Bonjour/Bonsoir à tous !
J'espère que tout se passe bien de votre côté.
Pour répondre à l'une des reviews : non, tous les personnages de cette fiction ne sont pas nés, mais il y a bien une ambiguïté évidente, notamment avec le personnage de Ron (je pense que vous l'aurez remarqué :P). Ils sont chacun le repère de l'autre, ce sont seulement des relations assez…spéciales, je vous l'accorde.
Attention au langage pour ce chapitre ! Bonne lecture !
Plongée dans l'obscurité, Hermione était heureuse de laisser s'évacuer toute la tension de la soirée. Mais les premières heures de la nuit, elle ne bougea pas beaucoup : elle était effrayée qu'une partie de son anatomie touche Drago, et qu'alors il sache toute la vérité, même profondément endormi.
Dès que Drago bougeait un peu, elle se raidissait et retenait son souffle.
Dès que Drago soupirait dans son sommeil, elle priait une Divinité différente, pour qu'il ne vienne pas à bout de son secret, d'une manière ou d'une autre.
Et puis, au bout d'un moment seulement, Hermione se fia à l'évidence: il était peu probable que Drago fasse quoi que ce soit pour compromettre sa position. Il lui arrivait de bouger un peu dans le lit, mais il ne s'était pas tourné une seule fois vers elle.
La fatigue était bien trop harassante pour qu'Hermione continue longtemps ce petit jeu. Peu de temps après, elle dormit d'un sommeil profond.
Elle rêva de choses surprenantes – des abeilles la poursuivant tout autour du jardin, d'un orage puissant, qu'elle observait à l'abri –.
Pendant une bonne partie de la nuit, Drago et Hermione ont dormi chacun de leur côté. Mais lorsque le soleil commença son ascension dans le ciel, Drago décida de se retourner pour pouvoir dormir encore un peu, sans être gêné par la lueur du jour.
Immédiatement, son corps entra en contact avec quelque chose de chaud. Appréciant cette sensation, Drago poussa un soupir de bien-être et y colla entièrement son corps.
Y avait-il une femme dans son lit ?
Souriant en coin, il garda les yeux fermés et fit lentement glisser sa main sur la hanche de sa partenaire, puis sur son ventre plat. Une main sur son nombril, il la poussa un peu plus contre son aine et soupira lorsque quelques mèches de cheveux vinrent chatouiller ses narines.
Voilà comment il aimait être réveillé.
Heureux de prolonger sa nuit de sommeil, Drago poussa un petit couinement lorsque la femme dans ses bras remua un peu son postérieur. Endormie, elle semblait chercher une position plus confortable, se frottant sans le savoir à la bosse matinale de mini-Drago. Le blond se répéta de se calmer. Si elle continuait de l'exciter de la sorte, consciemment ou non, il pourrait tire rune croix sur son précieux sommeil.
Mais les fesses de la jeune femme bougèrent encore. Cette fois, avec sensualité, au goût de Drago.
Il poussa un nouveau gémissement, plus fort cette fois-ci, alors qu'il se sentait de plus en plus à l'étroit dans son sous-vêtement.
"Ne bougez plus," Murmura-t-il contre son oreille. "Ne bougez plus, ou je ne répondrai plus de rien."
Il fronça les sourcils lorsque la femme dans ses bras poussa un léger ronflement. Mais gardant toujours les yeux fermés, il resserra son emprise autour d'elle et sourit dans ses cheveux.
Sentant ses narines le chatouiller, il retroussa son nez pour ne pas éternuer, mais cela loupa : il éternua si violemment qu'il recula de quelques centimètres.
"Bon sang!" Râla-t-il, ouvrant finalement les yeux.
Juste avant de se rendre compte que la personne qui partageait son lit était…
...HERMÈS?
Choqué, Drago recula rapidement et tomba même du lit. Il resta allongé sur le sol, fixant le plafond, tentant de calmer son souffle et ses battements de cœur, rapides. Trop rapides. Il chercha à savoir comment est-ce qu'il avait pu prendre Hermès pour une femme. Était-il si dépravé, pour confondre chaque homme à la poitrine plate avec une femme ? Non ! Drago secoua la tête pour remettre de l'ordre dans ses idées, alors qu'au même moment, Hermès, l'air endormi, s'était redressé et l'observait.
Instinctivement, Drago cacha d'une main son entrejambe.
"Vous allez bien?" demanda le garçon endormi, un peu préoccupé par l'air qu'affichait son homologue.
Et la honte de Drago n'en grandit que davantage.
