un bond.

- Oh merde, je suis désolé Derek. On parlait avec ma maman et j'ai pas vu l'heure. Je pensais que j'avais encore du temps et zut, je suis vraiment un abruti fini.

- Ne dis pas de conneries Stiles.

- Tu m'en veux pas ?

- Non.

- Ok. Je vais me changer je reviens… je…

- Tu peux rester en training, faut pas te changer pour moi.

- Tu… ok… heu ben, du coup, je te présente mes parents quoi.

Derek alla serrer la main de madame Stilinski avec un charmant bonsoir et le shérif dit qu'ils s'étaient déjà salués sur le pas de la porte.

- Bon ben je… on…

- Vous osez aller dans ta chambre. Tu vas pas sortir en training fiston.

Le shérif se tourna vers sa femme.

- On est d'accord ils peuvent aller dans la chambre de Szczepan ?

La femme se contenta de hocher la tête doucement en ne quittant pas des yeux le jeune Hale qui le remarqua et la regarda.

- Oh pardon… je me disais que vous ressembliez énormément à votre maman, s'excusa Claudia en rougissant.

- Merci. On me le dit souvent.

Derek fit un sourire et suivit Stiles pour monter dans la chambre. Une fois la porte fermée Stiles s'appuya contre et souffla.

- C'est pas comme ça que j'avais imaginé la rencontre entre mes parents et toi, mais c'est ma faute, je suis désolé. Si j'avais été attentif à l'heure.

- Je t'ai dit que ce n'était pas grave.

- Merci. Assieds-toi, fais comme chez toi.

Le jeune homme hésita, puis se posa sur le lit. Stiles vint le rejoindre et s'assit à côté de lui.

- Merci d'être venu. On a eu une dispute avec mes parents.

- Ton père m'en a touché deux mots.

- Ok, ça m'évite de t'expliquer comme ça. Tu vas le dire à tes parents ?

- Oui je comptais leur dire demain. Je t'inviterais bien, mais comme c'est un moment pour Cora et qu'elle n'est pas très à l'aise avec le fait que je suis homo, je vais éviter de la mettre en colère.

- Je comprends.

- Et toi, c'est quoi ton programme de demain ?

- Bah je sais pas. Je vais peut-être passer voir Scott pour lui parler. Il part à la fac bientôt et j'ai envie de profiter de moments avec lui.

- Je l'ai trouvé sympa. Kevin aussi.

- Moi j'aime bien Jonas il est sympa, par contre Isaac, j'ai un peu du mal.

- Moi aussi. Il a toujours une façon de me parler que je trouve énervante. Comme s'il me reprochait quelque chose à chaque fois.

- Du coup on fait quoi ?

- Je ne sais pas, c'est ta chambre, c'est toi qui vit ici, proposes ce que tu veux.

- Tu veux vraiment laisser un gamin de 17 ans, amoureux et sous hormones choisir quoi faire dans sa chambre, sur son lit ?

- Tu as dit amoureux ?

- Oui…. Je sais ça paraît un peu précipité et on se connaît depuis moins d'une semaine, mais j'ai… je sais que je suis amoureux et je veux pas…

Mais Stiles n'eut pas le temps de finir qu'il fût interrompu par un doux baiser. Il ferma les yeux et ouvrit la bouche laissant la langue de Derek venir jouer avec la sienne. Il passa une main dans la nuque de son copain et l'autre sur sa hanche, Derek fit exactement la même chose et doucement Stiles les fit basculer les deux sur le lit.


Allongés sur le côté l'un contre l'autre, les deux garçons s'embrassaient amoureusement et les doigts de Stiles passèrent doucement sous le t-shirt noir de Derek et caressèrent doucement les flancs remontant jusqu'aux côtes. Derek rompit le baiser et se releva en sortant du lit. Il resta debout quelques instants devant le lit en regardant Stiles qui se leva et vint le rejoindre en prenant le t-shirt de son ami pour lui retirer. Derek se laissa faire et ouvrit la fermeture éclair de la veste de training de Stiles et laissa l'habit tomber par terre. L'ado se lécha les lèvres à la vue du corps de Derek et posa avec envie ses mains sur les hanches parfaites.

