Note de l'auteur : Hello Hello ! Désolé de la semaine et demie de retard, mais je n'ai eu ni le temps ni l'accès à un ordinateur durant les vacances de Noël, et en ce moment c'est un peu la course au niveau des cours (bon, et il a fallu que je me remette émotionnellement du final de Merlin aussi). Je dois de plus ajouter que ce chapitre m'a donné un peu de fil à retordre ! Mais je suis assez contente du résultat final, j'espère qu'il vous plaira également ;)

Sur ce, bonne lecture !


Au cours des semaines suivants la rentrée, John remarqua que Harry paraissait chaque jour de plus en plus préoccupé. Le blond attribua d'abord ce changement de comportement à l'article de Rita Skeeter sur Hagrid avant de se rappeler que la deuxième tâche avait lieu dans un peu moins d'un mois. Il se demanda alors si le Gryffondor avait finalement réussi à résoudre l'énigme de l'œuf d'or depuis sa première tentative du soir de la première tâche. Vu l'expression désespérée avec laquelle ce dernier fixait l'objet lorsque John le surprit seul dans la salle commune aux alentours d'une heure du matin en ce début du mois de février, il semblait que non.

- « Tu as un problème ? » finit-il par demander au brun qui ne s'était toujours pas aperçu de sa présence. Celui-ci sursauta, avant de se reprendre et d'esquisser un faible sourire :

- « Non non, rien de grave. Je réfléchissais, c'est tout. »

- « A une heure du matin ? » insista John en haussant les sourcils.

- « C'est à peu près le seul moment où la salle commune est tranquille. » se contenta de répondre Harry, apparemment peu disposé à discuter. Le blond décida qu'il valait mieux le laisser seul et s'apprêtait à remonter en direction du dortoir, lorsque le garçon à la cicatrice l'interpella pour lui demander si il voulait bien rester un instant. John fit volte face et remarqua qu'Harry se mordait la lèvre, comme si il regrettait son accès de faiblesse.

- « Qu'est-ce qu'il y a ? »

- « Non, rien, c'était stupide de ma part. » répondit le brun avec un haussement d'épaule.

- « Essaye toujours, je jugerais ça par moi même. » répliqua John, essayant de paraître désinvolte.

- « Je me demandais juste si tu pensais que Holmes pourrait me donner un coup de main au sujet de l'œuf. » marmonna Harry entre ses dents, visiblement honteux de sa requête.

John resta décontenancé pendant un instant, incapable de formuler les pensées qui lui venaient à l'esprit. D'abord le simple fait que Harry veuille demander de l'aide à quelqu'un avec qui il ne s'était jamais particulièrement bien entendu était plutôt étonnant ; ensuite cela constituerait inévitablement une infraction aux règles du Tournoi, qui spécifiaient bien que le champion devait répondre à l'énigme par lui même et enfin il était assez clair que Sherlock n'accepterait jamais de rendre service au Gryffondor...en tout cas pas gratuitement. C'est alors que le blond repensa à Sirius Black. Lui et son meilleur ami ignoraient toujours comment l'évadé d'Azkaban avait réussi à s'échapper de Poudlard l'an dernier : ils tenaient là une chance unique de le découvrir. Si Sherlock réussissait à aider Harry, ils pourraient sans aucun doute négocier pour qu'il leur en apprenne plus : après tout, il leur devrait bien ça. John s'interdit de songer à quel point ce type de raisonnement ressemblait à ceux du Serdaigle – ceux là même qu'il avait toujours critiqué pour leur amoralité.

- « Je peux toujours lui en parler et te dire ce qu'il en pense. » finit-il par répondre avec un sourire un peu crispé.

Harry hocha la tête d'un air soulagé et le remercia doucement, avant de se lever pour regagner le dortoir, son œuf sous le bras. Le blond ne put s'empêcher de se sentir coupable en le regardant grimper lentement les marches.


- « Et pourquoi est-ce que je devrais l'aider exactement ? » demanda Sherlock d'un ton désapprobateur alors qu'ils se dirigeaient tous les deux vers la salle commune des Gryffondors. John se contenta de soupirer : ils avaient déjà dû évoquer le sujet une dizaine de fois dans la journée – depuis que le blond lui avait expliqué le problème au petit-déjeuner, en fait. Son meilleur ami avait dans un premier temps approuvé le plan initial, mais lorsque le Gryffondor en avait reparlé avec Harry pendant leur cours de potions et concrétisé le projet, ce dernier semblait faire preuve de d'avantage de réticence :

- « Je te l'ai dit, Harry pourra toujours nous apprendre... »

- « ...quelque chose sur Black, oui, je crois que j'ai saisi cette partie John. » répliqua le Serdaigle d' un timbre sarcastique. « Ce que je veux savoir, c'est pourquoi est-ce que je devrais réellement chercher à l'aider, et pas juste me contenter de lui dire n'importe quoi. »

- « Parce que ça ne serait pas très honnête ? » répondit le blond en fronçant les sourcils.

