Merci beaucoup à tous ceux qui ont eu la patience de suivre cette histoire malgré le temps écoulé.

Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends à mon pauvre piège
De paume et de peur de hâte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fond de partout dans mes mains à moi

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu

Donne-moi tes mains que mon cœur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.

(Aragon)

12-Donne-moi tes mains

John Sheppard contempla pensivement la silhouette de Rodney McKay sous la couverture. Le physicien lui tournait le dos. Cela faisait deux heures qu'il en était ainsi. L'homme allongé ne dormait pas, John pouvait le dire en écoutant la respiration un peu irrégulière de son ami.

Tout ce temps aucun mot n'avait été prononcé, d'un coté comme de l'autre. John voulait prendre son temps et "user" l'autre homme. Rodney n'était pas quelqu'un de très patient et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer, mais il était aussi très buté. L'intérieur du Jumper était si paisible qu'il appuya la tête contre la paroi du vaisseau , ferma les yeux et se laissa aller quelques minutes, savourant la quiétude et le silence des lieux. Il se sentait plutôt bien, là, à proximité de Rodney. Un bruit léger le tira de sa somnolence. Il ouvrit les paupières juste à temps pour apercevoir un petit mouvement de tête furtif sur la couchette voisine. C'était Rodney qui devait se demander ce qu'il fichait. Il sourit.

-Rodney ?

Pas de réponse. Mais il en fallait plus pour démonter John Sheppard.

-Rodneyyy! Je sais que tu ne dors pas ! Chantonna le militaire. Il consulta sa montre. Tu n'as pas faim toi ? Moi j'ai un petit creux. Il sortit une barre de Mars de sa poche et déchira l'emballage. Il discerna un léger mouvement du coté scientifique. Hum, c'est bon les Mars, je sais pas ce que tu en penses. J'aime bien les Nuts aussi à cause des noisettes mais les Mars ! Avec le caramel sous le chocolat qui fond dans la bouche, humm! Presque un orgasme alimentaire.

Il entendit avec plaisir un grognement émerger de la couchette.

-Tu m'auras pas avec la bouffe, Sheppard ! Gronda une voix sous la couverture.

-Mais ce n'est pas ce que j'essayais de faire, je voulais seulement partager, répliqua le militaire vertueusement. Miammmm! T'en veux ?

Il y eut un petit moment d'hésitation puis Rodney se retourna et montra le bout de son nez.

-Fous-moi la paix !

-C'est comme tu veux. De toute façon comme je te l'ai indiqué un peu plus tôt nous devons parler.

-Tu n'as pas le droit de me retenir prisonnier ! Brailla le scientifique. Je le dirai à Elisabeth et je pourrai même porter plainte et...

-Oui, oui, répondit le militaire, tu pourras faire tout cela mais après...

Il faillit être pris au dépourvu. Rodney bondit de la couchette et lui sauta dessus. Putain, il avait acquis de sacrés réflexes depuis qu'ils avaient débarqué sur Atlantis, songea John en l'évitant au dernier moment. Il attrapa les bras de l'autre homme et le cloua sur le ventre sur sa propre couchette.

-Lâche-moi ! Cria Rodney en se débattant.

-Tiens, on dirait que ta sieste est terminée, remarqua John d'un ton ironique en appuyant plus fort sur les poignets. Alors, tu es prêt à discuter ?

-Je ne vois pas ce que nous avons encore à nous dire.

-Rodney, ne fais pas ta tête de mule, moi j'ai à te parler.

-Pas moi.

-Tu en es sûr ?

Rodney gigota, mal à l'aise, trop conscient du poids de l'autre homme sur son dos et du souffle chaud dans son cou.

-Lâche-moi, gémit-il doucement.

John relâcha la pression sur ses poignets.

-OK, je vais te lâcher mais plus de coup fourré, McKay, sinon...je serai obligé de t'attacher et tu serais complètement à ma merci. Nous savons tous les deux que c'est quelque chose que tu apprécies mais dans ces circonstances...

Il libéra son compagnon et se redressa. Rodney se releva sur ses pieds et lui lança un regard noir.

-Goujat! lui lança t-il rouge comme une tomate.

-Allons Rodney, fais pas ta mijaurée, j'adore ça moi aussi et tu le sais très bien. Mais ce n'est pas pour cela que nous sommes là.

Du moins pas pour le moment, songea t-il, parce que si cela ne tenait qu'à moi...

-Qu'attends tu de moi ?

-Rodney, ça doit faire au moins dix fois que je te le dis, je voudrais que nous discutions de la situation, ça ne peut plus durer et tu le sais. Nous nous faisons du mal l'un à l'autre, c'est terrible. J'ai...j'ai l'impression d'être revenu aux premiers temps de mon divorce et ça je ne veux pas le revivre.