- Tu veux vraiment faire ça ? Tu es sûr de ce que tu fais Stiles ?

- Je sais juste que j'ai envie de toi. Envie de te caresser et que tu me caresses, qu'on s'embrasse, envie de te toucher.

Lentement, l'ado attira le plus vieux contre lui et Derek plaça ses mains sur les hanches fines du jeune. Stiles fit en premier courir ses mains sur la peau chaude et halée de Derek. Il caressa la chute de reins, les abdos, le torse, les épaules, le dos et en passant entres les omoplates il sentit du relief sous ses doigts.

- C'est quoi ? Demanda Stiles dans un souffle.

- Un tatouage.

Derek se retourna et Stiles pu admirer le symbole noir qui rendait le dos du jeune diablement sexy. Il se colla contre le corps musclé passant ses mains sur le ventre et Derek sentit l'érection du jeune frotter contre ses fesses. Il laissa échapper un soupir de bien-être et passa ses mains derrière lui pour toucher le corps du jeune homme.

L'instant était doucement érotique et Stiles s'en délectait. Il avait clairement envie de renverser Derek sur le lit, de l'embrasser et de réclamer beaucoup plus, mais il se contenta de se calmer, de se coller encore plus au corps de son ami et reprit ses caresses sur son corps frémissant. Il fit le tour du nombril avec un doigt et sentit quelques poils justes en dessous qu'il décida de suivre pour atterrir finalement à la lisière du jean. Doucement il défit la ceinture, puis fit sauter le bouton et baissa la braguette en silence. Il mordilla l'épaule qu'il avait à portée de bouche et ses doigts glissèrent d'eux-mêmes sur la bosse présente dans le boxer de Derek. Ce dernier se raidit et demanda inquiet:

- Je suis chiant je sais… mais je te le redemande. Tu es sûr de toi ?

L'ado se contenta de gémir doucement et passa une main sous l'élastique du boxer et il sentit sous ses doigts le sexe chaud palpiter.

- Oh putain ! Murmura-t-il tout bas.

Et lentement avec ses deux mains, il baissa l'élastique du boxer laissant sortir le sexe en érection. Il le prit en main en plaquant sa joue contre le dos de l'homme et caressa lentement la longueur. Derek soupira sous l'effet et se cambra un peu mettant ses fesses encore plus en contact avec l'érection de Stiles. D'une main Stiles caressa le sexe libéré et demandeur et posa l'autre main sur le ventre du jeune homme en jouant avec son nombril. Derek haleta et gémit le plus doucement qu'il put.

- J'avais déjà envie de faire ça le premier jour où tu es venu ici, chuchota l'ado en déposant un baiser sur une branche du symbole tatoué. Au fait c'est quoi ce joli symbole ?

- Un triskèle, répondit Derek le souffle court.

Il prit la main de Stiles et la retira de son membre malgré une indignation palpable du jeune et il se retourna contre lui. Son érection toucha celle de Stiles qui gémit doucement en venant embrasser les lèvres parfaites de Derek et en collant son corps contre celui du jeune homme.

- C'est hallucinant l'effet que tu me fais, dit Stiles dans un souffle.

Derek sourit et ses mains caressèrent la peau claire du jeune homme, passant sur le torse, le dos, le ventre et doucement, une main s'introduit dans le training constatant au passage que l'ado n'avait aucun sous-vêtement sous son pantalon de jogging rouge. Il le baissa doucement et l'érection de Stiles toucha la sienne. L'ado passa ses mains juste au-dessus des fesses de Derek et il se frotta à son corps sublime. Sexe contre sexe, c'était tellement délicieux et inattendu comme sensation que l'ado gémit de plus belle et vint dans un petit râle terriblement sexy. Derek ne réagit pas et continua de se frotter à son ami doucement, la main de Stiles revint sur son membre pour le masturber plus rapidement qu'avant et Derek se répandit, après quelques mouvements délicieux, entre eux d'eux. Ils s'embrassèrent sans se décoller, puis Stiles proposa un petit tour à la salle de bain et Derek le suivit après s'être quand même sommairement essuyé avec du papier ménage traînant dans la chambre pour des raisons plutôt évidentes.