- « Tu penses sincèrement que l'aider à tricher sera plus honnête ? » objecta Sherlock d'un ton accusateur. John se contenta de soupirer en marmonnant :

- « Écoute, qu'est-ce que tu en as à faire qu'il gagne ou non cette fiche épreuve ? Ce qui t'intéresse – ce qui nous intéresse- c'est d'apprendre la vérité au sujet de Black. Et pour cela, on aura besoin d'avoir recours au chantage, ce qui en soi est déjà immoral. Je dis juste que, quitte à ce que nous manipulions Harry, autant se montrer un tant soi peu loyal avec lui. »

- « J'ai de plus en plus de doute sur ta conception de la moralité, John. » répondit le Serdaigle d'un ton narquois, mais il n'insista pas d'avantage.

Lorsqu'ils entrèrent dans la salle commune, celle-ci était déserte à l'exception de Harry qui était assis dans un fauteuil, son œuf sur les genoux. John se demanda distraitement combien de nuits il avait déjà passé seul dans cette pièce à se torturer sur la question. Ce dernier se redressa quand il les entendit arriver, pivotant vers eux avec un sourire fatigué :

- « Désolé de l'heure tardive du rendez-vous, mais... »

- « Tu voulais être sûr que personne ne nous dérangerait, oui, je pense que nous avions saisis l'idée. » coupa Sherlock sans chercher à dissimuler le sarcasme dans sa voix. Harry ne répondit rien, se contentant de le fixer d'un air incertain avant de se tourner pour regarder John avec une expression perplexe. Celui-ci esquissa une grimace d'excuse à son intention et prit un fauteuil pour s'asseoir à ses côtés. Le Serdaigle soupira, mais s'empara à son tour d'une chaise.

- « Je te remercie d'avoir accepté de m'aider. » finit par articuler Harry d'un ton hésitant. « Je sais que c'est contraire aux règles du Tournoi qui stipulent que je dois trouver la solution par moi même. Mais je me trouve actuellement dans une impasse totale, et je crains plus que tout de ne rien réussir à trouver avant le jour de l'épreuve. Alors, si tu pouvais juste me donner un petit indice pour me mettre sur la voie... »

Sherlock hocha la tête, ramenant ses mains au niveau de son menton, avant de répondre :

- « Je comprends bien. J'accepte donc de t'aider dans la limite de mes compétences. Cependant, si je te rends ce service, je considère que c'est du donnant-donnant... »

- « Bien sûr. » s'empressa de déclarer Harry. « C'est tout à fait normal. Tu pourras me demander ce que tu veux... »

- « Je sais déjà ce que je veux. » coupa le brun avec un sourire satisfait. « Tu possèdes un renseignement susceptible de m'intéresser. »

- «Ah. » laissa échapper Harry, pris de court, avant de se ressaisir et de poursuivre. « A quel sujet exactement ? »

- « Sirius Black. » répondit Sherlock nonchalamment.

La réaction du Gryffondor fut immédiate : le visage de ce dernier s'assombrit aussitôt et John pouvait voir qu'il s'apprêtait à se lever. Il tenta de le stopper en posant sa main sur son bras :

- « Écoute, ce n'est pas ce que tu crois. Sherlock et moi savons tous les deux qu'il n'est pas coupable. Ce n'est pas pour dénoncer sa cachette au ministère de la Magie que nous voulons parler de lui. »

- « En fait, nous sommes déjà au courant d'à peu près tout ce qu'il y a d'intéressant à connaître à son sujet. » ajouta le Serdaigle, ignorant le regard désapprobateur de son meilleur ami. « Le seul point qui reste obscur, c'est comment il a réussi à échapper au baiser de la mort l'an dernier. »

Harry resta silencieux pendant quelques secondes puis marmonna :

- « Qu'est-ce qui vous fait penser que j'en sais plus que vous ? Vous semblez déjà très renseignés. J'ignore absolument tout au sujet de Black et de son évasion. »

Sherlock poussa un soupir à fendre l'âme, visiblement agacé, avant de daigner répondre :

- « N'essaye pas de me mentir, tu es encore loin du compte. Je viens de t'expliquer que John et moi connaissons l'essentiel de l'histoire de Black. Nous savons qu'il est ton parrain, que ce n'est pas lui qui a tué tous ses sorciers treize ans auparavant mais un sorcier nommé Peter Pettigrow dissimulé sous la forme du rat de compagnie de Weasley, et que c'est Pettigrow que Black cherchait à tuer lorsqu'il s'est évadé d'Azkaban pour se rendre à Poudlard. Nous avons même assisté à ce charmant moment où vous êtes tous sortis du passage du Saule Cogneur, mené par Rogue, avant que Lupin ne se transforme en loup-garou. Alors vraiment, j'apprécierais que tu répondes directement à ma question sans tenter de me dissimuler des éléments dont j'ai déjà connaissance. »

- « Si tu es déjà au courant de tout ça, » finit par déclarer Harry d'un ton incrédule après être resté la bouche ouverte durant une demi-seconde, « et que tu ne comptes pas dénoncer Sirius au Ministère, alors dans ce cas pourquoi tiens-tu tant à apprendre comment il a pu s'échapper de Poudlard ?»