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C'était évident: au petit-déjeuner, il ne s'assiérait pas à côté de lui. Blessée, et un peu confuse, Hermione observa Drago passer près d'elle sans un mot, un air arrogant sur le visage. Il alla s'installer à côté de Theodore Nott, la seule autre personne qu'elle connaissait dans la pièce.
Elle voulait aller le voir, et lui demander ce qui n'allait pas.
En y pensant, Drago agissait de la sorte juste après qu'ils aient passé une nuit ensemble. Est-ce que quelque chose s'était passé lorsqu'elle était endormie ? Est-ce que son haut s'était relevé à force de trop bouger, révélant ce qui ne devrait être jamais révélé ?
Mais Drago n'agissait pas comme s'il savait qu'Hermès était une femme.
Il semblait juste lunatique.
Et revêche.
Oh, et super. Maintenant, Theo l'appelait, faisant de grands gestes pour l'inviter à leur table. Hermione se força à sourire poliment, s'avançant vers la table des garçons, et s'assit en face de Drago. Elle essaya d'attraper son regard, histoire de voir si tout allait bien.
Mais Drago regardait partout, sauf elle.
Sa main, qui tenait un couteau, tremblait. Ses yeux se plongèrent rapidement dans ceux d'Hermès, avant de regarder ailleurs.
"Vous allez bien ?" Lui demanda Theo.
Drago fit un bruit évasif.
Et plaça sa main sur ses genoux.
"VOTRE ATTENTION! VOTRE ATTENTION, S'IL-VOUS-PLAIT!" cria une voix depuis la porte. C'était un Messager du Roi, vêtu de vert. "LE ROI DONNE RENDEZ-VOUS AUX RESPONSABLES DE BRIGADE DÈS AUJOURD'HUI, À TROIS HEURES!"
Hermione nota le rendez-vous dans un coin de sa tête, et se demanda si la rencontre la concernait vraiment. Elle n'était pas une responsable de brigade, elle était uniquement là parce que l'idiot qui lui faisait face à cet instant l'avait invité, quand il savait encore être sympathique et charmant. Et maintenant, regardez la – échouée, partie de la Garde Royale, loin de ses vrais amis, et essuyant douche froide sur douche froide.
"INUTILE DE RAMENER UNE PERSONNE TIERCE AVEC VOUS!"
La vie était sans pitié, parfois.
Le Messager Royal disparut aussi discrètement qu'il était venu, et tout le monde repartit dans ses discussions. Theo ne dérogeait pas à la règle, et lança quelque chose qu'il avait remarqué en sortant du lit ce matin. Quelque chose d'assez étrange, mais parfait pour une petite plaisanterie.
"Vous deux, vous faites la paire, n'est-ce pas?"
"Excusez-moi?"
"Vous voyez très bien ce que je veux dire-"
"C'est assez, Theo," Coupa Drago, frappant du poing sur la table et se levant. Hermione sursauta, sa coupe de lait manquant de se renverser lorsque Drago avait fait trembler la table. Maintenant, il s'éloignait rapidement d'eux. Vexée, Hermione se leva à son tour et se leva pour le suivre en courant, au moment où lui-même atteignait les portes à deux battants.
"Attendez!" Lui cria-t-elle, ayant l'impression qu'il n'allait pas s'arrêter.
Par pure méchanceté, Drago se mit lui aussi à courir.
"ATTENDEZ!"
Drago ralentit le rythme lorsqu'il manqua de foncer droit dans une Dame. Il était beaucoup trop concentré sur l'idée de s'en aller au plus vite, qu'il n'avait pas remarqué la présence de Pansy. Il l'aida à rattraper son équilibre. "Pardonnez-moi," Bourgeonnât-t-il, avant de reprendre une marche rapide.
Pansy haussa les sourcils en le suivant des yeux, mais son étonnement grandit encore en voyant Hermès arriver à son tour, essoufflé.
"Quel est le problème ?" Cria-t-il dans le vent.
Ça avait quelque chose de très dramatique: Hermès l'attrapa par le haut et le tira vers lui, mais Drago ne bougeait pas, dos à lui. En colère, Hermès tira plus fort, faisant pivoter l'autre homme face à lui. Un homme dont le visage était animé par la rage. Même Pansy, qui n'était pas la cible de toute cette colère, en était intimidée.
"VOUS!" hurla-t-il aussi fort qu'il le pouvait. "VOUS ÊTES LE PROBLÈME!"
Pansy ouvrit de gros yeux.