Les deux garçons retournèrent par la suite dans la chambre après s'être lavés à la salle de bains, remirent leurs habits et se couchèrent sur le lit de Stiles regardant le plafond, leurs doigts enlacés. Derek parla le premier.

- T'es un peu dingue quand même. Essaye de ne pas me faire faire n'importe quoi. Tes parents auraient pu nous espionner.

- Je crois que ma mère a compris la leçon. Au fait, mon père il t'a dit quoi quand il t'a vu devant l'entrée ?

- Ben déjà, j'attendais devant la porte et j'hésitais à sonner et d'abord, il m'a demandé sèchement ce que je fichais là et ce que je vous voulais, alors je lui ai dit que je venais pour te voir, qu'on avait rendez-vous, mais que tu avais dû oublier ou zapper l'heure.

- Je suis toujours autant désolé Derek.

- Et puis il m'a regardé et m'a demandé si j'étais bien Derek Hale et je m'attendais à ce qu'il me dise de déguerpir, mais non, il m'a tendu la main et m'a demandé de m'asseoir cinq minutes avec lui.

- Mon père est quelqu'un de chouette, il n'allait pas te chasser quand même. Et il t'a dit quoi ?

- Rien d'incroyable. Juste qu'il était content pour toi, qu'il t'aime, qu'il faut que je salue mes parents de sa part et si je peux lui apporter une bouteille d'alcool de pêche, il en serait ravi.

- C'est tout mon père ça. Rien de sérieux.

- Au contraire Stiles. C'était pour me dire qu'il acceptait que je sois avec toi. Puisque son alcool, il faut que je l'achète et que je lui apporte ici pour qu'il me le rembourses tu comprends ?

- Ooooooohhh… ça ressemble tellement à mon père en plus ce genre de détournements de phrases. Comment j'ai fait pour ne pas comprendre. Au fait, je suis désolé… d'avoir… euh… avant que tu me touches.

- Ne t'en fais pas pour ça. Ça arrive, surtout au début. Tu étais un peu trop excité. Je vais y aller Szczepan, si tu veux je te téléphone demain quand je rentre de chez mes parents, ce sera sûrement le soir déjà.

- Je veux bien qu'on se téléphone oui, mais comment tu m'as appelé ?

- Oh ouais, j'ai utilisé ton vrai prénom. Ça t'embête visiblement ?

- J'aime pas mon prénom.

- Je sais, mais je me dis que si c'est moi qui le dis, tu l'aimeras peut-être.

- Ça risque pas, tu vas perdre ton temps, mais tu peux toujours essayer.

Derek embrassa Stiles et ce dernier le raccompagna à l'entrée. Au moment où Stiles voulut embrasser son amour avant d'ouvrir la porte, Claudia arriva vers eux en se raclant la gorge.

- Désolé de vous déranger les garçons. Monsieur Hale, je tiens à vous inviter à dîner. Dites-moi quand ça ira pour vous.

- Hé bien, ça dépend si vous préférez en semaine ou pas.

- Je ne travaille pas, alors ça m'est égal. La semaine prochaine mon mari à ses soirées mardi et mercredi, mais le mercredi je fais les visites à l'hôpital, avec votre mère d'ailleurs.

- Et bien, Mardi pour moi ça ira très bien.

- Parfait je note. 18 heures 30, mardi soir. Vous mangez de tout ?

- Oui. Je ne suis pas difficile.

- Merci.

- Merci à vous Madame Stilinski.

