Réponses aux reviews

Holidays : J'aime bien Mira, et je ne voyais personne d'autre pour oser aller donner son repas à Erza. Lucy ou Levy, à la personnalité plus forte, auraient perdu leur calme, et Natsu se serait mis à pleurnicher de trouille... Mine de rien, comme à Earthland, il n'y a que Mira pour réussir à gérer ma rousse préférée ! Et pour les répliques Lucy vs Levy, j'avoue m'être inspiré de l'animé. Mais pour celle avec la vache, elle est de moi !


12. Infiltration

X786 - Joras, ville frontalière de Sorka

Zut, zut, zut. Et re-zut.

C'était ce que se disait Levy, cachée derrière l'angle d'un mur, se faisant plus petite encore qu'elle ne l'était et retenant sa respiration histoire de faire le moins de bruit possible.

Elle aurait peut-être du écouter Lucy, pour le coup.

Leur mission avait pourtant bien commencé. Ils avaient camouflé leurs marques de guilde en arrivant à Sorka, et une partie d'entre eux s'étaient discrètement éclipsée tandis que les autres jouaient le rôle de marchands venus d'Edolas.

Lucy avait, à la base, défini des équipes. Juvia et Wendy. Jet et Droy. Levy et Elfman. Et enfin, la blonde s'était elle-même mise en binôme avec Natsu.

Ils avaient tout bien préparé, minutieusement, se donnant même des zones à inspecter pour être plus efficaces. Ils avaient juste oublié un léger détail. Et quand la Tueuse de Fées était arrivée de la cale, ils s'étaient retrouvés bien bêtes.

Personne ne voulait faire équipe avec elle, mais ils ne pouvaient pas la laisser déambuler toute seule non plus. Ils se méfiaient trop de la rousse.

Rousse qui avait apparemment une patience proche de zéro, car elle avait à peine jeté un oeil sur la carte avant de sortir sur le pont, descendre du bateau, traverser le port de Sorka avant de se perdre au milieu de la foule qui envahissait les rues de la Cité.

Bon. En un sens, le problème était à moitié résolu.

Sauf que du coup, Jet, Droy et Levy avaient refusé de partir en binôme, arguant qu'ils pouvaient très bien espionner tous seuls eux aussi.

Au final, il fut décidé qu'Elfman resterait avec les faux marchands, que l'on conserverait les binômes Wendy/Juvia et Lucy/Natsu, et que Jet, Droy et Levy partiraient chacun de leur côté. Le dernier point fut évidemment largement contesté par la blonde, arguant que c'était dangereux et irresponsable. Coupant court à la dispute, Levy avait suivi l'exemple de la Tueuse de Fées et avait filé se perdre parmi la foule.

Elle avait tourné toute la journée, flânant de-ci de-là, s'arrêtant à deux reprises dans des bars, tendant l'oreille et notant consciencieusement tout ce qui lui paraissait louche.

Sauf que le soir venu, alors qu'elle avait décidé de retourner au bateau, et que les rues s'étaient largement vidées, elle avait remarqué qu'elle était suivie.

Trois grands types à l'air patibulaire, vêtus de cuir sombre, qui restaient environ dix mètres derrière elle et dont le visage n'incitait pas à la conversation.

Elle avait accéléré légèrement, prenant une direction différente de celle qu'elle avait initialement prévue, prévoyant de les semer dans les ruelles tarabiscotées de Sorka.

Sauf qu'elle n'avait pas prévu de se perdre ! Et elle avait senti le stress monter de plus en plus alors qu'elle tentait de retrouver un endroit qu'elle puisse reconnaître. En vain. Les trois bonhommes ne l'avaient pas lâchée, ils s'étaient même légèrement rapprochés.

Le stress se transformait insidieusement en panique, et, tournant à l'angle d'une petite ruelle mal éclairée, Levy s'était mise à courir, tentant à tout prix de semer ses suiveurs.

Un bruit de course derrière elle lui avait fait perdre tout sens logique et elle avait couru droit devant elle, tournant au hasard dans les rues qui apparaissaient à droite ou à gauche, complètement paniquée.

Alors qu'elle n'entendait plus de bruit derrière elle et qu'elle commençait à se calmer, elle avait prit une rue sur sa droite qui tournait à l'autre bout à angle droit, à gauche cette fois. Elle avait parcouru la rue à toute vitesse, avait tourné à gauche... Et s'était retrouvée devant un mur.

Voilà pourquoi ses poursuivants avaient ralenti. Ils connaissaient la ville par cœur et savaient qu'elle allait finir coincée.

Bon sang, pourquoi n'avait-elle pas écouté l'autre blondasse !

Cachée derrière son angle de mur, Levy sentit ses genoux trembler, et une goutte de sueur dévala sa nuque. C'était si ironique. Elle qui avait longtemps cru qu'elle finirait massacrée par la Tueuse de Fées, au final, elle allait mourir au cours d'une mission qu'ils exécutaient avec cette même femme.

Le bruit de pas se rapprocha. Inconsciemment, l'esprit scientifique de Levy lui indiqua que ses poursuivants n'étaient plus qu'à six ou sept mètres d'elle. Comme si c'était le moment de calculer un truc pareil !

Elle crut sa dernière heure arriver quand une main se plaqua sur sa bouche tandis qu'elle se sentait quitter le sol. Son dos heurta quelque chose de chaud et elle saisit à deux mains le poignet de celui qui lui entravait la bouche, quand elle sentit un souffle près de son oreille.

« Ne bouge pas. », perçut-elle dans un murmure.

Une longue mèche rouge glissa sur son épaule. Levant doucement la tête, ses yeux lui confirmèrent que c'était bien la Tueuse de Fées qui venait de l'attraper.

Percevant du mouvement en bas, elle baissa les yeux sur la rue où elle se trouvait quelques secondes plus tôt, et où les trois hommes venaient de déboucher.

« Merde ! Où elle est passée ?
- Je comprends pas, je l'avais vue partir par là !
- T'es sûr ? Y 'a rien ici !
- Abruti, achète-toi des lunettes ! C'est malin, on l'a perdue maintenant !
- Retournons vers le port, voir si les autres ont réussi à choper les autres espions d'Edolas. »

Du renfoncement de la fenêtre où elle se trouvait, Levy les regarda s'en aller. Cinq minutes plus tard, après avoir eu la certitude qu'ils ne reviendraient pas, la Tueuse de Fées la relâcha et les deux femmes descendirent de leur perchoir.

Alors qu'elles retournaient sur leurs pas prudemment, maintenant qu'elles savaient que leur ennemi les avaient repérés, Levy réalisa deux choses.

La première, fut que la Tueuse de Fées venait de lui sauver la vie.

La seconde, fut que la rousse avait les mains étrangement chaudes.

Elle fut incapable de déterminer laquelle la chamboulait le plus.