Bonjour à toutes et à tous !

C'est enfin le jour de l'upload, avec une fin de chapitre qui va (nous espérons) vous ravir !

Je vais prendre quelques lignes pour répondre à Panou, qui n'était pas logué. Pour la taille des chapitres, c'est la taille standard (environ 3 200 mots, jamais moins). La seule exception des trilogies fut le tome 2 de la trilogie numéro 3 où les chapitres étaient groupés deux par deux (sinon, il y aurait eu plus de 80 semaines de publication).

Nous ne manquons pas d'inspiration pour la suite, l'histoire avance, même si tu ne le vois pas, et je le regrette. Nous distillons au fur et à mesure des pistes, des indices, des petites avancées pour effectivement préparer un grand final de ce tome et un tout dernier volet qui clôturera définitivement les aventures d'Hermione.

Quant aux histoires d'amour, surtout dans ce tome, et bien, je dois dire que nos personnages ne peuvent rester insensible à la mort d'Hermione. les sentiments ont autant leur part que l'action dans cette histoire, et les évènements font qu'ils sont plus présent à ce moment de l'histoire. Toutes les explications (notamment sur le rapprochement entre Minerva et Pansy, qui ne pouvaient se faire de manière brusque sans retirer de la crédibilité à l'histoire) viendront en leur temps. Encore un tout petit peu de patience !

Et un grand merci à Ophelie11 pour sa review, tu vas adorer la fin du chapitre !

Sur ce, très bonne lecture !


Chapitre 12 : Guenily

La matinée passa trop rapidement au goût de la Directrice de Poudlard et elle se laissa tomber sur sa chaise dans la grande salle. Dubois eut un petit sourire et lui servit un grand verre d'eau que l'animagus but d'une traite.

- Dure journée ? demanda la Française.

- Et ce n'est que la matinée. En plus, mon neveu ne devrait pas tarder à…

Les portes de la salle s'ouvrirent en grand et un homme mince, plutôt grand, vêtu d'un kilt, d'une chemise blanche et d'une veste de couleur brune avança rapidement en direction de la table professorale. Ses yeux verts balayèrent l'assemblée des élèves qui s'était tue et un léger rictus éclairait son visage qui sembla familier à la plupart des personnes présentes. Ses bottes couvertes de poussière faisait un bruit sec sur les dalles de pierre, résonnant contre les hauts murs.

- Quand on parle du loup… murmura Minerva en se servant une assiette de crudités.

Arrivé devant la table des professeurs, le nouveau venu ôta sa veste en cuir, la plia sur son bras et se pencha pour embrasser la joue de Minerva.

- Salut tata ! Ca boume ? lança-t-il gaiment. Bon anniversaire !

- Bonjour William. Merci. Installe-toi, je te prie.

- Tu veux pas me présenter avant ? Enchanté Mademoiselle, fit-il en prenant dans sa main celle de Dubois pour y poser légèrement ses lèvres. Je suis William McGonagall, votre serviteur.

- William… Tout le monde te regarde… gronda à voix basse la Directrice de Poudlard.

- Oui, comme toujours. C'est une question d'habitude, répliqua le jeune homme avec un sourire charmeur.

Dubois se mit à rire et s'attira un clin d'œil du nouveau professeur de métamorphose qui fit rapidement le tour de la table pour prendre place à côté de sa tante. Cette dernière se leva et n'eut pas besoin de réclamer le silence, tous les élèves observant l'animation à la table des professeurs.

- Mes chers élèves, je tiens à vous présenter votre nouveau professeur de métamorphose, William McGonagall.

Des applaudissements nourris fusèrent et Neville sourit en remarquant que les jeunes filles de sixième et septième année étaient les plus enthousiastes.

- J'espère que vous lui réserverez le meilleur accueil. Bon appétit, conclut Minerva avant de se rasseoir.

- Je n'ai même pas le droit de faire un discours ? chuchota William avec une petite moue.

- Non. Tu auras tout le reste de l'année pour proférer des inepties en public, rétorqua sèchement la Directrice de Poudlard.

Son neveu grommela quelque chose d'incompréhensible puis se servit de quoi manger. Cependant, au bout de quelques instants, il eut un rictus narquois.

- Formidable, je viens déjà de repérer les lèches-pompes… murmura-t-il en adressant un petit salut de la main à un groupe de Gryffondor. Ca tombe plutôt bien, les miennes sont dégueulasses…

- William ! Ne commence pas ! fit froidement Minerva.

