Bonjour à tous ! Il faut beau les oiseaux chantent et voici le dernier chapitre. C'est passé vite ? Je pense que la prochaine fois que je fais une fic courte je posterais tous les deux jours (c'est moins chiant tout de suite XD).
Bref je vous laisse avec les dernières réponses aux review et le chapitre. Ensuite ben je vous répondrais en privée du coup XD.
Brigitte26 : Toutes les personnes qui passent à coté de quelqu'un qui l'aime sont des idiots XD. Mais bon c'est ce qui fait son charme non. J'espère que ce dernier chapitre te plaira.
Pouika : Ne t'en fais pas. Tout s'arrange toujours voyons.
Oznela : Hahah merci et désolée. Je te laisse découvrir ça en bas. Koeur sur toi.
LoupSpell : C'était une fin de chapitre tendue haha. Je ne le dis pas, je te laisse lire pour voir ça de toi-même X).
Eretria Elessedil : Merchi beaucoup, j'espère que la suite te plaira. Koeur.
Babou : C'est vrai qu'Harry n'a pas du tout était tendre avec lui…Mais il avait peut-être de bonne raison. Mais il méritait ce poing et cette bière sans aucun doute XD. J'espère que la suite te plaira. Koeur sur toi !
Ocechan : Hahah je pense que répéter son nom ne changera rien à ça XD. J'espère que la suite te plaira tout de même !
Serpenta : Ma foi…tu as absolument tout compris. Du coup je n'en dis pas plus et je te laisse découvrir tout ça et j'espère que ça fera du bien à ton petit cœur. Gros koeur sur toi !
Lalala1995 : ça m'a tout l'air partis pour. Mais bon personne n'est aussi intense qu'Harry alors il risquerait de s'ennuyer non ? J'espère que la suite te plaira. Koeur sur toi.
Yume resonnance : C'est vrai que j'aurais pu faire quelque chose comme ça. Mais il n'y a aucune surprise sur le fait que j'aime trop les happy-end. Quand on lit une histoire qui tord le ventre j'aime bien me dire que je n'ai pas souffert pour rien. Mais c'est vrai qu'ils auraient pu rester ami tout en douceur. J'espère que la fin te fera changer (un peu) d'avis et que tu ne seras pas trop déçu. Koeur sur toi !
DoudouCHAN : Huhu merci beaucoup. J'espère que la suite te plaira. Koeur.
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LE REPOS DU HEROS
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28 Juillet 2004
Draco sortit de la cheminée et vit au regard d'Hermione qu'il allait avoir droit à un sermon en bonne et due forme. Il inspira profondément et lui fit son plus beau sourire « colgate ».
- Tu ne m'auras pas comme ça, Draco… J'ai un couvert en trop et c'est de ta faute.
- Laisse le respirer, 'Mione, Draco est bien assez grand pour savoir ce qui est bon pour lui.
Draco se dirigea vers Ron qui tenait Rose dans ses bras et dès que la jeune fille le vit, elle leva ses mains pour quémander un câlin qu'il ne lui refusa pas.
- Ron a raison. Je sais ce qui est bon pour moi et clairement… Thomas ne l'était pas. Il était vraiment antipathique et je n'arrive pas à croire que tu l'aies placé dans le top trois de mes petits copains favoris.
Tout en parlant, il s'assit à la place qui lui était désignée et jeta un coup d'œil à la chaise à ses côtés qui serait vide pour la soirée. Chaise sur laquelle avaient défilé au moins quatre hommes durant l'année.
- Tu ne lui as même pas laissé le temps de te montrer qu'il valait le coup !
- On est resté deux mois ensemble, c'était suffisant pour voir qu'il ne valait pas le coup. Bon sang, ce qu'il était ennuyant !
- C'est faux, il ne l'était pas. Il était bien sous tout rapport, il aurait plu à ta mère.
- Tout le monde plaît à Narcissa du moment que son fils est heureux ! Tu le sais, Hermione.
- Si tu n'es pas capable de rester en couple, Draco, ne nous fais pas faire des repas pour nous présenter quelqu'un.
Draco croisa ses doigts sous son menton en souriant.
- Je le fais uniquement pour te voir t'énerver.
- Tu vois, je te l'avais dis 'Mione : un vil Serpentard. Pas vrai Rose ?
- Vil têtard, gloussa la petite fille.
Draco lui fit un clin d'œil.
