Le Plus Blond des Fils Potter
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Anissa : Chèèère à mon coeur ! Dès que j'ai publié ça, enfin... Après avoir dormi parce que je commence à avoir sommeil... Mais dès que j'ai fini de dormir je cours finir le septième chapitre. En attendant, comme tous mes chapitres depuis looongtemps, je te le dédie.
Megara Spoiler : Merci pour tes compliments !
dramione : Que ton impatience soit rassasiée ! Excuse-moi pour ce retard...
Caella : Simplement merci ! (Je suis ravie de revoir tes reviews !)
luffynette : Et moi j'adore tes reviews !
Isa-Mikado : Prépare l'aspirine ! C'est toujours pas fini la prise de tête... Merci pour ton passage et ta review !
EtoileDeNeige : - Oh ! Quel joli pseudo ! - Et quelle gentille review ! C'est toujours agréable que s'entendre dire que c'est un plaisir d'être lue !
.com : Merci pour ton soutien !
Kaorulabelle : C'est grâce à toi que je publie ce chapitre ! Tu es la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de mon envie de poster ce chapitre contre vents et marrées !
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J'espère que vous allez vous éclater à lire ce chapitre autant que moi lorsque je l'ai écrit !
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Profitez bien !
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2007 : Draco
Hum ! J'adore les repas chez les Wesley ! C'est naturel, franc et authentique. Que du bonheur !
Avec Hermione, nous sommes arrivés à vingt heures cinq au Terrier. Quel drôle de nom pour une maison entre nous ! (Aussi médiocre soit-elle) Et puis quelle idée de faire d'un poulailler une maison de famille ! Quelle idiotie et quel manque de goût ! Enfin… Hermione m'a dit que Weasley avait continué de vivre dans cette maison à la mort de ses parents. Pas étonnant en vieux célibataire endurci et torturé qu'il était devenu.
Ginny aurait hurlé, en m'entendant, que « Ron » était un veuf précoce et non un célibataire endurci et torturé, mais nous savions tous les deux qu'au fond c'était moi qui avait raison. C'était de moi dont Hermione était la femme. Enfin… aurait du être. Mais ne rappelons pas le passé ce soir. Elle était et restait ma compagne.
D'ailleurs, Hermione était très jolie dans sa robe bleue de nuit. Malheureusement, même si je le lui dis chaque soir et le pense davantage de jour en jour, elle refuse obstinément de me croire. Sale tête de mule !
Néanmoins ce soir, quel qu'en soit son avis, pour chacun d'entre nous, elle n'était plus simplement jolie. Elle était sublime. Et ce qui était particulièrement sublime chez elle, c'était ses yeux. Elle avait des yeux qui trahissent une sagesse et une puissance d'esprit tranchantes. Elle impressionnait ceux qui croisaient sa vue. Son regard était inondé de tristesse, de puissance, d'espoir, de crime, d'instants intenses, de drames, de bonheurs insoumis et d'histoire. Tout ça à la fois. Ses yeux étaient sa vie entière. Et sa vie était épique.
Et moi, j'étais bêtement sous le charme...
La porte du Terrier - puisqu'il faut l'appeler ainsi, était déjà ouverte et n'attendait plus que nous. De l'extérieur, ce repère me fit l'impression d'être empli de chaleur. Un peu comme dans les bouquins d'histoire moldus de la bibliothèque du Square qu'Hermione rapportait chez nous il y eut un temps. Ces livres tout plein remplis de sous-entendus plus que douteux selon moi, mais qui pouvaient s'avérer souvent intéressants concernant la nature morale de l'âme humaine.
Cette baraque donc, bien que bancale, je devais l'avouer, me faisait penser à ces maisons de contes de fées moldus. Le rose et les fanfreluches en moins.
A mes côtés, Hermione était émue. Elle tremblait. Son cœur devait battre vite et fort. Sur son front passèrent de nombreux souvenirs que j'imaginais heureux et plein de regrets. Je lui emboîtais le pas, la laissant revenir doucement à la réalité. J'étais une personne inconnue et indifférente à ses souvenirs remontant probablement jusqu'à l'époque où je n'étais qu'un rival de collège.
Je l'attendis sagement sur le pas de la porte. Un cri aigue et intense trancha le bourdement sourd de la maison et un mouflet roux et surexcité d'à peine six ans bondit sur le seuil de la porte. Il avait un sourire béat et soufflait comme un bufle.
- Jacranf ! S'écria la voix de sa mère à travers la cuisine. Viens ici finir de manger !
Le jeune Weasley nous regarda et nous grimaça un sourire grand et bête avant de filer en sens inverse dans les jupons de sa mère qui passait juste devant la porte, cuillère à bébé dans une main et petit bol dans l'autre.
- Hermione ! S'écria Harry en entrant dans le salon avec deux jumeaux roux et boutonneux sur ses talons. Malfoy ! Soyez les bienvenus ! Entrez, entrez !
Je fus stupéfait de voir Harry ainsi ! En réalité, je n'avais imaginé dans notre adolescence ni eut la chance de le considérer de la sorte durant ces dernières années de secret : Potter apparaissait naturellement en père accompli.