- Ca va ! Si on ne peut même plus plaisanter…

- Et quelle est cette tenue ? Tu aurais pu passer une robe. Par Merlin, on est à Poudlard !

- Je voulais faire bonne impression auprès de tes collègues et élèves. Donc, la robe de sorcier était à proscrire… Le kilt me va si bien ! Alors Miss, qu'enseignez-vous en ces lieux chargés d'histoire ? enchaîna-t-il avec son plus beau sourire.

- Je suis Sophie Dubois, professeur d'étude des moldus, répondit la Française.

- Très intéressant… Un sujet que je maîtrise fort peu. Vous donnez des cours particuliers ? demanda-t-il avec un clin d'œil appuyé.

Sophie rougit subitement et la Directrice de Poudlard fusilla du regard son neveu.

- Tu ne vas pas commencer ! pesta-t-elle. Que t'ai-je dit à propos des règles en vigueur sur le harcèlement sexuel ?

- Quoi ? J'pensais que tu m'avais fait venir ici pour que je trouve une compagne, afin d'assurer l'avenir du clan McGonagall, ironisa William.

- Tu demanderas à Filius pour tes appartements et ton bureau. Et, par pitié, attends au moins demain pour faire ta première bêtise.

- Tu ne me fais pas visiter le château ? Enfin tata, j'suis nouveau prof ! J'vais me perdre ici.

- J'ai à faire cet après-midi. Si tu as besoin de quelque chose, demande à tes collègues.

- Miss Dubois… Je peux vous appeler Sophie ? Parfait, vous êtes un amour, dit-il sans attendre la réponse de la jeune femme. Vous me faites visiter le château ? Et n'ayez pas peur de m'emmener dans les coins les plus sombres et reculés, je ne fuis jamais devant… le danger.

- Je…Et bien… balbutia-t-elle, rouge pivoine. Je pense que vous avez une bien meilleure connaissance du château et de tous ses recoins que moi.

- Oui, mais ça fait tellement longtemps que je ne suis pas venu ! soupira théâtralement William en se penchant légèrement vers la Française pour poser sa main sur son omoplate. Et je suis certain que vous êtes une guide hors pair. Parce que ma tante, à part me faire visiter les toilettes avec une brosse à dents sans poil, elle est bonne à rien… Rendez-vous ce soir, après le dîner ? Et je vous révélerai même le grand secret des Ecossais : que portent-ils sous leur kilt ?

- L'avenir de l'Ecosse ? proposa Sophie avec un sourire amusée.

- Epousez-moi, répondit William en lui prenant la main entre les siennes.

Minerva roula des yeux et se désintéressa de la conversation. Tout en se dépêchant d'avaler son repas, ses pensées dérivèrent sur la soirée qui s'annonçait. Elle se demandait ce que Pansy lui avait préparé comme surprise et était impatiente de la découvrir.


Il n'était pas loin de vingt heures quand Minerva s'engagea dans les escaliers en colimaçon menant à son bureau. Elle avait passé une fin d'après-midi occupée. Bibine avait eu besoin d'elle pour faire l'état des lieux de la remise à balais, quelques réparations sur le terrain de Quidditch en vue du prochain match et Hagrid lui avait demandé de commander des graines pour son potager. Le géant en avait profité pour lui montrer que les citrouilles poussaient bien et qu'elles seraient prêtes pour Halloween.

Elle pénétra dans son bureau et regarda une nouvelle fois sa montre. Elle n'avait que peu de temps pour se préparer avant l'arrivée de Pansy. Tout en ôtant sa cape et son chapeau, elle gagna son salon et s'arrêta sur le seuil. La table était dressée pour deux et des chandelles éclairaient la pièce d'une douce lumière tamisée. Une bouteille de vin trônait, débouchée, à côté de deux verres servis. Pansy était assise sur le canapé, un livre de médicomagie à la main, et la Serpentard leva les yeux sur l'animagus.

- Bon anniversaire Minerva, dit-elle en fermant son ouvrage pour le poser sur la table basse.

Elle se leva et la Directrice de Poudlard put admirer la robe de soirée noire qui sublimait les courbes de la médicomage.

- Par Merlin, je ne m'attendais pas à ça… c'est magnifique ! commenta-t-elle autant pour le décorum que pour la robe.

Pansy s'approcha, se saisit des verres et en donna un à son ancien professeur. Les deux sorcières trinquèrent et la vert et argent s'avança pour coller son corps à celui de la Directrice de Poudlard.