- « Est-ce que tu es familier avec le concept de curiosité intellectuelle ? » répondit Sherlock d'un ton narquois. « Parce que je pense qu'il pourrait t'aider à résoudre ce mystère. »

- « En général, les gens ne le poussent pas jusqu'au chantage. » se contenta de marmonner Harry. Il n'ajouta rien pendant quelques instants, laissant un silence inconfortable s'installer dans la pièce. John présuma qu'il devait peser le pour et le contre de l'offre du Serdaigle. Finalement, après un dernier soupir, Harry hocha lentement la tête.

- « Très bien. Si Sirius a réussi à s'enfuir l'an dernier, c'est parce qu'Hermione et moi l'avons aidé. » laissa-t-il échapper dans un souffle, fixant Sherlock d'un air incertain. Celui-ci se contenta de hausser les sourcils et lui fit signe de continuer d'un geste de la main.

- « McGonagall avait prêté un retourneur de temps à Hermione l'an dernier, pour qu'elle puisse assister à tous les cours de son emploi du temps, et... »

Harry n'eut pas le temps d'achever sa phrase il fut coupé par une exclamation bruyante du brun, qui donna un coup de poing agacé à l'accoudoir de son fauteuil :

- « Mais bien sûr ! Un retourneur de temps ! Pourquoi ça ne m'a même pas effleuré ? Bien sûr, je ne pouvais pas savoir que McGonagall serait tolérante avec Granger au point de lui en accorder un. Je pensais qu'elle était plus prudente que ça.. »

- « Elle fait confiance à Hermione. » coupa Harry d'un ton sec, mais Sherlock l'ignora, trop excité par ce qu'il venait d'apprendre, et poursuivit :

- « ...Évidemment, à partir de là, il est facile de trouver la suite. Laisse-moi deviner, grâce au retourneur de temps, vous avez pu quitter l'infirmerie à temps pour aider Black et vous en avez également profité pour sauver Buck de l'exécution, non ? Et une fois l'hippogriffe sous le bras, vous l'avez amené à Black pour qu'il puisse... »

- « ...s'évader avec. » compléta Harry de lui même. « Tout n'a pas été exactement aussi simple que tu l'as décrit, mais dans l'ensemble, oui, ça s'est bien passé comme ça. »

Sherlock esquissa un sourire, avant de répondre :

- « Parfait. C'est tout ce que ce que je désirais savoir de toute façon. Maintenant, je suppose que tu veux que je respecte ma part du marché ? »

Harry posa instinctivement ses yeux sur l'œuf qui reposait sur ses genoux et acquiesça d'un hochement de tête, le tendant au passage au Serdaigle. Celui-ci s'en saisit avec précaution, et, les yeux plissés, procéda à un examen rapide de l'objet. Il le reposa sur une table adjacente au bout de quelques secondes seulement, sans émettre aucun commentaire. Les deux Gryffondors le fixaient d'un air impatient. Sherlock s'en aperçut et demanda en fronçant les sourcils :

- « Quoi ? »

- « Quoi ? » répéta Harry d'un ton incrédule. « J'attends juste que tu me donnes un indice sur la marche à suivre, comme tu m'avais dit que tu le ferais. »

- « Je pense, » répondit le brun en articulant lentement, l'ombre d'un sourire au coin de ses lèvres « que tu ferais mieux de suivre les conseils de Diggory, et plonger cet œuf dans l'eau pour voir ce qu'il en ressort. »

Un instant de silence suivit la déclaration du Serdaigle, John et Harry étant trop choqué pour répliquer quoi que ce soit. Lorsque ce dernier se fut suffisamment remis pour prendre la parole, sa voix était vibrante de colère :

- « Tu appelles ça de l'aide ? Tu te contentes de répéter mot pour mot un conseil que m'a donné Diggory ! Si c'était pour entendre ça, j'aurais pu tout aussi bien m'en remettre à lui ! Sans compter que tu n'es même pas censé avoir eu connaissance de cette conversation ! »

- « Si Diggory avait vraiment voulu être discret, il aurait dû éviter de t'en parler dans l'escalier principal du hall d'entrée, au sortir du bal de Noël. » répondit Sherlock d'un ton sarcastique. « Et si je te répète ce qu'il a dit, c'est parce que c'est véritablement la seule aide que je peux t'apporter. Cet œuf en or ne présente aucune autre caractéristique spécifique que ces rainures qui permettent de l'ouvrir. Et John m'a déjà raconté qu'une fois ouvert, il se contentait d'émettre des plaintes inaudibles. Je doute d'être en mesure de les décoder. Les sons qu'ils créent doivent devenir compréhensibles dans un environnement particulier l'eau par exemple. C'est pourquoi je pense que Diggory n'a pas tort quand il parle de salle de bain. De plus, si ce garçon t'a conseillé cela, ce n'est pas par hasard : il a sûrement dû déjà essayer et trouver le résultat concluant. Si il y a bien une chose qu'on ne peut pas reprocher à Diggory, c'est sa loyauté. Et puis après tout, il a une dette envers toi au sujet des dragons, pas vrai ? Tu ferais mieux d'accepter son aide, au lieu de te contenter de l'ignorer sous prétexte que tu lui en veux d'avoir invité Chang au bal. »