"J'en ai assez que vous me suiviez de partout comme un petit chien ! J'en ai assez de vous voir ici !"
Ce n'était jamais agréable, de se faire crier ses quatre vérités de manière aussi odieuse. Hermione sentit chacun de ses mots, comme des poignards la transperçant de part en part. Son existence était-elle si vaine, pour qu'elle le mette dans un état pareil ? Sa présence l'avait-elle gênée ou ennuyée, lui donnant envie d'appeler du secours, dès qu'elle s'approchait de trop près ? Leur rapprochement avait eu lieu après que Drago ait fini malade à cause de Lavande, et l'unique raison qui expliquait pourquoi ils étaient devenus si proches, était qu'Hermione avait assisté à la scène.
Elle se reprit et analysa différemment la situation. Bien sûr, Drago pouvait se sentir mal en sa présence. Mais il avait fait un terriblement bon travail jusqu'ici, en lui faisant croire qu'elle était son amie. Et, n'était-il pas celui qui l'avait invité à l'accompagner ?
Quel hypocrite!
"Eh bien, si ma présence vous insupporte," Commença froidement Hermione. Vous auriez pu avoir l'amabilité de m'en faire part avant. Et de ne pas m'inviter à faire cet horrible voyage avec vous! Oui, Malfoy ! Je vous le reproche ! Et vous savez ce qui est encore plus regrettable ?"
Hermione s'approcha de Malfoy, leur souffle saccadé par la colère répondant à l'autre.
"C'est qu'après avoir été votre ami pendant tout ce temps, vous ne m'avez pas une fois dit votre prénom."
"Eh bien c'est DRAGO!" répondit-il avec hargne, poussant Hermès de ses deux mains. Après l'incident du matin, il ne voulait plus être aussi proche de cette personne. Qu'est-ce qui s'est passé ? Voilà vingt-quatre heures, ils étaient proches, et passaient le plus clair de leur temps à rire ensemble, et maintenant, leur amitié était ruinée parce que Drago s'était réveillé avec un serpent dans son sous-vêtement.
Comment, comment pouvait-il réagir face à Hermès après ça ?
"Bon, alors Drago," Gronda Hermione, comme rassasiée. "Je vous souhaite un agréable séjour."
Malfoy ne dit rien. Il continuait de la fixer de ces deux yeux gris, puis il réalisa que la confrontation n'était pas finie, et que tout pouvait recommencer d'un moment à l'autre – il fallait qu'il s'échappe de cette situation. Il se retourna et s'éloigna – probablement pour bouder tout à son aise –, laissant une Hermione les yeux embués de larmes, luttant, en vain, pour ne pas les laisser dégringoler le long de ses joues.
Elle ne pensait pas la moitié des choses qu'elle lui avait dites. Même pas ce truc à propos de son prénom.
Mais c'était presque drôle, de constater comment de petites choses comme ça pouvaient doubler d'importance, en plein milieu d'une dispute.
Hermione voulait le rappeler. Lui dire qu'elle était désolée, et peut-être lui faire un câlin. Mais sa fierté, stupide stupide fierté la forçait à rester sur sa position, attendant qu'il soit le premier à faire le premier pas pour s'excuser. Écoutant sa raison pour une fois, Hermione tourna les talons et retourna à l'intérieur du Château, pour peut-être profiter de ce qui resterait du petit-déjeuner. Malgré tout ça, elle avait faim ! Mais elle fut interrompue, quand elle réalisa qu'une beauté familière venait vers elle.
"Bonjour," Pansy waved. "Peut-être que vous ne me reconnaissez pas, mais j'étais la fille qui était installé sur vos genoux, hier soir ? Pansy."
Hermione pâlit.
Exaspérée, Pansy soupira et émit un faux rire en cachant du mieux qu'elle pouvait sa poitrine proéminente.
La reconnaissance illumina le visage d'Hermione.
"Bon, eh bien, je n'ai pas pu faire autrement qu'entendre cette petite dispute. Quelqu'un vous a-t-il déjà dit, que vous êtes un homme passionné ?"
"Beaucoup de femmes," répliqua Hermione, ennuyée. "Toutes, criant mon nom."
Pourquoi prenait-elle la peine de lui répondre ? Pourquoi était-elle indulgente envers ce poussin sur-gonflé ? Tout ce que voulait faire Hermione, c'était retourner dans sa chambre et pleurer toutes les larmes de son corps, comme une petite fille. Mais l'arrivée inattendue d'une poufiasse avait chassé toute douleur. Peut-être que parler à Pansy n'était pas une mauvaise chose, si elle pouvait la distraire de sa propre misère.