Je crois que ce fut le moment de ma vie où ma fière âme de Serpentard victorieux vécut sa plus dure épreuve. La réalité de la quarantaine. Le Potter de dix-huit ans avait soudain prit vingt ans, vingt kilos et des cheveux blancs. Les rares fois où je l'avait rencontré ces dernières années, il avait été sombre, stratège et seul. Ce soir, il était rayonnant, et père d'une famille nombreuse. Et j'étais soufflé.
Derrière lui, se tenait Térence, ressemblant à son père jeune comme à un parfait jumeau. La seule différence entre eux était seul ce sourire émerveillé sur le visage du jeune homme. Il était en admiration devant nous, subjugué. A ses côtés et discrète, la jeune Malfoy dont j'avais tant entendu parlé me frappa telle une apparition.
Elle était sublime. Son port était gracieux et autoritaire. Son visage se muait dans la douceur de la pudeur. Elle avait des cheveux d'une blondeur éclatante et troublante. Il me devint difficile de douter qu'elle n'eût pas de sang de Malfoy dans ses veines. Mon cœur se serra soudain quand dans le fond de ces yeux et la fierté de sa prestance, je retrouvai brutalement ma mère. Je remarquais alors en elle tous les détails qui faisait de ma mère une femme. Lorsqu'à peine son regard croisa le mien, je fus sûr et absolument certain comme par un enchantement d'avoir à faire à une sœur, aussi fou et irréaliste que cela puisse paraître. Je devais bien avouer si c'était un charme, il était bien parfaitement réussi. Elle était ma sœur. Et elle me salua d'un bref mouvement de la tête, apparemment aussi troublée.
Harry nous débarrassa de nos manteaux et Hermione n'avait toujours rien dit. Elle était fébrile. Je posai sa main dans son dos quand Harry nous pria de nous assoir. Les deux jumeaux que j'avais remarqué plus tôt se hâtèrent de rejoindre la cuisine d'où sortait encore la voix maternelle et autoritaire de Ginny Weasley.
- Vous voulez boire quelque chose ? Proposa Harry en souriant avec une amabilité et une sincérité absolument déconcertantes.
Même si ce sourire était plus pour sa meilleure amie que pour moi bien entendu…
Le jeune Térence et sa petite amie, ma sœur, avait pris place dans le sofa devant nous. Honnêtement, ils ne faisaient pas la paire. Lui jovial et extraverti et elle stoïque et presque froide. Mais je n'avais rien à dire à ce propos. Je n'étais ni un père, et même si je ne doutais plus d'être un frère, je restais pour le moment l'invité bien malvenu.
Une tribu d'enfants traversa soudain le salon en courant à grands cris, et escaladèrent le grand escalier du fond à grande vitesse. Des « Bonjour! » survoltés ou des « Salut » discrets se firent entendre quand ils passèrent en hâte sous le regard paternel.
Ron sortit à son tour de la cuisine, le rose au joues et les yeux timides. Il tenait dans ses bras un bébé encore tout rond et les yeux mi-clos. Le petit William. Il s'avança à petits pas vers nous. Son air avait changé. La vie ne l'avait pas gâté et déjà des cheveux blancs à la ligne de son front trahissaient des chagrins et des fantôme bien lourds. Délicatement, il donna le jeune fils à son père et se tourna vers nous en nous saluant. Hermione était émue et confuse ; j'étais plus détaché. Après tout dans l'histoire, j'avais joué l'amant. Au début du moins.
Il était hésitant et gêné. Peu à peu malgré tout, il se permit de fixer avec plus d'intensité ma partenaire. Par moment, il me lançait un regard confus, puis reportait puérilement son regard sur Hermione.
- Tu… Tu… Bredouilla Ron, puis se ressaisissant il marmonna d'une traite : c'est bien que tu sois en vie.
- Merci, Ronald. Je suis heureuse de te revoir aussi, remercia Hermione.
Ron se tourna alors légèrement vers moi.
- Draco Malfoy… commença-t-il. Je… euh…
- Te fais pas de bile, Weasley ! Lançai-je voyant qu'il ne trouvait pas de mot juste. On va dire qu'on a pas eu l'occasion de se connaître l'un l'autre…
Il acquiesça en silence, trouvant certainement ma phrase la plus conciliante parmi toutes celles qu'on aurait pu dire. Il s'assit enfin dans un coin, loin de moi mais pourtant timidement proche d'Hermione.
Ginny entra enfin au salon et Hermione et moi nous levions par politesse pour la saluer. Elle fit un grand sourire en voyant ma douce moitié qui, elle, resta toujours froide à sa vue, et me gratifia ensuite d'une révérence sommaire et suffisante. Elle s'assit aux côtés de son mari et nous restâmes tous en silence un instant. Hermione, Ron, Ginny et Nymphalise avaient la têtes baissée.
Je marquais soudain une pause au fond de moi, puis je fronçai les sourcils. Il me manquait quelque chose. Il me manquait une chose essentielle. Il manquait la personne pour laquelle je n'aurais en aucun cas manqué ce dîner. En aucun cas et surtout par-dessus toute la logique du monde.
Comme s'il avait pu lire dans mes pensées, bien que ce lui soit impossible, Harry s'étonna tout à coup à la cantonade :
- Mais où est Garence ?