Harry resta un instant la bouche grande ouverte, avant de se ressaisir et de se lever pour reprendre l'œuf. Il s'apprêtait visiblement à regagner sa chambre, mais alors qu'il était sur le point d'atteindre les premières marches, il se retourna pour lui faire face :

- « Je ne te remercie pas Holmes. Tu t'es contenté d'écouter aux portes, et tu en as en plus profité pour me soutirer des informations. J'aurais dû écouter Hermione quand elle m'a dit qu'on ne pouvait pas te faire confiance. »

- « Sur ce point, elle a tout a fait raison : tu n'as effectivement aucun intérêt à m'accorder ta confiance. Mais ça veut pas dire que j'ai tort lorsque j'affirme que tu devrais écouter Diggory au contraire, je pense plutôt te rendre service en te disant cela. » déclara Sherlock d'un ton flegmatique, nullement embarrassé par l'accusation. Il ajouta cependant, alors que le Gryffondor était déjà à mi-chemin de l'escalier : « Si tu veux vraiment connaître mon opinion personnelle sur le sujet...l'épreuve se déroulera sûrement sous l'eau. Le fait que l'œuf ne s'ouvre qu'une fois immergé constitue déjà un indice en soi. »

Harry ne répondit rien, mais ses doigts se crispèrent sur l'œuf, signifiant qu'il avait bien entendu. John attendit qu'il fut hors de vue pour faire ses reproches à Sherlock.

- « Ce n'était pas du tout ce que nous avions prévu. » marmonna-t-il entre ses dents à l'intention du Serdaigle.

- « C'est exactement ce que moi j'avais prévu. » se contenta de répondre le brun avec un haussement d'épaules. « Et si tu te souviens bien, j'ai dit à Potter au début de cette conversation que je l'aiderais dans la limite de mes compétences et c'est exactement ce que j'ai fait. Je ne peux rien trouver de plus au sujet de cet œuf qu'il ne sache déjà – je dois avouer que je m'en doutais un peu. Potter a toutes les clés en main pour résoudre l'énigme, et je suis sûr qu'il en est conscient. Il répugne juste à suivre les conseils de son rival. Espérons que mon intervention aura été utile en ce sens là. »

- « Dire que tu as failli me faire culpabiliser tout à l'heure, en me parlant de moralité,alors que tout ce temps là, tu savais déjà que tu n'apprendrais rien de plus à Harry. Et tu en as quand même profité pour lui demander au sujet de Black. »

- « Tu m'as suggéré cette idée. » lui rappela Sherlock, haussant les sourcils. « Je ne serais pas allé voir Potter de moi même, et tu le sais bien. Non, c'est lui qui a voulu faire appel à moi de son plein gré et c'est toi qui m'a servi d'intermédiaire. Il me semble que vous êtes tous les deux autant à blâmer que moi. »

John ne trouva rien à répliquer à cela. Si il se montrait honnête envers lui même, il devait admettre qu'il se doutait que quelque chose de ce genre se produirait lorsqu'il avait parlé du problème de Harry à Sherlock. Mais il s'était interdit d'y attacher trop d'importance, se répétant qu'il agissait pour le mieux. En attendant, le nombre de Gryffondors qui lui en voulait de ne pas avoir joué franc jeu venait encore d'augmenter.

- « Potter ne fera rien contre toi. » déclara soudainement Sherlock, répondant aux pensées du blond. « Idem pour Granger. Ils t'en voudront peut être pendant quelques semaines encore, puis ils oublieront. Ils risquent de se montrer plus rancuniers à mon égard en revanche – mais qui s'en soucie ? »

- « Je suppose que tu as raison. » marmonna John d'un ton maussade. Mais avant qu'il n'ait eu trop le temps de s'appesantir là dessus, un fragment de la conversation qui venait d'avoir lieu entre Sherlock et Harry auquel il n'avait pas prêté attention sur le moment lui revint en mémoire. Comment diable le Serdaigle avait-il pu apprendre que Harry comptait inviter Cho au bal ? Il ne l'avait jamais mentionné devant lui et aux dernières nouvelles, les deux intéressés n'étaient pas particulièrement proche du brun.

- « Comment est-ce que tu as su pour Cho et Harry ? »

- « Et bien, pour une fois, tu n'avais pas totalement tort – il peut se révéler utile de prêter un peu d'attention aux ragots qui circulent. J'ai entendu Chang en parler à une de ses amies dans la salle commune, quelques jours avant le bal. Par un heureux hasard, mon cerveau avait jugé profitable de ne pas supprimer l'information dans l'instant. »

- « Je n'ai rien écouté de ce que tu viens de dire. » répondit John avec un grand sourire. Devant l'air indigné de son meilleur ami, il s'empressa de poursuivre : « Je me suis arrêté au moment où tu as dit que j'avais eu raison. »

- « Ne t'y habitue pas trop. » répondit le Serdaigle d'un ton faussement désapprobateur, mais John remarqua que les coins de ses lèvres se soulevèrent dans un léger sourire.