"Oooooh," Trembla Pansy, avec délice. "Hermès, n'est-ce pas ? Joli, virile."
Hermione lui offrit un clin d'œil.
"Quoi qu'il en soit, je me demandais si nous pouvions avoir une petite entrevue secrète à trois heures, cet après-midi ? Je connais un endroit délicieux où nous pourrions aller, et peut-être améliorer nos rapports ?" C'était au tour de Pansy de lui offrir un clin d'œil des plus aguicheurs. Elle parlait comme à un vrai homme : elle savait exactement quoi dire pour faire hésiter Hermione.
"Ne vous en faites pas," Elle s'éloigna avec un léger mouvement de la main. "J'amènerai à manger."
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Presqu'au même moment du rendez-vous entre Hermès et Pansy, Drago, lui, était seul dans les cours. Il s'y était rendu tôt, pour être sûr d'avoir la paix pendant un moment avant que le Roi Albus ne leur part de ce qui serait leur Destinée.
C'est ainsi que Theo le trouva.
Le dos voûté, et perdu dans ses pensées.
"Hey vieux," Le salua-t-il.
Drago leva les yeux vers lui et lui offrit un léger sourire. Il se leva ensuite lorsque le Messager Royal apparut, annonçant l'arrivée imminente du Roi. Dumbledore entra avec la démarche assurée d'un jeune homme, les yeux brillants de confiance.
Automatiquement, Drago savait qu'il pouvait avoir foi en leur Roi.
Mais c'était un tout autre son de cloche, lorsqu'une heure plus tard, Drago réalisa que certains des hommes présents dans cette pièce étaient là pour signer leur arrêt de mort, au prix du Royaume. La petite armée d'embuscade à Douvres était inutile, et en particulier s'ils n'étaient soutenus par un nombre plus important de soldats. Theo faisait partie de ceux affrétés à Douvres, et donc de ceux condamnés à mourir.
"Permission de parler, mon Roi" Interrompit Drago, énervé.
Dumbledore l'observa par-dessus ses lunettes. "Accordé."
"Si nous avions une position de force plus conséquente à Douvres, nous aurions une chance de les tuer en mer. Poster 100 hommes à Douvres, ce serait injustifié, s'ils sont face à 100.000 individus voulant entrer dans la ville. Nous devrions protéger nos frontières – ou pas du tout."
"Asseyez-vous," Siffla Theo, discrètement. "Je n'ai pas besoin que vous défendiez mes batailles pour moi."
Dumbledore lui offrit un regard empli de sympathie, un regard normalement réserve à ceux qui ne voulaient pas comprendre. "Vous pensez que nous pouvons nous sortir de cette guerre sans quelques égratignures ? J'ai combattu avant vous, jeunes guerriers, et je sais quel peut en être parfois le prix. Des deux armées, des hommes tomberont. Il y a de grandes chances pour quelques uns autour de cette table ne s'en sortent pas vivants. Mais c'est la nature de la guerre. Pour chaque victoire, il y a des pertes."
Drago serra les poings.
"Alors renvoyez-moi à Douvres!" S'écria-t-il. "Je n'ai plus rien à perdre!"
Mais Dumbledore secouait déjà la tête, inflexible sur les décisions prises.
"Vous êtes l'un des meilleurs, non ? C'est bien pour cette raison que vous avez été transféré à la Garde Royale ?"
Theo, son dernier partenaire à Douvres, semblait triste.
"Vous devez rester à la Garde Royale. C'est la seule chose qui fasse barrage à la progression de Voldemort. Si cette institution chute, alors tout espoir est perdu."
Dumbledore fit part de quelques détails supplémentaires, avant de quitter la pièce. C'était la dernière fois qu'ils se retrouvaient tous ensemble, mais on avait permis aux responsables de brigades de rester 2 jours supplémentaires, pour finaliser des plans de bataille et se reposer.
La guerre commencerait dans une quinzaine de jours.
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Pansy gloussa en s'admirant dans le miroir. Oh, Hermès allait devoir prendre sur lui pour garder ses mains éloignées de son corps de rêve ! Pour une fois dans sa vie, Pansy ressentait un réel bonheur – elle avait potentiellement rencontré l'homme de ses rêves, et maintenant ils allaient festoyer autour d'un repas bien arrosé !
Le paysage de fond serait épique – Pansy avait soigneusement choisi un petit coin de Paradis: une cascade, à dix kilomètres au Nord du Château.