- Et bien à l'avenir, je ne me fatiguerai plus pour toi. Tu te débrouilleras seul.
- A la bonne heure, tu coupes enfin le cordon, Granger.
- C'est Weasley, Draco… Je sais que ça te brûle la langue de le dire mais fais toi une raison.
- Bon, puisque vous avez l'air de savoir mieux que moi ce qu'il me faut, dites-moi qui selon vous m'irait merveilleusement bien. Qui est ma pantoufle de verre, mon Roméo, mon Jack, mon Gatsby, mon…
- On a compris que tu étais obsédé par DiCaprio, c'est bon.
- Allez, Hermione ! Tu as quelqu'un en tête, c'est ça ? J'ai largement prouvé que je n'étais pas un handicapé sentimental. J'ai largué Thomas mais la dernière fois, c'est Joey qui m'a foutu dehors.
- Tu l'as trompé !
- Un petit écart de conduite. Ron, dis-moi à qui pense Hermione ?
- Elle ne pense à personne. Je ne sais pas ce qu'elle à en ce moment mais elle veut caser tous les célibataires qui l'entourent. Tiens, prends Harry, par exemple : le pauvre a du subir un rendez-vous imposé par ma…
- RON ! Harry ne s'en est pas plaint ! Et Lane est vraiment gentil.
Draco fronça les sourcils.
- Harry sort avec quelqu'un ?
- Harry sort avec son travail, plaisanta Ron. Il a envoyé une beuglante à Hermione pour lui dire qu'il était assez grand pour se débrouiller tout seul. Neville aussi t'a envoyé une beuglante, d'ailleurs.
Draco tourna la tête vers Hermione qui était rouge de colère.
- Bien, très bien ! Faites ce que vous voulez mais ne venez pas vous plaindre quand vous serez vieux, moches et seuls.
- Chose que je ne serai pas. Moche.
Ron rigola et Hermione retourna dans la cuisine en pestant.
- Comment va-t-il ?
Ron cessa d'embrasser les cheveux de sa fille pour regarder Draco.
- Il va bien. Il est à Londres en ce moment, pour les vacances. Il demande de tes nouvelles aussi.
Draco se força à ne pas rougir mais son cœur s'emballa tout de même.
- Tu as demandé à Hermione si elle pensait à quelqu'un pour toi. Moi, je pense qu'Harry était fait pour toi.
- Oui, mais Harry n'a jamais pensé ça.
- Tu ne lui a jamais vraiment demandé.
- Notre dernière discussion était plutôt claire.
- Tu sais aussi bien que moi qu'Harry n'aurait pas dit des choses aussi blessantes s'il ne sous-entendait pas quelque chose.
Draco se mordit la lèvre.
- Est-ce qu'il est au Square Grimmaurd ?
- Non. Il loue un appartement. Je ne vais pas te donner l'adresse, ce n'est pas correct, dit-il en riant, mais il y a un bar en face de son immeuble, le Blue Lagoon, vraiment charmant comme endroit. Draco écarquilla les yeux et ne prit même pas le temps de réfléchir plus que ça.
Quand Hermione revint dans le salon, elle n'y trouva que son mari et sa fille.
- Où est Draco ?
- Il est parti chercher un nouveau mec à te présenter.
- Quoi !? Mais il aurait pu attendre qu'on finisse de manger !
Ron caressa le nez de sa fille avec le sien.
- Quel vilain Serpentard impoli, n'est-ce pas ma Rose ?
- Têtard joli !
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Le Blue Lagoon était ce genre de bar cosy dont les couleurs bleutées s'apparentaient à la perfection avec son nom. Les tables étaient basses et de lourds fauteuils couleur sable les entouraient. Draco n'avait eu aucun mal à trouver l'endroit. Il avait cependant eu plus de mal à y entrer.
Parce que ce n'était pas une bonne idée. Parce que voir Harry serait une erreur monumentale. Parce que la dernière fois qu'il l'avait vu, il en avait eu le cœur brisé. Il n'avait été qu'une épave, comme le sont toutes les personnes qui pensent avoir perdu l'amour de leur vie. Il avait eu du mal à se relever mais il avait réussi, il avait même cru retomber amoureux. Il avait une vie épanouie et quand il repensait à lui, c'était avec nostalgie et avec un sourire heureux. Il avait fini par accepter les raisons d'Harry. D'une manière ou d'une autre, le brun avait eu raison. Il n'était pas lui, il avait cessé d'être lui et cette dernière année, il s'était retrouvé. Il avait fait la paix avec lui-même. Il avait appris à s'écouter et à savoir ce qu'il voulait.