Lorsque John remonta dans le dortoir cette nuit là, après avoir passé vingts minutes supplémentaires avec Sherlock à discuter de l'évasion de Sirius Black, il tomba sur Harry, en grande conversation avec Ron. Les deux parlaient sur un ton très bas, mais le blond parvint néanmoins à reconnaître les mots « cape d'invisibilité » et « préfet ». Ne voulant pas ajouter l'espionnage à la liste déjà longue de ses crimes, John toussa discrètement pour faire remarquer sa présence. Les deux amis se retournèrent d'un seul mouvement, lui jetant un regard noir au passage – apparemment, Harry avait déjà tout raconté à Ron. Le Gryffondor se contenta de leur adresser un discret signe de tête, avant de grimper dans son lit à baldaquin et de tirer les rideaux. Il n'entendit pas la suite de leur conversation, mais il en savait déjà assez pour esquisser un sourire : apparemment, Harry semblait maintenant décidé à suivre les conseils de Diggory. Peut-être que l'intervention de Sherlock s'était révélée utile, en fin de compte.


Dans les semaines qui suivirent, John évita d'aborder le sujet de la deuxième tâche avec Harry, Hermione ou Ron. En fait il évita d'aborder quoi que ce soit avec eux tout court : il s'était évidemment excusé envers eux de la conduite de Sherlock au sujet de l'œuf et de Vector, en reconnaissant sa part de tort dans l'affaire. Mais si leurs rapports étaient redevenus cordiaux, le blond sentait néanmoins qu'ils étaient empreints d'une certaine froideur. Il était clair qu'il faudrait encore un peu de temps avant que le trio infernal ne décide de lui accorder sa confiance à nouveau. Aussi n'aurait-il rien su de l'avancée du mystère de l'œuf, si Sherlock ne lui avait pas raconté que deux jours après leur petite conversation avec Harry, il l'avait aperçu dans la bibliothèque, accompagné de Hermione et de Ron, et occupé à dévaliser les rayons de la section sortilège. Apparemment, ils avaient parlé d'oxygène à plusieurs reprises.

- « Ils doivent sûrement chercher comment respirer sous l'eau. » déclara aussitôt le Gryffondor lorsqu'il entendit cela. « Ce qui signifie que tu avais raison au sujet du lac. »

- « Si c'est vraiment ce qu'ils cherchent, alors ils sont encore plus idiots que ce que je pensais. » répondit Sherlock d'un ton désintéressé. « Le sortilège de Têtenbulle résoudrait très bien ce problème, et on ne peut pas dire qu'il nécessite une très grande puissance magique. »

- « Je n'ai jamais entendu parler de ce sortilège. » objecta John en fronçant les sourcils.

- « C'est parce qu'il n'est pas enseigné avant la cinquième ou la sixième année en général. Mais il suffirait à Potter de demander à des étudiants un peu plus âgés pour qu'ils le lui enseignent. »

- « Évidemment, Harry n'était pas censé avoir l'âge de participer au Tournoi. N'empêche qu'il est désavantagé par rapport aux autres candidats sur ce coup là. »

- « Même si tu le considères sous cet angle, on peut au moins dire que Diggory a compensé ce désavantage en l'aidant à comprendre les sons de l'œuf. » répliqua Sherlock avec un haussement d'épaule. « C'est plutôt surprenant qu'il y ait pensé, d'ailleurs. Et puis après tout, il existe d'autres solutions pour être en mesure de respirer sous l'eau. Il reste la métamorphose humaine, qui permettrait à Potter d'acquérir des caractéristiques de poissons – évidemment elle est bien plus complexe. Et il y aussi la Branchiflore. »

- « Je te demande pardon ? La Branchiflore ? » répéta John d'un ton incrédule. « C'est censé être quoi ? »

- « Une plante qui dote les humains de palmes et d'un système respiratoire proche des branchie d'un poisson. Je suppose que tu es capable de deviner pourquoi cela peut se révéler utile sous l'eau. »

- « Sherlock, je suis sûr qu'à part toi et Chourave, personne n'est au courant de l'existence de cette plante. » répondit le Gryffondor avec un léger rire. « Tu as peut être un savoir illimité en botanique à cause de ta préparation intensive de potions, mais c'est loin d'être le cas de tout le monde... »

- « J'ai appris les propriétés de la Branchiflore lorsque j'avais dix ans, au moment où j'ai voulu savoir ce que contenaient exactement les sodas que Mycroft aimait me prendre au Chaudron Baveur. » coupa le brun d'un ton sec. « Et je suis sûr que Londubat en a déjà entendu parler. Dans tous les cas, même si par un hasard miraculeux Potter connaît lui aussi les spécificités de cette plante, je doute qu'il puisse en trouve facilement. Je pense que le seul endroit à Poudlard susceptible d'en contenir est la réserve personnelle de Rogue. »

- « Oh, notre professeur de Potions sera sûrement ravi de fournir à son élève préféré quelque chose qui pourrait l'aider à remporter une épreuve du Tournoi. »

Sherlock s'apprêtait à protester en entendant la réponse de John, mais il s'arrêta quand il remarqua le sourire sarcastique qu'arborait son meilleur ami.