Tout le monde revint aux faits et s'étonna avec lui. Ginny parcourut la salle des yeux comme si elle avait malgré tout pu se cacher parmi nous puis d'une voix puissance appela à travers toute la maison :
- Garence ! Descends !
Un murmure se fit alors dans l'escalier et elle répondit calmement :
- Je suis là, maman.
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Octobre 1992
Le soleil inondait l'arrière chambre de l'infirmerie dans sa grande blancheur matinale. Madame Pomfresh s'approcha du lit de la jeune femme endormie. Elle prit sa tension, la température de son corps et nota quelques uns de ses réflexes. D'un mouvement de baguette, les résultats des tests s'inscrivirent au bas d'un dossier placé au pied du lit.
Le jeune homme assis dans le fauteuil près de la couche grogna légèrement puis papillonna des yeux et les ouvrit. Il s'étira en grimaçant. Quand il remarqua enfin Madame Pomfresh qui le regardait doucement, il s'excusa à mi voix. L'infirmière sourit.
- Vous ne devriez pas dormir dans ce fauteuil Monsieur Malfoy, votre corps a beaucoup souffert. Vous devriez plutôt vous reposer sur votre lit.
- Merci M'ame, mais je me sens très bien. Je vais rester près d'Hermione pour le moment où elle se réveillera.
- Comme vous voudrez, jeune homme.
Elle contourna le lit de la jeune femme, l'attitude sèche, et s'apprêta à quitter la pièce.
- Monsieur Potter et Dumbledore m'ont chargé de vous dire qu'ils vous ont trouvé un lieu discret et isolé où vous pourrez rester autant que vous le souhaitez.
Draco acquiesça brièvement et attendit que l'infirmière sorte pour se rapprocher d'Hermione.
Elle était extrêmement pâle et toujours inconsciente depuis quatre jours. Lui-même s'était réveillé peu de temps plus tôt et avait écouté Harry lui raconter leur arrivée fracassante dans la bibliothèque du Square. Il avait appris entre autre que c'était Hermione qui les avait transporté jusqu'à l'Ordre juste avant de s'évanouir. Il ne se souvenait pas de ce moment-là. Son dernier souvenir remontait à l'assaut des membres de la Cohésion sur le terrain du QG. Harry lui avait également appris qu'Hermione souhaitait garder le silence quant à leur retour d'entre les morts. Aucun d'eux ne comprenait bien sa motivation, mais ils respectaient néanmoins ce choix. C'était une des raisons d'ailleurs qui avait poussé Draco a passé sous silence l'ensemble des évènement qui s'étaient déroulé au QG courant de ces trois dernières années.
En revanche, il se demandait toujours comment Hermione avait pu les sauver après le combat. Il ne faisait aucun doute qu'elle avait été frappé comme lui par la puissance des sorts des magemorts, mais comment avait-elle pu les soigner tous les deux ensuite, brûler leur cicatrice de mangemort et les faire atterrir au QG ? Comment en avait-elle eu la force ?
Il songea que peut-être on les avait aidé, mais ne s'avançait pas trop à croire une telle chose : ils n'avaient pas d'allié au sein de la Cohésion, hormis sa mère.
Draco passa sa main droite sur le front d'Hermione. Elle semblait si pure et si fragile étendue et inconsciente sur ce lit. Comment avait-il pu croire au cours de son exil qu'il pourrait ne plus jamais l'aimer ? Il en était bien simplement et fatalement incapable. Lentement alors il se pencha sur elle et déposa ses lèvres sur les siennes froides. Il posa enfin sa tête sur sa poitrine.
Quelques temps plutard, Hermione bougea légèrement.
- … Harry ? Finit-elle par murmurer d'une voix claire et chétive après un moment.
Draco se redressa et dégagea un mèche sur son front, heureux et inquiet.
- Non, Hermione, répond-il troublé. C'est Malfoy.
Elle s'étonna et posa une main aveugle sur son bras.
- Comment tu vas ? Demanda-t-elle alerte. Tu n'es pas blessé ?
Il secoua la tête avec empressement pour la rassurer.
- Non, non. J'étais moins fatigué que toi. Madame Pomfresh a soigné mes blessures sans l'ombre d'un problème.
Hermione se redressa d'un coup.
- Madame Pomfresh ? Mais personne ne doit savoir…
- Ne t'inquiète pas, Granger ! Notre survie est un secret dont Potter est le gardien. Personne ne saura rien.
Puis après un moment où elle avait reprit ses esprits, il ajouta, les sourcils froncés :
- Dis-moi pourquoi tu ne veux pas mettre tes amis au courant de notre retour ?
Hermione prit une petite inspiration, plus pour supproter la douleur que pour se concentrer, et s'expliqua alors à voix douce :
- Si Voldemort venait à apprendre que nous sommes toujours envie après son attaque, il voudra nous mettre à mort.
- Nous sommes sous la protection de l'Ordre maintenant, Hermione, s'étonna Draco. On ne craint plus les mangemorts.
- Je ne crains pas les mangemorts, Draco, murmurait-elle d'une voix lourde, je crains pire. Pour nous tuer, s'il l'apprend, il n'enverra pas des mangemorts, tu t'en doute bien... Il enverra l'Héritier parce qu'il sait que je refuserais qu'on lui fasse du mal.