Harry et lui s'étaient mis en couple dans le pire des moments, de la pire des façons, et ça les avait rendus exécrables l'un pour l'autre.
Ils étaient devenus deux oiseaux dans leurs cages dorées. Harry avait juste trouvé le cran de forcer la serrure et de voler en premier.
Draco avait pris son temps pour mettre son nez dehors mais c'était chose faite, à présent. Il savait que c'était une mauvaise idée parce qu'il avait parfaitement conscience de ce qu'il se passerait dès qu'il lui parlerait : il ne pourrait plus s'arrêter.
Il était resté posté devant la porte du bar et ce ne fut que le regard du videur qui le persuada de rentrer une bonne fois pour toute. Et toutes ses inquiétudes, toutes ses peurs et toute la tristesse qui l'avaient envahi après le départ d'Harry, après que sa vie fut mise en danger, après leur dernier verre, tout ça s'envola dès qu'il le vit.
Harry était assis au bar. Il portait un pull noir et un jean de la même couleur. Ses éternels cheveux en bataille lui donnaient un air de garçon débraillé même s'il n'avait plus cet aspect depuis longtemps. Certes il restait mince, mais ce n'était plus le poids plume d'autrefois. Il faisait le tour du bord de la pinte de son doigt et jetait quelques coups d'œil à la télévision accrochée au plafond. Alors, ce qui n'était que de simple battement au fond de sa cage thoracique devint très rapidement une fanfare bruyante, des tambours infatigables.
Il était en train de tomber amoureux.
Et plus il s'approcherait, plus il tomberait.
C'est ce qu'il fit. Il avança doucement et s'assit juste à coté de lui. Harry ne se tourna pas mais Draco imaginait bien qu'il devait être un peu énervé que quelqu'un ne respecte pas le code d'une chaise d'écart.
Il leva la main pour appeler le serveur.
- Un bourbon avec glaçon et une autre pinte pour le jeune homme à côté de moi.
Harry se tourna vivement et quand Draco croisa ses grands yeux verts, il sut qu'il était perdu.
- Draco ?! Qu'est ce que tu fais là ?!
-Je m'apprête à boire un verre avec un ami que je n'ai pas vu depuis longtemps.
Les yeux du brun s'agrandirent et Draco se demanda si Harry n'était pas à deux doigts de s'enfuir en courant. Mais tout d'un coup Harry se mit à rire. Draco le regarda, stupéfait.
- Je peux savoir ce qu'il y a de si drôle ? Je m'en voudrais de ne pas partager ce fou rire avec toi.
- Toi ! C'est toi qui es drôle ! Par Merlin, Draco, tu m'étonneras toujours !
Harry rigola encore un peu puis retira ses lunettes pour essuyer ses yeux. Puis il regarda de nouveau Draco qui haussait toujours un sourcil pour savoir ce que tout cela signifiait. Mais le visage d'Harry était béat et Draco avait de plus en plus de mal à réfréner son excitation.
- Comment tu as su que j'étais ici ?
- J'ai demandé à Ron.
- Tu voulais me voir ?
- Oui, je voulais te voir.
Harry secoua la tête un sourire idiot aux lèvres. Alors Draco se fit la réflexion que toute cette histoire était étrange.
- Tu ne réagis pas mal. Tu as l'air heureux de me voir.
- Je le suis.
- Bizarre, parce qu'aux dernières nouvelles, j'avais plus l'impression de te pourrir la vie qu'autre chose...
Le sourire d'Harry s'effaça immédiatement et Draco le regretta aussitôt. Pourtant, son regard pétillait encore. Il brûlait, en vérité. Le Serpentard eut soudain très chaud.
- C'est vrai que je te dois des explications, Harry se tourna vers le serveur, oubliez les verres s'il vous plaît.
Il se leva et laissa plus d'argent que nécessaire.
- Tu veux bien marcher un peu avec moi ?
Draco observa Harry qui n'avait plus son air enjoué mais qui était redevenu totalement sérieux. Pourtant il ne tournait toujours pas la tête.
- Je te suis.
Ils quittèrent le bar et Harry et lui se mirent à marcher le long d'un trottoir jusqu'à tomber sur les quais de la Tamise.