- « De toute façon, je suis sûr que les organisateurs du Tournoi ne s'imaginent pas que la difficulté réside dans le fait d'aller sous l'eau. A mon avis, c'est ce qui se trouve dans le lac qui devrait inquiéter Potter. »

- « Tu parles du Calamar géant? » demanda John en fronçant les sourcils. Maintenant qu'il y songeait, le lac lui avait toujours laissé une impression sinistre – et ce dès son arrivée à Poudlard, lorsqu'il avait dû le traverser en barque avec Hagrid et le reste des premières années.

- « Peut-être. » répondit Sherlock avec un petit sourire. « Mais sans aller jusque là, je pensais plutôt aux Strangulots...et aux Sirènes. »

- « Il y a des sirènes dans le lac ? Est-ce qu'elles chantent pour attirer les élèves qui s'y baignent et les noyer ? » s'enquit John d'un ton narquois. Il avait vraiment du mal à se représenter la chose.

- « Tu peux toujours demanda ça à Krum. » répliqua Sherlock, son sourire allant en s'élargissant. Il faisait allusion à la fois où lui et John avaient aperçu le candidat de Durmstrang sautant du pont de son bateau pour plonger sous l'eau. A l'époque, le blond s'était seulement demandé comment il arriverait à en ressortir sans une bonne hypothermie. « Mais en réalité, les sirènes des sorciers ne ressemblent pas beaucoup à celles qui sont présentes dans l'imaginaire moldu. Je pense qu'il n'y a aucun risque que tu trouve celles-ci attirantes. »

- « A quoi est-ce qu'elles ressemblent, alors ? » questionna le Gryffondor, sincèrement curieux. Certains jours, il lui semblait qu'il n'arriverait jamais à rattraper le retard qu'il avait pris en matière de connaissance du monde magique en naissant dans une famille de moldus plutôt que dans une famille de sorciers.

- « Et bien, imagine des créatures à la peau grise, aux cheveux verts hirsutes et très agressives en ce qui concerne leur territoire, et tu seras assez près du compte. »

John fixa Sherlock pendant quelques secondes, cherchant à savoir si il plaisantait ou non mais malheureusement pour les candidats du Tournoi, ce dernier paraissait tout à fait sérieux. Et pour la deuxième fois depuis que la Coupe de Feu avait désigné les quatre champions qui devraient participer aux épreuves, le blond se réjouit de ne pas en faire partie.

Le jour de la seconde tâche, Sherlock et John étaient massés avec tous les autres élèves de Poudlard dans les tribunes en face du lac. Après avoir écouté les explications du jury du Tournoi, les deux regardèrent avec amusement les champions rentrer dans l'eau : Fleur et Cédric à l'aide du sortilège de Têtenbulle, Viktor en se métamorphosant partiellement – John était incapable de dire si c'était volontaire ou non -, et Harry en faisant appel à la Branchiflore (du moins c'est ce que lui chuchota le Serdaigle, qui contrairement à lui avait su interpréter les gesticulations énigmatiques du garçon à la surface ).

- « Tu aurais définitivement été un excellent champion. » ne put s'empêcher de déclarer le blond à Sherlock. « Tu as envisagé toutes les solutions auxquelles ils ont pensé pour régler le problème. »

- « Même endormi artificiellement, je doute que tu aurais apprécié d'être attaché au fond du lac par des créatures sous-marines en attendant que je vienne te chercher. » murmura le Serdaigle pour toute réponse, si bas que John crut un instant qu'il avait mal entendu. Les paroles de la chanson des sirènes, que Dumbledore avait prononcé à l'intention des spectateurs avant le début de l'épreuve lui revinrent alors en mémoire : « Ce qui t'es le plus cher nous te l'avons ravi, / Pendant une heure entière il te faudra chercher / Si tu veux retrouver ce qu'on t'a arraché. » Mais avant qu'il n'ait eut le temps de demander à son meilleur ami si il venait bien de dire ce qu'il pensait avoir compris, le brun lui donna un léger coup de coude et désigna la table où étaient assis les juges.

- « J'avais complètement oublié de vérifier...mais regarde qui est assis en lieu et place de notre cher Croupton. »

John Watson plissa les yeux pour être en mesure de distinguer plus précisément la table- les tribunes étaient situées du côté opposées du lac-, et finit par reconnaître la silhouette du grand frère de Ron, Percy Weasley. Apparemment, Barty avait jugé bon de se faire représenter par son assistant personnel une fois de plus.