- Je vous propose d'aller vous rafraîchir pour ensuite expédier le dîner afin de passer le plus rapidement au… dessert. Je vous ai réservé une surprise, très chère, murmura Parkinson.

- Dois-je m'inquiéter ? demanda Minerva en effleurant de ses lèvres celles de la médicomage avant de se diriger vers sa chambre.

- Besoin d'aide pour choisir votre tenue ? s'enquit la Serpentard en restant sur le pas de la porte.

- Vas donc préparer les entrées, sinon quelque chose me dit que tu vas vouloir passer au dessert directement, sourit Minerva en déboutonnant sa robe de sorcière.

- Tout est déjà prêt, répliqua Pansy avec un sourire. Ne manque plus que vous… Je vous attends…

La médicomage retourna dans le salon et ouvrit une fenêtre pour fumer une cigarette. Son regard se perdit sur l'horizon et elle n'entendit pas Minerva qui regagnait la pièce quelques minutes plus tard. L'animagus s'approcha doucement de la Serpentard et se colla à elle, passant ses bras autour de sa taille.

- Du vague à l'âme ?

Pansy jeta son mégot par la fenêtre et posa sa tête contre celle de la Directrice de Poudlard.

- Hâte de m'échapper quelques jours avec vous… Je pense que nous en avons besoin l'une comme l'autre…

- En espérant que notre ami l'Ankou n'ait pas l'idée de nous gâcher notre plaisir, répondit l'animagus en posant ses lèvres sur la tempe de Pansy.

Cette dernière se retourna et posa ses mains sur les hanches de McGonagall pour l'attirer contre elle.

- Je me sens envahie de sentiments… contradictoires. Hermione me manque. Et vous savez l'affection que je lui portais. Et je rêve de mettre la main sur l'Ankou pour le tuer. Mais si Hermione était encore en vie, je ne serais pas ici, dans vos bras… murmura la vert et argent.

Le regard de Minerva s'assombrit.

- Tu es entrain de me parler de choses qui n'existent plus, dit-elle en se détachant de Parkinson.

Elle fit quelques pas dans la pièce et s'arrêta devant la table dressée.

- Tu n'es pas une roue de secours, reprit-elle après un instant de silence. Il n'est pas nécessaire d'aller plus loin dans notre relation si c'est ce que tu sous-entends, je peux le comprendre et je ne t'en veux pas. Je t'apprécie déjà, sans qu'il soit nécessaire de…

- Je sais ce que je ressens pour toi, je sais ce que je veux, mais j'aimerais connaître ton ressenti. Avons-nous un avenir ensemble ? Où est-ce seulement le chagrin d'avoir perdu un être cher qui nous a ressemblées ? Si Hermione apparaissait subitement dans cette pièce, ne te précipiterais-tu pas pour l'embrasser ?

Pansy leva la main pour empêcher l'Ecossaise de parler, la réponse étant tellement évidente.

- Est-ce qu'une fois ton deuil achevé tu t'éloigneras de moi ? demanda la future médicomage en s'approchant d'elle pour lui prendre la main.

- Je croyais avoir fait mon deuil lorsque je t'ai étendue sur mon lit la dernière fois. J'ai besoin de venger Hermione si je veux … avancer.

Minerva déglutit difficilement.

- Tant qu'il reste l'Ankou qui me lie à elle au-delà de sa mort, je ne serais pas libérée. Je lui dois ça, si c'est finalement la seule bonne chose que j'aurais fait pour elle… même si c'est trop tard. Alors ne crois pas que tu sois un passe-temps pour oublier sa perte. C'est ma vengeance qui joue ce rôle, finit-elle avec des larmes dans les yeux.

Pansy chassa les larmes de son pouce et embrassa l'animagus.

- Tâchons d'oublier tout ceci le temps d'une soirée… chuchota-t-elle en faisant glisser ses mains le long du buste de son aînée.

Minerva prit ses mains dans les siennes et les serra fortement.

- Mais il faut que je te parle d'un pressentiment que… commença Pansy.

Un long grognement sourd résonna au dehors et les deux femmes échangèrent un court regard avant de se précipiter à la fenêtre. Une vingtaine d'ombres noires se dessinaient dans le ciel.

- Je te jure que ce n'était pas le cadeau que je te réservais… murmura la vert et argent alors qu'une gerbe de flammes déchirait l'obscurité. Même si mon idée était aussi… chaude.