Draco acquiesça sombrement, mais néanmoins ne comprenait pas une chose.
- Pourquoi alors refuses-tu d'en parler à tes amis ? Ils ne parleront pas à Voldemort eux.
La jeune fille fit une grimace douloureuse en s'asseyant. Draco l'aida. Elle hésita un moment.
- Tu sais le jour où on devait se retrouver sur la colline de Prés au Lard et où les mangemorts m'ont enlevée ?
Il acquiesça, attentif.
- Ce jour-là, juste avant de partir, Ginny m'a dit que si jamais je quittais mon QG pour te retrouver, elle nous dénoncerait à l'Ordre et à la Cohésion…
- Tu ne penses pas vraiment ce que tu dis Hermione ! S'écria-t-il avec horreur. Vous êtes deux meilleures amies et elle n'ai aucune idée de la façon d'entrer en contact avec la Cohésion. C'est Rogue qui a prémédité ton enlèvement. Il voulait ta vie pour sauver la mienne.
Hermione commença à sangloter, despérée.
- Elle était la seule avec Ron à savoir où je te retrouvais chaque fois, Draco. La seule ! Rogue, lui ne savait pas.
- Mais, enfin... C'est absurde ce que tu dis.
- Draco… gémit-elle, implorante.
Il vit dans ses yeux une peur qu'il ne lui avait jamais vu ressentir.
- Je ne veux pas risqué que tout recommence. J'ai tellement souffert. Comprends-moi, je ne veux pas retourner dans cet enfer. Plus jamais.
Elle avait les yeux brouillés, effrayée et désemparée qu'il ne la croit pas. Draco Malfoy n'insista pas et se pencha sur elle pour la prendre dans ses bras et calmer de sa terreur.
Mais malgré tout, le doute était installé en lui. Qui d'autre que Ginny avait pu en effet donner à Rogue leur planque pour qu'il arrive à ses fins ?
Il entrelaça ses doigts à ceux d'Hermione.
- Je suis là maintenant.
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2007 : Hermione
Je crois qu'à cet instant, mon cœur cessa de battre dans ma poitrine. Longtemps je ne fus capable que de la regarder là, en haut de ses marches du Terrier à nous contempler en silence.
Lorsque j'avais vu Garence pour la première fois dans les escaliers de la maison de ses parents, déjà j'avais cru la voir. Tout mon corps et tout mon esprit avaient tremblé en superposant son image à la sienne. Mon esprit alors avait espéré et à la fois réfuté la théorie de son existence. Ça ne pouvait logiquement pas être elle.
Mais j'avais pourtant été irrémédiablement troublée. Prise entre le miracle totalement improbable et la ressemblance outre mesures. Certes, la dernière fois que je l'avait vue, elle n'était qu'un bébé. Elle avait forcément changé. Incomparablement changé. Mais pourtant, l'image qu'il me restait d'elle avait soudainement brûlé dans mon esprit comme un souvenir troublant. Je ne voulais pas croire à cette folle histoire.
Draco lui y avait cru. Complètement. Quand moi j'essayais d'oublier pour me reconstruire, lui il s'était mis à se battre pour la retrouver. Il ne pouvait pas croire à sa mort quand moi je disais qu'elle l'était forcément. Il me jurait le contraire et n'avait plus voulu remettre en question sa certitude. Pour lui, Garence était la fille que j'avais perdue.
En allant à Poudlard, je savais qu'il voulait revoir cette fille pour pouvoir me persuader à mon tour qu'elle était ma fille. Je ne pouvais pas y croire. Je ne voulais pas y croire. J'avais trop souffert que Voldemort me l'enlève. Et puis c'était totalement absurde ! Comment avait-elle pu survivre alors que depuis le moment de sa naissance, il avait été décidé qu'elle mourrait ?
Malfoy s'entêtait dans cette histoire. Pour ce foutu sentiment qu'il avait ressenti lui aussi en la voyant. Mais ce n'était pas possible. Ce n'était pas possible. Elle était morte. Rien ne pouvait ébranler ma certitude. D'ailleurs, comment Ginny Weasley pouvait-elle élever ma fille sans s'en rendre compte ? Comment ne s'était-elle pas rendu compte du changement ? Et puis comment Harry aurait-il pu me cacher une telle chose ? Harry était peut-être lui-même victime de ce changement ?
Malgré tout ce soir, en voyant Garence descendre ces escaliers du Terrier et ses grands yeux, je m'étais mis à douter contre tout l'entendement du monde. A cause de ce foutu souvenir et de ce foutu sentiment. Et de ce foutu Malfoy.
Mon être tout entier me hurlait à présent que Garence était la fille que j'avais perdue alors que ma conscience me jurait le contraire. Mais pourtant, je vous jure, ce soir-là, en la voyant descendre, toute jeune, toute belle, toute épanouie, j'étais mal à l'aise de ressentir cette fierté vile et grandissante de mère.
Foutu Malfoy et foutue idée saugrenue!
Et le soulagement me faisait respirer malgré moi un peu mieux : si Garence était ma fille, alors celle-ci n'était plus en danger.
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2007 : Harry
Quand Garence nous eut rejoints, nous passâmes rapidement à table. Hermione parlait peu. Je la supposais troublée par certains souvenirs du Terrier qui devaient lui revenir en mémoire. Ron la suivait tristement des yeux. Il suivait également Malfoy et son empressement auprès d'elle avec une grande tristesse.