- La première fois qu'on s'est retrouvé en tête à tête... C'était dans la salle sur demande. Tu m'avais envoyé un message pour qu'on se retrouve et tu m'as avoué tout ce que Voldemort attendait de toi.
Draco leva les yeux au ciel.
- C'est vrai qu'on fait mieux, comme premier rendez-vous.
Harry s'arrêta et se tourna vers lui pour qu'ils soient face à face.
- C'est exactement ça, Draco. On fait mieux comme premier rendez-vous.
- Je ne suis pas sûr de te suivre...
- On s'est embrassé dans la salle sur demande, on s'est touchés dans cette salle, on s'est quittés dans cette salle. On a fait l'amour chez ta tante… J'ai tué pour toi et tu as failli mourir pour moi. J'ai failli mourir pour toi. Je t'ai fait souffrir, Draco, et j'ai sûrement autant souffert que toi.
Harry inspira et Draco craignait déjà le reste de ses paroles.
- Nous ne sommes pas allés à Pré-au-lard, nous n'avons pas eu de premier rendez-vous. J'ai été présenté à ta mère alors que tu venais de te faire attaquer par Greyback. J'ai eu ma première discussion censée avec ton père à son procès. On ne s'est pas installés ensemble tout de suite mais après la guerre. Avec les cauchemars, tu étais ma seule bouée et j'étais la tienne. On ne faisait que lécher nos blessures. On était comme deux loups avec la patte coincée : au lieu de se la ronger pour s'en sortir, on s'empêchait de s'en sortir en mordant l'autre.
- C'était ça que… Tu regrettais ?
Harry tenta de sourire. Il échoua mais ne cessa pas de le regarder dans les yeux.
- Je t'ai dit ça. Et je le pensais. Oui, je regrettais que notre histoire ait débuté de cette façon. Mais Draco, je n'ai jamais prétendu ne pas t'avoir aimé. Si je ne t'avais pas aimé, je ne serais pas resté avec toi. J'avais besoin de toi et d'une façon ou d'une autre, je te forçais à toujours aller dans mon sens. Quand on s'est installés ensemble... On a eu cette espèce de moment à nous. Vraiment parfait, sans rien, sans contrainte, sans problème. Il n'y avait rien pour gâcher ça et c'est là que j'ai compris que ce n'était pas beau. C'est là que j'ai compris que je faisais n'importe quoi avec toi.
- Donc tu es parti… Pour revenir à notre état étrange.
- Non, pour voir si je ne me trompais pas. Et je ne me suis pas trompé. On allait droit dans le mur. J'allais me réveiller un matin et me dire que tu gâchais ma vie ou l'inverse ; soit moi, soit toi. L'un de nous deux allait se rendre compte que c'était une mascarade, qu'on vivait encore dans le passé. Avant que je parte, tu m'as demandé si je savais pourquoi tu étais venu me parler. Parce que je pleurais, parce qu'on était seul tout les deux. Puis il y eu cette attaque et… J'étais résolu à rompre avec toi pour qu'on soit libres. Mais j'ai réalisé que je passerais aussi à coté de quelque chose.
Les lèvres de Draco n'étaient plus qu'une ligne blanche.
- Pourquoi faut-il que tu sois aux portes de la mort pour te rendre compte de ce qui est important ?
- Tu te trompes, je l'ai toujours su. Ça a toujours été toi.
- Alors pourquoi tout ça… Pourquoi nous imposer ça ?!
- Il le fallait, Draco. Il fallait qu'on sache ce qu'était la vie l'un sans l'autre. Pour être sûrs. Pour que je sois sûr de ce que je ferais. Durant six années, tu as vu le pire de moi et j'ai vu le meilleur de toi. Pour que tu réalises que je n'étais pas totalement le centre de ton monde. Qu'il y avait beaucoup plus que nous. Que la guerre était terminée. Mais tu m'as devancé.
Harry rigola un peu.
- Je t'ai devancé ?
- J'avais un plan en tête. J'avais dans l'idée de convaincre Hermione d'organiser une soirée, de revenir vers toi. En ami. De te proposer d'aller boire un verre, puis un autre. Puis de t'inviter à voir quelques matchs de Quidditch avec Ron, Neville et Blaise. Puis te proposer d'aller manger au resto, de se faire un ciné. De te montrer que j'étais un garçon sympa. J'avais prévu de te parler de mon travail, de te dire à quel point j'adorais être professeur, puis je t'aurais demandé comment ça se passait pour toi. Je t'aurais demandé si tu étais en couple, parce que tu es trop beau pour être seul. Dans le meilleur des cas, tu étais célibataire et tu acceptais d'en parler. Dans le pire des cas, tu ne l'étais pas et tu me demandais de rester loin de toi. Dans le cas le plus horrible, tu étais célibataire mais tu ne voulais rien savoir de moi.