- Des dragons…

Un elfe de maison apparut et s'inclina respectueusement.

- Maîtresse ! Le château est attaqué ! fit la créature de sa voix aiguë. Les professeurs ramènent les élèves dans leur salle commune. Guenily a fermé les doubles portes et se trouve dans le parc.

Minerva attrapa sa baguette fébrilement.

- C'est quoi Guenily ? Et qu'est-ce que ça fait au château ? marmonna-t-elle. Pansy, on monte sur le toit.

La Directrice fit une arabesque et plusieurs patronus se formèrent.

- Allez chercher les professeurs pour qu'ils nous rejoignent et que les directeurs de maisons voient avec les préfets qu'aucun élève ne quitte son dortoir. Nous on y va.

L'elfe de maison acquiesça avant de disparaître dans un craquement sonore et Pansy s'alluma nerveusement une cigarette.

- Hmmm… C'est bien gentil de vouloir m'emmener avec toi. Mais il y a des dragons dehors et je ne suis pas immortelle…

- Mes professeurs non plus, ni mes élèves, gronda-t-elle.

Voyant la panique dans les yeux qui la dévisageaient, et se souvenant d'un certain coup de couteau, Minerva revint sur ses pas. Elle enlaça la Serpentard et l'embrassa.

- Change-toi, tu seras plus à l'aise. Et fais le tour des maisons pour vérifier que les consignes sont bien appliquées. Tu viendras m'en rendre compte plus tard.

Elle posa un dernier baiser sur les lèvres de la jeune femme puis dévala les escaliers à toute vitesse.

- Comme si j'allais te laisser seule… soupira Pansy en gagnant la chambre. Bon, je ne pense pas trouver un jean de grand couturier, mais sait-on jamais… Sur un malentendu !


Pansy poussa un cri strident en plongeant pour se mettre à l'abri derrière les remparts du château, évitant ainsi une longue gerbe de flamme.

- Minerva ! Je te jure que si je meurs ce soir, je hanterais tes appartements !

- Vivante, tu le fais déjà. Ca ne changera pas mon quotidien, ironisa l'animagus en envoyant un sort de conjonctivite dans les yeux du reptile volant.

- La situation est complètement merdique… J'veux pas dire, mais si on arrive à se débarrasser des dragons, il y a des loups garous et des vampires en bas… marmonna Parkinson en se redressant, appuyant son dos contre la pierre froide. Une idée de qui a voulu fêter ton anniversaire en grande pompe ?

- L'Ankou ? proposa Minerva en se mettant à couvert alors que cinq dragons survolaient le toit du collège en crachant le feu de l'enfer.

- Si on est encore vivantes demain matin, je t'emmène prendre un petit-déjeuner à Berlin…

- Ce sera l'occasion de visiter cette ville, fit Minerva en se penchant pour voir l'état du parc.

Occupée par les agresseurs volants, elle n'avait pas eu le temps de se préoccuper des fantassins. Et ce qu'elle vit la surprit. Cinq minutes plus tôt, des loups garous avaient tenté de pénétrer dans le château. A présent, des hommes et des femmes dans le plus simple appareil gisaient, inconscients, sur la pelouse.

- Minerva ! La tour Gryffondor ! hurla Parkinson.

La Directrice de Poudlard pivota son buste, sa baguette accompagnant son mouvement. Un dragon, blessé, allait s'écraser sur la tour où les élèves étaient confinés. Elle allait jeter un sort quand un gigantesque lion apparut sur le toit et attrapa le dragon dans ses bras pour le balancer dans le vide.

- C'est quoi ce machin ? lâcha la médicomage en désignant le félin qui escaladait à main nue la tour.

- Je n'en sais rien… répliqua Minerva d'une voix blanche.

Deux dragons se précipitèrent vers la créature qui ouvrit largement les bras. Chacune de ses mains saisit une tête de reptile pour les entrechoquer l'une contre l'autre. Les dragons furent coupés dans leur élan et amorcèrent une descente rapide pour s'écraser dans le parc. Le lion regarda autour de lui et avisa le dernier attaquant ailé. Il fléchit les pattes arrière et sauta de la tour pour attraper les ailes de la créature. Les deux combattants disparurent du champ de vision de Minerva qui se précipita près des remparts pour avoir une vue sur la bataille qui se déroulait en contrebas.

Un attroupement s'était formé près de la cabane d'Hagrid. Des vampires encerclaient une personne qui tentait de les attirer dans la forêt.