Claudia regarda les deux hommes puis finit par les laisser se dire au revoir. Stiles prit Derek contre lui et colla sa bouche contre son oreille.

- Je suis désolé pour ça.

- T'inquiètes, tu y passeras aussi.

- On sera quitte comme ça au moins. Tu m'appelles demain alors ?

- Bien sûr. Dès que je serai chez moi.

L'ado sourit doucement et prit les lèvres de Derek puis ils se séparèrent, Derek sortit de la maison et entra dans sa voiture. Il fit un dernier geste à Stiles et démarra sa Camaro qui fila dans la nuit.


Stiles resta un moment immobile avec la porte ouverte devant lui et sursauta quand sa mère posa une main sur son épaule.

- Désolé de te sortir de ta rêverie, mais il fait un peu froid.

- Pardon maman.

L'ado ferma la porte en rougissant furieusement et partit à la cuisine prendre son médicament, puis finalement reposa le cachet. C'était un peu tôt. Il vint au salon vers ses parents.

- Vous regardez quoi ?

- Un documentaire sur les prisons en Europe, répondit le shérif sans détourner la tête de l'écran.

- Je peux ? Demanda-t-il timidement en montrant la place vide à côté de son père.

Ses parents acquiescèrent et il s'assit en silence. Ils passèrent un moment sans un bruit et Stiles finit par briser le silence.

- Je peux aller voir Scott demain ou l'inviter ici ?

- Pourquoi faire ? Demanda Madame Stilinski à moitié absorbée par un dessin antistress.

- J'avais envie de causer un peu avec lui. Et puis jouer ou aller un peu dehors.

- Je préfère que vous alliez dehors demain. Il annonce une journée magnifique ou alors on pourrait aller se promener ensemble.

- Je sais pas. J'avais envie de parler à Scott. Je ne lui ai encore rien dis sur tout ça et je… enfin j'ai même menti et je voulais me rattraper.

- Tiens ben puisque tu es là, parle déjà avec nous, lança le shérif en se tournant vers son fils.

Claudia éteignit la télé et posa son dessin pour regarder Stiles. L'ado fit un sourire crispé et porta son attention sur la table basse.

- Ben, je sais pas trop quoi vous dire en fait. Vous vouliez savoir quelque chose en particulier ?

- Disons qu'on aimerait comprendre à quel moment tu t'es mis à t'intéresser à la gente masculine par exemple, dit le shérif d'un ton légèrement acide.

- Je ne m'intéresse pas à la gente masculine, papa. C'est juste Derek. Je l'ai dit à maman. Je sais pas ce qu'il y a eu, mais je l'ai rencontré et depuis je sais pas… il m'obsède, j'ai envie de le voir, d'être avec lui, j'ai envie de le toucher. Mardi, je suis sorti du bus et je l'ai vu me regarder. J'ai cru d'abord qu'il se foutait de moi parce que j'avais l'air con avec mon plan dans les mains et puis c'était pas ça finalement et à la pause le matin, j'étais dehors et il est venu me parler et il m'a fait de l'effet quand je l'ai vraiment regardé et… à midi il est venu à la cantine avec ses collègues, mais il n'aime pas le monde alors il est parti dehors et je sais pas pourquoi je l'ai suivi. On a mangé sur un banc et il m'a intrigué. J'avais plaisanté sur une histoire d'apéro et en sortant de l'école comme je devais attendre le bus ben je suis allé à la supérette et j'ai croisé Derek qui m'a proposé un verre sur une terrasse et on a discuté puis il m'a ramené ici et on s'est revu le lendemain. Il m'a raccompagné ici et j'ai appris qu'il était gay et on va dire que je l'ai légèrement dragué sans vraiment m'en rendre compte, on a flirté un peu et il m'a embrassé, juste un simple baiser sur les lèvres, et j'ai senti un truc que j'avais jamais ressenti avant et fiou, je… depuis là ça a été plus fort que moi, j'ai pas pu le lâcher. Et jeudi je l'ai embrassé… enfin, je me suis jeté sur lui disons plutôt et puis voilà hier, on s'est embrassé, vraiment je veux dire et y a eu la soirée et il a proposé une sortie ciné et j'ai voulu moi que ce soit un rendez-vous et puis ben voilà, on a dit qu'on sortait ensemble. Je sais pas si tout ça est très clair et si vous avez pu tout suivre.