Moi qui su plus tard que lui cette liaison entre eux deux, j'ai plain de longues années qu'il la croit morte et qu'il n'arrive pas à refaire sa vie. Je ne pouvais pas lui dire qu'Hermione était en vie et je n'avais jamais non plus parlé avec lui de cet infidélité. Comment le pouvais-je ? Il n'en avait jamais parlé de lui-même, et avouer que je savais m'était impossible vis-à-vis d'Hermione et de son désir de silence. Néanmoins, j'avais vite su qu'il connaissait la relation d'Hermione et Draco. Apparemment, et heureusement d'ailleurs, il en avait parler à Ginny. J'en avais supposé ainsi lorsque ma femme n'avait pas si étonné de voir Hermione au bras de Malfoy lors de leur réapparition. Bien que de les voir ensemble ne l'avait nullement réjouie aux vues de son humeur massacrante.
Pauvre Ron… Il ne méritait pas ça.
Ce fut difficile de lui avouer lui avoir menti après tant d'années sur l'existence de la femme qu'il aimait. Heureusement, Ginny avait vite compris les raisons pour lesquelles je n'avais pu dévoiler ce secret et les avait confiées à Ron qui avait accepté.
Ginny nous plaça autour de la grande table. Elle prit bien soin de mettre Draoc Malfoy le plus loin d'elle et Hemione entre son filleul et moi. Théodore et Hippophile, les deux jumeaux étaient « dévoués » au service de la table. Nymphalise Malfoy restait muette et pudiquement impressionnée par Draco Malfoy. Dumbledore avait raison : ces deux là venaient bien probablement de la même famille.
Enfin, c'était étrange, connaissant tout du secret de l'incendie du QG de la Cohésion, de voir Hermoine si proche de l'enfant qu'elle croyait avoir perdu. C'était excitant et à la fois affreux de les savoir à la même table, si inconnus l'un de l'autre et Hermione si meurtrie sans pouvoir rien lui révéler de cette histoire. Tellement affreux et tellement de temps perdu pour rien.
- Hum… Hermione, commença Ginny à l'autre bout de la table. J'ai voulu te mettre à proximité de Térence et Garence pour que tu puisses apprendre à les connaître. Je leur avais dit que tu devais être leur marraine et ils sont impatients de te connaître. J'espère que ça ne te dérange pas.
La jeune femme lui fit le premier sourire chaleureux depuis leurs retrouvailles.
- Pas du tout, assura-t-elle.
Je crois bien que j'ai vu Draco sourire à cet instant. Etonnant de voir ce vieil impétueux et orgueilleux amoureux de mon Hermione. On avait bien changé tiens ! Les jumeaux servirent l'entrée à la façon des moldus, c'est à dire, comme se plaisait à le dire Ginny, à la force de leurs bras.
- Comment avez-vous fait pour fuir la Cohésion ? Demanda soudain Térence.
- Térence ! S'exclama Ginny, outrée.
Hermione fit un geste de la main pour lui montrer que ça me la gênait pas de répondre. Je la vis prendre le temps de chercher ses mots.
- Quelqu'un nous a aidé à nous échapper. Malheureusement, s'empressa-t-elle d'ajouter avant que Térence ne pose une autre question, je ne sais pas qui.
Elle lui souriait gentiment. Il acquiesçait gravement. Ginny soupira. Cependant Térence n'en avait pas fini.
- Et vous avez fui avec Draco Malfoy ?
- Oui, répondit une fois de plus Hermione avec gentillesse.
Ginny s'emporta contre l'insolence de notre fils. Il fit semblant de s'excuser et nous rîmes à couvert de son éternelle curiosité. Il y eut un nouveau moment de silence puis Térence ne put se retenir :
- Pourquoi dit-on que vous l'avez tué alors ?
2007 : Ginny
- Térence ! Ça suffit maintenant ! M'énervais-je enfin, terrifiée au fond de moi que cette histoire revienne nous frapper à nouveau. Il est hors de question que tu continues de déranger Hermione avec de telle question.
J'étais mal à l'aise. Hermione riva sur moi un regard violent et pervers. C'était le sujet la mettait en boule avec violence. Je n'en menais pas large.
- Je me demande aussi pourquoi, marmonna-t-elle entre ses dents. Mais tu as d'idée peut-être Ginny ?
- Hermione ! S'outra Harry. Je t'ai déjà dit de ne pas accuser Ginny de la sorte. Elle n'a rien fait.
Ma meilleure amie rougit de colère et s'emporta contre moi. J'avais redouté ce moment pendant plus de dix-sept ans.
- Tu ne lui as donc pas dit, toi ? Pendant toutes ces années ? C'est vrai en même temps, que comme j'étais morte tu n'avais pas besoin de te couvrir de honte à raconter au monde entier ton crime !
- Mia !
- Quoi, Harry ? Elle ne t'a jamais avoué que c'est elle qui a tenté de tuer Draco lors de la Bataille ? Devant mes yeux ? Et qu'elle a osé m'accuser de son meurtre après ? Elle lui a lancé un sort alors qu'il était déjà blessé !