Le scientifique soupira. Il s'essuya le front et se rassit sur sa couchette.

-Passe-moi un Mars.

John s'assit en face de lui sur la couchette opposée, fouilla dans son sac à dos et en extirpa une barre chocolatée qu'il envoya à son compagnon qui l'attrapa au vol. Il ne put s'empêcher de le taquiner.

-Je savais bien que tu ne pourrais pas résister, commenta-t-il en voyant l'autre homme mordre dedans à pleines dents.

-Che chuis hypoglichémique, tu chais bien, rétorqua Rodney la bouche pleine.

Sheppard lui tendit une petite bouteille d'eau.

-Tiens, si tu as soif.

-Merchi.

Rodney termina sa barre et descendit la moitié de son eau. Il posa la bouteille à ses pieds.

-On peut parler maintenant, Rodney ?

-Bon, vas-y, lâcha le scientifique d'un ton résigné. Je suppose que si je veux sortir d'ici je suis bien obligé d'y passer.

Le militaire s'adossa à la paroi du Jumper. Maintenant qu'il pouvait parler il ne savait plus par où commencer. Pourtant il avait toute la nuit soigneusement réfléchi à ce qu'il voulait dire à cette tête de mule de canadien mais maintenant il avait l'impression que tout se brouillait de nouveau dans sa tête. Il regarda Rodney qui le fixait d'un œil interrogateur sans dire un mot. Curieusement le physicien ne lui fit pas de réflexion sur son silence alors qu'il aurait été bien en droit de le faire vu la façon dont il l'avait harcelé pour avoir cette discussion. Au contraire Rodney se pencha, ramassa la petite bouteille d'eau et la lui tendit. John la vida d'un trait. Il se sentit mieux.

-Merci Rodney. Voilà, je pense que nous avons pas mal de choses à nous dire et puisqu'il faut commencer quelque part, pourquoi pas par là où tout a explosé, au sens propre comme au figuré.

Il vit le visage de l'autre homme se contracter.

-Doranda, murmura Rodney.

-Oui, Doranda. J'ai pensé que tu m'avais utilisé pour arriver à tes fins. Tu voulais tellement y aller que tu aurais écrasé n'importe qui pour ça. Tu n'as écouté personne, ni Elisabeth, ni Radek, ni tes collègues, ni moi. Tu étais tellement obnubilé par ce générateur d'énergie et ce foutu prix Nobel que tu étais comme...aveugle, sourd, insensible. Même quand ce pauvre Collins est mort, c'est terrible ce que je vais dire mais j'ai eu le sentiment que tu justifiais sa mort avec ton histoire à propos de Daghlian. Plus personne autour de toi ne comptait. Tu ne peux pas savoir ce que j'ai ressenti. Et puis j'ai moi aussi fait une énorme erreur, j'ai laissé mes sentiments prendre le pas sur la raison. J'aurai dû être plus ferme mais...c'était toi. Avec un autre cela ne se serait jamais passé comme ça. Et puis là-bas, sur Doranda, quand tu ne voulais pas lâcher...on a failli mourir tous les deux Rodney.

Le scientifique se saisit d'un petit cristal et le fit tourner entre ses doigts.

-Tout d'abord je ne t'ai pas utilisé, j'y croyais dur comme fer, c'est tout. J'étais certain d'y arriver, tellement que cela a occulté mon jugement, c'est vrai et j'aurai dû t'écouter quand tu voulais quitter cette foutue planète et tu as failli mourir à cause de moi et...

-NOUS avons failli mourir, Rodney. Tous les deux, pas que moi.

-Oui, tous les deux...mais si cela avait marché, tu te rends compte des implications! C'aurait été fabuleux mais ça a échoué et j'ai fait exploser les trois quarts d'un système solaire et ce pauvre Collins qui est mort... Mais tu vois, ce que je trouve injuste c'est que moi, mon erreur je la paye cher et je pensais vraiment ce que je t'ai dit l'autre jour, quand on s'est engueulés, dans ta chambre. Carson, pour Hoff et toi quand tu as réveillé les Wraith, personne ne vous en a tenu rigueur mais moi...

John se mordit les lèvres, Rodney n'avait pas vraiment tort. Peut-être que cela tenait à sa personnalité. Il clamait si souvent qu'il était tellement génial et infaillible que personne ne l'avait raté sur ce coup là. Ils l'attendaient tous plus ou moins au tournant. À quelque part ils avaient tous été très contents de le voir rabattre son caquet.

-Tu as raison Rodney, admit-il, c'est injuste que toi tu ais eu ce traitement. Crois-moi, je le regrette.

-Et je ne me suis pas servi de toi.

John soupira.

-Tu es quand même pratiquement venu me supplier dans mes quartiers, tu m'as affirmé que tu y arriverais.