Les parents avaient écouté en silence leur fils parler et madame Stilinski était plutôt contente de l'explication.

- Tu t'es jeté sur lui ? Demanda le père légèrement choqué.

- Ouais… je sais pas, ça a été plus fort que moi et je l'ai fait.

- Et tu comptes aller plus loin avec lui ?

- Oui papa. Mais je ne suis pas gay, mais je sais pas… c'est juste Derek et j'ai envie de lui.

- N'entre pas trop dans les détails, on ne t'en demande pas autant.

- Pardon. Ça ne durera peut-être pas, j'en sais rien, mais je sais que si je passe à côté je vais le regretter.

- Et Scott, comment tu penses qu'il va le prendre ? Madame Stilinski revint dans la conversation en reprenant son dessin et en tendant une feuille à son fils qu'elle voyait stresser.

- Ben c'est… mon frère, presque, alors j'espère que ça passera pas trop mal. Ce serait plus simple à expliquer si j'étais juste gay ou au moins bi, mais là c'est pas le cas, alors je sais pas comment il va le prendre. Et j'avoue que j'ai peur. C'est pour ça que j'ai pas osé du tout aborder le sujet ni même montrer aucun signe avec lui. Avec vous, j'ai peut-être eu ce comportement étrange pour que vous vous rendiez compte, pour que ce soit vous qui m'en parliez en premier. Je suis désolé de vous décevoir.

- A quel moment on a dit que nous décevait mon chéri ? Demanda doucement Claudia en levant la tête de son dessin.

- Je ne me souviens pas avoir dit ça non plus, intervient John.

- Vous ne le pensez même pas ?

Les deux parents se levèrent pour venir devant leur fils et s'assirent sur la table basse en face de lui. Sa maman lui releva la tête et planta son regard brun dans le sien.

- Ne dis pas de bêtises, chéri. Tu ne nous déçois pas, loin de là c'est juste que… c'est pas forcément évident d'être un peu chamboulés comme ça, mais on t'aime. Tu restes notre fils et puis… on fera avec, en plus ce Derek a l'air vraiment très gentil et sérieusement, je suis plutôt fier que ce soit mon fils qui nous ramène le plus bel homme de tout Beacon Hills.

Claudia entendit son mari se racler la gorge et se tourna vers lui en souriant.

- Après toi John, mais il se trouve que tu es déjà pris.

John leva les yeux au ciel en soupirant.

- On veut juste que tu nous parles Szczepan, c'est tout. On n'approuve pas tout ce que tu dis ni tout ce que tu fais, mais sans dialogue, on n'arrive à rien. Et on aura quand même quelques conditions à poser face à votre relation parce qu'on est tes parents, que tu es mineur, que tu vis ici et que ton père est le shérif. Mais on verra mardi quand ton… copain sera là pour dîner. Ça nous donnera le temps de réfléchir à tout ça à tête reposée. Maintenant va prendre ton médicament. Ton père et moi on va aller se coucher, toi ben… comme tu veux, juste, tu restes ici s'il te plaît.

L'ado hocha la tête et prit ses parents dans ses bras, déposa un bec sur leurs joues et partit à la cuisine. Il prit son cachet et monta dans sa chambre et souriant. Il poussa la porte et la referma en s'appuyant dessus et se laissa glisser sur le sol en soupirant. Il entendit le pas de son père monter les escaliers et se releva en ouvrant la porte.

- Oh, tu m'as entendu… je voulais te parler juste quelques mots comme ça, si tu veux bien, dit le père un peu gêné.