- Je ne l'ai pas tué ! Hurlais-je enfin, complètement terrifiée et honteuse.
Hermione se retourna vers moi, furibonde, et roula des yeux enragés. J'avais mal au ventre et un nœud dans gorge.
- Tu ne l'as pas tué, mais tu as fait croire à tout le monde que je l'avais fait.
- Hermione… Il venait d'assassiner notre frère, tenta Ron pour la calmer.
- Oh ! Ne viens pas te mêler de juger cette histoire toi ! S'écria encore plus brutalement Hermione, hors d'elle. Tu ne vaut pas mieux qu'elle. Même tu es pire ! Tu savais qu'aucun d'entre nous n'avait choisi de faire cette guerre. Tu savais que Draco ne voulait plus être à la tête de la l'armée de la Cohésion. Tu savais parce que je te l'avais dit. Tu savais qu'il voulait rejoindre l'Ordre. Et tu savais d'autant plus qu'il allait se défendre contre ton frère puisque c'est toi qui avais demandé à Charlie de l'éliminer pour ta propre satisfaction. Quand tu nous as rejoint à la fin du combat, tu as vu que Ginny avait tenté de tuer Draco pour se venger. Et tu l'a laissé m'accuser ! Parce que je l'avais choisi au lieu de toi. Tu n'es qu'un lâche, Ron, et tu…
- Ça suffit Hermione ! Le défendis-je enfin.
J'étais aux bords des larmes face à la violence et à la cruauté de ces mots. Elle qui avait été ma meilleure amie et presque ma sœur débordait d'une haine qui m'était effroyable. Elle me détestait plus qu'il n'était permis d'imaginer et Ron plus encore. Je ne retenais plus mes larmes. Charlie était mort et Draco était vivant. Même si je n'avais pas le droit d'accuser ses mots dont la souffrance de ses dernières années n'avait en rien diminuer le venin, je ne pouvais la laisser finir. Je l'aimais énormément, et c'était atroce de l'entendre nous haïr aussi violement. C'était la pire des tortures.
Je sentis la douce main de Térence et des jumeaux sur mon épaules. Je ne méritais pas cette haine.
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2007 : Nymphalise
Ginny Weasley pleurait à présent à chaude larmes à sa place et Hermione Granger hors d'elle s'était levé pour aller les cent pas dans le salon. Draco Malfoy et Harry Potter étaient près d'elle pour la calmer.
Pourtant si j'étais mal à l'aise à cette table, ce n'était pas à cause de cette dispute de famille. Non, j'étais mal à l'aise parce que Rogue m'avait interdit de me rapprocher des Potter et que je commençais à me demander si en bravant son injonction ne n'avait pas fait une grave erreur. J'aurais du m'arrêter lorsqu'il m'avait demandé de le faire. J'aurais du me borner à refuser quand Térence avait insisté pour que je viennes à ce dîner. Je ne regrettais pas d'être venue pour le dramatique et la véhémence de cet échange, mais même malgré la gravité des paroles que les deux femmes échangeaient, je n'arrivais pas à accorder une importance de circonstance.
Je regrettais d'être venue parce que ce deuxième esprit que je redoutais depuis des années, aussi infime soit-il, venait de prendre sans que j'en ai pu prendre conscience possession de moi. Et j'avais mis trop de temps à m'en rendre compte.
Je ressentais à présent de la haine et de l'agressivité envers Harry Potter, de la méchanceté envers Térence, Garence et leurs deux frères, et soudainement un sentiment de révolte et de colère en voyant Hermione Granger et Draco Malfoy enlacés dans le salon. Je savais que ce n'était pas moi. Je tentais de refermer mon esprit, mais en vain. La conscience intruse qui paralysait mon esprit avait trop de puissance et trop de pouvoir.
J'eus beau tout tenté pour détourner le regard, respirer plus calmement, me focaliser sur un bon souvenir, je ne réussis à reprendre le contrôle de moi-même qu'au moment où la deuxième dispute avait cessé d'éclater sous le regard confus d'Harry pour la lettre qu'il tenait entre les mains.
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Fin août 1992 :
- Ron ! Ron ! Hurlais Harry à travers tout le Terrier.
Il montait et descendait les escaliers dans tout les sens. Il était affolé.
- Ron ! Cria-t-il encore.
- Oui, Harry, je suis là, répondit enfin le jeune roux à la porte de la grande bâtisse.
- Ron ! Ginny a des contractions violentes. Vite ! Il faut l'emmener à Ste-Mangouste.
Le jeune homme était serein et le rassura sans peine. Derrière lui, se tenait une jeune femme vêtue de blanc.
- Le médecin avait dit qu'il fallait qu'elle reste couchée. J'ai déjà prévenu l'hôpital et ce docteur est venue voir l'état de Ginny.
Harry resta interdit quelques instants puis revint à la réalité, toujours stressé et excité.
- Oui, oui, bien sûr ! Venez par là ! Elle nous attend dans sa chambre.
Il monta quatre à quatre les marches de l'escalier devant le docteur discrètement amusé.
- C'est son premier enfant ? Demanda-t-elle à Ron.
Celui-ci eut sourire entendu.
- Oui, ses deux premiers.