Draco écarquilla les yeux.
- Tu… Tu voulais me draguer ?!
Cette fois-ci, Draco vit très bien Harry rougir, chose qui n'était plus arrivée depuis très longtemps.
- C'était l'idée. Je voulais recommencer quelque chose de normal. Je voulais te faire découvrir des choses, en apprendre plus sur toi. Je voulais qu'on s'invite, qu'on s'apprenne, qu'on se découvre. Je voulais être un garçon comme ça. Pas celui qui t'embrassait alors qu'on était couverts de sang. Pas celui que tu attendais à l'hôpital ou qui hurlait la nuit. Je voulais que tu puisses aller dormir sans que je sois dans le lit, ou que tu puisses dormir plus longtemps le matin. Je voulais que tu cesses de t'inquiéter, que tu cesses de tout me passer. Je voulais te voir t'énerver, bouder, te plaindre. Choisir à ma place et que ça me touche au lieu de m'énerver. Je voulais changer.
Harry reprit son souffle.
- Je voulais changer pour être quelqu'un de bien pour toi. Parce que je t'aimais. Parce que j'avais envie de t'aimer encore. Je n'ai jamais voulu te faire souffrir… Bon, peut-être un peu à l'époque de Poudlard. La vérité c'est que personne ne t'arrives à la cheville, il n'y a que toi qui fais battre mon cœur et même quand j'essaie d'être sérieux je n'arrive pas à l'être devant toi. Regarde moi…je te dévoile mon plan avant même de t'inviter quelque part..
Draco laissa échapper un rire. Puis le silence s'étira entre eux. Un silence agréable pour Draco. Il observa Harry qui n'avait pas cessé de le regarder dans les yeux. Savourant les mots qu'il avait toujours voulu entendre.
- Alors…, continua Harry, Draco Malfoy, seriez-vous d'accord pour boire un verre avec moi demain soir ?
- Non.
Harry écarquilla les yeux.
- Nn… Non ? Oh, d'accord.
Draco se délecta du visage décomposé d'Harry.
- Demain soir, je dîne avec mes parents. Mais après demain, je serai libre, oui.
- Alors après-demain ?
- Tu passeras me chercher ?
- En voiture, oui. Chez tes parents ?
- Non, j'ai un appartement, je t'enverrai l'adresse.
Le visage d'Harry s'illumina.
- Je te préviens, Potter, je suis plutôt exigeant. Et je ne suis pas facile. Tu vas devoir trimer pour m'avoir. Je ne te ferai pas de cadeau.
Le sourire d'Harry se fit encore plus grand et ses yeux plus brûlants encore. Si chauds, si intenses que Draco avait du mal à tenir son discours.
-Il te faudra des mois pour me séduire.
Il pensait plutôt à quelques semaines.
- Et je n'embrasse pas au bout du troisième rendez-vous.
Il voulait l'embrasser maintenant.
- Tu es plutôt mignon, mais je te préviens : je me fais draguer par mieux que toi.
C'était faux, Harry était le plus beau de tous.
- Une dernière chose… Fais quelque chose pour tes cheveux. Tu ressembles à un balai usé.
Ça, il le pensait vraiment.
Harry avait le regard qui pétillait et il semblait prêt à se jeter sur lui.
- C'est parfait, Malfoy. Je passerai te prendre demain soir à dix-huit heures.
Harry tendit sa main vers lui et Draco regarda ses doigts comme si c'était un trésor précieux. Il lui serra la main et sa chaleur l'envahit immédiatement.
Oh oui, la vie était plus chaude quand il y avait un peu de vert... Et de nouveau, ce sentiment intense sous ce regard de braise.
La liberté.
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1 an plus tard
Draco entra comme une furie dans la chambre et se posta vers les fenêtres. D'un coup sec, il tira les rideaux, laissant la lumière chasser l'ombre violemment. Un grognement derrière son dos lui fit se dire que quelqu'un avait compris que la paresse était un vilain défaut. C'est ce qu'il croyait mais quand il se tourna, il n'y avait pas de Harry avec la tête sous un coussin.