-Oui, et je me suis trompé, répondit le scientifique d'un ton las. Bien sûr moi je n'en ai pas le droit.

John grimaça. Là aussi Rodney avait raison. Il subissait sans arrêt une pression énorme et on ne lui donnait pas droit à l'erreur. Tout le monde attendait trop de lui mais...

-Tu as tout de même fait sacrément preuve d'arrogance, Rodney.

-Toi non plus tu n'es pas parfait, John, tu as sacrément fait preuve d'arrogance toi-même au transporteur avec cette histoire de confiance. "Vous pouvez y arrivez, si vous essayez vraiment", c'était d'une...suffisance!

Le militaire rougit.

-C'est vrai que je me suis comporté comme un vrai connard à ce moment-là, je le reconnais et je te demande pardon pour ça mais je te fais confiance, Rodney. J'ai vraiment, absolument confiance en toi en tant que coéquipier, ami et ...amant.

Le canadien le regarda étonné.

-Ami et amant ?

-Depuis Doranda, et même avant je ne pense qu'à toi, je suis obnubilé par toi et...

-Je t'ai vu embrasser Teyla à la salle d'entrainement. Je venais te parler et je t'ai vu.

-J'étais sous l'influence de l'enzyme, Rodney, je n'étais plus moi-même et d'ailleurs je me suis excusé et elle ne m'en a pas tenu rigueur. Et toi ne me dis pas que tu faisais du tricot avec Katie et je t'ai vu hier soir avec ce biologiste dans le couloir...

-Et...

-Et ça m'a fait chier Rodney.

-On s'est pas juré fidélité.

-Je sais et je crois encore que nous avons eu raison mais je me sens partagé. Ecoute, je tiens à toi. Certains diraient "je t'aime", je peux le dire si tu veux. J'ai envie d'être avec toi, de faire l'amour avec toi, de passer mon temps avec toi. Quand tu n'es pas là tu me manques, en mission je te protège du mieux que je peux, j'ai peur pour toi, qu'il t'arrive quelque chose et je me suis senti dans une rage noire quand je t'ai vu te faire sucer par ce type, hier, tu peux pas savoir ! Je ne sais pas comment te dire ce que je ressens. Quand il s'agit d'exprimer mes sentiments ce n'est pas mon fort, j'ai de la peine à y arriver.

Rodney se leva et vint s'assoir à coté de lui. Il posa une main sur celle de l'autre homme.

-Je trouve que tu y arrives très bien, John. Tu ne peux pas savoir à quel point tu m'as manqué moi aussi. Katie ou ce type, peu importe, ils ne comptent pas ni l'un ni l'autre. Nous avons toujours été honnête l'un envers l'autre depuis...il sourit, tu te souviens cet orage, la première fois ?

John lui sourit en retour.

-Et comment ! On était trempés et on s'en foutait. J'avais tellement envie de toi que ça me rendait dingue, avec le tonnerre qui répercutait contre les murs. Je crois que cela faisait longtemps que ça couvait entre nous.

-Oui, je le crois aussi et John... je n'ai pas peur de dire que je t'aime. Avant de te connaitre j'étais seul et j'étais persuadé que je ne trouverais jamais personne à aimer, ni qui m'aimerait en retour. Je n'y croyais plus. Pendant des mois j'ai essayé de me dire que je n'avais que des sentiments amicaux pour toi, que nous ne couchions ensemble et que je recherchais ta compagnie que pour le plaisir mais à quelque part je savais que je me mentais.

-Comment allons-nous faire ?

-Et bien, je crois que nous allons nous aimer. Très fort mais rester honnêtes. Ne nous faisons pas de promesses que nous ne serions pas certains de tenir. Ne nous jurons pas fidélité éternelle et tous ces trucs. Aujourd'hui je ne vois que toi, je ne désire que toi et je vois qu'il en est de même de ton coté mais on ne peut pas augurer de l'avenir. Peut-être y aura t-il quelques écarts mais j'espère que nous reviendrons toujours l'un vers l'autre.

-Je t'aime, Rodney, souffla John en l'enlaçant. Mon dieu, ce que tu m'as manqué!

-Alors embrasse-moi!

Le militaire ne l'envoya pas dire. Il écrasa les lèvres du scientifique avec passion. Rodney gémit et ouvrit la bouche, laissant la langue de l'autre homme refaire connaissance avec la sienne. Leurs mains se redécouvrirent, s'empoignèrent, écartèrent les pans de tissus pour plus de contact avec la peau.

John se détacha.

-Enlève...enlève tes vêtements, je te veux nu, haleta t-il, tout de suite.