Dans la chambre de la jeune femme, il y avait sa mère, son père, Georges et Harry. Sur son lit, Ginny respirait fort et sentait l'effort douloureux. Le docteur s'approcha d'elle, sous les regards impressionnés des Weasley réunis. Elle s'assit sur le lit et commença à vérifier que tout aillait bien.
- Depuis la Bataille, les médecins lui ont dit de rester allongées, commença Molly. Elle y a perdu son frère. On nous a dit que l'accouchement serait compliqué et difficile à cause d'un des jumeaux qui n'était pas bien placé à cause du stress que cela avait provoqué. Et tout à l'heure, juste avant qu'elle ne se sente mal, elle a appris que sa meilleure amie avait été enlevée.
Le docteur acquiesça lentement, les mains sur le ventre de la jeune femme.
- Effectivement, l'un des jumeaux ne semble pas placé correctement pour sortir, constata la jeune femme. Mais vous n'avez pas de soucis à vous faire, nous allons pouvoir le mettre au monde correctement quand le moment sera venu.
Elle agit sa baguette au-dessus du ventre de Ginny et celle-ci se calma.
- Ces contractions ne sont pas grand-chose. Elles ont effectivement été provoquées par le stress. Ce soin devrait calmer la douleur. Il vous reste encore deux semaines à vous reposer tranquille avant qu'ils sortent. Essayez de vous reposez le plus possible ! Je suis désolée pour votre amie.
La jeune femme se releva avec un sourire confiant. Elle salua Ginny et sa famille puis ressortit avec Harry et Ron. Juste avant de quitter le Terrier, elle leur confia :
- Prenez soin de la ménager. Elle ne doit pas s'inquiéter plus qu'elle ne l'est déjà. Son accouchement ne sera pas facile du tout.
Ils acquiescèrent en silence et lui serrèrent la main. Elle transplana enfin et disparut.
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2007 : Térence
Hermione Granger était partie se calmer au salon pendant qu'avec Garence et Oncle Ron, nous tentions de consoler maman. Celle-ci n'arrivait pas à s'arrêter de pleurer. Ma sœur lui tendit un verre d'eau qu'elle prit maladroitement. Peu à peu quand même, elle se calma et reprit ses esprits.
Hermione Granger de l'autre côté paraissait plus tranquille elle aussi. Malfoy l'avait prise dans ses bras et la forçait à la regarder droit dans les yeux. Il semblait l'obliger à faire à attention à ses emportements. Elle finit par lui promettre de faire un effort et il déposa un baiser sur son front. Ils revinrent plus décontractés à table et Harry soupira quand nous fûmes tous assis en silence. Nous recommençâmes à manger. Nymphy semblait ailleurs comme souvent. Une discussion paisible reprit entre Garence, Malfoy, Papa et moi. Le calme et la paix régnèrent pendant près d'une heure. Hermione et Maman avait même rejoint notre conversation sans tellement s'envoyer de pique. Tout allait bien. Enfin, aussi bien que possible. Oncle Ron aussi participait de temps à autre.
Mais malheureusement, rien n'était gagné et tout dégénéra une nouvelle fois pour un mot maladroitement trop haut.
- … le ministère de la magie ne devrait pas choisir cette option. A coup sûr, cela va les mener tout droit à la perte considérable d'hommes et de Gallions.
- Je ne suis pas d'accord Ginny, rétorqua Hermione. Personne ne peut prédire ce qui va arriver. Bien que sorciers, nous sommes des humains après tout !
Le ton de sa voix avait dérapé vers l'exclamation agacée. Ginny resta un petit moment sans voix, choquée, puis ses yeux se remplirent à nouveau de larmes.
- Ah non ! Ginny, supplia Hermione. Ne te remets pas à pleurer ! S'il te plait.
- Je… Je… commença-t-elle. Je ne sais pas pourquoi tu me détestes à ce point Hermione. Je n'ai rien fait pour mériter ça.
La jeune femme poussa un soupir d'agacement.
- Je parlais de politique, Ginny, alors je t'en supplie arrête de pleurer.
- Mais tu me détestes quand même, répéta-t-elle avec désespoir.
- Mais non….
- Mais si ! Mais si !
Je sentis celle qui aurait du être ma marraine se crisper et se retenir de se fâcher. Draco Malfoy à ses côtés lui imitait de se calmer. Mon père recommençait à stresser.
- Je sais que tu as vécu des horreurs il y a dix sept ans mais cela ne te donne pas le droit de me haïr à ce point…
Hermione ne répondit rien, appliquée à rester maîtresse de ses paroles. Maman la contemplait d'un regard suppliant. Elle voulait comprendre. Hermione fixait obstinément la table pour ne pas hurler, et finalement, alors que tout le monde croyait qu'elle en resterait là elle marmonna avec un dégout profond :
- Si tu ne m'avais pas trahie, je n'aurais pas eu à vivre toutes ces horreurs et je ne te haïrais pas…
- Hermione ! Supplia Draco Malfoy. Ça suffit maintenant. Tu n'as pas le droit de l'accuser encore.
Elle se tourna vers lui, indignée.
- Si elle n'avait pas donné notre planque à Rogue, rien de tout cela ne serait arrivé ! Tu le sais autant que moi !
- C'est Rogue qui a prémédité ton enlèvement, pas elle !