Non, Harry s'était tourné vers lui et s'étirait comme un chat, chassant les draps qui recouvraient son corps nu. Draco se gifla mentalement.
- Tu as assez dormis, je crois. Hermione, Ron et Rose arrivent dans moins de deux heures.
Harry lui fit un grand sourire puis se tourna pour présenter son dos et ses fesses et serra ce qui lui servait de coussin.
- Balivernes, dit-il, Ron sait qu'il faut arriver en retard.
- Oui, mais Hermione a toujours le dernier mot.
- Dans ce cas, annule.
Draco fronça les sourcils. Il s'avança vers le lit et claqua d'une main sur les fesses d'Harry. Le brun cria.
- Non mais ça ne va pas ?!
Mais Draco était déjà sur lui et tirait sa jambe hors du lit.
- Lève-toi ! Il n'est pas question que j'annule. J'en ai marre d'entendre Hermione se plaindre qu'on ne les invite jamais.
Harry se mit à rire et récupéra sa jambe et Draco, par la même occasion, qui se laissa tomber sur sa cuisse.
- Rappelle-moi pourquoi je sors avec toi ?
Harry passa une main dans ses cheveux.
- Je ne peux pas. Même moi je me pose encore la question. Pourquoi est ce que tu sors avec moi ?
Draco frotta son visage contre la cuisse d'Harry puis y déposa ses lèvres délicatement, avant de parcourir sa peau de petits baisers.
- Parce que tu es insupportable. Tu es un idiot, tu n'es même pas fichu d'éteindre la télé avant de t'endormir, tu es un paresseux, tu ne sais pas faire des œufs à la coque, tu t'habilles n'importe comment, tu laisses traîner les devoirs de tes élèves partout. Tu ne sais pas ranger tes affaires et tes cheveux… Par Merlin ! Tes cheveux...
Harry rigola de plus belle et se redressa un peu pour observer Draco. Le blond continuait de grappiller la peau de sa cuisse et avec ça son excitation pointa doucement le nez sous les lèvres du blond.
- Draco ?
- Mh…
L'ancien serpentard releva la tête pour tomber sur le visage odieusement souriant d'Harry. Son cœur tambourina avec force dans sa poitrine et il se sentit défaillir. C'était le genre de sourire qu'il aimait par-dessus tout, parce qu'il y voyait toute la joie du brun.
- Oui Harry ?
- Est-ce que tu veux bien venir m'embrasser ?
Draco lui rendit son sourire et remonta doucement vers le visage d'Harry tout en l'allongeant sur le lit. Le brun enlaça sa nuque et ouvrit légèrement la bouche. Draco pressa ses lèvres contres les siennes et fut accueillit par une langue gourmande. Il était aux anges. Il avait totalement oublié que leur journée allait se remplir d'indésirable. Il venait une fois de plus de se faire avoir par le sourire enjôleur de son brun.
- Tu as trop de vêtement, grogna Harry entre deux baisers.
- J'ai des vêtements, parce qu'on a des invités. Lève-toi et habille toi !
Harry colla son bassin contre celui recouvert de tissu de Draco et rigola doucement en sentant la bosse qui déformait son pantalon.
- Si tu trouves la force de te lever maintenant, je ne protesterais pas et je te suivrais docilement.
Draco fronça les sourcils et se retint de gémir quand Harry appuya plus fermement contre son sexe. Il ne répondit rien et attaqua le cou du brun avec des baisers, mais sa main descendait entre leurs ventres. Il entendit le soupir de bonheur d'Harry et ferma les yeux en se fustigeant pour sa faiblesse face à la chair. Sa main continua cependant son chemin et se trouva satisfaite de rencontrer le sexe tendu d'Harry.
- Ce que je tiens entre mes mains ne fait strictement rien docilement.
- Il suffit juste…de calmer le jeu, susurra Harry.
Draco frissonna de tout son long. Il commença alors à faire de long et doux va et viens sur le membre d'Harry. Serrant entre ses doigts sa queue brûlante, savourant les gémissements et les soupirs du brun avec délectation. Plus il le branlait, plus il écartait les jambes et Draco aurait tout donné pour pouvoir se dévêtir et le prendre maintenant. A u lieu de ça il se contenta de masser l'érection de l'homme qu'il aimait.
- Mmhh Draco je vais…
- Oui ?
Draco serra la base du sexe d'Harry pour l'empêcher d'atteindre l'extase.