Et ils allaient s'y rendre à cheval !
Oh, est-ce que les choses auraient pu être davantage romantiques ?
Tournant sur elle-même pour faire tourbillonner ses jupons, Pansy descendit enfin les escaliers et se rendit rapidement aux écuries. Là, un beau poney l'attendait, et encore mieux… Hermès!
Pansy ralentit, lorsqu'elle réalisa qu'Hermès demandait un second cheval.
Elle se liquéfia sur place.
À quoi est-ce qu'il jouait ?
"Oh, Hermès," Minauda-t-elle. "Nous pourrions certainement monter un cheval à deux ?"
Et je pourrai aussi presser mes gros seins contre votre si joli dos.
Mais tout ce qu'eut à faire Hermès, c'était lui expliquer que le poids de deux personnes et d'un panier de pique-nique était trop pour un cheval, pour que Pansy fonde littéralement. Cet homme était bien trop exceptionnel pour être réel ! Il la traitait avec respect, s'inquiétait du bien-être des animaux…mais il était avant tout…Un challenge.
Hermione n'avait jamais fait de cheval, avant. En temps normal, elle était dans un chariot, poussé par ces créatures. Mais il y avait quelque chose de formidable, qu'on ressentait une fois monté sur le dos du cheval.
Le cheval hennit sous elle et Hermione en tomba immédiatement amoureuse.
C'était thérapeutique.
Suivant les gestes de Pansy, Hermione donna de légers coups contre les flancs du cheval et manqua de tomber, lorsque le cheval se mit à galoper. Elle ria en sentant l'air dans ses cheveux, en laissant les mouvements du cheval la bousculer de haut en bas.
Le soleil brillait haut dans le ciel.
L'herbe craquait sous les sabots du cheval.
Des arbres s'étalaient à perte de vue.
Est-ce que quelque chose pourrait paraître plus divin que ceci ?
(Hermione tenta d'ignorer le flash-back d'un certain champ de blé.)
Mais les choses se corsèrent, lorsque le cheval qu'elle montait vit la jument de Pansy comme un défi, et commença à la dépasser. Pansy (et non pas le cheval), pensait que Hermès était en train de lui lancer un défi, et, jubilant, ordonna à sa monture d'aller plus vite. Plus ce jeu continuait, et moins Hermione parvenait à maintenir son équilibre sur la bête.
...plus vite
...et plus vite
...et encore plus vite.
Pour l'amour de Dieu, elle commençait à se sentir malade.
Et trop tard.
Elle tomba du cheval, dans une mêlée de bras et de jambes.
Plus bas et encore plus bas elle roula, tout le long de la colline, jusqu'à une petite rivière en contrebas. Splash! En plein dans le mile. Et toute la boue, la saleté, et les brindilles, s'accrochèrent à sa tenue, ruinée en à peine quelques secondes.
Elle saignait.
Pourquoi elle saignait en bas ?
La lèvre d'Hermione trembla lorsqu'elle réalisa qu'il était encore trop tôt pour un nouveau cycle. Il ne s'agissait pas de ses règles. Mais pourtant, ça venait bien de là…Et ça faisait mal, comme si quelque chose s'était cassé. Quelque chose, au plus profond d'elle…était brisé ?
Sa douleur palpitait toujours, quand plus haut, Pansy poussa un petit cri, inclinée vers Hermès. Elle se mit à courir pour le rejoindre, aussi vite que ses pieds le lui permettaient, et pour ne pas tomber à son tour. Elle soulevait de la poussière au fur et à mesure de sa course. Cela aurait pu être une belle image à admirer, si seulement, emportée par son élan, Pansy n'avait pas trébuché pour se retrouver tête la première, dans la rivière.
"Hermès!" S'écria-t-elle, enchantée, chassant l'eau de son visage.
"NOUS NOUS AMUSONS TELLEMENT!"
Mais sa joie se transforma en préoccupation, lorsqu'elle aperçut le sang s'échappant d'entre les jambes d'Hermès. Son périnée était couvert de la substance visqueuse, et de petites gouttes rouges dégoulinaient dans l'eau.
"Hermès!" Elle a haleté, pensant tout de suite au pire. "Vous saignez!"
Oh bon sang. Est-ce que ça voulait dire qu'Hermès était castré, après cette chute ? Le sang, tout, faisait penser à une explosion dans cette région, et Pansy était triste à l'idée qu'il ne pourrait plus être père désormais. Mais il y avait quelque chose de bizarre.