Ginny eut un hoquet de surprise.
- Je… Tu… Tu me crois coupable de ton enlèvement ?
Hermione ne répondit rien et lui jeta un regard troublé et confus.
- Tu crois que j'ai voulu que tu sois torturée par les mangemorts ? Qu'il te prive de ta fille et de tout le bonheur que tu mérites ? Tu me crois atroce à ce point ? Et puis d'ailleurs comment aurais-je fais ça ?
- Tu avais menacé de nous dénoncer si jamais je quittais le Square pour rejoindre Draco, et tu étais la seule à qui j'avais confié notre planque…
- Mais Hermione enfin ! Tu ne pense pas vraiment ce que tu dis ? Tu es la meilleur amie que j'ai jamais eue et même si j'étais en colère ce jour-là, je n'aurais jamais mis en acte mes paroles.
- Tu venais de tenter d'assassiner Malfoy !
- Il venait de tuer mon frère. Comment voulais-tu que je réagisse autrement ? Mais j'ai eu honte de l'avoir fait à peine le sort était lancé. J'ai regretté comme jamais ce que j'avais fait et je mourrais de te voir souffrir ainsi par ma faute. Hermione, quand tu as disparu j'ai d'abord cru que tu avais fui l'Ordre parce que tu ne pouvais plus supporter ma vue. J'ai regretté chaque jour de t'avoir offensé et chaque jour je m'en voulais un peu plus de t'avoir accusé la dernière fois que j'avais croisé ton regard. Mais quand Harry m'a annoncé que tu étais prisonnière de la Cohésion et qu'ils y allaient pour te libérer, j'ai tellement espéré ton retour. Quand il est revenu en m'annonçant ta mort, j'ai cru m'effondrer et mourir pour te rejoindre. Hermione, jamais je n'aurais fait quoique ce soit pour attenter à ta vie. Tu es trop chère à mon cœur…
Je n'avais jamais vu ma mère si sincère. Hermione était toute retournée. Draco Malfoy l'avait enlacée et berçait doucement ces pleurs. Celle-ci, faible et avouée, pleurait maintenant toutes les larmes qu'elle avait retenues et toute la haine dont elle avait si longtemps accablé ma mère. Je devinais qu'à travers tous ces souvenirs, elle revivait le perte de sa fille et toutes les horreurs dont mon père m'avait laissé imaginées l'ampleur. Enfin, toute meurtrie, désolée et accablée, elle murmura dans un moment de doucement et de regrets :
- Pardonne-moi…
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2007 : Garence
Quand Granger eu murmuré à ma mère entre ses pleurs de la pardonner, Maman se leva et s'approcha de sa meilleure amie. Nous étions tous confus de la voir pleurer ainsi sans plus pouvoir l'arrêter. Je ne connaissais pas cette femme mais j'avais entendu son histoire tant de fois à la maison que j'éprouvais de la compassion à son égard.
Draco Malfoy aussi m'intriguait. Au début, il m'avait fait peur, mais à présent il était devenu intrigant. Il ressemblait tellement à Nymphalise que s'en était troublant. J'en venais maintenant à douter de cette rumeur. Et si elle avait raison sans le savoir ? Et si Nymphalise était la fille de Draco Malfoy et d'Hermione Granger ? Papa pensait qu'elle était sa sœur, mais moi je commençait à me demander si elle n'était pas réellement sa fille. Celle que tout le monde croyait de Ron et qui avait disparue dans l'incendie du QG de la Cohésion. Je sais que mon père avait retrouvé le cadavre d'un berceau, mais quelqu'un avait peut-être sauvé le bébé des flammes avant qu'il n'arrive et l'avait confié à un orphelinat. Son retard à Poudlard pouvait s'expliquer par des troubles dans son enfance.
… Je m'égarais ! C'était totalement absurde ! Je délirais complètement.
Tout à coup, nous fûmes interrompus par hululement d'une grande chouette noire à la fenêtre du salon. Elle portait dans son bec une lettre du sceau de Poudlard. Mon père se leva et libéra l'animal de sa missive. Nous étions tous tournés vers lui. Il parcourut la lettre des yeux une première fois, puis la relis plus vite une deuxième fois, les mots aux bords des lèvres. Il devint pâle. Nous étions tous silencieux, attenant le premier mot.
- Tout va bien Harry ? Demanda ma mère.
Il ne répondit pas.
- Eh ! Harry ! Qu'est-ce qui ne va pas ? S'inquiéta Hermione, calmée dans ses pleurs.
Térence se leva et alla derrière l'épaule de notre père pour jeter un œil au message. A son tour, il laissa échapper un petit cri stupéfait.
-Térence ! Hurlais-je alors, affolée.
Il eut du mal à détacher ses yeux de la lettre et déclara sombrement :
- Dumbledore vient de mourir. Une embuscade de la Cohésion apparemment.
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Hum... J'espère avant tout que ça vous a plu. Vraiment.
Bon... Sinon, je ne sais toujours pas si ça vaut le coup que j'écrive l'historie du début extrème et à l'endroit. Quelques uns de vous m'en ont donné leur avis, mais ça ne me donne pas l'avis de la majorité d'entre vous.
En attendant de vous revoir,
Bien à vous,
Orgueil