- « Tout cela n'annonce rien de bon. » ajouta le Serdaigle, plus inquiet qu'il ne voulait laisser y paraître. « Je crains que nous ne réussissions pas à lui parler comme nous l'avions prévu au départ. Et il fait qu'il soit immobilisé pendant aussi longtemps semble confirmer ma version des faits au sujet de son fils. »

- « On doit donc en déduire que Barty Sr est bien sous l'emprise de son Mangemort de fils ? » demanda John en fronçant les sourcils. « Qu'est-ce que tu suggères comme nouveau plan d'action alors ? »

- « Rendre une petite visite à Winky dès que possible. » répondit aussitôt Sherlock. « D'une manière ou d'une autre, il faudra bien qu'elle nous apprenne ce qu'elle sait sur le sujet. Et si vraiment nous n'arrivons à rien avec elle, je devrais avoir recours à une solution désespérée. »

- « C'est à dire ? » insista John, perplexe.

- « Envoyer une lettre à Mycroft. » déclara le brun du même ton que si il avait parlé de sauter d'une falaise. « Même si il ne voudra rien nous apprendre intentionnellement, sa réponse pourrait se révéler instructive. »

- « Tu es préoccupé par la situation à ce point ? » ne put s'empêcher de demander le Gryffondor. Il connaissait Sherlock depuis quatre ans, et c'était la première fois qu'il entendait ce dernier envisager de contacter son grand frère de son plein gré.

- « Oui. Mais je serais incapable de t'expliquer exactement pourquoi. C'est juste que depuis la Coupe du Monde de Quidditch cet été, j'ai eu une drôle de sensation. Comme si quelque chose de monumental était à l'œuvre, plus grand que Moriarty ou quoi que ce soit d'autre et qu'il nous manquait une pièce capitale du puzzle à découvrir avant d'être en mesure de le comprendre. »

- «Tu veux dire...comme si Tu-Sais-Qui était derrière tout ça ? »

Le Serdaigle hocha lentement la tête, avant de poursuivre :

- « Les événements se sont enchaînés avec trop de régularité depuis l'an dernier. Black qui s'enfuit, et dans le même temps un des serviteurs les plus fidèles du Tu-Sais-Qui qui disparaît lui aussi. La Coupe du Monde de Quidditch, avec d'anciens Mangemort qui s'y manifestent, et la Marque des Ténèbres qui apparaît en réponse. Et enfin le début du Tournoi, dont l'un des principaux organisateurs est mystérieusement porté absent après la première épreuve. Le pire, c'est que je suis strictement incapable de prévoir quel sera le prochain mouvement de Barty Jr maintenant qu'il a immobilisé son père. »

John remarqua que le Serdaigle paraissait de plus en plus agité au fur et à mesure qu'il parlait, allantjusqu'à donner des coups de pieds agacés aux sièges devant lui. La dernière fois qu'il l'avait vu dans cet état, c'était au cours de leur deuxième année quand la Chambre des Secrets avait été ouverte et que les enfants de moldus commençaient à être attaqués au sein de Poudlard. Aussi ne put-il s'empêcher d'espérer silencieusement que les prédictions de son meilleur ami se révèlent, pour une fois, erronées.

Sitôt l'épreuve achevé – enfin presque, John ayant fini par réussir à convaincre Sherlock que Winky pouvait bien attendre dix minutes le temps qu'il ait félicité Harry et demandé à Hermione et à Ron comment leur séjour sous l'eau s'était déroulé- le Serdaigle et le Gryffondor se dirigèrent d'un pas rapide vers les cuisines du château, espérant y trouver l'elfe de maison. Malheureusement, celle-ci n'était nulle part en vue, même si les quelques bouteilles de Bièrraubeure qui traînaient sur le sol attestaient de sa présence récente. Aucun des autres elfes ne voulurent leur répondre quand ils leur demandèrent si ils avaient une idée d'où elle se trouvait jusqu'à ce que Dobby les aperçoive et se précipite vers eux, le visage éclairé par un sourire réjoui :

- « Monsieur Holmes et Monsieur Watson ! Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas vu. Vous avez une nouvelle mission à confier à Dobby ? »

- « Je t'ai déjà dit que ce n'était pas la peine de nous appeler comme ça, Dobby. » répondit John, qui se détendit imperceptiblement. Parler à l'elfe de maison, même si celui-ci pouvait se révéler plutôt excentrique, le mettait toujours de bonne humeur. « Et nous n'avons pas de missions particulières pour toi aujourd'hui. Juste un petit renseignement à te demander... »

- « Où est Winky ? » coupa le Serdaigle, apparemment sous tension.

Le sourire de Dobby diminua légèrement et ses traits parurent s'affaisser. Il secoua la tête de gauche à droite :

- « Je ne sais pas du tout où est Winky, Monsieur. Elle a passé toute la matinée à boire dans la cuisine, mais je ne l'ai pas vu depuis une heure. Vous voulez que je vous aide à la chercher ? »

- « Ce n'est vraiment pas pas la peine, Dobby. » s'empressa de répondre John au moment même où Sherlock déclarait : « Oui, bien sûr. » Le Gryffondor fusilla son ami du regard. Celui-ci haussa les épaules, ne voyant visiblement pas où était le problème.