L'ado ouvrit la porte en grand et laissa entrer son père qui s'assit sur son lit. Stiles s'assit sur sa chaise de bureau et roula jusqu'en face de son père.

- D'abord, je dois te dire que c'est ta mère qui tient à cette discussion bien que je ne voie pas trop ce que je peux te dire.

- Viens-en au fait papa.

- Je veux parler de sexe.

- Misère ! Dit l'ado en soupirant.

- Je me suis dit la même chose, mais je préfère faire ça à chaud plutôt que d'attendre demain.

- On peut aussi parler d'autre chose et laisser tomber cette discussion.

- Je ne peux pas mentir à ta mère Stiles.

- Un shérif qui craque au moindre regard. Pourvu que tu ne te fasses jamais kidnappé.

- Plaisantes vas ! T'es pas mieux face à ta mère.

- C'est pas faux… ceci dit papa, je les connais les règles de base en matière de sexe merci.

- J'ai comme le sentiment que ça va être légèrement différent avec Derek, non ?

- Je suis pas complètement stupide non plus. J'ai bien compris par où ça allait passer.

- Ça devient vraiment gênant comme conversation. Bon bref, pour commencer, bon ben, le préservatif hein, ça je pense que tu maîtrises le sujet.

- Ça va aller, je me souviens de ton super cours d'il y a quelques années.

- Oui bon hein, je ne veux aucune critique. Tu crois que c'est facile franchement. Déjà que réaliser que son propre enfant grandit ce n'est pas simple, alors parler de vie sexuelle, quand dans notre esprit tu es encore le bébé qui est sorti du ventre de ta mère à la maternité, c'est perturbant. Je fais du mieux que je peux. Bon plus sérieusement, dans votre cas il va surtout falloir que vous utilisiez du lubrifiant.

Stiles pâlit en clignant des yeux.

- T'as raison ça devient gênant. Oublie-ça je ne veux pas en parler avec toi ni avec qui que ce soit. En plus, je doute que tu saches de quoi tu parles.

- Ça dépend, disons que je connais la moitié du sujet.

Stiles se prit la tête dans les mains.

- Oh pitié papa ! Ne me mets pas cette image dans la tête. Pas maman et toi, misère je vais pas m'en remettre.

- On se serait passé aussi que tu nous mettes des images dans la tête en étant avec un garçon, mais on fait avec, alors crois-moi, tu survivras. Bref pour l'autre moitié tu verras avec ta mère.

- Papaaaaa par pitié tais-toi ! Sérieusement papa, maman et toi…

- Oh tu sais on est sûrement pas les seuls de Beacon Hills. Disons qu'on a testé comme la majorité des gens et que… certaines fois, ce n'est pas désagréable, mais bref… là n'était pas le sujet de départ. On parle de toi et je suppose que t'es assez loin d'être au courant de ce sujet-là.

- J'avoue, mais je pense que Derek va très bien pouvoir m'en parler. Je doute d'être son premier tu vois.

- Ce sera peut-être le bon point au fait qu'il soit plus vieux que toi. Bref, tout ça, ça ne mène nulle part. Deux choses à retenir, préservatifs, lubrifiant. Le reste… tu verras bien. Bonne nuit fiston.

- Bonne nuit papa.

Le shérif se leva, passa sa main dans les cheveux de son fils et quitta la chambre en fermant la porte. Stiles n'en revenait pas de l'aveu de son père. Il n'aurait jamais imaginé que ses parents pouvaient… mon dieu, autant oublier ce détail parce qu'il n'allait jamais s'en sortir sinon. Il envoya un message à Derek.

'' Pitié Derek dis-moi que je suis pas ton premier !''

Le jeune lui répondit:

'' Non, mais pourquoi tu as l'air de t'en réjouir ?''

'' On en parle une autre fois, là j'ai trop de choses à digérer. Bonne nuit''

'' Bonne nuit Stiles''


et voilà. on se retrouve lundi prochain pour la suite.

bisous à tous.

Kitsune