Rodney obéit. Aidé par John il ôta sa veste d'uniforme et fit passer son tee shirt par-dessus sa tête, puis il abaissa fébrilement son pantalon et...s'empêtra avec ses chaussures que dans sa hâte il avait oublié d'enlever. John rit.

-Laisse donc faire les pros, McKay, déclara t-il d'un ton lubrique en délaçant prestement les lacets. Il retira les chaussures et les chaussettes et fit glisser le pantalon avec le boxer. Et voilà! Claironna t-il. À nous deux Rodney !

Puis il se jeta sur le scientifique et pas un centimètre carré du corps de l'autre homme ne fut épargné. Il caressa, mordilla, suça, lécha la peau du bas en haut. Rodney se tortillait et gémissait sous le feu de l'autre homme.

-John! Supplia t-il, je t'en prie, j'ai envie de toi.

Le militaire se redressa et s'installa à califourchon sur le ventre de l'autre homme.

-Moi aussi, souffla t-il en se penchant. Il captura de nouveau les lèvres de Rodney pour un baiser, mais j'ai l'impression que ça fait des siècles et je veux te gouter complètement.

-Ça fait juste quelques semaines et si tu ne te déshabilles pas tout de suite je te jure que tu auras un mois complet de douches glacées et...

-Tu menaces un homme qui te tient à sa merci ? Pas bien ça, susurra John en mordillant un mamelon, j'ai bien envie de faire durer le plaisir pour t'apprendre et d'ailleurs, je compte bien prendre un maximum de douches avec toi à partir de maintenant.

-Moi de parlotte et plus d'action, gémit Rodney en poussant un petit cri de plaisir quand le militaire s'attaqua à l'autre mamelon. Il le tortura un moment puis se redressa. Il se mit debout dans la traverse et se débarrassa de ses vêtements. Rodney geignit de convoitise en apercevant le membre épais et dressé se son amant.

-Jooohn!

-J'arrive, patience Rodney.

Le militaire se dit qu'il avait beau prêcher la patience à son amant il n'en menait pas large lui même. Il ne savait pas s'il allait pouvoir durer plus longtemps. Il avait tellement envie de lui que le fluide pré-éjaculatoire commençait déjà à fuir. Il embrassa encore une fois l'autre homme et le fit se retourner sur le ventre puis il s'installa entre ses jambes et contempla le large dos. Malgré son envie il prit tout de même le temps de le caresser de long en large. La peau était toujours aussi douce et la chair aussi ferme que dans son souvenir. Il fit courir ses lèvres le long de la colonne vertébrale et Rodney frissonna. John songea que le scientifique avait toujours aussi bon gout. Il se dit qu'il était devenu addict à cette saveur, cette odeur. Jamais il ne pourrait s'en passer. Il se lubrifia les doigts avec le fluide blanc.

Mais maintenant il ne tiendrait plus longtemps.

Rodney sentit les mains chaudes de son amant lui agripper les hanches, le faisant se redresser. Les doigts de John s'infiltrèrent hâtivement en lui et le préparèrent tout en massant sa prostate. Il sentit une premier vague de plaisir lui traverser le corps.

-Jooohn !

Les doigts disparurent laissant un vide rapidement comblé par le sexe de l'autre homme. Rodney accueillit la brulure familière avec un gémissement de plaisir quand John s'engaina complètement en lui. Puis ce dernier tira sur ses hanches et l'installa sur ses cuisses, l'empalant complètement sur lui. Rodney poussa un cri de plaisir. Les mains de John se baladèrent sur sa poitrine, descendirent sur son ventre et se refermèrent sur son sexe brulant.

L'instinct prit le pas, Rodney monta et descendit sur le membre tendu au rythme des va et vient de la main de John sur son propre membre.

-Rodney ! Gémit John le visage niché dans son cou, Rodney! Viens, jouis!

Le scientifique frémit et explosa en longs jets blancs. John le suivit quelque secondes plus tard dans l'orgasme.

Les deux hommes restèrent ainsi un moment, haletant et en sueur. Les lèvres de John glissèrent sur la peau humide des larges épaules de son compagnon.

-Donne-moi tes mains, Rodney.

John Sheppard emprisonna les mains de son amant dans les siennes, puis il caressa chaque doigt, phalange après phalange, les ongles, le dos de la main, les poignets. Il fixait ces mains si solides, fermes et douces sur le dessus. Il promena le bout de ses doigts sur les petits cals à l'intérieur, résultats de manipulations diverses, et suivit lentement les lignes profondes de la paume. Rodney frémit sous la caresse et rejeta la tête, exposant son cou. Les lèvres de John rencontrèrent les plis humides et continuèrent jusqu'à la nuque. Il porta les mains de Rodney accompagné des siennes jusqu'au cœur du scientifique.

-Nous sommes ensemble, souffla t-il, nous sommes ensemble.

Rodney sourit.

FIN