- « Tu ne peux pas faire appel à lui à chaque fois que tu as besoin de fouiller le château, Sherlock. » grinça le blond entre ses dents.

- « Je ne vois absolument pas pourquoi. » protesta le Serdaigle sur le même ton. « Il est content de nous rendre service. Et je sais qu'il est préoccupé par le sort de Winky lui aussi. Après tout, c'est lui qui l'a amené à Poudlard en premier lieu. »

John admit que ses arguments étaient recevables et après quelques minutes de discussion sur le sujet, il finit par consentir à accepter la proposition de l'elfe de maison. Les grands yeux de Dobby s'écarquillèrent sous l'effet de la joie :

- « Mais bien sûr, je serais ravi de vous aider à retrouver Winky ! Je vais aller regarder dans tous les étages de château pour voir si elle s'y trouve ! »

- « Parfait. » acquiesça le Serdaigle avec un sourire satisfait. « Par contre, ce n'est pas la peine que tu cherches dans la tour de Gryffondor, John et moi allons nous en charger nous même. Tu nous rejoins là bas avec Winky dès que tu la trouves, d'accord ? »

- « Bien sûr Monsieur ! » répondit l'elfe d'un ton ravi. « Ça ne devrait pas prendre plus d'un quart d'heure. »

- « Merci beaucoup Dobby. » déclara aussitôt John. Au moment où ce dernier s'apprêtait à transplaner, le Gryffondor avisa les chaussettes dépareillées jaune moutarde et violette qu'il arborait. « Et j'aime beaucoup tes nouvelles chaussettes au fait. »

- « Monsieur Watson est trop gentil ! » s'écria Dobby, les larmes lui montant aux yeux. « Ce sont Harry Potter et Ron Weasley qui me les ont offert pour Noël. »

- « Ils ont beaucoup de goût alors. » répondit le Gryffondor avec un léger sourire, s'efforçant de ne pas éclater de rire. L'elfe de maison acquiesça à grand renfort de hochements de tête avant de disparaître en s'exclamant qu'il les reverrait tout à l'heure.

- « C'est lâche de la part de Potter et de Weasley de se débarrasser ainsi des paires de chaussettes qu'ils n'aiment pas. » commenta le Serdaigle d'un ton désinvolte alors qu'ils quittaient la cuisine. John rit doucement, avant de répondre en souriant :

- « Bah après tout, ça rend Dobby heureux, non ? Je pense qu'ils ont accompli une bonne action en lui donnant. »

Une demi-heure plus tard cependant, les deux amis ne souriaient plus du tout. Leurs recherches dans la salle commune et les dortoirs des Gryffondors s'étaient révélés infructueuses et Dobby n'était toujours pas revenu.

- « Peut-être qu'elle est sortie de l'enceinte du château. » finit par suggérer Sherlock d'un ton découragé alors qu'ils avaient tous les deux fini par s'asseoir sur les fauteuils près de la cheminée.

- « Je ne vois pas bien ce qu'elle serait allée faire dans le parc ou la forêt interdite. » objecta John, fronçant les sourcils.

Leur conversation fut interrompue par un bruit de bec qui cognait contre l'une des fenêtre de la tour.

- « C'est Croftie. » reconnût aussitôt le Serdaigle, se dirigeant à grand enjambée vers son hibou pour lui ouvrir. « Je ne comprends pas pourquoi il est venu jusqu'ici. Il se contente de rester dans la volière d'habitude. »

Il semblait tout aussi perplexe que John, ignorant ce qui avait poussé le volatile à se rendre à la tour des Gryffondors. Ce n'est que lorsqu'il eût Croftie dans ses bras qu'il remarqua le petit papier accroché à la patte de son hibou. Le brun le détacha et le déplia précipitamment, son visage s'éclairant à sa lecture :

- « Qu'est-ce qu'il y a d'écrit ? » demanda John d'un ton impatient. Il était incapable de déchiffrer les mots à la distance où il se trouvait.

- « Une invitation. » s'exclama Sherlock, visiblement ravi, avant de jeter le parchemin en direction du Gryffondor. « Il semblerait que Moriarty se soit enfin décidé à se faire connaître. »

Sur le minuscule papier était griffonné seulement deux phrases, signées d'un énigmatique M : Babbity a disparu. Charge à toi de la retrouver.


Note de fin : Voilà, c'est tout pour aujourd'hui!( Ah, un bon vieux cliffhanger comme on les aime. Ça faisait longtemps ^^) J'espère ne pas trop vous faire attendre pour la suite !

P.S : Désolé pour les puristes, j'ai dû interpréter un peu librement le canon en ce qui concerne le début de la 2de tâche. Mais après tout, le livre ne décrit pas vraiment la scène, donc bon...

P.P.S : Avec ce chapitre, j'arrive à ma 100 page de traitement de texte pour cette histoire ! C'est vraiment la première que j'écris quelque chose d'aussi long, et de loin ! Merci encore à tous ceux qui me suivent depuis le début de cette fic, vous êtes géniaux: D !