"C'est une fille," Murmura Pansy pour elle-même.
"Hermès est une fille."
C'était comme si elle venait de se prendre un coup de poing au visage. Elle qui était si heureuse ce matin, heureuse d'avoir un peu d'attention de la part d'un garçon qui n'en avait jamais rien eu à faire. Elle qui s'était sentie si gênée, déconcertée, en ne sentant aucun bosse lorsqu'elle s'était installée sur ses genoux. Elle ne s'était pas montrée très perspicace, n'est-ce pas ?
Tout ce qui l'avait préoccupé, c'était ses propres intérêts dans cette histoire.
Pour la première fois, Pansy releva les yeux et observa. Observa le garçon qui avait été placé sur sa route, si cruellement tentant, et dont elle s'était saisie. Évidemment qu'Hermès était une fille. Ça expliquait pourquoi Hermès avait eu l'air si jaloux lorsqu'elle avait dansé sur les genoux de Drago. Ça expliquait pourquoi Hermès était le seul homme qui ne montrait aucune attirance pour elle. Ça expliquait aussi pourquoi du sang s'échappait d'entre ses jambes.
La première fois que Pansy avait fait du cheval, il lui était arrive la même chose.
L'employée de maison lui avait expliqué que c'était à cause de sa virginité.
La plupart des femmes avaient le plaisir de la plaire lors d'un rapport sexuel, mais il existait également d'autres moyens.
Les sports extrêmes, en voilà un.
L'équitation, en voilà un autre.
"Vous êtes une fille," Murmura Pansy, et cette fois, Hermione pâlit. Elle savait qu'elle était découverte. Elle aurait eu beaucoup de chance, si Pansy n'avait pas fait le rapprochement. Mais alors que l'autre fille se relevait et commençait à remonter le long de la colline pour retourner près des chevaux -
Hermione usa de ses reflexes rapides pour se lever et venir l'attraper par le bras.
"Ne le dites pas," Implora-t-elle, commençant à pleurer.
"Bien sûr que je devrais le dire," Commença Pansy, vicieuse, retirant son bras de l'emprise d'Hermione. Mais cette fois, elle ne prit pas la fuite. Au contraire, elle déversa toute sa haine, sa colère et sa frustration sur Hermione.
"Oh mon Dieu. Avez-vous au moins une minuscule idée du nombre de lois que vous avez violées ? Les femmes ne sont pas autorisées dans l'armée ! C'est punissable de mort. Et pourtant, vous vous habillez effrontément comme un homme et vous entrez, si arrogante dans votre certitude de ne pas être découverte. Et encore, ça mis de côté, ça fait de vous une plus grande putain que je ne le suis."
"Non!" Pleura Hermione, son cœur cognant douloureusement contre sa poitrine.
"Je parie que ce n'est pas votre virginité qui s'est envolée il y a quelques minutes. Je parie que tous les hommes dans votre brigade ont découvert la petite garce que vous êtes, et qu'ils prennent leur numéro au guichet pour avoir une petite partie de plaisir à vos côtés ! Qu'est-ce que c'est, hein ? Un homme différent chaque soir ? Deux en même temps ? Je sais maintenant pourquoi personne n'a révélé votre identité! Quel homme, normalement constitué, pourrait cracher sur une petite chatte gratuite de votre genre ?"
"CE N'EST RIEN DE TOUT ÇA !" Hurla Hermione, scandalisée. "PERSONNE NE SAIT, OKAY?"
Elle ne pouvait pas mentionner Harry. Même s'il était son ami, si Pansy mettait la main sur ne serait-ce qu'une personne qui savait, ses présomptions seraient validées. Peu importe à quel point elle se démènerait pour faire croire sa version. Tout, en elle, trembla lorsque Pansy s'avança vers elle avec un air menaçant.
"Est-ce que Drago sait ?" Chuchota-t-elle, machiavélique.
"NON!" Hurla Hermione, horrifiée.
"Alors devrais-je le mettre au courant ?"
"Pitié," Supplia-t-elle. Elle se mit même à genoux et tira sur l'ourlet de la robe de Pansy. "S'il vous plait, non. Je ferai tout ce que vous voudrez."
"Tout ce que je veux, ah?"
Son regard était sans pitié.
"Eh bien, si je ne lui dis pas, quelqu'un d'autre devra le faire…Oh, je sais !"
Elle s'agenouilla à son tour et pencha sa tête en avant, son nez seulement à quelques centimètres de celui d'Hermione.
"Pourquoi..."
"Pas..."
"Toi."