- Putain !
Le blond ricana et reprit ses caresses avec douceur.
- Plus vite !
- Oh maintenant tu veux aller plus vite. Tu es pressé Potter, tu as rendez-vous ? Des amis à dîner peut-être ?
Harry grogna et leva son bassin mais Draco appuya sur son corps pour le tenir sous lui et étouffa les plaintes du brun avec un baiser.
Draco s'amusa du corps qui se tordait de plaisir sous lui. Harry priait pour une libération que le blond ne souhaitait pas lui offrir. Jusqu'à ce qu'il le lâche définitivement.
Harry écarquilla les yeux et fusilla Draco du regard. Le serpentard se redressa avec un sourire amusé aux lèvres, il remit de l'ordre dans ses cheveux et réajusta sa chemise.
- Sors de ce lit feignant.
Sur ces mots, il quitta leur chambre avec un air profondément satisfait, faisant fit de sa propre érection.
Puis son sourire s'effaça quand il vit Ramo le hibou de Ron et Hermione joyeusement installé sur la table de son salon avec un petit carton sous ses pattes. Draco avança vers lui et l'oiseau piailla en sautillant. Il leva le carton sous ses yeux.
- « Pas de problème Harry, Hermione est d'accord pour qu'on reporte ça à ce soir, ça me va aussi. Qui a eut cette idée stupide de nous faire lever un dimanche matin. On apportera le vin. Ron »
Draco déchanta.
- POTTER ESPECE DE SALE…
- Draco combien de fois t'ais-je dis que c'était inutile de t'insulter. Tout le monde fait des erreurs.
Draco se tourna vivement. Harry était appuyé contre le chambranle de la porte. Il avait prit la peine de mettre un boxer et jouait négligemment avec son alliance.
- A quel moment ?!
- Quand tu prenais ta douche.
Le blond fulmina mais Harry s'approcha comme un chat vers lui.
- Bas les pattes Harry, là tout de suite je suis extrêmement énervé contre toi.
Harry sourit bêtement et Draco pesta. Le brun continua son approche.
- Est-ce que ça veut dire qu'on est en train d'avoir une dispute ?
- Une dispute !? Sombre abrutis, ce soir tu testeras le moelleux de notre canapé !
- Ah, fit Harry en enlaçant Draco par la taille, c'est donc une dispute.
Draco lança un regard noir à son mari. Est-ce qu'il l'avait vraiment trouvé beau comme un dieu ce matin. Il ne savait plus.
- Tu sais ce qu'il y a de bien avec les disputes, dit Harry en minaudant.
Tout en parlant il posa ses lèvres contres l'épaule de Draco et le regarda avec tellement de passion que le blond eut du mal à garder toute sa rancœur présente.
- C'est quand on se réconcilie.
- Ce n'est pas une dispute Potter. Tu es juste un parfait idiot, j'aimerais que tu arrêtes de te moquer de moi.
- Mais j'adore ça ! Et, voit le bon coté des choses, je vais tout faire…Tout, pour me faire pardonner.
Draco haussa un sourcil.
- Tout ?
- Tout, répéta Harry.
- Bien, fit Draco en souriant, alors ce canapé ne devrait pas être une torture si terrible.
Le visage d'Harry se décomposa et le brun grogna en se détachant de Draco mais ce dernier attrapa son poignet.
- Ou est ce que tu vas ?!
- Finir ma nuit…sur mon canapé, râla le brun.
Draco le ramena contre lui.
- Il y a de la place pour deux sur ce canapé, de plus j'ai oublié de m'occuper très sérieusement d'une partie de ton anatomie.
Harry leva les yeux au ciel.
- Cruel Draco.
- Non je suis juste un bien meilleur joueur. Maintenant, mettons cette journée de libre à profit afin que tu me montres la définition du mot « pardon ».
Harry vola un baiser à Draco.
- Tout ce que tu voudras.
Draco afficha un sourire sincère et empli d'une joie à peine contenue.
- Tout ce que je veux Harry…c'est que tu ne me laisses pas seul.
- Voilà une chose qui n'est pas prête d'arriver.
Harry lui rendit son sourire et Draco sut à quel point ils étaient heureux.
FIN
Et voilà ! J'espère que ça vous a plu ! Je termine sur du fluff parce que je suis d'humeur miaou ! Je vous dis à la prochaine pour Retour et pour une autre fic…plus euh…spéciale.