- Je vais aller l'aider, marmonna Minerva en gagnant les escaliers menant au château.

- Je viens avec toi… fit Pansy en se relevant.

Les deux sorcières coururent dans les couloirs du collège, croisant de temps à autre des professeurs qui les assuraient qu'il n'y avait aucun blessé. Arrivées devant les grandes portes, elles tentèrent de les ouvrir mais les battants de bois refusèrent de bouger.

- Et bien, si on ne veut pas de nous dehors, nous pouvons regagner tes appartements et s'occuper intelligemment… murmura Pansy avec un haussement de sourcil coquin.

Minerva roula des yeux et se dirigea vers la fenêtre la plus proche pour observer l'extérieur. Une trentaine d'elfes de maison envoyaient des sorts sur les vampires de plus en plus nombreux. Les attaques faisaient mouche et les créatures se désintégraient au contact de la magie des serviteurs de Poudlard.

- Si tu tiens vraiment à risquer ta peau d'immortelle dehors, on va appliquer mon arme secrète avec les filles. Si la porte est close, passe par la fenêtre ! lâcha Pansy avant de briser une vitre. Après toi, très chère.

McGonagall déblaya les débris de verre et grimpa sur le montant de la fenêtre.

- Hmmm… Quelle vue… soupira Parkinson en louchant sur le postérieur de l'animagus.

- Tu disais ? fit Minerva maintenant rendue de l'autre côté.

- Rien… marmonna Pansy en escaladant à son tour pour retomber souplement sur l'herbe.

Elle fit semblant de trébucher et se rattrapa aux hanches de la Directrice de Poudlard avant de poser sa tête sur la poitrine.

- Très confortable… murmura-t-elle, amusée.

- Tu crois vraiment que c'est le bon moment, grommela l'animagus en attrapant la main de la Serpentard pour courir vers la forêt.

Cependant, elles s'arrêtèrent à hauteur du terrain de quidditch alors que des créatures de près de deux mètres sortaient en courant des bois.

- Des orcs ? Mais qu'est-ce qu'ils foutent là ? demanda Pansy d'une voix légèrement aigüe, avant de se cacher derrière McGonagall.

Des bruits de sabots se firent entendre et rapidement, la meute de centaures foulait l'herbe du parc à la poursuite des créatures. Ils décochaient flèche sur flèche et les orcs tombaient les un après les autres.

Une vive lumière déchira l'obscurité, aveuglant momentanément les deux sorcières. Pansy se cacha le visage tandis que McGonagall détournait la tête. Un bruit assourdissant résonna longtemps à leurs oreilles alors qu'un vent violent balayait le parc.

- Guenily nous a sauvés ! Guenily nous a sauvés ! s'exclamèrent joyeusement les elfes de maison.

Quand Minerva put rouvrir les yeux, sa main se contracta sur celle de Pansy. Au milieu des cadavres d'orcs, une jeune femme brune les observait. Son regard noisette exprimait une immense tristesse mêlée de résignation.

- Putain… Dis-moi que ce n'est pas vrai… murmura Pansy d'une voix blanche.

Minerva était tétanisée et serrait toujours plus fort la main de la future médicomage. Hermione Granger les regarda une dernière fois et disparut dans un craquement sonore. Le bruit fut comme un électrochoc pour Parkinson qui dégagea doucement sa main de celle de McGonagall.

- Et bien… Le soupçon que j'avais se révèle exact. Décidemment, mon intuition ne me trompe jamais. Ma place n'est plus ici maintenant, murmura-t-elle, contenant l'émotion qui l'envahissait. Vous ne pouviez rêver plus beau cadeau d'anniversaire… Bonne soirée, Minerva.

La vert et argent tourna les talons et s'enfuit en direction des grilles de Poudlard. Elle les poussa d'un geste brusque et transplana aussitôt.

Minerva était totalement paralysée. Elle n'arrivait pas à réaliser ce qu'elle venait de voir. Elle tourna la tête vers l'entrée du domaine pour voir disparaître Pansy, puis fixa à nouveau l'orée de la forêt où avait eu lieu l'apparition d'Hermione. Elle se laissa tomber à genoux, incapable de se tenir debout. Lorsque William arriva auprès de sa tante, celle-ci pleurait sans bruit, ses épaules se soulevant au rythme de ses sanglots.


TADAM ! Hermione, le retour !

Alors ? Heureux ? lol

Bises,

Sygui et Link9